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Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad )

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Szanghai
Message Sujet: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Ven 29 Mar 2013 - 22:48


Encore des nouveauté pour Szanghai. Cela devenait régulier ces derniers temps. Pas sa présence de l'autre coté de la Crête, a regarder depuis une colline l’océan. Non une des nouveauté c'était la direction dans laquelle elle regardait. La, par delà les flots, elle le sentait, l'ile de Vroengard. Une grosse page de l'histoire de sa race s'était tourné la bas, la dragonne dorée rêvait d'un jour y aller. Mais pas pour le moment...et pas toute seule surtout. Szanghai a eu le plaisir de pondre...deux magnifiques œuf d'un dorée parfait, deux œufs dont elle est encore plus fière que ce qu'elle est. Avant sa vie n'appartenait qu'a elle, et depuis sa rencontre avec Kogan, elle avait sut la prêter a d'autre.
Son regard se porta vers les deux formes ovoïdes collé a son flanc. Que de bonheur...que de mauvais souvenir aussi...elle ne pouvait pas faire comme sa mère. Elle les élèverait tout les deux comme une mère modèle, leur apprendrait a chasser, a pécher, a voler, a se servir de son intelligence et surtout a se méfier plus que tout des humains. Tendrement, elle les prit un par un et les toiletta sur toute leur surface. Puis, elle communiqua avec eux, par pensée simple, elle fredonna aussi un air qu'elle même avait entendu dans l’œuf. Oui un chant familial pourrait t'on dire.
Les émotions creusant, elle allait devoir chasser quand elle se demanda ce qu'elle allait faire des œufs. Elle ne pouvait pas chasser avec, ils monopolisaient ses pattes avant. Mais les laisser la...c'était tout aussi dangereux...prédateurs, œufs qui roulent...surtout deux pattes. Elle chercha une solution autour d'elle. Avisant un petit amas de grosse pierre naturel, elle y cacha ses œufs le temps de la chasse. Par précaution, elle disposa pèle mêle des branches mortes pour un peu mieux camoufler. Elle avait un mauvais pressentiment en s'envolant mais son estomac la rappela a l'ordre.
Trois heures passèrent, Szanghai avait l'estomac en paix, bien plein. Elle n'aspirait plus qu'a retrouver ses œufs et a passer le reste de la journée a regarder l’océan, a sentir l'odeur d'iode lui...que se passait t'il la bas? Accélérant son vol, elle avait aperçut un groupe de deux pattes marcher vers la cachette. Sans doute ne savait t'il pas que deux œufs étaient la mais si ils s'en apercevaient...elle ignorait que ces hommes étaient des bandits et qu'ils avaient cacher leur magot sous ces pierres, qu'ils commençaient a faire rouler...


- Eh Dick, matte moi ça un peu. J'ai pas le souvenir d'avoir entasser ces pierres la la dernière fois.
- Ferme la Nask, tu nous emmerde avec ta fichu mémoire. Mais t'a raison comme toujours...j'en avais jamais vu des caillou comme ça. Eh Vans, combien crois tu qu'on peut en tirer?
- Merde les gars, reposez ça tout de suite, ce n'est pas des pierres, ce sont des œufs!
- Quoi ? Arrêtes de paniquer tu as trop bu. Dick, mets les dans le sac, on va aller les faire examiner.


Et alors que la bande repartait, ils ne savaient pas combien de malheurs ils allaient s'attirer. Il n'y a rien de pire qu'un dragon en pleine rage...si...une mère a qui on s'en prend a ses œufs. Elle eut tôt fait de les rattraper alors qu'ils basculaient dans une vallée où l'on apercevait au loin un village. Pour Szanghai, plus rien n'avait d'importance, la haine et la colère s'étaient déjà emparé d'elle, elle les tueraient tous et pour faire bonne mesure, réduirait en cendre le village et ses habitants. Elle piqua d'abord sur le groupe et redressa pour passer juste au dessus d'eux. Rugissant de toute sa puissance, elle les vit courir en tout sens, essayant de la fuir, de fuir son courroux mais elle n'aura aucune pitié. Un par un, elle les massacra, les démembra, les dévora, certain eurent même l'insigne honneur d’être purifié par le feu. Le dernier avait ses œufs, hors d'haleine malgré la mort aux trousses, il n'était qu'a deux cent mètre du village quand elle lui coupa la route. Szanghai, toute puissante face a cette être si frêle se lécha les babines tout en le fusillant littéralement d'un regard terrifiant. Le pauvre homme restait planter devant elle, complétement pétrifié de peur, au point qu'il s’évanouît. Froidement, elle l’exécuta en broyant de tout son poids sa cage thoracique d'une seule patte. Le sac contenant les œufs étaient a terre, juste a coté, Szanghai avait sa vengeance, elle pouvait repartir avec mais non. Sa rage n'était pas retomber, sa haine tout juste consumé. Et ce village paisible allait disparaitre...elle voulait les voir tous trembler de terreur devant elle avant de semer la destruction. Elle poussa un grand et long rugissement...




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Myad
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Lun 1 Avr 2013 - 14:34


La paix. Une notion si abstraite, songeait Yenlui.

On aurait pu croire qu'une chose aussi simple pouvait être trouvée sans grande difficulté, pourtant, elle était rare et fragile, à l'instar de l'eau dans le désert. On avait tôt fait de se berner d'illusions pour n'empoigner finalement que du sable. Cette brûlure sèche sur sa paume et sur son cœur. Chacun a soif de tranquillité, toutefois ils ne savent pas la boire, ils la salissent dès qu'ils essaient de la récolter. Leurs doigts poisseux de sueur, de peur et de sang ne devraient avoir accès à une si fragile essence. Elle devrait tomber en pluie directement de sa source sur leurs figures ébahies, abêties sous cette froide cascade. Ils en resteraient hébétés, frissonnants, dénués de violence. Des rongeurs secoués pendant leur hibernation. Puis ils reprendraient leur existence, silencieux, respectueux, conscients sans trop savoir pourquoi ou comment de la nécessité d'être modéré. De protéger ce qui est faible, de rendre ce qu'on nous a donné. La nature est seule capable de donner naissance à la paix, cet équilibre émotionnel, mental, physique. Les espèces intelligentes n'étant pas capable de faire de même, ils s'acharnent à détruire cette réussite non partagée. A l'instar du bonheur, la sérénité doit être cherchée en nous. Il faut trouver ce qui nous apaise, puis apprivoiser cette fugace sensation, et enfin la prémunir du malheur. Car c'est elle, en toute circonstance, qui nous tiendra éloigné de la folie, de l'effroi, de la violence. C'est elle qui nous porte au cœur même de la sagesse. Sans elle, il n'est pas de raison réelle : toute réflexion fondée dans la passion n'est qu'illusion.

