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Quand viendra l'aurore...

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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Quand viendra l'aurore... | Mar 28 Oct 2014 - 20:35


On est planqué sous les racines d’un arbre qui doit être plus vieux que toute ma famille réunie. La chef et moi avons été séparés du reste du groupe. J’ai à peine compris ce qui s’est passé. Un groupe de cavalerie légère nous est tombé dessus par le nord-est je crois et ensuite… le chaos. J’ai le vague souvenir d’avoir vu le groupe se disperser. J’ai poussé la chef hors de la trajectoire d’un cavalier qui lui fonçait dessus dans son dos alors qu’elle venait d’un buter un dans les règles de l’art. J’ai foutu une lance dans l’œil d’un de ces enculeurs de truies, mais les cavaliers se sont arrangés pour nous garder dispersés, à leur merci… quelle bande de lâches ! Ça a été un peu chacun pour sa gueule, mais je pense que Brygnolf à du remettre un semblant d’organisation et riposté. Je ne sais pas combien d’homme on a perdu dans l’histoire. Je crois que je ne préfère pas savoir…

Il pleut des trombes. On a réussi à atteindre une sorte de bosquet, ou de bois… un rassemblement d’arbres. La pluie est autant une bénédiction qu’une malédiction. Elle ralentit le pas  et nous fais laisser des empreinte plus profondes mais réduit le champ de vision et réduit à néant l'odorat des chiens. Apparemment les cavaliers ont décidé que poursuivre les retardataires et les guerriers isolés était la meilleure chose à faire, les lâches !

Je retiens ma respiration, un cheval passe tout près, au bruit, je dirais que son cavalier est un homme en arme, bien armé en fait, très bien armé. Je réfléchis à toute vitesse. Semer des cavaliers, à pieds, c’est impossible, à moins de vraiment camoufler ses traces. La pluie aidera mais ce qu’il nous faudrait ce serait du brouillard, bien épais, bien dense pour pouvoir répliquer et en supprimer un ou deux histoire de leurs tirer leurs chevaux. Je pourrais même riposter, jouer sur le fait que je n’aurais pas d’alliés auquel il faudrait faire attention, faire jouer mon unité face à leur nombre. Mais voilà… je ne suis pas seul et c’est un facteur à prendre ne compte. Elle n’avait pas le moral après la victoire. C’était une victoire chère payée, mais une belle victoire quand même. Là je ne sais pas trop comment elle va le prendre… j’espère qu’elle tiendra le coup.

Mon instinct me commande de rester planquer jusqu’à la tomber du brouillard ou de la nuit. Ce temps semble bon pour qu’il y en ait, mais quand ? Je bouillonne littéralement de rage et de frustration. J’ai envie d’aller leur expliquer ma façon de penser… on va attendre la nuit pour bouger. on risque d'en avoir pour plusieurs jours à jouer au chat et à la souris avec eux...

La nuit tombe enfin. On sort de notre cachette, courbaturés, mais alertes. On commence à marcher, on parle pas beaucoup. On ne peut pas dire que l’ambiance soit à la discutions, loin de là. J’ai les oreilles ouvertes, et elle aussi j’imagine…


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Ysèra
Chef de Guerre des Filles de Mastaï
Message Sujet: Re: Quand viendra l'aurore... | Dim 2 Nov 2014 - 15:56


Je fus réveillée par un bras me secouant, et mes yeux s'ouvrirent d'eux-même, sous le regard inquiet d'un Korann frustré par les évènements. L'obscurité est presque totale, jamais la pluie n'a cessé son impitoyable vacarme, mais aussi intense soit-il, le bruit du claquement des goutes sur les feuilles n'empêcha aucunement ma fatigue de l'emporter sur moi quelques heures plus tôt. Lorsque le cliquetis d'une armure retentit à nos côtés, même pas une fraction de seconde n'ai-je eut l'idée de sortir de mon trou, alors que mon ami, lui, restait aux aguets comme un chien bienveillant, et, paralysée dans l'humidité de mes vêtements, le sommeil me prit.

Je soupire en constatant que je suis toujours trempe, et qu'encore il tombait des cordes. En me levant, je retire ma cotte de maille et la dépose dans le trou, pour éviter d'être bruyante lors de la marche. Je garde cependant tout le reste, y compris l'arbalète et les carreaux, le bouclier rond, ma lance et une épée courte. J'ai mal partout, mes pieds sont dans un état lamentable, mes cheveux sont crasseux et mouillés, mon dos est courbaturé, et j'ai faim. J'épargne mes plaintes à mon compagnon, qui a bien des ennuis lui aussi. Sans un mot, on se met en mode survie, et on sort de notre trou. On sait tous les deux très bien que d'autres surdains sont dans le secteurs, qu'ils nous cherchent.

On se dirige vers ce qu'on pense être le nord, dans l'espoir de rejoindre Dras Leona ou n'importe quel camp des Premières armées. Alors qu'on marche, je ne peux m'empêcher de faire savoir à Korann :


- On est en territoire conquis, pourquoi c'est nous qui cours, bordel!

