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Quand on revient de loin, de très loin

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Pierrot

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Pierrot
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Message Sujet: Quand on revient de loin, de très loin | Mar 22 Avr 2014 - 21:28


Le matin frais se levait. Un bruit vint troubler la paisible campagne. Deux cavaliers chevauchaient. Ils remontaient le chemin, très vite. La course effrénée des bêtes lancée au galop soulevait la poussière du chemin. Les cavaliers étaient couverts de grands et vieux manteaux de voyages à capuche, de sorte qu’on ne les distinguait point. Les montures ralentirent puis stoppèrent à un carrefour sans panneau. L’un d’eux semblait hésitant.

- Où allons-nous, messire ?
- Quelle route tu sembles la bonne, Jenna ?
- Eh bien, nous avons débarqué au sud du continent par cette terre que vous appelez Surda, nous avons chevauché des jours durant vers le nord-est, j’ai le cul en compote, j’ai faim, j’ai soif, je suis fatiguée et j’en ai marre ! Je ne sais fichtrement pas où aller, et ça m’est bien égal ! Vous m’aviez parlé d’aventure, de frisson, et cela fait plusieurs jours de nous avalons de la poussière, que nous suons comme des porcs et que nous avons croisé que ruines et désolation !
- Jenna, surveille ton langage ! Ce n’est pas ainsi que se conduit une dame ! Et cessez donc de faire l’enfant. Règle n°5 ?
- Ne jamais parler pour ne rien dire ou si ce n’est pas nécessaire, messire.
- Bien. Remonte en selle, nous allons vers l’est. Je te promets qu’on s’arrêtera boire et manger dès qu’on croisera une auberge dont la porte tient encore debout !

Les voyageurs se remirent en selle et repartirent au galop. Ils arriveraient bientôt aux abords d’Uru Baen.

Le pays avait beaucoup changé depuis la dernière fois que Pierrot y avait posé les pieds. Il avait passé plusieurs années à voyager sur différents continents, à explorer diverses cultures, divers formes de magies de dérivés. Il avait eu vent de l’arrivée en Alagaésia des Premiers Hommes, de la guerre, de la dévastation, du dérèglement magique. Beaucoup de temps se passa avant qu’il put revenir. Il n’imaginait pas que ces terres puissent être autant anéanties par le conflit. Tout sentait la mort, la bataille. Des manifestations magiques aléatoires, ou néfastes, ou les deux, étaient fréquentes. Plus rien n’était comme avant.

Au loin se dessinait la silhouette de ce qui fut autrefois la capitale du continent. Une cité riche et prospère. À encore une journée de cheval, on devinait qu’il n’en restait que peu de choses. Plusieurs foyers de fumées s’élevaient dans le ciel. Le soleil levant perçait à travers les murailles. Pierrot ne savait pas ce qu’il allait trouver, ni si il retrouverait sa maison. Il espérait simplement que sa cave avait résisté aux assauts.


- Tu vois Jenna, c’est Uru Baen ! C’est ici que nous allons !
- Ça n’a rien de très accueillant !
- Une fois sur place, je te montrerais des gravures de ce qu’elle fut. En attendant, tu vas porter cela !
Pierrot tendit à sa compagne de voyage une pierre verte, assez petite pour tenir dans une main, à laquelle était fixée une chaîne.
- Qu’est-ce donc ?
- Une amulette. Elle doit te protéger de la plupart des formes de magie. Je l’ai moi-même élaborée, à l’époque où la magie faisait encore partie de moi.
- Et ça marche vraiment ?
- Espérons-le …

En effet, Pierrot avait renoncé à la magie. Il était parti du principe que pour étudier les formes de magie, il fallait être neutre, ne pas en dominer une. Il avait enfoui sa magie et ses pouvoirs tout au fond de lui, sorte de coma magique. Sont croisement mi elfe mi nain, qui lui donnait déjà l’apparence d’un homme, combiné à cela, il passait pour un humain des plus vulgaire. N’en restait pas moi sa maitrise des arts du combat.

Ils approchaient enfin des ruines d’Uru Baen. Les champs qui avoisinaient la ville sentaient le cadavre enterré à la hâte, pas assez profondément. Les émanations de gaz de décomposition créaient, ça et là, des feux verdâtres. Ils allaient entrer dans la ville.


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Pierrot

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Pierrot
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mer 23 Avr 2014 - 1:08


Ils étaient aux abords de la ville. D’où ils étaient, ils voyaient la porte principale. Ce qui fut un énorme pont levis n’était à présent qu’un amas de bois et de pierres s’amoncelant dans les douves. La porte était gardée par des hommes très grands, très forts et très poilus. Ces fameux Premiers Hommes. Ils ne seraient pas difficiles à contourner. Les douves étaient vides, et le mur d’enceinte plein de brèches. Pierrot comptait bien rejoindre son ancienne maison, et surtout sa cave. Il vint se fixer en face de la brèche la plus proche de la rue où il habita.

