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C'est en voyageant qu'on se trouve ...

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Mira et Mael
Message Sujet: C'est en voyageant qu'on se trouve ... | Mar 25 Juin 2013 - 22:29


Il était seul. Depuis trois ans déjà. Mira et Mael avaient décidé d'aller vivre chacun leur vie. L'aigle du demi elfe leur permettait de communiquer de temps en temps. Këdira ne retrouvait pas toujours Mira, et revenait quelque fois avec le message de son maître accrochée à sa patte.
Mais il n'était pas malheureux. Elle avait toujours voulue vivre des avtenures incroyable, rencontrer des gens plus ou moins douteux .. Lui voulait simplement voyager, et apprendre. Apprendre auprès de personne qu'il rencontrait. A se battre ou à se cultiver. Son nouvel apprentissage dépendait de qui il rencontrait.
Mais aujourd'hui, l'heure était au voyage. Il avait quitté Dras Leona deux semaines avant, et depuis, il marchait vers le sud. Il voulait aller à Feinster où il avait entendu parler d'un homme qui en savait long sur l'histoire de son pays. De l'époque de Galbatorix, à aujourd'hui. Combien de changements l'Alagaesia avait-elle pu connaitre depuis que le dragonnier avait pris le pouvoir après avoir tué tous les autres dragonniers ? Mael connaissait bien sur toute l'histoire, mais il était enchanté à chaque fois qu'il rencontrait quelqu'un qui savait les raconter comme personne ! Et celui ci d'après les rumeurs excellait en la matière ! 
Quoi qu'il en soit, Mael suivait aujourd'hui la rivière qui quittait le Lac Leona pour aller vers le sud. Chassant quelques fois des poissons, ou chassant la plupart du temps quelques lièvres, le demi elfe trouvait sans problème à manger. Ayant grandi dans la forêt, la chasse n'avait plus de mystère pour lui !
Ce fut pendant une de ces parties qu'il vit ce lynx au loin. Magnifique, ces animeaux étaient rares à trouver ! Mael avait donc décider de mettre une pause à sa chasse pour suivre le felin. Plus silencieux que jamais, il examinait tous les mouvements et réactions du lynx pour pouvoir les noter un peu plus tard sur son calepin. Il se savait chanceux de pouvoir en contempler un aussi longtemps, c'est pourquoi il se devait de ne rien oublier.
Il le vit grimper une colline et entrer dans une zone rocheuse. Quand le lynx entra dans une grotte, Mael ne put s’empêcher de jurer. L'animal en sortirait-il ? Il devrait sans doute patienter quelques heures avant de le voir ressortir de là ...
Toutefois, alors que Mael s'était à peine assis plus confortablement en vu de patienter un bon moment, il capta déjà des mouvement dans ce qui semblait être une grotte. Quelque chose tomba, et le lynx s'enfuit en courant.
Surpris, le chasseur n'eut pas de réflexe assez rapide pour retrouver le lynx qui s'était enfui beaucoup trop vite. Il poussa un soupir de déception, et decida de laisser tomber ses observations et de reprendre sa chasse là où il l'avait laissée. Il alla ramasser ses affaires qu'il avait laissée par terre quand il avait essayer de rattraper l'animal, puis reprit sa route.