Heureusement, entre un éclaireur et une chef de guerre, le sens de l'orientation est au rendez-vous, et on sait que notre marche n'est pas une perte de temps. L'inquiétude c'est bien entendu de se faire repérer et tuer par un surnombre. Après une dizaine de minutes, mon compagnon me fais signe de regarder sur le sentier à notre gauche : un drapeau surdain avait été replanté près des branches. En jurant, je lui propose de ne pas y toucher pour éviter de laisser nos traces, puis on entend du bruit. Je me retourne avec vigueur, mon cœur bat à vive allure. Je sais que Mastaï ne nous est pas favorable alors je considère toute possibilité.

Le bruit s'intensifia, c'était des craquements de branches, comme si on essayait de les prendre par surprise. Le problème, c'est que le nombre de craquement laissait supposer qu'ils étaient nombreux. Sans hésiter, on cours hors du sentier, sans regarder derrière nous. L'adrénaline nous pousse a une vitesse folle, et malgré mes nombreuses chutes à cause du terrain boiteux, je me relève immédiatement et continue de courir. Korann me devance et m'indique où se trouve les trous d'eaux et les pentes escarpés, ce qui me facilite grandement le travail, seulement mes petites jambes m'empêche de suivre sa vitesse. Je lui fais signe d'arrêter après plusieurs minutes, je suis a bout de souffle.

À peine après avoir pris quelques instants pour boire, qu'on entend encore des craquements, beaucoup plus intenses cette fois - ils courraient maintenant. Je regarde vers Korann d'un air désespéré en tirant mes armes hors de leur étui. Ils nous avaient encerclé?! Impossible..!



Crédits : Ellenwen
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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: Quand viendra l'aurore... | Sam 8 Nov 2014 - 23:54


La chef râle. Je la comprends. Passer de chef de guerre à chienne traqué par on sait pas trop qui, moi aussi j’aurais les glandes. On n’avance pas vite, pas aussi vite que je l’aurais fais en temps normal. Elle a du mal a suivre et elle est crevée, frustrée. Je fais de mon mieux pour la guider sur un « sentier » qui lui évitera des chutes dont on se passera bien, autant par amour propre que par envi de ne pas finir mort, tué au sol sans avoir put se battre.

On avance, on ne fais que ça. Derrière il ya des bruits de battue. Bon, on devrait avoir le temps de s’éloigner. Putain c’est pas vrai. Y’a des craquements tout autour de nous, rendu presque inaudible à cause de la pluie qui martèle le sol, mais on l’entend.

Encerclés ! Putain c’est pas vrai ! Putain mais c’est pas vrai ! Tout autour de nous, j’entends des craquements de brindilles et de pas dans la boue. Ils ne semblent pas équipés d’arc ou ils veulent nous prendre vivant. Bon, au moins on est contre des gars à pieds, la cavalerie dans les bois à toujours été désavantagé face à l’infanterie. C’est du moins ce que me disait Morag, j’espère qu’il a raison. Je dégaine ma lame. Si je me fis à mon sens de l’orientation, on n’est pas loin du fleuve. Une idée me vient, elle est folle, à la limite du suicidaire. Je fonce devant, droit devant. Sans m’arrêter. La chef suit. On en  bute deux ou trois avant d’atteindre le lit du fleuve. Oh putain… on est mort… on est propulsé dans l’eau par l’un des connards qui nous traque comme des chiens. J’entraîne ce fils de pute avec nous dans la chute.

Je fais tout ce que je peux pour rester la tête hors de l’eau. Heureusement que j’ai une rune qui rend mon armure plus légère qu’elle ne devrait ! J’attrape ce baiseur de truie vérolée et l’égorge comme un porc en plein milieu du courant.

Ou est la chef ? Putain de merde ! Garde la tête hors de l’eau, garde la tête hors de l’eau. Je vois dans le noir de la nuit un éclair roux. Je lâche le cadavre de l’autre connard et nage vers la chef. Je bois la tasse une bonne demi douzaine de fois avant de parvenir à l’attraper. Oh putain de merde ! On percute un rocher…


Je me réveille sur le bord du fleuve… la chef est pas là. par contre, j'ai le salopard qui nous a poussé dans l'eau qui est échoué sur un rocher à quelques mètres de moi. Je l'approche. il est mort... bien fait pour toi crevard. j'ai froid, je suis frigorifié, mais je fais mon possible pour bouger, ne pas rester immobile. Je fais l'inventaire : j'ai encore mes armes et mon armure, mais mes vivres sont dans un état pas possible. je n'ai que ma gourde d'eau... ça va être dur, va falloir se nourrir tout en évitant les patrouille de ces ordures. je suis dans la merde. je me retourne vers le cadavre. il a l'air d'avoir du bon matériel. je n'ai pas vraiment besoin d'arme, mais on ne sait jamais. je prend sur le cadavre sa brigandine. Tout en restant alerte, je déchire la doublure de mon pourpoint à plaque pour en sortir la côte de maille... qui n'est pas humide ? vachement efficace ces runes ! je passe la côte de maille, puis la brigandine par dessus. ça devrais le faire... mon épée pendant dans mon dos, mes fléches dans leur carquoi et mon arc dans sa poche, je suis prêt à partir à la recherche de la chef.

Impossible de savoir à quel moment on s'est séparé, à quelle moment elle à atteint la berge et à quelle distance je me trouve d'elle. je commence à descendre en aval. étant plus petite et plus légère, elle a du dériver plus loin. on va commencer par là en longeant la berge. l'aurore arrive, et la visibilité s'améliore... j'espère qu'ils nous croient mort...


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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