- Ma petite Jenna, il va falloir descendre dans la boue des douves et remonter dans la brèche !
- Heureusement que je n’ai pas mis ma robe neuve et mes bottillons !
- Récupère tes affaires, nous allons libérer les chevaux !

Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Les deux voyageurs chargèrent les ballots sur leurs dos,  renvoyèrent les chevaux et plongèrent au fond des douves. C’était effectivement boueux. Très boueux. Ils en avaient jusqu’aux genoux. Il s’avéra plus compliqué de remonter qu’il ne l’eu été d’y descendre. S’agrippant aux branches, touffes d’herbes et autres déchets plantés dans la terre, ils parvinrent à remonter. Ils se faufilèrent dans la brèche et se retrouvèrent enfin dans Uru Baen. Après un si long voyage, la mission touchait à sa fin. Ils étaient à deux rues de l’ancienne maison de Pierrot. Ils empruntèrent une ruelle, puis une autre. Enfin, la maison, du moins ce qu’il en restait, était en vue. Le vieil homme eut un pincement de cœur. L’endroit où il avait habité pendant si longtemps était une ruine. Une crevasse s’était formée, emportant la moitié de la maison. Il s’approcha discrètement. L’entrée de la cave était là. La pièce ne semblait pas avoir été affectée par l’ouverture du sol. On distinguait parla crevasse le mur du fond et une partie du plafond, toujours intacts. Les puissants sortilèges qui protégeaient l’endroit avaient bien fonctionné. Plus étrange, et tant mieux, l’endroit ne semblait pas avoir attiré les chasseurs de mages, malgré la magie qu’il dégageait.

- Jenna, approche ! Donne-moi la main !
- Vous avez peur que je me perde ?
- J’ai peur que tu meurs si tu essayes d’entrer sans moi !
- Vous n’exagérez pas un peu ?
- Cette pièce est protégée par de puissants et complexes sortilèges. Je te passe les détails, arrête de discuter, donne-moi ta main et mettons-nous à l’abri !

La jeune femme lui tendit sa main. Il tourna la poignée, la porte s’ouvrit et ils descendirent l’escalier qui menait à la cave. La pièce était telle qu’il l’avait laissé. Les étagères pleines de bibelots magiques, de livres. Des malles remplies de choses et de trucs divers. Des notes, des recherches, des trésors de guerre.

- Surtout ne touche à rien !
- Bien messire.
- Il va falloir emmener tout ça.
- Je ne vous avais jamais entendu faire une blague !
- Je suis très sérieux !

Il le fallait, effectivement. Rien de ce qui était entreposé ici ne devait tomber entre les mains de quiconque, d’un côté comme de l’autre. Les trésors contenus ici pouvaient être bien trop dangereux, surtout en ces temps d’instabilité magique. Pierrot baissa sa capuche. Jenna en fit autant, laissant découvrir une magnifique chevelure dorée, du surmontait un très beau visage aux traits fins. C’était une femme magnifique aux yeux bleus perçants.

Jenna:
 

Mais jeune et curieuse. Elle ne put s’empêcher de se plier à la consigne la plus élémentaire. Elle attrapa un collier et se retrouva pétrifiée. Pierrot se mit à rire.

- Je t’avais pourtant prévenu ! Ne rien toucher, c’est pas compliqué ! Tiens, tu peux t’assoir sur ce fauteuil, il est inoffensif !

Pierrot retira le collier des mains de la jeune femme avec une épée d’entrainement en bois et le reposa à sa place. Jenna repris possession de son corps et alla s’assoir. Le vieil homme fouilla alors dans ces poches et en sortit une petite pierre noir. Elle était tiède et donc fonctionnelle. Il espérait qu’il y aurait quelqu’un près de sa jumelle, quelqu’un qui était cher pour lui. Il sera très fort la pierre dans sa main et lui lança un signal de pensée.

* Ellenwen ? Elly ! Tu m’entends ? Tu es quelque part par-là ? J’espère que tu as toujours cette pierre. Je suis revenu. N’essaye surtout pas de me localier, tu n’y parviendrais pas. Je suis dans un endroit sûr … enfin pour l’instant ! Et toi, tu n’es pas en danger ? Oh, j’espère que tu m’entendras !*


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Ellenwen

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Ellenwen
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mer 23 Avr 2014 - 22:13


