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De pierre et de sang : des hommes et des bêtes

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Maître du Jeu

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L'Aléa
Maître du Jeu
Message Sujet: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Dim 30 Nov 2014 - 3:03


Du côté des rebelles


-Qu'est-ce qu'on fait chef ?

Chef... Jaina n'arrivait pas à se faire à cette idée. Chef ? La jeune femme était tout juste adulte, et n'avait jamais commandé d'hommes avant aujourd'hui. Et, les dispositifs dont disposait la Cam Serarna détruits, elle ne pouvait même plus utiliser sa magie, or c'était en tant que capitaine d'une escouade de magiciens qu'elle avait accédé à un rang d'officier.
Mais les récents évènements avaient sérieusement et brusquement écrémé les rangs des officiers de la maigre armée, et elle se retrouvait la plus gradée encore en vie.
En bref, la jeune magicienne était un peu perdue.

-Laïaga s’est réveillé ? demanda-t-elle.

C’était la question rituelle, et le soldat répondit d’un signe négatif de la tête. Jaina se mordit les ongles, elle avait retourné la situation dans tous les sens, mais elle n’arrivait pas à envisager d’autre issue. Laïaga aurait pu peut-être, Marek aussi très certainement, mais… il n’y avait qu’elle.

-Préparez la retraite, ordonna-t-elle finalement avec une assurance qu’elle n’éprouvait pas vraiment. On part vers Kédésor Faivre. On abandonne !
-Et qu’est-ce qu’on fait du gamin ? demanda le soldat.

Jaina haussa les épaules :

-Laissez le accompagner les médecins tant qu’il se met pas dans nos pattes.

Le gamin, c’était un esclave enfui du chantier des Premiers Hommes, qui était arrivé en même temps que Laïaga et refusait de s’éloigner de lui depuis. Paraissait-il qu’il avait un message important à lui transmettre. De toute façon, les quelques chirurgiens de l’armée rebelle avaient abandonné l’idée de soigner le dragonnier, dont le corps avait l’air de fonctionner d’une manière assez novatrice pour un humain.
Jaina s’en sortait mieux que ce qu’elle pensait, avec les rares officiers dont elle disposait et l’armée démoralisée et décousue qu’elle devait gérer. Elle fit prévenir les dragons, Kaminari et Urdin, ainsi que son dragonnier Erigërs, afin qu’ils patrouillent  en avant de la petite troupe mais aussi observent les mouvements des Premiers Hommes derrière.
Elle fit tout parfaitement… mais n’eut simplement pas assez de temps.  

Du côté des Premiers Hommes


La révolte d’esclaves ne dura pas bien longtemps à l’intérieur du chantier, pas  plus que la confusion au sein des troupes. Il fallut tout de même que quelques explications soient données pour justifier que les Premiers Hommes se battent côte  à côte avec des monstres sanguinaires issus de la Corruption. Ca ne plut pas à tout le monde et ce fut une des rares fois où il y eut des contestations au sein de la Première Armée.

-Allez en avant les enfants, on va mater ces enculés pour de bon, fit Arwed, le général de la garnison, en crachant par terre.

Et, l’ordre de départ donné, il partit en tête des troupes humanoïdes, bientôt suivi dans son mouvement par les monstres des failles. Les Premiers Hommes allaient en ordre de bataille tandis que les monstres avaient une formation chaotique et anarchique.

-Contre une vraie armée ils auraient aucune chance, grogna le général à ses officiers en regardant ses « alliés » d’un air dédaigneux. Ces choses me dégoutent.

Mais les ordres étaient les ordres et il était bien obligé de faire avec. De plus, près d'une heure déjà avait passé depuis le retrait des rebelles, et ils ne pouvaient se permettre de tergiverser plus, sans quoi leur adversaire moribond pourrait reprendre ses esprits et redevenir dangereux. Il fallait achever la Cam Serarna, et l’achever maintenant !

