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[Demeure] le Vald'Ocre

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Zell Armn
Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Jeu 6 Déc 2012 - 10:23


Doucement, le mercenaire hocha la tête.
Ni que ça serait une bonne chose… Et pourtant, il lui avait quand même fallu parler avec le loup. Voir, entendre sa façon de voir les choses. Simples et crues.

La suite lui tira un sourire amusé, et une réponse. Du tac au tac.


    « Je ne t’ai pas accueilli : tu t’es incrusté. »


Il accueillait ceux qui avaient besoin d’un abri pour une nuit, d’une place au coin du feu, d’un vague repas, même frugale. Il accueillait ceux qui, une fois repus, avaient une histoire à lui raconter, quelque chose à dire pour qu’il ait l’impression d’exister encore un peu.

Finwë s’était incrusté, n’avait rien demandé.
Il avait juste parlé des choses concrètes.
De ce qui était.

Nouveau léger rire.


    « Et monologuer, tu aimes ça. »


Après s’être étiré, et sans un regard pour les deux sépultures face à lui, le mercenaire leva les yeux vers le ciel. Les règles étaient les mêmes, seulement il n’était plus dans le camp de ceux qui étaient loyaux à leurs clients. Ceux qui escortaient des caravanes, des gens. Ceux qu’on payait pour des choses… Presque honnête.
La solution du Loup, c’était passé de l’autre côté de la barrière. Là où son père avait été, un peu. Ce côté-là qu’il n’avait qu’entre aperçu : tout travail était bon pour se faire de l’argent. On n’inspirait pas le respect, ça ne comptait pas. On n’était pas payé pour des choses… Presque banale. Non, de ce côté, on bouffait à tous les râteliers. Se faire de l’argent, se faire son blé, se tailler sa réputation à la hache.


    « Vas-tu retourner à Ellesméra ? »


Finwë, c’était ce qui lui avait manqué ces derniers mois.
Un coup de pied au cul pour retourner dans sa réalité.





« En temps de paix, le mercenaire dérobe ; en temps de guerre, il déserte. »
Nicolas Machiavel







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Ellenwen
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Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Lun 10 Déc 2012 - 17:28


Le loup réussit à lever le museau d'un air dédaigneux. Lui, s'incruster. Il avait déjà failli ne pas venir, puis repartir plusieurs fois. C'était facile de dire ça, surtout quand la personne qui le disait restait tranquillement planté sur son lopin de terre sans même se donner le courage d'aller accueillir ceux qui pointaient le bout de leur nez.

*Bah, je suis surtout resté parce que tu l'as bien voulu, oui.*

Puis il ajouta, fielleux.

*D'ailleurs, je suis sûr que je te manquais. C'est pour ça que tu ne m'as pas chassé à coups de bâton.*

Mais le retour de bâton ne se fit pas attendre. Le loup avait oublié à quel point les humains savent être fielleux, eux aussi. Après tant de mois passés chez les elfes, qui le vénéraient presque à l'égal d'une divinité - après tout, le lien qui l'unissait à Ellenwen était probablement unique - il avait perdu l'habitude des réparties cinglantes. Il aboya un rire rauque et bref.

*A peu près autant que toi se prélasser en pleurant sur ton sort, on va dire.*

Un partout. Les chances étaient équilibrées. Jusqu'à la nouvelle question qui le prit au dépourvu. Ellesméra. C'est là qu'était Ellenwen. C'était là qu'il devait être. Il sentait que la question avait de l'importance, probablement beaucoup d'importance comme tout ce que disait le mercenaire. Mais il n'arrivait pas à savoir laquelle. Peut-être parce qu'il parlait d'Ellenwen indirectement... Le loup se fit plu doux, presque parfaitement amical.

*Oui. Un jour ou l'autre. Peut-être demain, peut-être dans une semaine. C'est là qu'elle est alors, c'est là que je finirais toujours par retourner. Comme elle viendrait immédiatement ici si elle le pouvait.*




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Zell Armn
Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Mer 27 Mar 2013 - 19:52


Zelphyr éclata d’un rire sarcastique, sceptique.
Presque moqueur, et pourtant ça n’avait rien de méchant.
Un mot aurait traduit ce qu’il pensait des mots du loup : grotesque.


    « Pleurer ? »


Il rit à nouveau.
Tout petit il avait pleuré, quand il avait eu un père pour sécher ses larmes et lui apprendre à être plus fort. Mais aujourd’hui, pleurer sur qui, pleurer sur quoi ? Il n’y avait personne pour le prendre en pitié. Il n’y avait personne pour le consoler.
Pleurer tout seul ?

Son rire roula sur les troncs des arbres comme un envol d’oiseaux sauvages
Il se frappa la tête de la main, se pencha vers Finwë.
Se prélasser en pleurant !