Yenlui faisait partie de ces très rares individus naturellement dotés de cette faculté ; en dépit de sa jeunesse, il était empli de douceur réfléchie, d'une tolérance censée. Il était rarement submergé par ses émotions, et lorsque cela lui arrivait, il se renfermait sur lui-même jusqu'à ce que la tempête passe. Les humains le respectaient plus qu'ils ne s'en apeuraient. Ses congénères mâles s'amusaient voire s'agaçaient de sa patience tandis que les femelles, elles, en raffolaient plutôt. Souvent volcaniques, elles étaient contrairement aux idées reçues bien plus instables que leurs homologues masculins et trouvaient en lui un frère, un ami auprès de qui se rassurer. S a Dragonnière puisait en lui l'optimisme, l'espoir qui pouvaient lui faire défaut. Elle se repaissait de son amour, de son infinie confiance comme un chiot du lait de sa mère. Lui se laissait envahir par la flamboyante personnalité de sa compagne de cœur, semblable à un serpent avide de soleil. Il n'aurait pas éclos pour une personne aussi calme, aussi sereine que lui. Il avait besoin de ces êtres qui irradiaient la vie, dansant sans cesse en déséquilibre au fil d'une vie virevoltante.
Le dragon s'ébroua, projetant une nuée de gouttelettes dorées autour de lui. Elles retombèrent dans un bruissement mouillé, ce qui amusa le reptile, qui recommença. Le vent chantait agréablement à ses oreilles, s'insinuant entre les cornes acérées de son dos et de sa nuque avec d'allègres sifflements. C'était une très belle journée. L'air était incontestablement meilleur de l'autre côté de la mer, loin de Vroengard où le poids malveillant de la magie tourmentée se fait perpétuellement sentir – surtout pour les créatures qui y sont sensibles. De temps à autre, Delva, sa compagne, lui-même ou bien le couple se permettaient des escapades sur le continent. S'ils souffraient de se séparer de leurs Dragonniers respectifs, ils les savaient ensemble, près de leurs deux œufs. Ainsi ils se rassuraient. Cette fois, Yenlui était venu seul. Il avait la ferme intention de mettre la main sur Dark, qu'il n'avait pas vu depuis des mois, non seulement pour savoir ce qu'elle était devenue, mais aussi pour lui annoncer qu'il avait pardonné à Djenka. Les mois étaient passés, son deuil était achevé. Le dragon sage avait décidé de l'excuser, ce qu'il tenait à faire esprit contre esprit, non pas par dragonne interposée. Delva avait insisté pour qu'il fasse cette quête seul, afin qu'il puisse pleinement profiter de son amie d'enfance. Sa compagne étant d'un naturel jaloux, Yenlui l'avait longtemps remercié de cette belle preuve de confiance.

Le vent avait changé de direction. Le fils d'Arget cessa de jouer avec les vagues, qui se brisaient sur ses chevilles. Il avait senti quelque chose ; une seconde inspiration lui indiqua quoi. Un congénère inconnu ! Voilà qui avait de quoi l'intriguer. D'un naturel social voire curieux, Yenlui n'était pas territorial pour deux sous. De plus, d'après son odorat, cet étranger se révélait être une femelle, et ayant grandi exclusivement entouré de demoiselles, le dragon n'en était que plus amical. Sans attendre, il prit son élan et s'envola dans une monstrueuse gerbe d'éclaboussures.

Sa joie fut de courte durée. Quelques secondes après avoir pris son envol, il aperçut ce qu'il n'aurait pu soupçonner : une scène de carnage. Il remarqua aussitôt la belle robe dorée de la dragonne, plus claire que lui, au profil un peu plus sauvage également. Elle était plus petite que lui mais ce n'était pas sa taille qui l'empêchait de piétiner ses proies, bien au contraire. Elle réduisit les humains en charpie avant que Yenlui n'aie eu le temps de l'en empêcher ; de toute façon, il n'en aurait rien fait avant de savoir ce qui se passait. A entendre les grondements furieux de la femelle, il n'était pas difficile de deviner ce qui la faisait remuer si brutalement. Une simple envie de chasse ne l'aurait pas déchaînée de cette façon. Le dragon vola en demi-cercle de manière à rester encore éloigné, la belle dorée ne l'ayant pas encore remarqué. Il voulait voir ce qu'elle ferait après avoir tué le dernier. Lorsque deux petites choses ovales et luisantes apparurent sous son regard perçant, il émit un soupir. On ne répétera jamais assez aux humains – et aux nains – que les choses qui brillent ne valent jamais assez cher pour qu'on risque sa vie. Il entama la descente vers l'inconnue, qu'il supposait calmée – mais c'était avant de l'entendre rugir. De là où il était, Yenlui perçut nettement le besoin de destruction qui émanait de la dragonne. Tous les êtres vivants du secteur avaient dû comprendre la mise à mort à laquelle elle condamnait le village droit devant elle.

Le dragon décida qu'il devait intervenir. Il poussa à son tour un puissant rugissement, un long et grave cri qui n'avait pas grand-chose à voir avec celui de Szanghai. Elle qui agressait, lui menaçait. Il descendit en altitude, décrivit une ronde au-dessus du village sans cesser de rugir, puis se posa en battant des ailes, à une centaine de mètres de la dragonne. Il referma la gueule, de la fumée grise émanant de ses naseaux. A travers son cri, il s'était annoncé, puis prévenu qu'il ne souhaitait pas se battre, mais avait clairement averti qu'il ne laisserait personne attaquer des innocents. Yenlui était un dragon plus petit que la moyenne des dragons de son âge, ce qu'il compensait par une imposante musculature. Il avait un long cou de cygne et une queue en forme de fouet, lui offrant quelques gracieux aspects, même si sa colonne vertébrale hérissée de pics et sa gueule puissante accusaient de son sexe plutôt masculin. Ses yeux rouges brillaient doucement. Il se tint ainsi, debout, droit et attentif, ailes étendues devant Szanghai. Puis il poussa un nouveau rugissement, bref, tenant presque du soufflement. Il essayait de l'apaiser. L'invitait à prendre une posture moins agressive. Le dragon observait le moindre de ses gestes. Il avança vers elle, pas à pas, sa queue se balançant très lentement derrière lui parce qu'il était concentré. Une fois à quelques mètres d'elle, il émit un grognement affectueux et montra du museau les œufs qu'elle protégeait.

Son esprit effleura le sien. Il lui montra d'autres œufs. Un noir, parcouru de volutes argentées, et un gris perle piqueté d'ébène. Les siens. Ses enfants.