-Igor, Yan, prenez une troupe d’éclaireur et partez devant, Stiggens…

Et ainsi le général se mit à distribuer les ordres, organisant son armée. Les rebelles avaient prouvé qu’ils avaient de la ressource et des guerriers de talent, et même s’il les méprisait, il ne ferait pas l’erreur de se laisser surprendre. L’armée des Premiers Hommes se sépara en deux colonnes qui allaient parallèlement pour former une tenaille qui encerclerait et finirait de détruire l’armée de la Cam Serarna.

The big picture


Les Premiers Hommes arrivèrent sur le campement rebelle avant que ceux-ci ne puissent s’éclipser dans les forêts du nord. Les troupes des Premiers Hommes n’avaient pas été suffisamment ralenties, et celles des rebelles pas suffisamment rapides.

La formation qu’avait adoptée Arwed était efficace, empêchant l’armée rebelle de manœuvrer, avec des Premiers Hommes à l’est et à l’ouest et des monstres au sud. Ce fut une nouvelle vague de panique chez les rebelles. Des défenses avaient été érigées en hâte, mais qui faisaient pâle figure face à la force d’assaut des Premiers Hommes.

Les rebelles étaient tout de même assez bien barricadées pour espérer tenir un petit peu, mais leur dernier espoir de s’en sortir en vie si la Première Armée donnait l’assaut était l’arrivée des renforts de la Puliguinte promis par la Sangre, accompagnés de Bastezic, mais si la promesse de renforts était largement répandue au sein de l’armée rebelles, les rares qui en savaient assez  pour coordonner les rebelles avec la Sangre étaient soit morts soit dans le coma.  

Spoiler:
 
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Dirigeante de l'Equilibrium

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Ellenwen
Dirigeante de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Dim 30 Nov 2014 - 17:16



Saisir les bribes de pouvoir, les façonner, les plier à sa volonté. Jamais Ellenwen n'avait trouvé l'exercice plus dur depuis qu'elle avait retrouvé ses pouvoirs, faiblement, après le traumatisme de l'exil. Et jamais, croyait-elle, n'avait-elle eu à le faire dans un tel état de déchirement, de peur et de terreur. Le lien qui l'avait si longtemps attaché à la vie, qui l'avait retenu alors même qu'elle le croyait disparu, ce lien ténu qui la rattachait toujours à Laïaga semblait soudainement être devenu muet, si silencieux qu'il la glaçait et la paniquait. C'était tremblante, les yeux remplis de larmes qui rendaient sa vue trouble qu'elle prononçait depuis une heure les mots nécessaires à son départ. Depuis qu'elle avait vu partir Oesgir, Sunyel et Dragonna, emportés par Yarrock, elle élaborait le sortilège qui lui permettrait d'accéder au camp rebelle dont le dragon lui avait donné l'emplacement. Elle n'avait pas le droit à l'erreur. Le moindre défaillance de concentration, la plus faible erreur, le plus léger lâcher-prise, et son corps serait retrouvé éparpillé sur l'ensemble du champ de bataille. Tenter une téléportation était une folie, mais elle n'avait guère le choix. Elle avait choisi la formule la plus longue qu'elle connaissait, la plus sûre, la plus fiable. Elle avait dû tisser minutieusement un canevas de mots, qu'elle enchâssait dans son sort avec patience. Elle touchait enfin au but.

Avant de prononcer les derniers mots, ceux qui scelleraient son destin, l'elfe s'assit dans l'herbe encore humide de rosée et inspira profondément. Elle se força de calmer les tremblements qui agitaient ses lèvres et ses mains et essuya ses yeux de sa paume, nerveusement. Il n'était plus temps de s'inquiéter, de trembler ou de pleurer pour un homme dont elle ne savait même pas s'il était encore en vie. Plusieurs longues minutes passèrent alors qu'elle essayait de se calmer. Elle devait songer à l'horreur qu'elle allait devoir affronter, songer aux vagues de corruption auxquelles elle allait devoir faire face. Peu à peu, la terreur laissa place à un colère sourde, féroce. Une envie de révolte, une haine sans pitié pour ceux qui avaient osé concevoir ce sacrilège. Elle sentait à nouveau soutenue, dévorée, brûlée et portée tout à la fois par cette violence animale qui l'avait éveillée à nouveau à la vie, quelque part dans les égoûts d'Urû'Baen. Il n'était pas encore temps qu'elle renonce ou qu'elle pleure. S'ils avaient tué son compagnon, ils mouraient pour sa vengeance. S'ils ne l'avaient pas tué, ils mouraient de ne pas l'avoir tué, elle.