    « Et pleurer sur quoi seigneur à fourrure !
    Je n’étais pas malheureux, juste perdu.
    »


Le mercenaire se leva. Encore, s’étira de tout son long.
Des idées folles, des rêves grands, des obsessions nouvelles.
Sa fraîche démence l’effleurait comme une vieille amie, sans queue ni tête. Une étoile en phare : sa réputation perdue. En recouvrir une autre, une différente, mais tout aussi vivifiante. Des idées folles…


    « Elle n’aura pas besoin de venir ici.
    Tu devrais la rejoindre, je vais encore faire des bêtises comme tu les aimes !
    »


Le ton de sa voix riait déjà, en écho à la moindre de ses pensées.
L’extase, l’euphorie de s’amuser à nouveau.

Comme avant !

Et les risques ? Il ne savait même plus comme écrire le mot peur.





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Ellenwen
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Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Mer 3 Avr 2013 - 9:02


Les humains ne comprenaient-ils donc jamais l'ironie ? Finwë regarda Zell avec autant de stupeur que d'amusement. Pleurer... le jeune homme l'avait prit au sens littéral, quand des larmes vous roulent le long des joues, que votre nez se gonfle de morve et que votre bouche se tord en un rictus hideux. Comme s'il n'existait que cette façon de pleurer. Après tout, les animaux ne pouvaient-ils pleurer sans se perles d'eau salée ? Mais peu lui importait. Le loup ne répondit pas directement et se contenta d'inspecter à nouveau le jeune homme sous tous les angles.

*Disons qu'il y a plusieurs sortes de chagrin, jeune bipède, et que du haut de tes quelques dizaines d'années tu n'as pas fini d'en faire le tour.*

Le loup se redressa soudainement et s'étira de tout son long, ses pattes laissant de sillons dans la poussière du la cours. Quelque part au fond de son esprit, il sentait Ellenwen qui s'inquiétait de son long silence et qui, sans le forcer, chercher à s'évader de son morne quotidien dans son esprit, pour goûter quelques restes d'une liberté qui lui était presque défendue. Le loup réalisa alors, peut-être pour la première fois, que même au courant de la présence du mercenaire non loin d'elle, la reine ne pourrait venir le rejoindre pour lui sauter au coup et le saouler d'insultes. Devoir et pouvoir... Tout commençait à se mélanger dans cet obscure coin de forêt où l'on retrouvait des fantômes et où l'éclat du passé brillait encore comme un mirage lointain.

*Il n'est pas question de besoin. Ellen brûle de te revoir et de te savoir en vie. Tu confonds tout petit homme. Et tu confonds les bêtises avec un acte chirurgicale. Tu bouts de je ne sais quelle vengeance, tu ressens tes muscles se gonfler d'une force passée, mais tu ne sais pas où tu vas ou ce que tu dois faire. Je ne t'ai pas parlé de bêtises, je t'ai parlé de possibles.*




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Zell Armn
Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Mer 3 Avr 2013 - 18:27


Le mercenaire rit à nouveau, répondit du tac au tac.

    « Quels chagrins ?
    Le temps passe, les choses arrivent.
    Tu es compliqué.
    »


Il ne voyait pas combien de chagrins il pouvait y avoir. Mais le loup avait raison : il était jeune, il ne savait rien. Ou pas grand-chose.

Néanmoins c’était sans importance : le mot chagrin pouvait se conjuguer à tous les temps, toutes les personnes, que jamais il n’utiliserait ce mot. Il ne voulait pas. Il ne voulait plus. Oh il ne se souvenait pas avoir pleuré pour les larmes d’An’gueniel. Pourtant ce si lointain ami avait porté tellement de peine en lui… Une quête si désespérée, tellement, tellement impossible ! Mais il ne se souvenait pas avoir été triste pour lui.
Et Moran, mort…

De quels chagrins parlait Finwë ?

Parfois le loup lui semblait plus simple dans sa façon de penser, de raisonner.
Parfois il avait l’impression d’être des années en dessous de lui, incapable de vraiment comprendre. Et au cas où il en aurait douté, la dernière prise de parole de l’ami de son amie l’en aurait convaincu.

Ses yeux clairs se tournèrent vers le ciel.


    « Trop compliqué.
    Il y a les forts, et les faibles.
    Les uns tuent les autres, et ainsi deviennent plus forts encore.
    »


Tournant le dos aux deux tas de pierres, devenus sans intérêt, le mercenaire gagna la masure. Y entrant, il haussa le ton, criant presque pour se faire entendre du loup.