*Je m'appelle Yenlui, fils d'Arget. Et toi, quel est ton nom ?*



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Szanghai
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Sam 6 Avr 2013 - 22:39


Oh que non, Szanghai n'allait pas s’arrêter la, elle n'en n'avait pas finit, sa rage bouillonnait en elle comme la lave d'un volcan. Elle allait tous les tuer, tout ravager, il ne restera rien de ce village, les habitants, hommes femmes enfants, elle n'aura aucune pitié. Les maisons...les chaumières ne seront plus qu'un tas de cendre noirâtre au sol, l'odeur de la chair calciné flotteras dans l'air et sur plusieurs kilomètres a la ronde. Qui aurait put croire cela? Qui aurait penser que Szanghai, une dragonne née avec de la fourrure, végétarienne et horrifié par la violence devienne une dragonne sauvage, violente, sanguinaire, qui tue et dévore sans restriction et surtout, surtout, qui y prend un plaisir indécent.
Ce village, elle le voyait déjà plus. La magie de Nuit avait imprégné son être bien plus que quiconque d'autre, sans doute parce qu'elle était née tellement différente que son impact fut plus important. La vue d'un humain ne lui donnait au mieux qu'une répulsion vicerale, au pire, une envie de massacre. Elle vit des habitants apeurés sortir des maisons, elle voyait la terreur dans leur yeux. Cela la réjouit, elle se mit a sourire de tout ses crocs. Elle se prépara a bondir pour commencer le carnage quand un rugissement l'interrompit. Surprise, elle se plaça sur ses œufs et fixa l’être qui avait oser la stopper. Il s'agissait d'un beau mâle, très puissant physiquement et Szanghai savait qu'elle ne gagnerait pas avec une épreuve de force. Néanmoins, il ne faisait aucun doute pour elle dans un premier temps que le fait qu'il se mette entre elle et le village était une volonté de s'opposer a elle et donc le combat inévitable.
Pourtant, ce dragon ne manifestait aucunement de posture agressive ou défensive. On aurait dit un soldat venant sans arme ni armure. Sceptique, elle se mit sur ses gardes quand il se mit a marcher vers elle et grogna franchement des qu'elle le trouva trop proche de ses œufs.
Et lorsqu'il effleura de son esprit le sien, qu'il se présenta vocalement, toute ses écailles se hérissèrent d’agressivité. Un dragon de dragonnier. Pire encore qu'un deux patte classique dans l’échelle de haine de Szanghai. Elle se serait bien jeter sur lui mais elle ne pouvait pas laisser ses œufs sans surveillance. Alors, dans un effort de volonté pour communiquer avec un être qu'elle jugeait inférieur, elle daigna lui parler, en langue dragon sauvage dont je me permet d'en faire une traduction.


* Yenlui, je me souvient de toi...tu as sans doute senti ma présence a certaines occasion...je suis Szanghai, fille de Ménilia. Je suis une dragonne sauvage qui n'accepte pas les affronts des deux pattes et encore moins celle des dragons esclaves comme toi des deux pattes. J'ai combattu les deux pattes pour la dragonne millénaire avec fierté, en remerciement des services qu'elle m'a rendu. Maintenant pousse toi, que je rase ces nids et que j’éradique cette vermine voleuse d’œufs. *





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Myad
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Dim 7 Avr 2013 - 10:37


* Yenlui, je me souvient de toi...tu as sans doute senti ma présence a certaines occasion...je suis Szanghai, fille de Ménilia. Je suis une dragonne sauvage qui n'accepte pas les affronts des deux pattes et encore moins celle des dragons esclaves comme toi des deux pattes. J'ai combattu les deux pattes pour la dragonne millénaire avec fierté, en remerciement des services qu'elle m'a rendu. Maintenant pousse toi, que je rase ces nids et que j’éradique cette vermine voleuse d’œufs. *

La première émotion à assaillir le cœur du dragon fut la surprise. Lui aussi avait entendu parler de Szanghai, et il s'était depuis longtemps promis de rencontrer cette fameuse femelle reptile dotée de fourrure, jusqu'à ce que Dark l'avertisse du changement brutal opéré chez elle. D'une atypique et apathique jeune créature, elle s'était muée en sauvageonne sans souci de sauvegarder ce qu'elle considérait comme des sous-espèces. Le jeune mâle ressentit une brève déception suite à l'assaut mental des plus agressifs qu'il subit. Accoutumé à communiquer à la fois avec les mots mais aussi avec les sentiments, il ne comprenait pas que les dragons errants se hérissent face à cette forme hybride de communication.
Il ne doutait pas que la svelte créature essaierait de le piétiner pour passer. Elle avait la très ferme intention de réduire en poussière ce petit village. Cependant elle ne réussirait pas à le faire sans risque. Il y avait ses œufs. C'était probablement une des principales raisons pour lesquelles la femelle ne s'était pas encore jetée sur Yenlui, tentant dans un tourbillon de l'éjecter de son chemin. Et c'était en partie là-dessus que le fils d'Arget allait compter. Sur deux innocents dragonneaux encore ensommeillés, le sort de dizaines, de centaines de personnes allait pouvoir se jouer.

*Non. * rétorqua-t-il, non avec sa façon de parler habituelle, un mélange de sensations et de mots, mais avec une vague de détermination. Ferme, posé, le dragon se redressa et battit légèrement des ailes. Accentuant encore sa volonté de s'interposer.

*Tu as tué les deux-pattes qui t'ont offensée, les seuls voleurs d'oeufs qui ont porté atteinte à ta portée* continua-t-il sur le même ton. *Je t'ai laissé les sanctionner parce que j'estimais leur sort mérité. Mais ceux-là ne t'ont rien fait. Je t'arracherai la tête de mes propres crocs plutôt que de te laisser leur ôter la vie.*

Il s'ébroua, mécontent. On sentait bien que cette alternative lui déplaisait, le répugnait même. Yenlui était un pacifiste, tout comme sa mère avant lui. Elle lui avait appris à écouter, à apprendre, à tolérer, à comprendre. A négocier, à éveiller l'adversaire souvent capable d'empathie, plutôt que l'affronter pour imposer son point de vue, sa décision. Il émit un grognement, un nuage de fumée s'échappant lentement de ses naseaux.

*En faisant cela, tu ne vaux pas mieux que ces rapiats* ajouta-t-il en montrant les images des voleurs fraîchement massacrés. *Tu tuerais des enfants comme ils auraient molesté les tiens...*

Il rugit, soudainement, posant un antérieur un pas en avant. Szanghai pouvait sentir les sentiments qu'il ressentait à cette idée ; sa colère de père, si jamais on s'en prenait à des enfants – de quelle espèce que ce soit – sa répugnance face au combat, son dégoût également...

*Tu te prétends libre, Szanghai, mais tu n'es qu'une esclave. Esclave de ta propre violence. De ta sauvagerie. De tes préjugés. Même avec ma vie liée à celle de ma Dragonnière, je suis plus libre que toi.*

Il était campé sur ses pattes, les ailes étendues. Prêt à attaquer s'il le fallait. Pourtant ses prunelles sanglantes ne brûlaient pas de haine, mais d'empathie. Il voulait comprendre, il voulait qu'elle comprenne. Derrière cette fierté pleine de mépris, il y avait autre chose... Il en était persuadé.



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Dernière édition par Myad le Lun 8 Avr 2013 - 10:45, édité 1 fois
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Szanghai
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Dim 7 Avr 2013 - 22:10


Szanghai n'avait en effet qu'une envie, en finir rapidement et si il fallait passer sur le corps de Yenlui alors elle n’hésitera pas un instant a le faire. Autrefois elle avait peur mais autrefois est justement autrefois, elle n'a plus peur de se mesurer a d'autre dragons, même plus imposant qu'elle. Pour autant, elle eu la patience de l’écouter jusqu'au bout, passant par divers sentiment mais celui qui ponctua tout cela fut un étrange mélange. Et pour l'exprimer, elle se mit a rire, a gorge déployer ce qui pouvais surprendre au vue de la situation.