Alors seulement, solennellement, elle prononça les derniers mots. Comme un fouet, le sortilège répondit à sa voix et claqua, lui coupant le souffle. Il lui sembla être aspirée dans un tuyau étroit, trop fin pour elle et dont les murs ne cessaient de se contracter et de se dilater sans logique. C'était comme d'être attrapée par des milliers de main, passée aux suivantes au risque de perdre sa peau, ses membres, ses os. Et puis elle atterrit enfin, si violemment qu'elle effectua un roulé boulé magistral.

Elle se redressa, le coeur au bord des lèvres, la pommette droite, les paumes des mains et les genoux ouverts et lacérés. D'un regard, elle prit conscience de son environnement et une vague de gratitude la saisit en reconnaissant quelques visages familiers. Elle était parvenue dans le camp des rebelles et, à en juger par les ordres qui s'élevaient, avant la bataille. Un bref instant, la peur qu'elle avait maintenue à distance menaça de la submerger et elle retint des sanglots qui la déchirèrent. Autour d'elle les gens commençaient à s'attrouper, la peur dans le regard à la vue de cette étrangère si soudainement débarqué. Elle fut saisie par le bras, secouée et des questions lui furent hurlées, qu'elle n'écouta pas. Mais la rage revint, avec une violence décuplée par les cris des Premiers Hommes qui commençaient à flotter sur le camp. Elle repoussa sèchement l'homme qui la saisissait et, d'un coup d'épaule, se dégagea du cercle d'homme. Ils la laissèrent passer, dans un silence de mort, effrayé par ses traits presque animaux et la lueur qui brillait dans ses yeux.

Ce fut à cet instant qu'elle aperçut Jenna, la magicienne qui lui avait présenté Marek, si longtemps auparavant. Sans lui laisser le temps de parler, Ellenwen se dressa devant elle :


- Ou est-il ?

La voix avait claquée comme un ordre, sec et précis et la magicienne n'eut qu'à tendre le doigt vers une tente. L'elfe hocha la tête et tourna les talons, sans plus de cérémonie, sans plus s'expliquer. Alors qu'elle s'éloignait, elle lança à nouveau :

- Lorsque Yarrock arrivera, envoyez Sunyel auprès de lui. Elle saura quoi faire.

Elle traversa le camp, à grandes foulées nerveuses, l'esprit vide de pensées, vide de lien. Lorsqu'elle arriva devant la tête, elle s'arrêta un instant, inspira, puis repoussa la toile nerveusement. Elle se glissa par l'ouverture, le nez froncé par les odeurs de médicaments qui lui montaient au nez et à la tête. Dans l'étrange lueur ouatée de la tente, elle distinguait le corps de son compagnon, inerte, dévasté. A nouveau, un haut le coeur la secoua et un goût de bile se déposa sur sa gorge et sur ses lèvres. Elle s'approcha lentement, les yeux fixés sur son visage, ignorante du reste du corps. Elle posa deux doigts sur sa gorge, guettant le faible battement de son pouls. Pendant un instant, elle attendit, glacée, avant de percevoir les faibles signes de vie qui le parcourait encore. Alors, seulement, elle repoussa le drap qui le cachait, dissimulait ses blessures. Elle se pencha et vomit un peu de bile teintée de sang. L'imbécile !
Son corps était torturé au delà de tout ce qu'elle avait pu voir. Il était brûlé par les sorts qu'il avait employé, dévasté par la magie qu'il considérait comme sienne. Sa peau était couverte de sang, ses doigts étaient noircis. Doucement, Ellenwen laissa ses doigts courir sur la peau de l'homme qu'elle aimait et une larme vint tomber sur son torse. Puis elle carra les mâchoires et laissa à nouveau la colère la porter. Il avait encore voulu jouer au héros ! Jouer avec une magie qu'il ne contrôlait plus qu'imparfaitement. Il avait voulu gagner quelques minutes au mépris de sa vie. Elle le connaissait trop bien.