Tout au long de ses premiers pas, il repensa à ce qu'il avait vu, et il tria déjà ce qu'il trouvait intéressant à noter et ce qui ne l'était pas. Puis il repensa à ce qui avait fait fuir le félin ! Cette chose qui était tombée de la grotte et roulé jusqu'en bas de la zone rocheuse ! Contrarié d'evoir perdu l'animal de vu, Mael décida de ne pas laisser tomber son enquète. Peut être ces objet lui approterait quelque chose ! Même s'il savait très exactement qu'il ne trouverait là qu'un simple gros cailloux sans importance, il fit tout de même demi tour et repartit en direction de la grotte.
Il eut du mal à retrouver l'endroit ou la pierre était tombée, mais quand il la retrouva, il sut que c'était l'objet qu'il cherchait.
Ca n'était pas une pierre non, mais de là à nommer ce qu'il avait devant lui, Mael en fut incapable. Une pierre précieuse ? Même dans la boue, on voyait la blancheur éclatante de l'objet ! Mais ça n'était surement pas ça. Perdu au milieu de la forêt seul, une pierre ne pouvait être un diamant !
De plus en plus curieux, Meal sorti une serviette de son sac, et prit l'objet dans les mains. Il nettoya la boue qui s'était installée dessus, puis la reposa par terre. 
Il contempla le rocher un bon moment sans oser faire quoi que ce soit. Il regardait autour de lui pour voir si quelqu'un approchait mais rien. Personne. Il n'entendait que les oiseaux chanter.
Prenant enfin son inspiration, il finit par décider de la prendre dans ses mains. L'objet avait l'air lisse, mais était-ce une illusion ? Mael allait vite le savoir ...
Il approcha sa main pour le prendre, et fut surpris de la légèreté de l'objet. Il s'attendait à ce qu'il soit aussi lourd qu'un rocher de cette taille, mais il ne pesa pas plus qu'un kilo. Quand il l'eut enfin posée sur ses genoux, la pierre commença à bouger. Et Mael à paniquer. Qu'avait-il bien trouvé ??
Rapidement, il remis l'objet par terre sans douceur et attendit.
Puis il comprit ce qui était en train de se passer. Il avait lu et entendu ce qui était en train de se passer une bonne centaine de fois, sans jamais imaginer les émotions qui pouvaient aller avec l'événement.
Ca n'était pas une pierre non qu'il avait devant lui ! C'était un oeuf ! L'oeuf d'un dragon qui promettait d'être plus blanc que la neige ! Le plus beau dragon que Mael n'aurait jamais vu ! Il en était certain car enfin il comprenait ! Il se sentait bête d'avoir paniqué devant le miracle qui s'offrait à lui.
Un dragon était en train d'éclore pour lui. Lui, un simple demi elfe qui ne maitrisait même pas la magie ! A part se protéger d'une attaque magique, Mael n'avait jamais appris autre chose, et aujourd'hui, il deviendrait dragonnier !! Que dirait Mira quand il le lui apprendrait ? Elle ne le croirait pas !
S’accroupissant devant l'oeuf qui était en train de se briser en mille morceaux pour laisser place à un magnifique dragon blanc, il prononça enfin ses premiers mots depuis ses deux semaines de voyage. Les premiers mots pour son nouveau compagnon de voyage ...