* Tu penses que je suis aveugle a cause de ma haine, tu penses que je suis soumise a ma sauvagerie, tu me dit lâche a m'en prendre a des êtres sans défenses ? C'est toi qui me dit cela ? Réveille toi un peu! Tu crois que je ne vois pas que tu vas te servir de mes œufs pour me retenir? Pour quelqu'un qui me reproche de vouloir menacer des innocents, tu obtiens la première place.
Et puis entre nous...si ce n'était pas ceux que j'ai tuer qui me les avaient volé, qui te dis que l'un d'entre eux n'aurait pas fait la même chose? Yenlui Yenlui Yenlui, regarde toi. Comment peut tu accorder autant de crédit aux hommes? Tous pourrit jusqu’à l'os, tous se croyant plus intelligent, plus puissant. Tu crois que tu représente quoi pour eux? Tu te crois libre? Tu crois que cela te concerne tout leur conflit ? Ils se battent pour obtenir un peu plus de pouvoir et laisser aux autres des miettes. Les affaires des hommes ne sont pas celle des dragons et toi, tu n'as rien a faire avec eux. Tu trouves normal d’éclore en sachant déjà que tu va être le gentil caniche de l'un d'eux? Mais reprenons. Alors comme ça je suis l'esclave de ma sauvagerie? Et toi tu trouves cela normal qu'un jour, j'ai put être végétarienne, que j'ai eu de la fourrure et que je vomisse des que je voyais de la violence? La vérité m'a rendu libre Yenlui et ceux qui trouble ma liberté doivent en payer le prix. Si tu veut continuer a vivre soumis et a obéir comme un chien alors continue, personnellement, comme je perds mon temps, je ne vais pas attaquer mais ne crois pas ma haine dissiper.*


Sur ces mots, Szanghai ramassa ses œufs, jeta un regard empli de haine au village et s'en alla sans trop attendre, de peur de changer d'avis trop vite. Mais elle n'avait pas prévu que Yenlui...




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Myad
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Lun 8 Avr 2013 - 10:43


Yenlui n'était pas certain de la réaction de la dragonne, d'autant plus dû au fait qu'il venait de la rencontrer. Elle pouvait se mettre en colère, l'ignorer subitement, lui tourner le dos en ricanant. Ce qu'elle choisit de faire fut de lui rire au nez. Il écouta attentivement ce qui suivit cette déclaration de mépris.

* Tu penses que je suis aveugle a cause de ma haine, tu penses que je suis soumise a ma sauvagerie, tu me dit lâche a m'en prendre a des êtres sans défenses ? C'est toi qui me dit cela ? Réveille toi un peu! Tu crois que je ne vois pas que tu vas te servir de mes œufs pour me retenir? Pour quelqu'un qui me reproche de vouloir menacer des innocents, tu obtiens la première place. *

Le dragon souffla par les naseaux, se redressant un peu plus. Il était gêné par cette comparaison, qui était certes justifié, il le reconnaissait. Soit, tous les moyens sont bons pour sauver des vies, mais il n'aimait pas en venir à cette extrémité. Contrairement à sa Dragonnière qui ne ressentait aucun remords lorsqu'il s'agissait d'être un monstre au service de la bonne cause. Là où elle avait eu 70 années pour s'endurcir, une souffrance permanente et des drames répétés, Yenlui savait ce qu'était de grandir au milieu de la chaleur d'une famille. Sa mère l'avait bercé, il avait joué avec ses sœurs. Le bonheur l'avait laissé suffisamment tendre pour connaître la honte.
Il était cependant persuadé que Szanghai ne le pousserait pas à cette extrémité. Elle abandonnerait, il en était certain, par amour – ainsi que l'aurait fait toute bonne mère. En vérité il n'était pas certain qu'il pourrait le faire. Tuer des dragons adultes, il l'avait déjà fait. Des bébés, ça... Il espérait n'avoir jamais à le faire...

*Et puis entre nous...si ce n'était pas ceux que j'ai tuer qui me les avaient volé, qui te dis que l'un d'entre eux n'aurait pas fait la même chose? Yenlui Yenlui Yenlui, regarde toi. Comment peut tu accorder autant de crédit aux hommes? Tous pourrit jusqu’à l'os, tous se croyant plus intelligent, plus puissant. Tu crois que tu représente quoi pour eux?*

Le dragon n'était ni vexé, ni ennuyé par ce qu'il entendait. Il était plutôt curieux. Lorsqu'il était revenu de son séjour parmi les dragons sauvages, le facétieux Yawë s'était mué en fier sanguinaire. Cette dégradation n'avait éveillé chez lui qu'une déception mêlée de tristesse. Dans le cas de Szanghai, il s'agissait d'une sauvage pur jus. Il ne l'avait ni élevée, ni éduquée, ni aimée auparavant. Il ne ressentait donc pas la même chose. Cette haine contre les humains l'étonnait plus qu'elle ne le choquait. Yawë les traitait plus comme des moutons, avec moquerie ou indifférence. Il se demandait ce qui avait pu se passer pour que Szanghai déteste si viscéralement les bipèdes.

*Tu te crois libre? Tu crois que cela te concerne tout leur conflit ? Ils se battent pour obtenir un peu plus de pouvoir et laisser aux autres des miettes. Les affaires des hommes ne sont pas celle des dragons et toi, tu n'as rien a faire avec eux. *
*Au contraire, nous leur ressemblons beaucoup, je trouve* s'exprima doucement le dragon, accompagnant sa pensée d'images et de perceptions, de reptiles se battant, s'insultant, pour un bout de territoire, pour une femelle, pour un simple regard.
*Tu trouves normal d’éclore en sachant déjà que tu va être le gentil caniche de l'un d'eux?Mais reprenons. Alors comme ça je suis l'esclave de ma sauvagerie? Et toi tu trouves cela normal qu'un jour, j'ai put être végétarienne, que j'ai eu de la fourrure et que je vomisse des que je voyais de la violence? La vérité m'a rendu libre Yenlui et ceux qui trouble ma liberté doivent en payer le prix. Si tu veut continuer a vivre soumis et a obéir comme un chien alors continue, personnellement, comme je perds mon temps, je ne vais pas attaquer mais ne crois pas ma haine dissiper.*

En entendant ceci, Yenlui ressentit un grand soulagement, et une vive joie. Il était content, tout simplement, qu'un massacre ait été évité. Il aurait pu s'en tenir là. Attendre qu'elle disparaisse, rôder un moment dans les environs afin de vérifier qu'elle n'y reviendrait pas, et s'en aller, satisfait. Mais cela ne lui suffisait pas. Le fils d'Arget en la regardant s'éloigner savait qu'il ne serait guère satisfait s'il s'en tenait là.
C'est pourquoi, à peine la dragonne eut-elle fait quelques pas, qu'il émit un ronflement déterminé, s'ébroua rapidement et galopa brusquement pour la rejoindre et la dépasser. Elle s'arrêta, naturellement, peut-être par surprise, peut-être aussi parce qu'elle craignait une attaque de traîtrise. Mais l'attitude de Yenlui ne saurait être mal interprétée. Le mâle avait les antérieurs à demi pliés, dans une attitude d'excitation, de gaieté, presque de jeu, sa queue frétillait derrière lui et ses yeux pétillaient.