- Et bien, monsieur le chevalier blanc, si tu meures, n'oublies pas que j'aurais encore moyen de te le faire payer !

Les mots sifflèrent sourdement dans le silence. Elle serra sa main entre les siennes et resta un instant sans bouger. Elle hésitait encore sur ce qu'elle avait à faire lorsqu'une grande clameur s'éleva. Les monstres attaquaient. Elle n'avait plus le choix. Privés de chef et de leur magicien, les rebelles n'avaient aucune chance. Si le camp tombait, ils tomberaient tous, et Laïaga ne survivrait pas. Sunyel allait devoir se débrouiller seule. Elle devait partir à l'assaut. D'un geste rapide, elle embrassa le front du dragonnier et lui murmura à l'oreille.

- Je vais combattre, mon idiot de chevalier. Je reviendrais. Et je t'interdis de mourir.

Alors, sans un regard en arrière, elle sortit et traversa à nouveau le campement pour monter jusqu'à la petite palissade érigée en guise de défense. Devant elle s'étendait la vaste clairière jusqu'au fortin, noircie d'une armée nombreuse. Dans l'air froid, le hurlement des monstres résonnaient avec sauvagerie. La horde frémissait, tremblait sans contrôle. L'elfe sourit, montrant ses dents qui s'allongèrent pour devenir des crocs, brillants et durs. Ses dagues à la main, elle jeta la tête en arrière et poussa un long cri qui résonna comme un défi, une invitation à la mort.

- Vous ne passerez pas !

Pas si elle restait encore envie. Pas si Laïaga continuait de reposer dans le coma, privé de toute défense.




Devant l'indifférence générale, demain est annulé


Dernière édition par Ellenwen le Dim 30 Nov 2014 - 17:37, édité 2 fois
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Infiltrée du Cam Serarna

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Hally
Infiltrée du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Dim 30 Nov 2014 - 17:35


Korann avait l'air de l'avoir cru. Elle ne controlait plus ses pouvoirs, et entourée d'autant de monstres de la corruption, et envahie par la peur, le coup était parti tout seul. 
Il avait cependant du la punir. Courir jusqu'à être fatiguée pour s'arrêter. Si vraiment elle avait suivi les ordres, elle en aurait eu pour des heures ... Au lieu de ça, elle courut, puis petit à petit, fit monter sa propre température pour devenir de plus en plus rouge, pour transpirer de plus en plus, comme le ferait une humaine normale. Quand Olaf décida que c'était bon, il la laissa repartir à sa tente. Elle s'éloigna, et des qu'il disparut de sa vue, elle fit demi tour pour aller récupérer ses affaires qu'elle avait caché. Sa cape, elle s'en fichait, mais son masque, elle ne pouvait l'abandonner ! Par chance, tout fut au même endroit.

Elle reprit son chemin vers la tente où Eirik devait sans doute l'attendre, furieux qu'elle ne soit pas là. Ca devait être le moment de lui dire ... Seulement, le fils de Mastaï n'était pas là ! Hally surprise sortit immédiatement de la tente, regarda tout autour d'elle puis stoppa des soldats, au hasard, leur demandant s'ils parlaient sa langue. Elle essayait de parler la leur, mais elle ne connaissait pas beaucoup de mots, et surtout, ils n'avaient pas la tête à parler à une alagaësienne ! Pas vraiment surprenant ... Au bout de 15 minutes, un guerrier vint la voir, lui demandant ce qu'elle voulait. Ses frères lui avaient parlé d'une pénible qui parlait en alagaësien dans le camps.

