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La chasse est ouverte ! [Balgorf]

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Gamlyr Duraz
Message Sujet: La chasse est ouverte ! [Balgorf] | Jeu 28 Juin 2012 - 20:30


100 ans de retard pour trouver une gemme de valeur égarée dans les airs entre le Surda et la forêt des elfes...
Il n'y avait décidément qu'un être porté vers l'excès et ayant la détermination d'un fichu âne pour se lancer dans une telle quête en espérant réussi.
En gros, seul un nain pouvait se convaincre de se lancer dans une telle aventure.

Comment un être dont la raison pouvait l'emporter sur la passion pouvait ainsi aller ? Tout indiquait la folie dans mon entreprise, d'ailleurs, personne ne m'avait soutenu..
Comme je les comprend.. A moitié fou, trouillard et ayant pour seul indication un jeu de rune dont le fonctionnement m'échappais.
Mais la première chose que devais faire une personne en mal d'identité, c'était de ce trouver. Et d'une façon ou d'une autre, ma quête me révélera qui est, et surtout qui deviendra, ce nain qui se nomme Gamlyr Duraz.


-Attend là..

Je levais une jambe et passais par-dessus mon âne pour atterrir prestement à terre. L'épée a deux mains portée mon dos claqua contre ma colonne vertébral. Ce geste semblait venir de si loin et j'avais tant enduré que je ne le sentis même pas. Je venais d'apprendre que j'avais toujours tenu mon épée dans mon dos, et que j'avais l'habitude de monter pour ne même pas remarquer ce contact qui aurait du être un minimum douloureux. Voilà une information qu'il me faudra noter dans mon livre.

Bref, une fois à terre, je vérifiais que mes différents parchemins -et surtout mes vivres- étaient bel et bien attachés et ne risquaient pas de tomber. Puis je conduisis mon âne à un arbre ou je l'attachais solidement.
Je me sentais obliger de faire cette pause car après avoir passé des jours sur cette route agréable et formidablement bien entretenue et surveillée, je me trouvais à un croisement.
Et je ne savais fichtre pas où aller.
Les panneaux m'indiquaient des noms de villes que je connaissais, et que de toute façon je ne savais pas lire.. Mais c'était comme si mon savoir flottait dans un océan vide. Pas la moindre idée de savoir ce que je pouvais trouver ici et là.. Pourtant savoir ce que je pouvais trouver à Gil'Ead ou ailleurs.. J'en revenais à cet agaçant savoir brisé qui illustrait si bien mon esprit fracturé. Je ne savais plus lire ces panneaux, mais je savais vers ou ils pouvaient me guider sans savoir ce que chacune de ces direction pouvait savoir dire..

Somme toute j'étais obligé de m'en remettre à mon jeu de runes. Après tout, foutu pour foutu, j'aurais tout aussi bien pu me fier à un vol d'oiseau.. Mais on m'avait dit que ces runes étaient magiques.. Alors même si je ne savais plus grand chose de la magie.. Je me disais qu'entre un enchantement et un abrutit de piaffe qui ne savait rien de mes soucis, mes runes étaient encore les meilleurs.
Mais il fallait encore se résoudre à dire qu'au fond, je ne savais pas vraiment ce que je faisais.


M'étant arrêté en bordure de la route, je pris soin de dégager du pied une petite arène dans la végétation chaotique. Le cercle de terre plus ou moins lisse ainsi obtenu me sembla satisfaisant. Je posais donc un genou à terre et tirais la collection de pierres gravées dont on m'avait fait don.
Regardant cette poignée d'objets si insolites, je ne pus m’empêcher de m'adresser à elles comme si elles avaient été capables de me répondre.


-Et vous ? Vous savez qui je suis hein ? Non, bien sûr.. Même moi j'en sais rien. Et si Helzvog ne veut pas me le dire hein, ce n'est pas vous qui allez m'aider ? Je sais que nous avons la pierre en commun, mais moi je suis l'œuvre d'un dieu, pas vous. 12 cailloux dessinés, c'est tout..

Les runes restèrent dans ma main sans réagir.

-Non ? Vous dites des bêtises.. Vous n'avez rien à voir avec Helzvog ! C'est un.. Ouais, je sais pas, mais c'est une personne de grande taille qui vous a donné à moi.. Pas un nain !