    « J’aimais ça, être fort.
    L’idée de le redevenir me plait, je sais néanmoins que tout seul, c’est de la folie furieuse.
    »


C’était comme déblatérer dans le vide, parler seul : se parler à soi-même.
Il resongea à Angy, qu’il avait au final peu connu. Souhaita que le semi-elfe soit mort, que le semi-elfe, d’où qu’il soit, puisse le voir avoir le cran de faire ce que lui, il n’avait pas fait. Foncer comme un fou, lame à la main et le cœur en proue, sans connaître le mot peur, sans comprendre le chagrin. Chatouiller la mort du plus près au plus loin, sans crainte de disparaitre en ne laissant rien.
Sans crainte pour les autres : égoïste.

Les autres pourraient toujours mourir, vivre, s’aimer, grandir, qu’il ne s’y attacherait pas.

Il sélectionna le nécessaire de survie, le jeta dans sa besace de voyage : il faudrait la porter, puisqu’il n’avait plus de cheval. A l’étage, il ramassa ses vêtements de voyage, baudriers, armes. Plus que nécessaire, peu important. Il revendrait le superflu.
Revenu au rez-de-chaussée, Zell laissa tout choir sur sa table, s’assit.


    « Ah peut-être ne me reverra-t-elle jamais.
    Mais que je suis en vie, ça elle le saura.
    »





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Ellenwen
Dirigeante de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Mar 9 Avr 2013 - 11:16


L'homme ne cesserait jamais de l'intriguer. Finwë avait beau le connaitre depuis des années, le mercenaire lui paraissait toujours aussi énigmatique, aussi lunatique, aussi étrange et fascinant. Parfois, le jeune homme faisait preuve d'un détachement et d'une compréhension toute millénaire. C'était le genre d'homme, rare, à écouter pousser une graine d'herbe ou à méditer longuement sur le sens de la vie, pour se débarrasser rapidement de ses questions d'un mouvement d'épaule et d'un laconique : "tant pis". Comme son apparente absence de chagrin et compréhension du mot, ce rejet d'une quelconque tristesse, à lui qui, quelques minutes auparavant, on semblait avoir enlever toute force vitale, toute envie de se battre. La tristesse et le désespoir le rongeait comme des rats dévoreurs d'entrailles mais il semblait n'en avoir rien senti, ou l'avoir déjà oublié.

*Evidemment que je suis compliqué. Je suis un loup qui parle, ne l'oublie jamais. La nature est compliqué. La vie est compliqué et tu es bien plus compliqué que tu ne sembles le croire ou vouloir le faire croire. Il n'y ai pas que les forts et les faibles dans la vie, et même si c'était le cas, qui sont les forts, qui sont les faibles? Es-tu fort parce que tu sais manier une épée ? Mais qu'en est-il de la force du paysan qui te nourrit ? Tu es faible parce que tu as été vaincu ? Mais alors qu'en est-il de tout ceux qui ne se sont jamais battu ? Tu fonces tête baissée et tu ne sais même pas ou tu vas !*

Sans bouger d'une patte, le loup suivit d'une oreille le déménagement du mercenaire.

*Et tu vas encore croire que la force vient de l'égoïsme.*

Il regarda les armes ramenées par les mercenaires, qui brillaient dans un rayon de soleil. Le loup se sentait dépassé mais légèrement amusé. Côtoyer le mercenaire s'était manger un champignon hallucinogène et partir à l'aventure. Un peu effrayant, un peu déboussolant mais assez amusant.

*Et si tu crois qu'elle ne va pas te retrouver tu te fourres la rapière dans l'oeil. Ellenwen te retrouvera si elle le souhaite et quand elle le souhaitera. Et tu ne feras pas le poids face à elle*, affirma-t-il dans un sourire canin qui dévoila ses crocs.

*Bon, on part quand ?*




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Zell Armn
Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Mer 10 Avr 2013 - 14:42


Le mercenaire répondit à nouveau sans attendre : sans réfléchir.

    « Le fort est vivant.
    Le faible est mort.
    »


Ah c’était encore plus simple que des mathématiques !
Dans l’inaction, il s’entérinait sous des réflexions étrangères. Il avait réfléchit trop longtemps, était demeuré abattu trop longtemps. Se complaisant dans cette absence d’action, lui qui pourtant n’en était qu’un homme de paille. Ne rien faire, sédentaire… La prison avait peut-être finalement eu un impact sur lui, même minuscule. Se poser et ne rien faire. Réfléchir, penser au monde.

Philosophie !

Un rire lui échappa.
Il ignorait d’où venait la force. Si elle venait de la terre, de la magie, des hommes eux-mêmes, d’un seul ou plusieurs… Mais il savait que son bras pouvait être fort, que sa pensée pouvait l’être. Et l’origine… Il s’en fichait bien. On le lui avait appris, ou bien il avait appris seul. Sa vie lui avait « forgé le caractère ». Bien sûr il devinait sans peine d’autres choses, chez d’autres personnes.
La force tirée des émotions : peur, amour.
La force tirée de motivations : politiques, personnelles.
La force physique, la force mentale.
La force des évènements.