- Eh bien mon beau, tu y arrives ?
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Shesha
Message Sujet: Re: C'est en voyageant qu'on se trouve ... | Mar 25 Juin 2013 - 23:10



    Il y eut un contact.
    Un contact étrange, dégageant une chaleur diffuse, qui pénétra la coquille, pour venir stimuler chaque centimètre carrée de ma peau. Un contact qui me fit ouvrir les yeux, et considérer avec attention la réalité qui existait de l'autre côté de la coquille. Il y avait quelque chose de différent à la boue, à l'orage, et à la nature. Il y avait une présence : et cette présence se manifestait. La coquille fut soulevée, arrachée à la boue, et posée contre cette même source de chaleur. Je clignais des yeux, cherchant à deviner, à travers la membrane et le liquide amniotique et la coquille ce que pouvait être cette chaleur. Il y avait ce sentiment qui naissait dans mon esprit, et qui agissait comme de l'encre se mêlant à mes veines, me faisant brusquement prendre conscience de la totalité de mon corps. De mon corps enfermé dans cette coquille devenue finalement trop étroite. Il y avait ce quelque chose, dehors. Cette chaleur qui m'intriguait. Et puis, une soudaine conscience que la chose en question était vivante. Inconnue, mais vivante. Ça n'était pas un animal. Ça n'était pas une proie ou un prédateur. C'était différent. Chaud, et intelligent. Mon épaule heurta la coquille.
    Aussitôt, l'oeuf sembla tomber. Est-ce que le quelque chose venait de me jeter à terre ? J'aurais aimer ricaner sur lui. Sur lui. Sur tout l'être qu'il pouvait être. Mais bien plus. Il y avait cette attirance qui, pour la première fois, me fit devenir impatiente. Impatiente, parce que soudainement, je me rendais compte que je ne voulais pas que cette chaleur s'éloigne. Parce que je tenais à ce contact, et que je ne voulais pas le voir s'écarter. Je ne voulais pas perdre ce sentiment.
    Mon corps agit de lui-même. Dans des soubresauts destinés à briser l'intérieur de la membrane, je gesticulais, forçant mon propre corps à abandonner cette position foetale conservée pendant trop longtemps. Il ne fallait pas, il ne fallait plus que je sois immobile. J'ouvrais une gueule que je savais minuscule, je secouais mon corps pour briser de l'intérieur cette prison qui pendant tant de temps avait sut être sécure. Mais là, absolument, il fallait que je sorte. Que je sorte, que je perce la coquille, pour rejoindre la chaleur. Car j'avais compris, et cette compréhension était magnifique. Magnifique, puisque logique, intelligente, et absolue. Il y avait, à l'extérieur, quelque chose pour moi. Quelqu'un.
    Le quelqu'un prit l'oeuf dans ses bras. La chaleur étincelait, rougeaoyaient dans mon esprit : comme un objectif à atteindre. L'immobilité de l'oeuf posé sur le sol, maintenant. Je défonçais l'élasticité de cette membrane. Mon museau heurta alors la coquille. La solidité rencontrée me parut familière, connut depuis toujours, comme un obstacle mille fois affronté. Je frappais. Je frappais, usant de chaque partie de mon corps, apprenant ainsi à maitriser ce physique dont j'avais eu le lègue, et les lézardes sur la coquille devinrent obsédant. Il était dehors. Là, juste en face de moi. Et moi, je devais le voir. Je devais absolument le voir. De la gueule, je frappais encore la coquille. Et alors, l'oxygène pénétra mes nasaux, plongea dans ma gorge, dans mes poumons, enfla ma poitrine. La lumière du soleil explosa dans mes yeux, et les odeurs devinrent des alarmes stridentes. Aveuglée, étouffée, je tombais, perdant soudain l'apesanteur du liquide amniotique qui m'avait porté. Je tombais, roulant sur moi-même, sur ces morceaux de coquilles qui s'éparpillèrent autour de moi, m'emmêlant dans mes propres membres. J'ouvrais la gueule, impressionnée par la saveur de l'air, et dans une inspiration sifflante, maitrisait la respiration. Les yeux papillonant, je cherchais. Je cherchais, de la tête, des yeux, du nez cette source de chaleur. L'être qui avait touché. Mes prunelles à la perception encore floue heurtèrent son existence.
    Il fut d'abord une grande tâche floue.
    Puis, ses traits se précisèrent. J'observais ce visage si différent de la tête d'un dragon. Ce corps bipède, ces mains pleines de chaleur. Et cette bouche, ces lèvres, qui s'ouvrirent, pour laisser échapper des mots, une idée, que je captais, comme un papillon venu me frapper de plein fouet. Heh. Idée. Concept. Je voulais faire partager. Un croassement s'échappa de ma gorge, lorsque je tentais. Une première fois. Je voulais savoir ce qu'il était. Je
    voulais comprendre. Mais avec l'impression d'être déjà au courant. Je titubais, retombais sur ces morceaux humides, en prenant conscience que la membrane s'était collée sur mon corps. Je cherchais à m'ébrouer, en piaillant. Piailler faisait mal à la gorge. Je continuais pourtant, cherchant désespérément à communiquer ce besoin de lui. Mon cœur était douloureux, aussi. Je savais qui il était. Je voulais juste qu'il me dise qu'il le sache lui aussi.
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Mira et Mael
Message Sujet: Re: C'est en voyageant qu'on se trouve ... | Mer 26 Juin 2013 - 21:29