Je tendis l'oreille, pas le moindre son ou mouvement.

-Certes.. C'est possible.. Mais bon, si on va par-là, ce sont les nains les plus vieux d'Alagaesia, et on en revient toujours à eux si on remonte loin.

Je grondais les pierres après un troisième moment de silence :

-Ah ! On arrête ! Croire que les nains ont été les premiers sur sc continent et penser qu'ils n'ont pas marqué chaque endroit de cette terre est une bêtise ! Ce n'est pas parce que les Elfes n'habitent pas le Du Weldenvarden en entier, chaque centimètre carré, qu’ils n’en dominent pas le moindre souffle de vent. Eh bas du temps ou les nains étaient le seul peuple, ils dominaient tous le continent, voilà !

Je frappais un arbre, devenant peu à peu rouge, signe de colère.

-SILENCE ! Ce ne sont pas des tas de cailloux, fussent-ils magiques, qui vont me contredire ! Vos arguments sont débiles tandis que les miens sont raisons, ça s'arrête là ! Gamlyr Duraz a parlé ! Alors maintenant faites ce pourquoi vous avez été conçues et laissez la philosophie préhistorique a ceux qui seraient capable de la maîtriser ! Allez !

J'attendis, main tendue, pendant deux à trois minutes. Le silence n'était interrompu que par le bruit du vent dans le sable et les feuilles, et par mon âne qui semblait se moquer ouvertement de moi.
Je me frappais le front en jurant :


-C'est vrai, j'oubliais.. Quel sot ! Oh, toi, la ferme !

Ajoutais-je à mon âne, oubliant sans soucis le fait qu'il ne me comprenait pas. Fermant les yeux, je récitais une formule en ancien langage, laquelle saurait être grossièrement traduite par un "Guidez-moi".
Dans un geste que je maîtrisais à peine, ma main s'éleva et s'ouvris, libérant en l'air les runes que j'avais au poing. Puis j'attendis avec patience que chacune des pièces soit retombée, comptant le nombre de rebonds de chacune.
Puis, déplaçant mon doigt au milieu de ce tableau, murmurant pour moi-même, j'interprétais le résultat. Ramassant ensuite mon fatras, je le rangeais d'un geste rageur dans ma bourse : j'étais sensiblement contrarié.

Je remis ma bourse à ma selle et pris mon âne par la bride, continuant à pierre, reprenant la route.
Après une dizaine de mètre, j'explosais, tourné vers Balruïn :


-Le Sud ! Encore ! Tu le crois, toi ? Ca fait presque un mois que ces saletés de runes m'indiquent sans la moindre hésitation le Sud ! Lorsque j'arriverai au bout de la Terre, il me demandera peut-être de sauter par-delà le bord du monde et de me perdre dans le ciel ?

Comprenant qu'il ne m'offrirait pas la moindre réponse, mon esprit fêlé chercha un nouvel interlocuteur pendant que je continuais la marche.

-Et d’abord, y'a quoi, au Sud, hein ? Tu le sais toi, Gamlyr ? Non, bien, sur.. Tu ne sais rien toi, t'es rien qu'un fêlé qui cherche une pierre dans un monde vaste et à travers le temps.. T'es pas bien hein ? Remarque t'as pas le choix.. Mais POURQUOI SYSTÉMATIQUEMENT le SUD ?! Tien, et si je voulais pas y aller, au Sud, hein ? Vous feriez quoi, maître Duraz ? Vous iriez ?
Ouais, bon, en même temps, on a pas vraiment le choix ni d'autre idées.. Mais quand même, j'en ai marre ! Voilà !


Je croisais les bras, parfaitement contrarié. J'en avais marre du Sud. Car si, il y a un mois, c'était une réponse nouvelle, aujourd'hui c'était devenu un vieux refrain agaçant qui ne m'apprenait plus rien.
Je continuais à maugréer, de mauvaise humeur, engueulant les arbres, le sable, le vent ou même moi-même, comme si chacun avait été capable de me répondre en dehors que dans mon esprit malade.