Après des mois de cavale, de fuite éperdue, ils s'étaient enfin retrouvés. Ellenwen n'avait pas compté depuis combien de mois elle n'avait pas vu son compagnon. Un mois, deux mois ? Le temps n'avait plus de sens de toute manière, pas après tout ce qu'ils avaient subi. Pas lorsque des minutes pouvaient vous paraître des journées entières, à voir vos amis tomber au combat, à craindre pour celui qui combattait à vos côtés. Pas lorsque des heures pouvaient vous paraitre une fraction de seconde, à profiter d'un maigre repos qui cessait subitement, sans prévenir et vous laissait plus fatigué encore. Elle savait juste qu'elle ne l'avait pas vu depuis trop longtemps, qu'elle ressentait son absence comme celle de la drogue qu'elle n'avait dû cesser de boire. Mais il avait fallu qu'ils s'occupent de tant choses. Leur guilde. Le combat. La fuite encore et encore, jusqu'à ne plus savoir faire que cela, contrôler son esprit, contrôler chaque geste, chaque regard, chaque instant. Changer de forme jusqu'à y perdre son identité, perdre ce qu'elle était. Elle avait dû organiser sa guilde, lui redonner vie. Elle avait retrouvé ses compagnons. Puis Dras et l'infiltration.

Mais le temps de la séparation était révolu. Pour combien de temps encore, elle n'aurait su le dire. Ils s'étaient retrouvés la veille, dans une petite ville du Surda. Elle ne savait plus trop comment. Chance, rendez-vous ? Elle était trop fatiguée pour se souvenir encore de ce qu'elle avait fait les jours avant, de ce qui l'avait mené là. Elle s'était simplement endormie comme une masse, blottie dans les bras de son compagnon. Elle avait rêvé, elle ne savait plus trop de quoi. Des rêves lourds qui l'avaient laissé tremblante et tout aussi fatiguée. Elle avait dormi pourtant longtemps, bien plus que les quelques heures qu'elle avait réussi à grappiller ces derniers mois. Ils avaient été rejoint par Yarrock, durant son sommeil, et, à son réveil, ils étaient partis pour fuir quelques jours la guerre, la traque et la peur. Quelques jours loin de tout avant d'être rattrapé par leurs obligations et leur quotidien.

Elle avait dû se faire violence pour monter sur le dos de l'énorme dragon et maintenant qu'elle y était, cramponnée à Laïaga, les yeux fermés, elle tentait de ne pas penser au vide qui se déroulait sous elle. Elle devait oublier le lourd battement des ailes qui emplissaient son esprit, le mouvement du dragon entre ses cuisses, la texture des écailles à travers son pantalon. Et c'est alors qu'elle tentait de ne pas sombrer dans la panique que la petite pierre qui n'avait jamais quitté son cou se réveilla. L'elfe sursauta si fort que ses mains lâchèrent son compagnon. Elle poussa un cri qui se perdit dans le sifflement du vent et lorsqu'elle commença à glisser inexorablement sur les écailles trop lisses, elle ne le sentit même pas, tant la voix l'avait surprise.

*Elly ? Tu m'entends ?*

Elle ne connaissait qu'un seul être au monde qui l'appelait ainsi. Un seul qu'elle croyait disparu, encore une fois, et qu'elle ne pensait plus entendre. Pas là. Pas maintenant. Pas après cette guerre qui avait tout ravagé.

*Pierrot...*

Elle ne parvint pas à articuler plus que ce souffle de pensée, à peine plus qu'un murmure. Une larme roula sur sa joue. Il lui semblait que son coeur était prêt à exploser, qu'il ne pourrait pas contenir le flux d'émotion qui l'emplissait. Joie, tristesse, colère, soulagement et une infinie reconnaissance envers elle ne savait trop quel être suprême.

*Pierrot, tu es vivant !*



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Devant l'indifférence générale, demain est annulé
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Pierrot

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Pierrot
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mer 23 Avr 2014 - 23:03


Pierrot dégota quelques fruits sec de plusieurs années, un peu de viande séchée dans un pot de sel. Un bien maigre repas comparée à la faim des deux voyageurs. Il mit cela dans une coupelle. AU moment de se retourner vers Jenna, Pierrot se rendit compte que la belle enfant s'était endormie. Après ce qu'ils avaient enduré, c'était bien normal qu'elle fut épuisé. Il l'était également. Mais il n'était aucunement question de se reposer. Il fallait trouver une solution et vite. Il posa la coupelle près de Jenna. Il le passa doucement une main dans les cheveux d'un geste protecteur et lui mit une couverture sur le corps. Elle avait bien mérité son repos, pauvre petite. Pendant ce temps, Pierrot commençait a rassembler toutes ses affaires dans des malles. Les bibelots, notes, livres, amulettes, objets magiques. Il ne laisserait que les meubles. Pendant qu'il empaquetait, il élaborait un plan pour sortir le tout. Ça prenait forme.

D'un coup, immense soulagement, il entendit dans son esprit une voix familière.


*Pierrot, tu es vivant !*

Il n'avait jamais été aussi heureux d'entendre une voix proche.

