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[Guerre] Opération vaseline beurrée, 2nd mvmt

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Maximilien
Message Sujet: [Guerre] Opération vaseline beurrée, 2nd mvmt | Sam 19 Juil 2008 - 0:19




Le stratègos Lavery contemplait d’un air placide les colonnes qui ondulaient lentement sous ses pieds, immenses serpents de fer, de cuir, d’acier et de chair qui allaient projeter leur venin sur le Surda. Des bannières claquaient au vent, le poulpe sanglant Lofkart, le Brochet Hagens, et tant d’autres, toutes les nobles maisons du lac Leona qui avaient rejoint la Guilde et le concile. Mais cette fois ci, elles ne combattraient que pour le concile et ses ombres. Une colombe claqua au vent, blanche sur strie jaune et or. Les couleurs personnelles de Lavery. Sa bannière, son fief, sa vie. Le soleil lourd du Surda lui arracha violemment quelques gouttes de sueur, la chose était commune en ces contrées australes. Mais ses hommes étaient assez légèrement armés pour marcher sous ce disque de plomb, mais assez lourdement vêtus pour survivre aux horreurs d’une mêlée. C’était ça l’organisation, la vraie, la dure comme les couilles d’un taureau. Enfin, on imagine d’acier les attributs d’un tel animal.


« Tourmarque Alcibiade, reprenons la marche, les hommes sont en ordre, pas besoin de s’attarder » Alcibiade rassembla rapidement les cataphractaires qui formaient l’escorte de Lavery. Tous bardés de fer, broignes, heaume, mailles, le tout couvert de tunique blanches et de rubans impollus autour de la tête. Cette chaleur, encore une fois. On ne gardait plus qu’un blason pourpre et or cousu à son tabard pour signifier son appartenance au concile. Les sombres étoffes n’étaient pas faites pour de telles conditions. Les Ombres combattant en blanc, doux paradoxe que le stratègos ne prit pas le temps de savourer, il n’avait pas que ça à foutre non plus. En dévalant la colline herbeuse il s’enquit de la situation « Alcibiade, rien de nouveau du côté des éclaireurs ? » le tourmarque abaissa le petit voile de maille noire qui lui dissimulait le visage et répondit « Non monseigneur, il n’y a pas plus d’armée ici qu’à l’est du fleuve. » Le Surda ne s’attendait-il donc vraiment pas à une telle manœuvre ? Des troupes invisibles depuis si longtemps auraient du éveiller quelque soupçon en face. C’était suspect, mais il n’y avait rien que de la friche à des dizaines de lieues au-devant, les éclaireurs étaient formels. Et les espions n’indiquaient qu’une dizaine de milliers d’hommes en armes dans Petrovya « Et les hommes partis fourrager ? » Encore une fois le tourmarque donna un rapport concis de la chose « il y a peu d’entrepôts et de cultures ici, mais ils ont pris tout ce qu’il pouvait y avoir de nourriture. Sur l’arbre ou dans le grenier. Nos mestres estiment les stocks frais et sains. Si les surdans nous ont laissé un cadeau empoisonné, ce n’est pas celui-là » Chose à laquelle Lavery répondit du tac au tac « Qu’avez vous fait des paysans ? » « Vendus à des marchands d’esclaves du Hadarac… ou tués, pour ceux qui résistaient »

« Bien bien… forçons un peu l’allure, la coordination doit être parfaite. D’ailleurs, où en sont les gens de Taipei ? »

Alcibiade regarda filer un oiseau, l’œil tranquille, et répondit « Ils approchent de Petrovya, les dernières estafettes nous indiquent que, vraisemblablement, l’ennemi ne s’attend pas à ce que le combat soit porté sur ses arrières. Un pigeon venu du Sud nous indique que les Surdans ont bâti un réseau défensif là-bas. Ils ont tout fait pour que l’amiral Adalbéron ne passe pas… Mais ici, rien. Méfions-nous tout de même » Lavery acquiesça en dodelinant sa tête rude, la première chose qu’on lui avait apprise, c’était de ne jamais avoir à justifier une défaite par « je ne m’y attendais pas »… C’était son rôle de préserver ses armées et de les mener en pleine forme et enthousiastes sur le champ de bataille. Pas de tomber dans une embuscade exhalant à cent lieues à la ronde. « Bon, alors nous maintenons le cap. On m’a rapporté que le terrain était relativement plat, et inhabité. Les plaines verdoyantes qu’ils appellent ça… On dit que le chiendent vous chatouille le menton par endroits, mais bon, ici l’herbe est rase… » Et cela l’arrangeait bien. Mieux valait pouvoir connaître rapidement l’aspect du terrain, car aussi vite que ses hommes pourraient explorer une forêt ou des montagnes, jamais ils ne pourraient les connaître comme des autochtones…

« Alcibiade, nous approchons du but, nous allons établir un campement pour la nuit, je veux des guetteurs à plusieurs lieues à la ronde. Que les autres hommes organisent le guet et la construction de la place normalement. Envoyer une kentouria de cataphractaires escorter nos hommes vers cette forêt, là-bas, elle suffira amplement. Si nous sommes attaqués, tout le monde doit être sur le pied de guerre en quelques minutes » Le tourmarque frappa sa poitrine du poing, comme le voulait l’usage militaire, et lança dans un trot soutenu son cheval, en direction des serpents qui rampaient toujours. Le soleil déclinait, rougeoyant… Et rien ni personne ne passerait ici sans que le sol n’imite l’astre déclinant. Bon, cette tournure quelque peu pompeuse pour dire que ça allait chier si quelque soldatesque se pointait z’ici.



[cette armée est à une ou deux heures de marche de la première (opération vaseline beurrée I)]
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