Mine de rien, j'avançais bien. Mon esprit malade me remontais et me faisais avancer bien plus que normalement, tant j'étais pressé de ne plus avoir ce "Sud", comme réponse. Bref, j'avais envie de donner tort à mes runes. Ce qui contribuait à m’agacer au plus haut point, c'était aussi que je n'avais plus rien à faire.
Mes livres étaient tous terminé, et je m'étais rendu compte qu'au final, j'étais aussi ignorant qu'avant, comme si le savoir m'échappais. Résultat je croisais les bras sur mon âne, livré à moi-même ce qui n'arrangeais rien, vu mon caractère.
J'aurais volontiers tiré de mes victuailles de quoi nourrir une de ces patrouilles passant régulièrement, mais même les forces officielles de l'Empire n'avaient pas le temps ni l'envie de troubler mon ennuie.

Je continuais donc à cuver ma mauvaise humeur jusqu'au soir lequel, pour une personne ayant ma vue, tombait vite et brutalement. Dès les environs de 20h, j'étais incapable de voir plus loin que 3 ou 5 pieds devant moi.


-Stop Balruïn !

La route continuait sans interruption vers le Nord comme vers le Sud, aucune raison de presser le pas pour trouver un refuge pour cette nuit. M'écartant donc des pavés impériaux, je plantais une lanterne au pied d'un arbre.
Après m'être assuré que mon pilier était droit et solide, j'y attachais mon âne et allumais la bougie qui saurait me sauver de la nuit.
Après avoir pris un repas qui me mena plus loin que 21h, je vérifiais que mon capital pécunier n'avait pas baissé de la journée. Une fois rassuré, j'ouvris mon volumineux volume et m'approchais le plus possible de la source de la lumière et, en ayant sortis mon matériel d'écriture, je commençais a raconter ce que ma journée avait eu d’intéressant dans la langue des nains.
Lunettes sur le nez, j'œuvrai ainsi, laissant le temps filer sans en avoir conscience. Et rien ne vint arrêter ma concentration jusqu’à ce que j'entende des bruits de pas.


Figé, le bout de bois taillé dans l'encrier, je commençai a entendre dans ma tête cette marée déferlante et inquiétante de "Et si ...?"
Bougeant à peine le cou pour vérifier mes arrières, ma voix résonna sur ce bord de route, pas du tout assurée :


-Qu.. Qui va là ?

J'avais peur, c'était évident.
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Balgorf
Message Sujet: Re: La chasse est ouverte ! [Balgorf] | Mer 4 Juil 2012 - 22:34


Pas de basalte. Toujours pas de basalte, cette absence de pierre volcanique me sidérait. On m’avait pourtant bien dit que ces collines étaient le siège d’un ancien volcan. Et pourtant … rien. Le vieux à la taverne avait pourtant l’air de connaître le coin. Il avait beau être borgne et à moitié sourd, l’alcool que je lui avait offert m’avait confirmé qu’au moins, il n’était pas muet. Il avait probablement dit exactement ce que je voulais entendre pour continuer de boire à l’oeil ce gredin. En tout cas, qu’il ait été complètement ivre ou bien toqué voire les deux, n'arrangeait rien au fait que la basalte n’était pas là et que mes recherches pour dénicher du souffre dans des contrées d’Alagaësia aussi loin de la mer ne mèneraient à rien. Il faudrait sûrement pousser jusqu’à la cote si ce n’est dans les Beirlands. J’en trouverai c’est certain mais aller aussi loin ne serait pas du goût de Garnyiss, le chef du Nomins, qui m’avait déjà dit plusieurs fois de ne pas trop gratter dans la caisse du clan pour financer mes expéditions. Quoique ce coup ci, trouver du souffre aussi près aurait été intéressant voire extrêmement rentable pour nous. Mes nouveaux apprentis auraient pu enfin servir à autre chose qu’a assembler mes machines déjà conçues. Ça les auraient changé de leur jeu de construction habituel ces fainéants.

Mais revenons au souffre. Le fait est que cette pierre jaune avait des propriétés plus qu'intéressantes : elle puait. Cette caractéristique si singulière avait fait en sorte que personne n’avait jamais essayé de travailler dessus sauf pour justement constater cette désagréable nuisance. Mais cette particularité avait caché le véritable potentiel de ce minéral si peu répandu à l’intérieur des terres. Une fois oxydé et dilué, il devenait un puissant acide.