*Le monde n'est pas fait que de lumière et de ténèbres, écailles-couleur-d'aurore, il est pétri d'ombres et de nuances. Comme toi. Tu es pleine de haine mais aussi d'amour. Laisse-moi te prouver que je n'ai pas tout à fait tort. Viens ! Viens avec moi à Vroengard.*

Il gronda doucement, secouant sa gueule en trottinant sur place. Il était enthousiaste, en dépit de tous les refus qu'il pouvait subir.

*Tes œufs seront toujours en danger, ici. Tu ne pourras pas veiller sur eux quand tu chasseras, quand tu dormiras, on pourra te prendre par surprise, quand tu croiseras des dragons mal intentionnés, il pourront tenter de te voler. Si tu viens avec moi, je te promets que je veillerai sur eux quand tu t'en iras, et quand ma compagne voudra se nourrir, nous te confierons nos enfants à notre tour. Peut-être que tu ne trouveras ni confiance, ni amitié, ni sécurité parmi nous. Peut-être, je ne peux te le garantir en toute sûreté. Mais tu peux essayer.*

Le dragon déplia les antérieurs, retrouvant une posture moins joueuse, plus sérieuse, tandis que ses yeux continuaient de briller. Il avait envie d'essayer... Ne perdant rien à proposer, et tant pis si elle refusait.



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Szanghai
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Lun 8 Avr 2013 - 17:38


Jusqu’à ce que Yenlui me barre la route. Juste avant, je m'était rendu compte que mon amour maternel avait dissipé ma haine comme une pluie bienfaitrice éteint un feu de foret. Mon amour maternel avait été trop fort et la pensé de ces petits dragonneaux qui écloront le moment venu avait fait fleurir dans mon esprit de bien belles fleurs de joie. Cela se voyait physiquement car mes écailles s'étaient raplaties.
Yenlui me barra donc la route et je m’apprêtait a répondre a ma surprise par un grognement quand je remarqua sa posture, son éclat espiègle dans son regard et sa queue remuante. J'eut un flash, un flash que je n'aurait jamais cru possible. Un adolescent a la candeur enfantine, jouant a cache cache dans les rues d'une cité. Sa joie de vivre, ses éclats de rire. Pourquoi l'attitude de Yenlui faisait ressurgir un passé a tel point révolu ? Avait t'il vue quelque chose en moi ? Cela posait beaucoup de questions quand a mon identité. Qui étais je finalement?
Je mis ces questions de coté pour l’écouter et je faillit raviver ma colère a l’écouter. Il ne comprenait donc pas mon avis?


* Tu n'as donc pas compris qui je suis ? Je n'ai pas confiance envers ceux de notre race qui sont lié, je n'ai pas confiance envers les deux pattes alors tu penses que je vais te suivre aux milieux d’être qui voudront, sous des arguments soit disant bon et juste me les prendre ? Crois tu que je vais aller nicher sur l'ile où notre race a été exterminé par la négligence des uns et la folie des autres ? Et tu oublis une autre chose. Tu me crois seule a veiller sur eux? Où irais mon compagnon? Il est bien plus sociable que moi mais voudra t'il vivre ailleurs alors que nous sommes bien dans la foret des...bref. *

Manquerait plus que je lui donne la position exact de notre nid. Pas envie d’être harceler. Mais cela cachait quelque chose de douloureux. Je n'avais plus vue mon compagnon depuis longtemps. Une douleur sourde commençait a me guetter, celle qui vient quand on est abandonner. Je regarda Yenlui a nouveau, il m'avait donner envie de jouer cet empaffer. Je posa mes œufs délicatement au sol et les recouvrit avec tout ce que je trouvait. Puis, telle une allumeuse, je me mis a lui tourner autour, trottinant comme un étalon qui piaffait pour plaire aux juments. Oui je faisait ma belle car j'avais besoin de plaire, j'avais besoin que ma fierté soit flatté. Et puis sans prévenir, je lui sauta dessus comme pour un combat sauf que je le mordilla au cou et aux pattes avant. Il avait une odeur très forte qui me plaisait beaucoup.




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Myad
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Mer 1 Mai 2013 - 19:00


Elle avait beau mépriser à la fois son statut, ses pensées, sa présence même, elle l'écoutait. La dragonne l'écoutait. C'était cela même qui encourageait Yenlui, le poussant à ignorer ses remontrances pour lui tendre d'autres perches, se lancer sur d'autres pistes, frôlant l'obstination sans être irrespectueux. Le jeune mâle espérait que cette personne déçue, en apparence définitivement dévoyée, reprenne espoir dans ceux qu'elle croyait ses ennemis à jamais. Il tentait sa chance, car après tout, s'il n'avait rien à perdre, il avait tant à gagner ! Une nouvelle alliée, voire même une amie, une sœur de couleur. Yenlui aimait la paix, l'amitié, l'échange, la joie immense que ressentent des membres d'un même groupe. Il n'était ni sectaire ni chauvin. S'ajoutait à cela une sympathie toute naturelle d'un père pour une mère. Alors il insisterait. Délicatement, gentiment, oubliant de se montrer désagréable. Sa patience était un océan au printemps ; infini, murmurant, rafraichissant.

* Tu n'as donc pas compris qui je suis ? Je n'ai pas confiance envers ceux de notre race qui sont lié, je n'ai pas confiance envers les deux pattes alors tu penses que je vais te suivre aux milieux d’être qui voudront, sous des arguments soit disant bon et juste me les prendre ? Crois tu que je vais aller nicher sur l'ile où notre race a été exterminé par la négligence des uns et la folie des autres ? Et tu oublis une autre chose. Tu me crois seule a veiller sur eux? Où irais mon compagnon? Il est bien plus sociable que moi mais voudra t'il vivre ailleurs alors que nous sommes bien dans la foret des...bref. *

Alors que Yenlui se redressait, curieux et soulagé à la découverte de cet autre dragon heureusement soucieux du sort de ses rejetons, Szanghai s'interrompit, mettant fin à la discussion. Le fils d'Arget l'observait, attentif. Il avait jusqu'ici escompté rebondir sur la nécessité de trouver, peut-être, un nid qui derrière ses dehors dangereux serait plus sécurisant que la pleine nature. Il allait lui proposer de rencontrer sa compagne, de lui prouver sa bonne volonté. Il était même prêt à voir ce compagnon pour essayer de le convaincre lui aussi. Son désir de communion n'était, au fond, guère compréhensible. Peu lui importait, il n'aimait pas les choses compliquées.
La dragonne, après un silence, lui retourna une oeillade inédite. Croyant deviner là le signe d'un commencement d'intérêt pour ses propos, il secoua doucement la queue, enthousiaste, tandis que ses yeux étincelaient de plus belle. Szanghai déposa ses œufs au sol avant de les envelopper d'un nuage de terre, de poussière, de branchettes en savants tapotements. Son interlocuteur était patient, il attendit sans une once d'agacement ce qu'il considérait comme une intelligente précaution. Il était loin d'imaginer ce qui allait suivre.