La force de la nature.

Il rassembla ses affaires, enfila ses bottes vieilles comme les chemins, son pourpoint usé, sa veste de voyage. Ah pour sûr, il ne faisait pas riche avec ses vieilles frusques d’antan. Quelque part encore attendaient les vêtements qu’Ellenwen lui avait prêtés… Une éternité auparavant.
Il passa sa besace en travers de son dos.
Ses armes. Siffla Baldwin.

Le gros beauceron arriva comme s’il n’attendait que ça.
Une bonne tape sur la tête, le mercenaire lui flatta le flanc.


    « Toi, tu surveilles. »


Et comme un automate bien huilé, le chien posa son céans sur le pas de la porte, le regard loin et scrutateur. Oh personne ne s’en prendrait à la masure, elle n’avait aucune valeur, ne contenait aucune richesse. On savait, dans les parages, que si le chien était là, le maître n’était jamais très loin. Et que cet ermite d’une trentaine d’année avait appris avec une épée et le fil du sang de ses ennemis. Il ne faisait pas peur – quand même pas ! – mais on ne l’embêtait pas.

A l’intention de Finwë, il reprit.


    « Qui sait ! Ellen est une grand-mère, peut-être que le sang de nos jours pèse plus lourd que celui des anciens temps. »


Pourquoi pas !
Il rit, à nouveau.


    « On part maintenant.
    On va chercher ma botte secrète.
    »


Puisque le loup tenait à l’accompagner…
Il devait l’admettre : il préférait aller « le » trouver avec quelqu’un comme Finwë à ses côtés. Non pas qu’il avait peur, mais…

D’un geste, il écarta des branches pour se faire son propre passage dans les bois.
Il n’avait pas peur, il s’était promis de ne jamais « le » craindre.
Mais l’anxiété presque fébrile qui l’animait… Ils s’étaient pourtant entendus, des années plus tôt, à ce sujet. Chacun pour soi. Les choses avaient bien changé depuis… Comparé à « cette » époque, ils étaient devenus vieux. Dix, quinze ans ? Alors qu’il quittait la bande de mercenaire de son père…





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Ellenwen
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Message Sujet: Re: [Demeure] le Vald'Ocre | Ven 19 Avr 2013 - 9:56


Le loup poussa un grognement désabusé. Les humains n'apprendraient jamais rien, et quand ils avaient quelque chose dans la tête, il était impossible qu'ils en démordent. Sans compter leur dramatique tendance à tout simplifier qui rendait les choses bien moins belles et bien moins encourageantes.

*Tu parles... Le fort finit bien plus souvent mort que le faible... Probablement à cause de ses tendances suicidaires à se jeter sur tout ce qui porte une épée.*

Le loup regarda l'homme s'activer, un effrayante petite lueur brillant au fond de ses yeux. Cet homme là préparait un sale coup et, au sortir de plusieurs années d'ermitage, il allait probablement être particulièrement tordu. Ou sanguinaire. Ou les deux, à bien y réfléchir. Il préparait sa besace comme s'il s'apprêtait à nouveau à repartir pour un vagabondage sans fin et sans but, jusqu'à ce qu'il puisse trouver ce qui lui avait manqué. En tout cas, il était clair qu'il ne comptait pas revenir avant un long moment.

Le loup ricana, songeant à la tête de son amie si elle l'avait entendu.

*Ellen te tuerait si elle t'entendait la traiter de grand-mère. Je pense qu'on peut dire beaucoup de chose de cette elfe mais probablement pas qu'elle est vieille. Ni même que c'est une grand-mère, à moins que pour toi les grands-mères ne soient de parfaitement combattantes qui te tuerait sans même que tu remarques qu'elle a bougé et l'une des meilleurs magiciens du pays.*

Il attendit un moment, réfléchissant à la suite des paroles, sans réellement comprendre les mots du jeune mercenaire.

*Et je ne comprend pas pourquoi tu parles de son sang...*

Le loup se redressa lentement en voyant le jeune homme se diriger vers les bois. Il le suivit en trottinant, sans se presser. Il se fraya son propre passage dans le bois, juste à côté du jeune homme. Il était intrigué. Le jeune homme avait parlé d'une botte secrète, et à sentir le tumulte de son esprit, ce n'était pas rien. Il était fébrile comme une pucelle face à son premier amant, sans peur mais un peu d'anxiété, de surprise anticipée.

*Et c'est quoi cette botte secrète ?*

Le loup était définitivement curieux.




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