*Chaque fois que je reviens, tu t'étonnes de me retrouver en vie ! Tu devrais pourtant savoir que ce n'est pas si simple d'avoir ma peau ! Je sais bien que le moment est aux retrouvailles, et je me réjouis d'avance qu'on se croise bientôt. Mais j'ai besoin d'un service. Il faut que je sorte pas mal de choses d'Uru Baen, le genre de matériel encombrant et peu discret. Mais j'en fais mon affaire. Il va ensuite me falloir un endroit sûr et discret pour cacher tout ça. Tu n'aurais pas ça ?*

Pierrot savait qu'Ellenwen prendrait assez mal cette demande, après tant de temps d'absence et avec toutes ces choses à se raconter, mais le temps pressait.

Quelques heures s'étaient écoulés. Jenna venait de se réveiller et avait englouti ses quelques aliments. Elle aidait Pierrot à empiler les caisses. Tout était quasiment empaqueté.


- Ma petite, il faut maintenant sortir tout ça de la ville. Plusieurs options s'offrent à nous !
- On ne peut pas simplement les prendre et s'en aller ?
- Ce type de chargement est plutôt recherché en ce moment, il va falloir un peu plus d'ingéniosité ...


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Pierrot

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Pierrot
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Jeu 24 Avr 2014 - 14:20


Pierrot avait une idée de plus en plus précise de comment il allait s'y prendre. Les égouts n'étaient certainement pas surveillés. C'était la solution la plus sûre. Tout ce qui devait partir était empaqueté. Ne restait que les meubles, quelques livres de peu d'intérêt, des notes mineures, des objets divers tels des couverts, bibelots, statuettes, et des cartes enroulées. Pierrot se dirigea vers celles-ci et en extirpa le plus récent d'Uru Baen qu'il pu trouver. À l'aide d'une craie noire, il dessina de mémoire toutes les conduites d'égouts de la ville de mémoire. Il était là lors de l'installation de ces égouts, ce ne fut pas difficile de s'en rappeler. Il y avait un accès dans la ruelle derrière la maison. Il y avait en tout dix-sept malles à remonter.

- Jenna, au boulot ! Nous allons sortir. Regarde. Il y a une conduite d'égout ici, derrière la maison. elle mène vers un canal principal. Nous allons faire passer les malles par là. De ce canal, nous couperons ici, vers ce canal secondaire. Il ressort dans les douves. Il va nous falloir une charrette pour transporter tout ça. Nous partons en repérage, remets ton manteau.
- Bien messire.

Ils remirent leurs manteaux et ressortirent de la cave. Ils allèrent dans la ruelle à l'arrière de la maison, et descendirent dans les égouts. Il fallait repérer le trajet avant tout, être sûr que c'était praticable. L'endroit était très sombre et malodorant. Les canalisations allait bientôt être sèches, mais il restait assez d'eau pour transporter les malles. Ils arrivaient au bout du parcours, sans encombres. Le canal se déversait effectivement dans le font des douves quasiment vides, entretenant le fond boueux. Il y avait une ferme en ruine en vue, non loin des murailles. Il y allèrent. La nuit tombait, il était facile d'être discret. D'autant que de ce côté, la surveillance était faible. Ils allèrent à la ferme. Le toit était effondré ainsi qu'un mur. Mais il y avait tout ce qu'il fallait pour mettre le plan a exécution. Des planches, des cordes. Et même une vieille charrette. Elle avait une roue cassé, mais rien d'insurmontable. Pierrot et Jenna amenèrent des planches et des cordes pour construire un pont de fortune sur les douves devant la sortie d'égout.

- Nous dormirons dans la ferme ce soir, ce sera plus sûr.
- Formidable ! On s’habitue vite au luxe, voyager de palaces en palaces, ça c'est des vacances !
- Ne sois pas sarcastique, aller, viens, on y va !

Ils installèrent deux paillasses pour la nuit.


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Laïaga

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Laïaga
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Jeu 24 Avr 2014 - 18:41


Spoiler:
 

*Pierrot...*

Quoi ? De quoi Pierrot comment ça ? C'était un murmure mental, mais paradoxalement si surpris et incontrolé que je ne pouvais pas ne pas l'entendre. Pourtant nous volions loin au-dessus du sol, et le champ de vision que ça nous accordait me permettait d'être catégorique : Pierrot, le vieux mage, aussi puissant que mystérieux, n'était nul part en vue. Non, définitivement, rien que quelques oiseaux et des nuages.

*De quoi tu par... Hé, Ellen' !... Merde !*

Ellenwen avait profité de ce que j'étais occupé à comprendre de quoi il était question pour s'enfuir du dos de Yarrock. Je la vis glisser de la selle en cuir mais trop tard pour la rattraper : ma main se referma sur du vide.

-Merde, répétai-je entre mes dents. Yarrock, tu...

