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La machine volante

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Balgorf
Message Sujet: La machine volante | Mar 7 Aoû 2012 - 22:21


Mais pourquoi fallait il que je tienne si mal la boisson ? Je devais être la risée de toute la race naine à présent. J’avais une gueule de bois à faire rester au lit un kull. (Je comprenais désormais l’expression : mal à se taper la tête contre une enclume comme disaient mes compatriotes nains) Le guerrier nain qui avait payé des tournées à son succès (je ne savais même plus quel succès il célébrait d’ailleurs) devait vraiment être riche. Ou encore plus bourré que moi. Non ! Impossible, il devait être riche, très riche. Assez en tout cas pour payer à boire jusqu’a ce que je m’endorme sans me souvenir de mes dernières heures de la nuit.

En tout cas, seule chose positive : ça ne pouvais pas être pire. Je me trouvais en position allongée. Je réalisais progressivement que j’étais sur un banc dans l’arrière boutique du tavernier que je connaissais depuis une petite semaine alors que j’enquêtais sur la présence de souffre dans cette région avancée des Béors. A peine assis, on me prouva que j’avais tort.

”Alors, bonne nuit ?”

Le tavernier arriva et me fila une tape amicale dans le dos connaissant pertinemment la réponse à sa question. La boule de pétanque dans ma tête rebondit plusieurs fois sur les parois. Il me montra que cette situation pouvait être pire encore.
Il me rappela ce que j’avais fait la veille. D’un ton rieur, encore amusé de ma bêtise, il se souvint pour moi de mon dialogue avec un autre client. Au fil de la discussion, j’avais fini par parier avec toute la taverne en hurlant debout sur le comptoir qu’un jour les Alagaësiens pourraient voler dans les cieux à l’égal des dragons. Et ce n’étaient encore pas le pire qui m’était arrivé. J’avais en plus ajouté que je construirait une machine capable de s’élever dans les airs pour toucher les nuages. J’avais ensuite voulu ajouter qu’il était possible de rejoindre les étoiles, chose que même les plus grands dragons des légendes avaient échoué à faire mais j’étais tombé du comptoir en perdant l’équilibre avant de terminer ma phrase. Encore heureux que personne ne m’ait entendu. Le tavernier me regardais rougir avec un amusement certain.

Il me proposa alors un remède dont il avait le secret pour combattre la gueule de bois. Il me présenta un breuvage infâme lorsqu’il revint une poignée de minutes plus tard. Je voulus prendre la chope mais il l’éloigna.

”Est-ce que si je vous donne ce verre, vous le ferez ? “

”Quoi ?” Demandais-je peiniblement.

Il ajouta qu’il voulait savoir si c’était bien possible de s’élever dans les airs. Lui répondant rapidement sans réfléchir pour qu’il me donne la chope miraculeuse, il ajouta en éloignant toujours la boisson :

”Vraiment ?”

Je me mis à réfléchir. Que c’était douloureux. J’avais bien à Sil’Arn les plans d’une telle machine mais je ne l’avais jamais construite faute de temps et elle devait se trouver en dernière position sur la liste des choses à essayer. Le verre que tenais l’aubergiste devenait de plus en plus alléchant dans ma position. Je ne tenais plus.
Je déclarais presque en criant : ”Oui, c’est possible mais donnez moi ce verre”

Quelques rires étouffés se firent entendre

”Je vous hébergerai le temps qu’il faudra mais je veux voir cette machine de mes yeux avant de mourir.”Il ajouta : ”Vous êtes témoins les gars ?"

Quelques têtes passèrent par l’encadrure de la porte et acquiescèrent. Je m’étais encore fait avoir. Les clients de la taverne étaient dans le coup. Impossible de me rétracter désormais.

Maigre consolation, j’attrapais la chope que tenais l’homme et la vidai d’un coup.
Mais, mais, mais ….
Le tavernier et tous les clients s'esclaffèrent devant ma tête complètement ahurie. Ce gredin, ce truand d’aubergiste m’avait fait refilé un verre d’eau ! J’avais marché dans son jeu jusqu’au bout, tout ça pour un verre d’EAU ! J’eu d’abord envie de les frapper puis devant l’hilarité générale j’avais presque envie de rire devant l’ironie de la situation si ma tête m’avait fait moins mal.

Je décidai donc de les mettre tous à contribution pour m’aider. Ils m’avaient piégé mais eux aussi devraient m’assister pour que la machine puisse voir le jour. Je repérai alors le charpentier et le tanneur d’Orthfald qui riaient de bon coeur. Ils me dirent que si la machine pouvait exister, ils mettaient à ma disposition leurs ateliers aux heures creuses de la journée et même la nuit si ça m’arrangeait.