Szanghai abandonnant sa consciencieuse occupation, elle partit en un trot cadencé, levant haut les pattes et frétillant de la queue, soulevant des mottes de terre au rythme de ses flottantes foulées. Yenlui ne la quittait pas des yeux : d'abord interdit, puis amusé... On pardonne volontiers à ce pauvre innocent son manque d'instinct dans le décryptage des femelles, lui qui grandit au milieu d'une famille féminine et découvrit les affres de la séduction et de la sexualité comme si la foudre lui était tombée sur la tête. Il ne comprit donc pas le jeu de Szanghai, précisément parce qu'il prit cela pour... Un jeu. Il plia les antérieurs, prêt à bondir, lâchant de petits grognements d'excitation à la manière de dragonneaux s'amusant entre eux. Si sa Dragonnière avait été présente, elle aurait poussé un soupir infime. Serait-elle intervenue ? Elle aurait sûrement hésité à le faire. Nul doute toutefois qu'elle n'eut pas permis à Yenlui de se retrouver dans la situation délicate qui finit par être la sienne ; catapulté par surprise sur le dos, les quatre fers en l'air, il entreprit de se débattre en mimant un combat... Pour sentir les dents de la dragonne se poser tendrement sur la jointure de ses ailes, à la naissance de son cou, son souffle brûlant caressant ses écailles. Yenlui se figea brutalement. Incapable de réagir, il resta coi pendant que sa délicieuse agresseuse lui faisait des avances cette fois clairement reconnaissables. Cela durant une demi-douzaine de secondes. Statufié, hébété, complètement perdu. Puis il retrouva, d'un seul coup, toute la force de son libre-arbitre, et celui-ci prit la forme d'un rugissement sauvage. A la fois dans son esprit... Et dans les oreilles de la dragonne.

Réagissant sans réfléchir, il la prit à la gorge, enserrant violemment sa chair entre ses crocs avant de la repousser de toutes ses forces. Celle-ci ne s'y attendant pas, elle fut aisée à faire reculer, toutefois le dragon ne s'arrêta pas là. Son rugissement se poursuivant de manière ininterrompue, il la repoussa, la forçant à reculer de plusieurs mètres sans ouvrir les mâchoires. Il se fit griffer de toutes parts, son ventre fut labouré par les postérieurs de la femelle furieuse, mais il ne la lâcha pas immédiatement. Finalement, il la laissa s'éloigner. Lui-même cessa de rugir. Ils se toisèrent longuement. Il tremblait, d'émotion. Partagé entre la honte, la colère, la tristesse et l'incompréhension. Il avait réagi d'instinct. Du sang perlait entre ses écailles, là où Szanghai l'avait écorché. Il sentait des plaies, nombreuses, le piquer le long de son cou et sur son abdomen. Ce n'était, heureusement, pas des blessures graves. Toutefois il ne pourrait le cacher à Delva, et il y avait fort à parier que la dragonne n'accueille pas paisiblement à la fois les traces de combat et l'odeur d'une rivale sur son très cher mâle.

Pour le moment, sa compagne était le cadet de ses soucis. Il regrettait déjà de s'être emporté. Lui si calme, lui si tolérant s'était mis en rogne parce qu'il s'était senti impuissant, désarmé. Pris au dépourvu là où il était bien incapable de répondre par un peu de philosophie, pris aux tripes par des sollicitations animales appelant à un retour du même acabit... Il n'avait plus sa posture agressive, ni joueuse d'ailleurs. Le jeune mâle tendit le cou, entrouvrit la gueule. Un son entre le gémissement et le grognement s'en échappa, un son qui aurait fait pleurer les pierres ; le dragon s'approcha, hésitant, un pas après l'autre.

Son esprit effleura celui de Szanghai, lui demandant confusément pardon pour sa réaction disproportionnée, lui expliquant qu'il n'avait peut-être pas bien agi, s'excusant de lui avoir fait mal. Il toucha son nez du sien, signe de paix, demande de réconciliation. Il ignorait totalement comment elle allait réagir, elle pouvait tout aussi bien répondre à sa caresse ou lui envoyer cinq griffes en pleine figure.



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Szanghai
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Sam 4 Mai 2013 - 17:04


Cette réaction de Yenluï...si sauvage, si instinctive, après coup Szanghai l’apprécia beaucoup. Au début, elle se demandait si il n'avait pas pris cela pour un jeu de séduction, que son câlin et ses mordillement une sorte de message valant autant d'invitation a un tendre câlin. Mais quand le mâle enserra ses mâchoires contre son cou avec une telle violence, elle comprit qu'elle avait provoquer une sorte de résurgence de son coté sauvage. Alors elle se défendit contre cette agression sauvage mais il était bien plus fort qu'elle.
Finalement, sa bulle de dragon sauvage finit par sauter et il redevint...disons pas comme avant mais il n'était plus agressif. Szanghai dut prendre le temps de restaurer sa respiration avant de poser les yeux sur son congénère. Il semblait penaud, gênée de s’être emporter avec tant de violence. D'ailleurs, il s'approcha de la femelle, ayant un contact museau contre museau et son esprit rouge de confusion vint doucement la sollicité pour se faire pardonner. Avec douceur, elle éleva une patte comme si elle allait le gifler. Le coup partit...mais ne toucha pas. A la place, elle le caressa et lui lécha le museau.

* J'aime les mâles viril dans ton genre. Ce que tu as ressentit, c'est ton coté dragon sauvage, il est la au fond de toi, un peu comme la poche contenant l’énergie magique chez les humains. Et il n'a absolument pas supporter qu'une femelle te domine, il s'est alors éveiller comme s’éveille un volcan et tu n'as pas put te maitriser. *

Non Szanghai n'était pas une sado maso, elle ne cherchait pas la souffrance mais elle aimait le comportement des dragons sauvages, des dragons comme elle.