Mais le dragon avait devant mes pensées, comme à l'accoutumée, et avant que je n'aie le temps de le lui demander, il plongeait en piqué. Ellenwen avait une longueur d'avance mais mon dragon replia ses ailes le long de son corps, et je m’aplatis sur son dos, m'accrochant aux lanières de cuir.
Et en quelques secondes à peine nous rattrapions Ellenwen. Je tendis les bras pour lui prendre les mains et la taille, tant bien que mal, et la remmener vers moi. Puis Yarrock ouvrit brusquement les ailes, pivota pour se retrouver à l'horizontale, et la décélération plaqua Ellen' sur la selle, en relative sécurité.
Ça avait peut-être l'air exceptionnel comme ça, mais nous commencions à avoir l'habitude de ce genre de manœuvre, ça en devenait presque coutumier. Presque.

*Bon sang mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? demandai-je mentalement pour couvrir le souffle du vent.*

Mais étrangement, quelque chose me disait que le maigre répit dont j'espérais profiter au milieu de la guerre allait avoir du mal à se concrétiser. Ça faisait des mois, que l'Alagaësia était tombée, et que nous nous battions dans l'ombre. Restructurer la Cam Serarna, rallier les survivants des armées défaites, trouver les magiciens traqués par les Premiers Hommes avant eux, et organiser la guérilla. Et se battre et se battre et se battre. Loin d'Ellenwen, sans même savoir si elle était vivante ou morte face aux créatures inhumaines qui déferlaient d'on ne savait où...
Il faut croire qu'on se reposerait un autre jour, pensai-je dans un soupir.

*Tu viens d'avoir des nouvelles de Pierrot de manière totalement impromptue alors qu'il disparu depuis des années ? demandai-je finalement, puisque mine de rien, c'était l'hypothèse la plus probable. Il est où ?*


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Quand on revient de loin, de très loin 177784timidesQuand on revient de loin, de très loin Nounou10    Quand on revient de loin, de très loin 3mout10
L'heure de la faux a sonné
On n'arrête pas la grande horloge
Le vent divin l'a emporté
Pourtant cela t'interroge
N'as-tu rien à regretter ?

Spoiler:
 
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Pierrot

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Pierrot
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Lun 28 Avr 2014 - 17:54


Le plan était prêt. Pendant que Jenna finissait sa nuit, Pierrot avait bricolé une roue avec les restes de la roue brisée et des carcasses de tonneaux. Il la monta sur le moyeu. Ça avait l’air de tourner, la charrette était prête. Il ne manquait plus qu’un élément indispensable à l’établissement du plan, une diversion. Il fallait une explosion qui créerait un feu. Dans l’état où se trouvait la ville, il ne pouvait pas faire bien plus de dégâts. Le plus simple serait près de la porte principale, c’était le plus opposé à leur position. Il espérait ainsi que le gros de l’occupation de la ville serait attiré par le bruit, puis combattrait le feu, laissant alors la place pour manœuvrer les malles et partir.

- Jenna ! Jenna, debout ! Nous allons nous séparer ! Va nous trouver quelque chose pour tirer la charrette !
- Hmmmhhhmhmhmhmm
- Aller hop, au boulot !
- Oui oui, c’esr ça, j’y vais !

Pierrot prit le strict minimum avec lui et retourna près du mur, puis dans les égouts. Il avait sur lui sa carte, un objet qu’il avait ramené d’ailleurs et qui servait à indiquer sa position par rapport au nord et une boite d’allumettes. Il lui fallait des substances inflammables. Il y avait plusieurs garde-manger dans la ville. Il cibla le plus près de la porte principale et s’y rendit par les égouts. Une bouche arrivait directement dans le garde-manger qui semblait abandonné depuis des lustres. C’était sombre, humide, glacial et poussiéreux. Les torches étaient encore huilées, Pierrot en alluma une. Après avoir faire le tour, il avait marqué les barriques d’huile et les tonneaux de rhum et de whisky. Il fit une longue mèche avec tous les tissus qu’il put trouver, et les trempa dans un des tonneaux de rhum, puis s’en servit pour relier tous les tonneaux entre eux. L’alcool enflammé, contenu dans les tonneaux, créerait une explosion. Sur la dizaine de tonneaux, il y avait de quoi faire un beau raffut. Puis, il perça les tonneaux huile, la laissant se déverser partout dans la pièce. Elle agirait comme accélérateur pour le feu. Tout était prêt. Il ne manquait plus qu’un retardateur pour laisse le temps à Pierrot de regagner sa cave. Il enroula en spirale en mettant de l’espace entre les stries un bon mètre de tissus sec. Il en enflamma un bout et laissa l’autre bout contre la mèche des tonneaux. Il disposait ainsi d’un bon quart d’heure, qu’il utilisa pour regagner sa cave.

Il arriva en même temps de Jenna. Ils postèrent les dix-sept malles devant la porte et attendirent l’explosion.