Je remontais dans ma chambre et m’allongeai en ayant au préalable retiré mes jambes de métal, je pensais avant de m’assoupir que finalement j’allais peut être pouvoir la fabriquer ; cette machine volante.







"Un problème sans solution est un problème mal posé." Albert E.

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Lackvaldr Svartok
Message Sujet: Re: La machine volante | Jeu 23 Aoû 2012 - 10:45


Vous allez sans doute me dire que rien n’empêche un elfe d'aller chez les nains, de quitter le monde de verdure qu'est le Du Weldenvarden pour s'aventurer vers les hauts monts des Beors. Je suis bien d'accord la dessus mais n’empêche, cela arrive très rarement. Pourquoi ? Eh bien comment dire...c'est un peu comme un furet qui s’entend avec un lapin, un dragon avec une proie...ça n'existe pas. Les elfes, ça évite de côtoyer les nains, y'a un gouffre entre ces deux races aussi profond que large. Attention, je ne dit pas qu'ils ne peuvent pas s'entendre si l'ont conserve une conversation aussi cordiale que polie.
Pour éviter donc tout conflit, notre ami Dvalnir, dont l'aspect d'enfant n'avait pas tant changer depuis le temps, avait pris soin de se traficoter un peu l'apparence. Et cacher au mieux ces oreilles pointues qui le rendait tout de suite reconnaissable. En ce sens, il s'était attacher une sorte de bandana au dessous d'un chapeau de paille. Ses mains étaient gantés de cuir souple, afin de cacher sa marque de dragonnier...dont il ne savait même pas l'apparence. Sa nouvelle situation, il ne l'avait pas du tout accepter encore, bien que Feyerbrank aille sur ses deux mois maintenant.
Mais me direz vous, que fait t'il ici ? Et bien, par le biais du bouche a oreille, il avait entendu dire que chez les nains, il y'en avait un exceptionnellement habile de ses mains, capable de produire a peu près tout ce qui sort de l'ordinaire. Et ce dont avait besoin Dvalnir, c'est une selle pour dragon, capable de s'adapter tout au long de la vie de ce prodigieux reptile. Car malgré qu'il refuse encore de se reconnaître comme dragonnier, il lui fallait au moins admettre qu'il lui fallait une selle. Monter a cru serai source de désastre.
Pour compléter le paquetage de notre enfant elfe, il fallait ajouter un sac a dos, un arc et carquois remplie de flèches en bandoulière et une épée au coté. Il ne pouvait travestir ce genre d’équipement et quelque part, cela allait être peu évident de se justifier pareil attirail. Quoique...fallait admettre, la faune des Beors, c'est pas beaucoup des ours en peluche, il fallait la gérer efficacement.
Bref, il fallait commencer les recherches de ce génie. Il venait d'entrer dans un village de nain, Feyerbrank allant se trouver un abri dans la montagne avec pour consigne, pas de grabuge. Impossible surtout de passer inaperçu dans une localité si petite soit t'elle avec un dragon a coté de soit. En regardant autour de lui, il repéra bien vite l'auberge...ou plutôt la taverne, facilement reconnaissable par son enseigne grinçante, les tonneaux vides sur le coté ou encore trois nains sortant en titubant et chantant une chanson dans leur langue natale. La taverne «  A l'hydromel joyeux » ressemblait en bien des points a une taverne humaine une fois a l’intérieure. De longues tables de bois bordés de banc, un feu ronflant dans la cheminé et des lustres aux chandelles fatigués, diffusant une lumière incertaines sur les clients riants, se clashant ou encore occupé a jouer aux dés ou jeux de force de type bras de fers.
Dvalnir s'approcha du bar où le tenancier lavait consciencieusement une choppe et demanda...y'avait t'il seulement une seule boisson non alcoolisé qui ne trahirait pas ses origines ? Quitte a passer pour un étranger, autant être exotique. Dvalnir demanda donc un lait de chèvre chaud avec du miel dedans. Pendant que le lait chauffait, il discutailla de choses anodines avec le tavernier, entre deux services de bières et de fil en aiguille, ils en vinrent a parler d'innovations. Dvalnir écouta avec attention, sirotant son breuvage enfin prêt. Il exposa alors les ouï dire qu'il avait entendu, tout en occultant le fait que c'était pour lui, pour ce nain de génie, qu'il était la. Pour toute réponse, le gérant lui désigna le plafond. Il allait donc devoir attendre, ce qu'il fit dans un coin de la taverne.


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