- Ah enfin, merci ! Je cherche Eirik, un des émissaires de l'Epée de Mastaï, il n'est pas rentré ...
- Il a été blessé, il est dans les tentes avec les guérisseurs !

Il lui expliqua où c'était, et Hally se dépêcha d'aller le rejoindre. Le fait qu'il soit blessé faciliterait peut être son passage aux Jegers ...
Quand elle fut arrivée, on lui expliqua qu'il était à part, dans un endroit isolé. Il n'était pas mélangé aux autres guerriers. Hally trouvait ça ridicule, mais bon, il était "important". Elle fut à son chevet en quelques secondes. Il avait une énorme entaille à la jambe et des coupures sur son visage. 

- Comment est-ce que tu t'ai fait ça ?

Il venait de tourner la tête vers elle et de sourire en la reconnaissant. Sourire qui devint triste après la question de la jeune femme.

- Même pas en me battant, t'imagines ! Quand les dragons ont attaqué, on a une passerelle en bois qui a explosé, j'ai pris tout les débris dessus.

L'humaine s'accroupit à ses côté et posa ses mains sur son visage, pour voir l'étendu des dégâts. Son œil de guérisseuse prit le dessus, et diagnostiqua le tout. Un œil était sacrément touché, pour le reste, ça n'était que des entailles qui laisseraient des tatouages. 

- Tu ne récupéreras peut être pas ton oeil ... 
- Saloperies de dragons !
- Ils ont battu en retraite, ne t'en fais pas !
- Ouais, grâce à nos renforts ! On leur a fait bien peur avec notre nouvelle armée !

Hally eut un geste de recul. Il était au courant, il savait que la Première Armée utiliserait la corruption. Il la regarda, soudain surpris.

- Pourquoi t'es en habit de chasse ?
- C'est aussi un habit de combat, répondit-elle sèche. Tu savais pour la corruption ?
- De combat ? De quoi tu parles ?
- Tu savais pour la corruption ? 

Toute douceur avait disparu de la voix de l'espionne. Elle était en plein interrogatoire, elle avait des questions, elle exigeait des réponses. Eirik était surpris du ton que prenait sa compagne. Jamais il ne lui avait parlé ainsi, il ne savait quoi répondre. 

- Katniss, qu'est-ce que ...

D'une main, elle appuya sur sa blessure à la jambe, de l'autre, elle étouffa le cri qui sortit de la bouche du guerrier. 

- Est-ce que tu savais, oui ou non ?

Les larmes aux yeux, il hocha la tête. Elle prit sa décision. Elle se remémora la façon dont elle avait réussi à entrer dans le corps de Korann pour le soigner dans la forêt, et fit la même chose pour Eirik. Elle entra en lui en passant par sa blessure à la jambe. Elle remonta rapidement à sa gorge et coupa net ses cordes vocal. Elle sortit sa main de sa bouche, il ne pourrait plus crier. Elle s'enleva ensuite ses gants, faisant briller sa marque des dragonniers et la tourna vers l'oeil encore actif de son - ancien - amant puis se pencha doucement vers ses oreilles.

- Tu sais ce qu'ils te disent ces dragons ? elle appuya sur la blessure. Et ce que les rebelles te disent ? une nouvelle pression. Tu veux bien faire une dernière chose pour moi Eirik ? Il doit surement déjà me connaitre parce que je lui ai déjà envoyé quelqu'uns de ses enfants ces derniers mois grâce à toi, mais tu salueras Mastaï de la part de Hally Briegan, l'espionne que tu protèges depuis des mois.

Tout ça dans un murmure des plus doux. Aucune pitié. Elle s’écarta, sourit en voyant les yeux exorbités pleins de rages de Eirik. 

- Sans rancune ?