- Tu as trouvé quelque chose ?
- Oui messire. Un animal étrange, mi-cheval, mi-âne.
- C’est une mule. Robuste mais têtue. Ça fera l’affaire
- La pauvre bête à l’air faiblarde, j’espère que ça ira.
- L’avenir nous le dira

Enfin, le moment attendu arriva. Une série d’une dizaine d’explosions rapprochées se fit entendre, faisant trembler toute la ville. Ils attendirent cinq minutes puis sortirent. Des cris se faisaient entendre au loin. Les occupants devaient tous être vers l’incendie, comme prévu. Une lueur orangeâtre éclairait le ciel. Ils redoublèrent d’efforts pour jeter les malles dans les égouts puis les suivirent. Les plus légères aidaient les plus lourdes à flotter. Pierrot tenait la première corde, Jenna conduisait les malles qui s’approchaient trop du bord. Une épaisse fumée commençait à remplir les conduites d’égouts.

Ils voyaient le bout de la conduite. Quand ils y furent, la charrette était là, la mule attelée. Les deux compagnons chargèrent les malles sur la charrette. Pierrot tapota l’arrière train de la mule. En craquant et en grinçant, la charrette se mit en route, vers le nord-est.


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Ellenwen

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Ellenwen
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mar 29 Avr 2014 - 12:10


Pierrot lui parlait. Ellenwen peinait à reprendre ses esprits à cette nouvelle, si étrange à un tel moment. Le connaissant, elle avait maintes fois crut qu'il reviendrait durant la guerre, rassemblant autour de lui les bribes de l'armée défaite et les menant au combat sur une cheval blanc au poil lustré, luisant dans le soleil de l'aube, couronné des rayon du soleil étincelant. Mais rien de tel ne s'était produit et l'elfe avait fini par perdre tout espoir de revoir un jour son ami. Elle sentit des larmes poindre, une dangereuse manie qu'il lui semblait avoir pris depuis ses retrouvailles avec Laïaga. Une personne de plus avait survécu. Une personne qu'elle pouvait enlever de la liste de tous ceux qu'elle avait perdu durant les combats et pour qui elle n'avait rien pu faire.

*Je ne suis jamais surprise que tu sois en vie. Je suis toujours surprise que tu sois revenu.*

Elle avait toujours su qu'un jour il partirait, sans jamais revenir. Qu'il partirait comme partent les elfes lorsqu'ils sentent que leur temps est révolu en Alagaësia et qui partent retrouver leur terre d'origine, si loin que nul autre que n'en connaissait l'emplacement. Et, au fond d'elle, elle avait toujours eu peur qu'il parte avant elle. Qu'il parte sans elle et qu'elle erre sans fin dans un continent vide de sa présence sans même le savoir. Il n'était pas vraiment du genre à dire au revoir.

Et comme d'habitude, lors de tous ses retours, il la recontactait avec la même désinvolture décontractée qui parvenait à la faire bouillir en un temps record. Le sursaut de colère qui la secoua et l'étrangeté du vent qui hurlait à ses oreilles la ramena à l'instant présent. Ses yeux s'écarquillèrent quand défilèrent nuages et paysages, pêle-mêle. La sensation de chute lui tordit les entrailles alors qu'un long hurlement incontrôlé et terrifié montait de ses lèvres. Elle tombait sans retenue. Pendant un instant, elle cessa de réfléchir, paralysée par une terreur atroce, le vent brûlait ses yeux, s'engouffrant dans ses vêtements et semblait les lui arracher. Elle oublia qu'elle était magicienne. Elle oublia qu'elle était métamorphose et ne songea plus qu'au choc sourd que fera son corps... dans les bras de Laïaga. L'écrasement de son bras contre sa taille lui coupa le souffle et lorsque le dragon descellera brusquement, elle toussa et cracha, les côtes à demi enfoncées.

- Merci, parvint-elle à coasser difficilement alors qu'elle reprenait un souffle rauque et douloureux qui lui arrachait les poumons et de hurler derechef sur le responsable de la situation.

*Pierrot, tu n'es vraiment qu'un crétin doublé d'un sale égoïste. Tu ne peux pas te pointer comme ça, me contacter comme ça et m'annoncer que tu as juste besoin de moi pour savoir où cacher les déchets qui encombrent ta cave ! Tu as failli me faire tuer !*

Elle le connaissait trop bien pour ne pas avoir perçu ses intentions et cela l'énervait doublement. Par sa faute, elle avait failli s'écraser depuis un dragon. Elle frémit rien qu'à y penser et se pelotonna dans les bras de Laïaga, encore tremblante. Elle soupira, les yeux fermés, concentrée sur cette voix si familière et si incongrue à la fois. Tout comme elle savait ce qui inquiétait tant son vieil ami, elle savait qu'il ne lui aurait pas fait une telle demande sans coeur s'il n'avait pas eu des impératifs puissants, ce qui la privait d'une engueulade qu'il méritait.