* Toi et moi, nous sommes assez différent et en même temps tellement semblable. Yenluï, tu es un dragon apparié et moi une dragonne sauvage. J'aime ton odeur, les mâles ont tous cette odeur forte, musqué, elle flatte mon odorat et émoustille ma conscience. Quand je la sent, je n'ai plus qu'une envie, c'est de taquiner, de jouer, de plaire a ce mâle, par envie d’être aimer, par envie qu'on m'admire. Tu comprends Yenluï?*




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Myad
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Mar 14 Mai 2013 - 10:53


Szanghai l'observait calmement. Elle n'avait pas l'air très émue, d'ailleurs Yenlui n'aurait su dire si elle était en colère, attristée ou indifférente. Non, elle n'était pas indifférente. Son attitude était au contraire très attentive. Qu'elle guette une nouvelle attaque ou projette de lancer la sienne, il n'en savait rien. C'était même pire que ça : il ne pouvait se targuer de savoir comment lui réagirait dans le second. Pour un si paisible dragon, se retrouver possédé par ses instincts était une surprise désagréable, voire une honte. Lui qui recherchait la sagesse vivait mal cet échec de son self-control. Il n'était secrètement pas fâché de revenir avec des plaies. A force de côtoyer sa Dragonnière, il finissait par penser un peu comme elle, convaincu que la douleur l'aiderait à graver la leçon dans sa mémoire.

La dragonne se laissa toucher, ce qui était encourageant. Le reptile recula doucement la gueule ; il était conscient du caractère lunatique des femelles – sauvages de surcroît – dont on n'était jamais certain de la permanence. Une amie d'un jour, par quelque raisonnement obscur, pouvait se muer en une ennemie acharnée sans vous laisser l'occasion de vous en rendre compte. Lorsqu'elle leva une patte aux griffes ensanglantées, il crut qu'elle allait lui retourner la monnaie de sa pièce. Il resta stoïque. Ce fut pourtant avec la légèreté d'une plume que l'antérieur mordoré passa sur la gueule de Yenlui. Il lâcha même un petit grognement de surprise quand elle alla jusqu'à le lécher. Il se sentait perdu, toujours aussi penaud mais néanmoins rassuré. Elle renoua le contact avec son esprit, écoulant dans sa boîte crânienne un flot d'émotions positives et de paisibles perceptions.

* J'aime les mâles viril dans ton genre. Ce que tu as ressentit, c'est ton coté dragon sauvage, il est la au fond de toi, un peu comme la poche contenant l’énergie magique chez les humains. Et il n'a absolument pas supporter qu'une femelle te domine, il s'est alors éveiller comme s’éveille un volcan et tu n'as pas put te maitriser. *

Yenlui recula la tête tel un serpent pris au dépourvu. Il n'avait pas peur. C'était de l'étonnement, de l'indécision que l'on lisait chez lui. Ses prunelles n'affichaient point de peur, plutôt une grande curiosité. Il ne lui était pas encore venu à l'idée que l'on puisse considérer ainsi sa part de sauvagerie. Il transmis son intérêt à Szanghai, non content d'avoir obtenu une certaine amitié de celle-ci, il allait en plus apprendre des choses sur eux, sur lui-même. Le dragon avait essentiellement côtoyé des congénères « domestiqués » comme lui. La seule dragonne aux origines sauvages qu'il connaissait avait perdu grande partie de ses attributs primaires, par l'âge croissant mais surtout par sa rencontre avec la Dragonnière qui lui était destinée. Il y avait bien sûr le Yawë transformé qu'il avait récupéré après son séjour auprès des fidèles de Nuit, toutefois... Il préférait ne pas y penser. Ces souvenirs étaient encore trop douloureux.

* Toi et moi, nous sommes assez différent et en même temps tellement semblable. Yenluï, tu es un dragon apparié et moi une dragonne sauvage. J'aime ton odeur, les mâles ont tous cette odeur forte, musqué, elle flatte mon odorat et émoustille ma conscience. Quand je la sent, je n'ai plus qu'une envie, c'est de taquiner, de jouer, de plaire a ce mâle, par envie d’être aimer, par envie qu'on m'admire. Tu comprends Yenluï?*

Le reptile légendaire, ancien garde-fou de Dras Leona et monture célèbre de la Dame sanglante, était aussi attentif qu'un dragonneau pointant le nez en-dehors de l'oeuf. C'était une de ses plus grandes qualités : sa capacité à se remettre en question, à apprendre des autres sans sentir écornée sa fierté de mâle ou d'adulte. Yenlui enregistrait très soigneusement ces précieuses informations. Ce n'est pas tous les jours qu'un dragon sauvage se laisse aller à des confessions instructives.

*Je comprends mieux. Je te comprends mieux, Szanghai.*

Toute agressivité oubliée, il savait que lui serait permis un examen plus approfondi de la dragonne. Il entreprit donc de la humer attentivement, à la racine de la mâchoire, au-dessus des yeux, aux épaules. Il s'agissait de se faire une carte d'identité olfactive de la dragonne pour ne plus l'oublier. De plus, cette façon de faire connaissance avait l'avantage, sur les manières humaines, d'être à la fois plus simple et plus instructive. On était fixé sur l'âge, le sexe, l'état de santé, le mode de vie – groupe, couple, solitaire – et le lieu de vie – montagnes, forêts – de l'animal. Yenlui par exemple portait l'odeur de Delva, sa compagne, partout sur lui, mais bien entendu celle de sa Dragonnière, qui laissait souvent les dragons indécis. Sa fragrance piquante, sensuelle et complexe était difficile à catégoriser. On se doutait qu'il s'agissait d'une sorte d'elfe, c'était généralement une information suffisante aux yeux de ses congénères.

*Tu sais* commença-t-il une fois son examen terminé, *je n'ai pas vraiment connu de dragon sauvage au cours de ma vie. Une de mes amies l'a été, dans son enfance. Et un dragonneau que j'ai presque élevé a vécu plusieurs mois parmi la famille de sa mère, sauvage. Lorsque je l'ai récupéré, il... N'était plus comme avant.*

Yenlui partagea, d'abord timidement, ses souvenirs. Le bébé vert émeraude à qui il avait tout appris, à communiquer, à chasser, à se connaître lui-même. Ce bébé devenu adolescent, ils étaient partis à la guerre avec leurs Dragonniers, l'un et l'autre se vouant un profond amour filial. Et puis Yawë avait disparu. On l'avait cru mort. Yenlui l'avait longuement cherché, appelé, regretté... Pour finalement le retrouver.
Mais dans quelles circonstances !
Une forêt. Humide. Pesante. Yenlui avance en écrasant les souches mortes, écartant les lianes gluantes, Myad est avec elle – son esprit est calme mais en alerte. Cette forêt empeste la magie à la manière d'un ciel saturé d'électricité avant l'orage. Ils suivent Oryon. Oryon qui suit une piste. Yawë serait-il en vie ? Le dragon doré a du mal à contenir sa joie... Et son angoisse. Son presque fils encore vivant après tout ce temps ? Comment, dans quel état va-t-il le retrouver ? Finalement, ils débouchent sur une clairière. Un dragon est là, qui s'abreuve. Il est vert, sombre, ce n'est pas Yawë. Yenlui est brièvement déçu, mais il se reprend aussitôt ; le dragon rugit à leur intention, menaçant. Il va sûrement les attaquer. Il est blessé ; Yenlui s'interpose pour protéger sa Dragonnière, et rugit à son tour. L'autre a beau être faible, c'est un danger. Ils se battent... Yenlui se déchaîne. Il lui arrache la tête. Le dragon tâche de se calmer. Il n'aime pas se battre, encore moins quand c'est lui qui déclenche les hostilités. Mais il déteste encore plus que sa compagne de cœur est en danger. Elle est comme son bébé. L'autre n'aurait pas hésité à la tuer s'il en avait eu l'occasion. Tout à coup on entend un cri.
Un autre dragon. Plus jeune. Il possède de belles écailles émeraude. Il est jeune et robuste... Sa voix est familière. C'est Yawë. Il a rejoint les dragons sauvages, enlevé par sa mère, puis consentant, heureux aux côtés de son frère... Son frère que Yenlui vient de tuer. Yenlui et Yawë s'accrochèrent violemment. Il fallut des semaines à l'un et à l'autre pour cesser de se vouer mépris et haine. Yenlui finit par tenter une réconciliation... Mais plus rien ne serait plus jamais comme avant.