Son sourire devint mauvais. Au même moment, l'homme devint tout rouge et commença à trembler. Hally faisait monter la température de son corps, il bouillait littéralement de l’intérieur.
L'humaine entra de nouveau dans la peau de Katniss et commença à hurler à l'aide. Des guérisseurs arrivèrent de suite lui parlant dans leur langue natal. Hally n'eut pas besoin de répondre, il voyait l'homme en train de convulser pendant que sa compagne pleurait submergée par la peur et la tristesse. Un homme cria des ordres, un autre prit Hally dans les bras pour l'éloigner. Ce dernier lui parla en alagaësien. Qu'elle devait s'éloigner, que les chirurgiens feraient ce qu'ils pouvaient. 
Mais c'était déjà trop tard, le cœur d'Eirik venait de lâcher, et Hally tomba dans les pommes. 

Quand elle se réveilla, elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi ni où elle était. Elle regarda tout autour d'elle, et comprit qu'on l'avait simplement couchée dans un coin de l’hôpital de fortune. Elle se redressa, et de suite un homme avança. A sa voix, elle comprit que c'était celui qui l'avait éloignée d'Eirik.

- Katniss c'est bien ça ? Vous allez bien ? Vous avez fait une mauvaise chute en perdant connaissance !
- Oui ça va merci. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Quand Eirik a commencer à convulser, vous avez commencer à hurler, et sans doute à cause du choc vous avez perdu connaissance. Vous êtes tombée par terre, je n'ai pas pu vous retenir et votre tête a cogner le sol.
- Et Eirik ?
- Il ... il est mort, je suis desolé, nous n'avons rien pu faire. Son état a du s’aggraver, son coeur n'a pas tenu.

Hally se releva en se massant la tête. Le guérisseur essayait de la faire asseoir, mais elle lui dit que ça allait mieux, qu'elle avait besoin de sortir de là. Elle n'avait qu'une bosse !
Elle en avait fini avec sa première mission, maintenant, elle devait se concentrer sur celle qui suivait. 
Elle demanda à l'homme s'il connaissait un guerrier qui parlait l'alagaësien également. Il l'amena jusqu'à l'un d'entre eux auquel Hally s'adressa, déterminée. 

- Pourriez-vous me mener jusqu'à Korann Agurson s'il vous plait ? 

Il hocha la tête et s'en alla. Elle posa une dernière question au guérisseur avant de le suivre. Elle était restée plus d'une heure inconsciente, presque une heure et demi.
Tandis qu'il la menait au chef des Jegers, elle remarqua autour d'elle que tous les guerriers se préparaient au combat. La contre-attaque se préparait, et Hally n'avait toujours aucune nouvelle de Laïaga ou Eluna. Cela l'inquiétait ...


***

Le garçon était assis dans un coin de la tente, ses genoux contre la poitrine. Il attendait. Quoi, il n'en savait rien, mais il attendait.
Il avait vu une femme entrer - une elfe apparement -, et vu son comportement, elle avait l'air d'aimer ce Laïaga. Il s'était presque manifesté, se disant que peut être que elle, elle pouvait faire quelque chose pour lui. Le message était adressé à Laïaga car il était le chef, mais maintenant, il avait plus l'air d'être le chef. 
Le temps de réfléchir, elle était repartie. 
Il se leva donc, et à la sortie de la tente demanda à voir le nouveau chef des rebelles. Il avait un message.

Ce jeune homme, à peine à la sortit de l'adolescence n'était plus lui même, et ne le serait pas jusqu'à que son message soit livré.



Merci Maya !
Montrons que nous préférons mourir debout plutôt que de vivre à genou. 
Si la mort vient me prendre aujourd'hui, je suis prête.

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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Dim 30 Nov 2014 - 19:19


Je supervise mes hommes. Je dois laisser au fort ceux qui manient les balistes. C’est du matériel de pointe et je ne peux pas les laisser entre les mains de gens qui ne savent pas les manier ou les recharger comme il faut. Au total, j’ai une dizaine d’homme. Cette dizaine d’homme s’affaire à installer de petite longue vue sur nos arbalètes à tir rapide et à enclencher de nouveaux chargeurs. Mes Jegers vont s’installer dans des arbres surplombant le camp rebelle et se servir de la portée supérieure de nos arbalètes et de la vision augmentée par les longues-vues de visée pour abattre avec précision les défenseurs et assurer la couverture de nos troupes.