*Va dans le Surda, c'est encore assez libre. Sinon à Gil'Ead, le réseau des égouts est sûr, les Premiers Hommes n'ont pas encore compris ce qui s'y trafiquait. *

Elle soupira, sa colère un peu calmée et rouvrit les yeux alors qu'une deuxième voix venait chatouiller son esprit. Une voix bien moins incongrue, elle. Elle sourit à l'homme qui la tenait serré dans ses bras et, pendant un bref instant, s'amusa de son air détaché et presque blasé. Comme si avoir des nouvelles d'un disparu était si habituel qu'il n'y avait pas lieu de s'en étonner. Et qui acceptait un probable changement de plan pour sa compagne sans rien laisser paraitre de sa propre fatigue et de sa probable déception. Elle l'embrassa avec tendresse.

*Oui, il vient de réapparaitre. Il a bien choisi son moment, comme d'habitude. Je n'ai aucune idée précise de là où il est. Le connaissant, il a dû filer à Uru rechercher toutes les reliques qu'il y entrepose mais il ne va pas y rester, je pense.*



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Devant l'indifférence générale, demain est annulé
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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Ven 30 Mai 2014 - 13:42


Son amie le poussait au Sud ... Mais ça ne semblait pas très sûr. Il était plus simple de se cacher dans les montagnes que dans des plaines. D'autant que Pierrot pensait déjà a un endroit.

- Alors, où va-t-on ? demanda Jenna
- Au Nord, tout au nord ! J'espère que le froid ne te fait rien ...
- Je m'en accommoderai. C'est loin ?
- Il va falloir s'armer de patience.

Pendant que Jenna grognait, Pierrot donnait une direction à la mule. La réparation de fortune de la roue de la charrette ne tiendrait pas tous le voyage, mais il espérait pouvoir les éloigner le plus possible de la ville. Seules les malles étaient a bord de la charrette pour minimiser le poids. Les deux voyageurs marchaient à côté.

- Reste bien près de la charrette et cesse donc de te plaindre. Les routes ne sont pas sûres, évitons de nous faire repérer !
- N'empêche, j'ai mal aux pieds, j'ai mal au dos et d'ailleurs, j'ai mal partout ! Si j'avais su ...

Elle s'interrompit. Quelque chose avait bougé dans la charrette. Une malle bougeait.

- Messire, vous m'aviez affirmé que tout était inerte là dedans !
- Effectivement, voilà qui est curieux.

Le vieil homme stoppa la mule et alla ouvrir la malle. Une boule de poils en jaillit, toussant et suffoquant. Après avoir retrouvé ces esprits, l'animal se mit à parler.

- Maître ! j'eu cru ne jamais plus vous revoir !
- Pia ! Je me demandais où tu étais passé ! Quelle joie de te revoir !
- Je dormais dans une boite lorsque vous avez tout empaqueté, vous n'avez pas du l'ouvrir pour vérifier.
- J'ai bien cru que tu étais parti pour de bon !

Pierrot refermait la boite et remettait le convoi en route, tandis que Jenna ne revenait pas de ce qui venait de se passer

- Un chat qui parle ?!?!?! Mais ... mais ...
- C'est un chat garou. Une espèce assez compliquée et spéciale. Je t'en dirais plus plus tard, mais pour l'heure, il faut avancer !

Jenna restait perplexe. Ils avançaient vers le nord. La roue branlait de plus en plus. Après quelques temps, ce qui devait arriver arriva, et elle céda. Plusieurs rayons, qui n'avaient pas été renforcés, se brisèrent. Ils étaient coincés au croisement de deux chemins, condamnés à retourner chercher du matériel aux abords de la ville, chose très dangereuse.


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Robhue
Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mer 4 Juin 2014 - 16:29


Après de longues années à sillonner les routes du pays, j'étais habitué au voyage. J'avais entendu sur les routes dire qu'on recherchait des gens pour la résistance, au sud. J'avais bien l'intention d'offrir mes modestes services de forgeron à la cause. Après un dernier travail dans un village au nord, je redescendais donc pour le Surda. Accompagné toujours de mon âne qui tire ma charrette ainsi que de mon petit chien, Ribb, fidèle compagnon, j'empruntais les routes secondaires pour ne pas tomber sur un groupe faisant partie des nouveaux maîtres des lieux, les Premiers Hommes. J'avais suivi le conflit de loin, ne restant jamais plus d'une semaine au même endroit, bougeant quand ça chauffait trop. J'étais forgeron, non guerrier. Mais devant les cruautés commises, j'avais décidé de prêter main forte pour le pays, quitte, s'il le fallait à fabriquer beaucoup d'armes.