Je souris en repensant au capitaine de la milice de Sil’Arn qui avait douté de ma fiole d’acide sulfurique comme ayant une utilité en tant qu’arme et s’était moqué de moi devant tout le gratin de Sil’Arn à qui je présentait la chose. Sa main brûlée à l’acide devenue boursouflée lui rappellerait de ne plus se moquer de ma taille. Il l’avait bien mérité celle là. Et d’ailleurs, personne ne m’avais rien reproché ce jour là. Mais il faudrai que je me méfie à mon retour à Sil’Arn, car le capitaine Falleron avait quelques relations avec les pires gredins de la ville. Personne n’aurait pu dire qu’il était de mèche avec eux, mais je m’autorisait à penser qu’il était en de trop bons termes avec eux pour un capitaine de la milice sensé garantir l’ordre. Ce qui en faisait un homme à ne pas prendre à la légère. Pas un danger immédiat, mais pas non plus un imbécile méprisable. Je lui ferait mes excuses en rentrant. Et ajouterai un lot d’arbalètes à rechargement rapide pour ses meilleurs hommes, ça ferait passer la pilule et il n’aurait plus de raison de m’en vouloir. Du moins en public.

Je déambulais dans la prairie laissant mes pensées vagabonder sans vraiment chercher la pierre pour laquelle je désespérait. Pas la peine de s’acharner, on m’avait berné pour un coup à boire dans une taverne. C’était pathétique.
Soudain, je m’apperçu que le soir tombait. J’avais laissé filer l’heure sans penser à rentrer. Le soleil se couchait et je m’étais égaré. J’arriverai sans problème à rejoindre le sentier mais je ne savais plus du tout dans quelle direction le prendre pour revenir au village dans lequel j’étais hébergé. Je décidais donc de regarder le coucher de soleil absolument magnifique depuis l’endroit où j’étais, j’aurai le temps de me perdre toute la nuit alors autant profiter de l’instant.

C’est alors que l’obscurité grandissant, je réalisai qu’une lumière continuait à briller non loin. Pensant à une maison, où je pourrai demander mon chemin, je me levais de l’herbe grasse dans laquelle je m’étais installé. Je m’approchais jusque dans le bosquet derrière lequel venait la lumière et vis que faute de maison, la route était juste là et à coté, un nain écrivais à la plume assis par terre. Quel étrange endroit pour écrire, me dis-je. Je m’apprétais à sortir du fourré dans lequel j’étais camouflé, lorsque j’entendis des bruits de pas de l’autre côté de la clairière. Je dégainais l’arbalète que j’avais dans le dos et engageai un carreau dedans. L’autre nain avait sorti la tête du livre dans lequel il écrivais et surpris par les pas qu’il avait aussi entendu, il sursauta et cria.
Je ne bougeai pas. En face de moi, de l’autre coté de la trouée d’arbres sur le bord de la route, un homme sorti des buissons. Il était habillé de tissus colorés revêtait par dessus un plastron métallique et était armé d’une épée tandis qu’une dague pendait à son flanc. Il ne parla qu’à l’autre nain car manifestement, lui non plus ne m’avais pas remarqué.

”-Mon nom est Hurlin de Sempier, chevalier du domaine de Krioll auservice de sa majesté l’impératrice Myad, et messire nain, je suis ici pour vous arrêter, Balgorf, espion du Nomins.” Dit-il d’un ton cérémonieux

Cet imbécile hier à la taverne qui m’avait envoyé chercher du basalte ici avait du remarquer que je n’arrivais pas directement des Béors et non content d’avoir bu quasiment tout ce qui restait de ma bourse, il m’avait vendu à l’empire. Par un moyen quelconque ou une négligence de ma part, il avait découvert que je n’étais pas un “chercheur indépendant” comme je prétendais l’être. Par contre mon portrait n’avait pas du être très clair car le chevalier en question n’arrêtait pas la bonne personne. Avantage dérisoire à être un nain : les gens s’arrêtaient généralement là dans notre description. Toujours planqué dans mon buisson, j’observai la scène entre mon compatriote et ce chevalier d’opérette qui me semblait ridicule.






"Un problème sans solution est un problème mal posé." Albert E.

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