Le dragon était là, juste devant lui. Au debut, il perdit l'équilibre. Mael tendit ses mains pour le retenir, mais il se redressa tout seul. Il secouait la tête et clignait des yeux sans arrêt. Comme s'il n'arrivait pas à voir qui se tenait devant lui. Comprenait-il ce qui lui arrivait ? Le demi elfe se doutait bien que oui, mais rien n'était sur ...
Puis il recommenca à perdre l'équilibre, mais cette fois ci, il couina. Mael craqua totalement devant les petits cris du petit reptile. Il était tellement beau, tellement attachant ! Le chasseur n'avait qu'une seule envie, le prendre dans ses bras !
Il vit le bébé dragon essayer d'avancer vers lui tout en essayant de crier. On aurait dit qu'il voulait lui parler ! Il comprenait ce qui lui arrivait, et attendait maintenant que Mael fasse à son tour un signe vers lui. Il ne sut pas comment, mais il savait que c'était ainsi. Le dragon avait éclos pour lui, et aujourd'hui, Mael devait en être digne.
Rien ne l'avait jamais destiné à devenir dragonnier un jour mais voila, cela venait de lui tomber dessus. Et rien ni personne ne l’empêcherait aujourd'hui de se lier à ce tout petit être. Il savait ce qu'il devait faire. Il avait lu ellement de fois le premier contact du dragon et de son dragonnier. La sentation de picotement, de brulure, puis le Gedwey Ignasia sur la paume de sa main.
Une toute dernière fois, le futur dragonnier jeta un coup d'oeil à sa main droite, intacte avant de tendre enfin sa main vers le dragon. Son dragon. Paume ouverte, il l'avança vers la toute petite gueule du nouveau né. Instinctivement, ce dernier avança sa tête. Puis le contact se fit. Par reflexe, Mael recula vite sa main, sentant cette sensation de brulure qu'il avait toujours imaginé sans penser qu'un jour il la ressentirait. Le dragon lui, ne bougea pas.
Mael prit son poignet avec sa main libre et regarda la marque des dragonniers se dessinser sur sa main. La sensation n'était pas très agréable, mais elle était magique. Magnifique. Unique. D'abord brillante, Mael ne reussit pas à la quitter des yeux, puis petit à petit, la sensation s'estompa, jusqu'à disparaitre, comme si elle n'avait jamais existé. La trace perdit également de sa brillance et ne devint plus qu'une cicatrice de brulure pour qui ne connaissait rien aux dragonniers.
Ce fut à ce moment là seulement qu'il sentit cette chose. Ca n'avait rien de physique, mais un contact venait bien de se faire une nouvelle fois entre le dragon et Mael.
Ou plutôt, la dragonne. Shesha.
Elle ne lui avait rien dit, il ne lui avait rien demandé, mais il le savait. Cette toute petite boule d'écaille s'appelait Shesha, et même si elle venait déclore, cela faisait bien des années qu'elle attendait qu'il la trouve pour sortir à l'air libre.
Plus attendri que jamais par la dragonne, il la prit enfin dans ses bras, tout heureux. Ce lien entre eux était unique. Sans se parler, Mael savait que la dragonne comprenait ce qu'il pensait. Ils ne se parlaient pas encore - pouvait-elle seulement parler ? - mais ils se comprenaient. Comme si les deux étaient nés l'un pour l'autre. Comme s'ils étaient enfin eux même, entiers.
Deux êtres, une âme. Des âmes-sœurs.
C'était tellement unique, tellement beau. Mael sentit les larmes lui monter aux yeux.

- Shesha ? Tu sais que tu es la dragonne la plus belle du monde ?

Pouvait-elle seulement comprendre les mots qu'il utilisait ? Qu'importe, ses sentiments étaient tellement fort à ce moment là qu'il savait qu'elle ressentait absolument tout. L'amour qu'il éprouvait déjà pour lui, la vie qu'il s'imaginait déjà avec elle à ses côtés ...
Ils n'étaient plus qu'un.
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