J'arrivai bientôt aux abords d'Uru Baen, l'ancienne capitale, aux mains des Premiers Hommes. Il me faudrait la contourner. J'avais choisi le bois, car de mémoire, le chemin était praticable. Je m'y enfonçai. Après quelques temps sur le chemin, Ribb se mit à aboyer et parti en courant droit devant. il revenait vers moi, à toute allure, puis repartais, puis revenais, comme pour m'amener voir quelque chose. Après un virage, je compris. Il y avait des personnes en difficultés. Une charrette sur le chemin, à un embranchement, une roue cassée. Elle avait l'air vieille, bancale et très chargée ! À mesure que j'approchais, Je distinguais de mieux en mieux le groupe. Il s'agissait d'un homme d'un certain âge, qui semblait très distingué, et d'un jeune femme blonde, d'une rare beauté. Je m'approchai et arrêtai mon attelage à leur niveau. L'homme semblait sur ces gardes. Je pris un air détaché et les abordai.


- Eh bien mes braves, il semblerait que vous ayez besoin d'aide !


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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mer 18 Juin 2014 - 16:08


Alors qu'ils regroupaient quelques affaires pour retourner chercher de quoi réparer à Uru'baen, un petit chien apparut sur le chemin en aboyant, puis reparti d'où il venait. Il fit ainsi plusieurs allez-retours jusqu'à ce que Pierrot et Jenna purent distinguer quelqu'un qui apparaissait à la sortie du virage. Il y avait un âne, une charrette, et un homme d'un carrure impressionnante. Très grand, très musclé, très poilu. Pierrot eu un doute à un moment, peut-êre s'agissait-il d'un Premier Homme. Il posa sa main sur le pommeau de son épée et le laissa approcher.Il arriva vite à hauteur et lança :

- Eh bien mes braves, il semblerait que vous ayez besoin d'aide !

Pierrot fit un geste pour que Jenna reste derrière lui et répondit.

- Effectivement, vous êtes très perspicace. Est-il possible de connaître votre nom ? Je crois que nous avons besoin d'aide, et vous avez apparemment la possibilité de nous offrir cette aide !

L'homme avait en effet dans son fardeau tout l'attirail du parfait petit forgeron et cela pourrait être très utile.

- Si vous voulez bien nous porter assistance. Jenna, aide-moi aussi. Nous allons installer un palan pour pouvoir soulever l'attelage sans tout décharger !

Ils accrochèrent donc une corde à la charrette, puis la firent passer dans un arbre avec le système de palan constitué avec des poulies improvisées. Ils tirèrent et nouèrent pour pouvoir travailler sur la roue.


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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mar 21 Oct 2014 - 22:29


Ces deux personnes semblaient se méfier. Il faut dire que par les temps qui courent, c'était plutôt prudent. Mes paroles semblèrent cependant rassurer ces gens et il acceptèrent mon aide. Le vieil homme semblait bien connaitre les leviers, ainsi que le maniement des outils et le démontage des roues de charrette. Ce n'était certainement pas son premier voyage. Des rayons étaient cassés sur la roue. Tout en fouillant dans mon fourbi, j'engageais la conversation.

"Vous avez de la chance. La dernière pièce que j'ai réalisé était un portail pour un château. J'ai des chutes de barres de fer qui feront de très bon rayons en les travaillant un peu. Je vais prendre les mesures, vous n'avez qu'a défaire le cerclage et enlever les rayons, trier ceux qui sont bons et retirer les mauvais !"

Tout le monde se mettait au travail. Il ne fallait pas trainer, les routes n'était pas sûres. Tout en m'activant, je regardais la jeune femme. Elle était vraiment magnifique. Je continuais à parler tout en travaillant.

"Alors, d'où venez-vous ? Vous avez l'air bien chargé. Vous allez loin ? Oh, ce n'est pas un interrogatoire vous savez, c'est juste histoire de discuter !"


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Message Sujet: Re: Quand on revient de loin, de très loin | Mar 21 Oct 2014 - 23:18


Cet homme avait l'air doué, il savait exactement ce qu'il faisait. Pierrot et Jenna avaient eu de la chance de tomber sur lui. Il avait l'air plutôt sympathique et bien intentionné. il donna des directives assez judicieuses. Ils s'exécutèrent. Jenna se tourna vers Pierrot et lui chuchota.

- Dites, il me fais de l'oeil le beau bûcheron non ?
- On n'est pas là pour fanfaronner Jenna, concentre toi sur le voilage !
- Ce que vous pouvez être rabat-joie !

il était bien bavard ce bûcheron, un peu trop même

- Nous venons de loin, et nous allons loin. Vous devriez vous méfier, à poser trop de questions, on s'attire des ennui ! En tout cas, vous travaillez bien et c'est appréciable.

Et c'était vrai ! l'homme maniait ses outils avec force et précision. À ce train, ils seraient de nouveau sur les routes bien tôt, et cela arrangeait bien Pierrot. il n'aimait pas trop traîner sur les routes par ses temps dangereux.


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