Le dragon ferma la vanne à souvenirs. Il se sentait vaguement révolté, contrarié, triste aussi.

*Yawë est devenu une brute épaisse, qui ne pense qu'à tuer et à la suprématie des dragons sur les autres espèces. Il est cruel. Je ne le connaissais pas comme ça. Je respecte mes congénères sauvages, Szanghai, mais j'ai du mal à les comprendre. Et la plupart des sauvages ne nous respectent pas du tout. Quand je te parle de paix, de partage, c'est parce que je ne veux plus revivre ça. Tu me comprends, Szanghai ?*



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Szanghai
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Dim 19 Mai 2013 - 15:54


Szanghai resta silencieuse a écouter Yenlui. Si elle pouvait le dénigrer parce qu'il était dragon de dragonniere, elle lui devait néanmoins du respect car il était son ainé. Et qu'en général, tout ce qui sort d'un ainé est souvent sagesse et bon enseignement. Elle fut donc surprise de l'entendre dire qu'il la comprenait mieux, Szanghai se demanda ce qu'elle avait bien put lui apprendre. Tout ce qu'elle avait fait ou raconter était pour elle d'une évidence simple.
Concernant Yawe, ce chapitre m’intéressa plus que tout. D’après ce que je me souvenait, mon instinct de mère s’était éveiller a son contact, je crois avoir eut le désir de le materner comme mon petit mais depuis, nos chemins se sont séparer.

* ... et puis un jour, comme tu le sais, Nuit apparue dans nos vies...les dragons sauvages et les dragons de dragonnier ayant un lien trop faibles comme le miens furent happés par son pouvoir. Pour moi, ce fut une véritable libération. Finit les moqueries quand a ma fourrure, finit les heures passé en pure pertes a me nourrir, finit de me cacher pour échapper a la violence qui me rendait malade. Je n'était plus une proie, je devins une dragonne, une vrai. Aussi brutal que soit cette métamorphose, j'ai enfin ouvert les yeux, tout m’était clair, limpides. Et tandis que je me faisait a ma nouvelle identité, il était la aussi. Yawë, je ne pouvais être plus heureuse, je l’étreignit contre moi en ronronnant. Et il se posaient des questions, il se demandait si il parviendrait a vivre sans les hommes. Je lui ai répondu que oui, que les hommes sont vils, une race mauvaise et dont il faut les remettre a leur place. *

Et mon avis a ce sujet n'avait pas bouger d'une griffe. Les deux pattes en général, soit ils me laissaient tranquille, soit je les mettaient en pièce sans aucun remord ni pitié. Ce qui s'était passé plus tôt dans la journée le montrait. Je lécha tendrement les œufs, mes œufs puis reprit

* Bref, si tu dois en vouloir a quelqu'un pour Yawë alors tu as la responsable en face de toi. Si il est devenu aussi agressif, aussi brutal, c'est en partie grâce a moi.
Tu parles que les dragons sauvages ne vous respectent pas. Ne penses tu pas que l'histoire nous a montrer combien nous regrettions maintenant notre lien avec les deux pattes? La nature des hommes, des elfes n'a pas vraiment changer, ils sont toujours aussi mauvais, aussi égoïste. Si je devais me hasarder a une hypothèse, je dirais que si les dragons sauvages trouvaient un moyen de rompre le pacte alors ils l'utiliserai sur chaque dragon domestique pour les libéré, quoi qu'ils disent sur un prétendu bien être avec leur dragonnier. Le pacte que nous avons conclu avec les elfes par la passé est une sorte de lavage de cerveau, de notre esprit et de notre corps pour donner des spécimens plus docile. C'est ce que je pense en tout cas. *


La dragonne dorée repris son souffle tout en s'allongea sur les œufs, les couvant comme le ferait n'importe quel oiseau et conclut.

* Quand a ton invitation, il faudrait que j'en débatte avec mon compagnon. Je pourrais peut être t'aider a retrouver ce que tu es et toi, tu pourrais peut être m'aider a contrôler ma...sauvagerie destructrice. Mais je te préviens de suite, je tuerai le premier qui toucheras a mes œufs, surtout un deux pattes mais cela te concerne aussi. *




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Kogan
Message Sujet: Re: Mère courage, un mode d'emploi? ( Pv Myad ) | Mer 22 Mai 2013 - 18:31


Les temps changeant et parfois sa va plus vite qu’on ne le pense. Il y a encore quelques temps Kogan essayait de se faire a l’idée qu’il allait fonder une famille avec Szanghai. Aujourd’hui il avait encore le temps de si faire sauf que les œufs étaient présent. Deux magnifiques œufs dorés même s’il regrettait par-dessus tout de ne pas avoir assisté à la ponte de sa compagne. Cependant il avait fait en sorte de se rattrapé pour se faire pardonné. Mais voila quelques jours qu’il n’avait pas vue la belle dragonne dorée avec leurs œufs.

Même en couple il arrive souvent que les dragons ne se soient pas toujours ensemble surtout chez les sauvages. C’était presque normal à condition que ces absences ne durent pas éternellement cela va de soit. Cependant n’ayant pas vue sa famille depuis un petit bout de temps, le dragon doré avait décidé de la retrouvait. Connaissant l’énergie de Szang il ne lui avait pas fallu trop de temps pour la retrouvait. A présent il se trouvait a quelques minutes de vol a peine cependant il avait senti la présence d’un autre dragon qu’il ne connaissait pas. Rien d‘étonnant remarque car après tout Kogan n’allait certainement pas empêcher sa compagne de faire des rencontres. Pour se faire ressentir donc le dragon mâle interpela l’esprit de la femelle avec douceur en lui disant qu’il arrivait vers eux. Donc quelques minutes après seulement il arrivait en présence de sa dragonne et d’un autre dragon. Ainsi Kogan avait la preuve qu’il n’avait jamais vue le dragon mâle. Par contre il y avait une odeur de sang… Le dragon sauvage alla de suite câliner Szanghai pour la salué et après cela il saluait également l’autre dragon en souriant.



[C'est court comme début désolé j'essayerai de faire mieux promis ]
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