Katniss débarque le feu dans les yeux et l’air aussi remonté berzerker qui a perdu le contrôle. Elle m’annonce qu’Eirik est mort tué par un dragon. Elle n’en dit pas plus. J’aimais pas ce type, je le trouvais sur protecteur avec sa dame et en même temps complètement obsédé par elle. Très bien… elle a fait des conneries, mais elle a du potentiel. Elle est impétueuse, mais je l’étais aussi avant de commencer la traque. Je lui propose une option : le baptême du feu. Elle devra m’accompagner dans la bataille et tuer au moins un mage grâce à son équipement et ses moyens actuels. Elle accepte. Je lui ordonne de prendre ses affaires et de me suivre.

Nous rejoignons la colonne des 400 guerriers qui partent à l’assaut du camp rebelle, et je n’ose pas rajouter les monstres qui nous accompagnent. Avec les renforts, nos effectifs sont remontés, et il reste suffisamment de guerriers en réserve pour tenir le fort en cas d’attaque.


***


Mes Jegers sont en place et attendent le signal. Les rebelles nous ont repérés. On attend encore un peu. Puis la charge est lancée !

Alors que nous attaquons, nous entendons une puissante voix féminine hurler : « Vous ne passerez  pas ! » Mon cul on passera pas tu va voir ma belle !  La voix est trop puissante pour ne pas être amplifié par magie… elle sera une de mes cibles…

Alors que les monstres sont en train de charger dans un chaos de hurlement de pinces qui claquent, de feulements bestiaux et de cris de haine primal, mes arbalétriers entrent en action et commencent à tirer.

Katniss derrière moi, nous traversons la distance qui nous séparer du fossé rebelle. De nombreux guerriers ont été blessés ou tué par les archers. Je tiens mon bouclier de manière à me protéger la tête. Katniss à fait de même en prenant le bouclier d’un mort. une bonne demi douziane de flèche se l=plentent dans mon bouclier. une ptraverse même suffisament pour écorcher le cuir de mon brassard. les monstres prennent d'assaut les palissades sans essayer de les détruire.. en l'air les abominations volante semblent avoir oublié les corbeau et s'attaquent au dragons...

Varona volent en raz motte en me suivent au milieu des guerriers. elle ne semble pas se préoccuper des flèches, et les flèches semblent l'ignorer. Elle est là pour observer mes actions pour le compte de la déesse...

Nous y voilà… la barricade. Des rondins de bois, plus court que ceux de notre campement mais quand même bien agencé… pas mal… mes tireurs arrivent à nous octroyer un bref moment de paix, toute relative soit elle.
je place des runes explosives à la base des rondins.

« Planquez-vous ! »

Les guerriers autour de moi se mettent à couvert comme ils peuvent, idem pour moi et Katniss. Les runes explosent et ouvrent une brèche. Les guerriers s’y engouffrent. idem pour notre duo... je me jette sur le premier rebelle que je vois et lui fend le crane de ma hache.


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Sunyel
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 1 Déc 2014 - 19:24


Depuis un bon moment déjà, elle allait et venait sur les routes, le pas lourd, marchant autant dans la poussière que dans l’herbe grasse et l’eau. Sa conscience se balançait souvent dans ce temps-là, vaguant loin entre le temple et la maison de son père, se demandant trop souvent comment ils allaient, s’ils ont tenus le coup, si les premiers hommes les avaient envahis, qu’étaient-ils devenus… Son esprit nageait dans l’incertitude depuis un bon moment déjà, se questionnant, non, se torturant sans cesse, se battant de son mieux contre les engeances de la corruption, tout en suivant Ellenwen, sa guide, son amie, sa sœur de race, son soutien moral.

Le soir, tous les soirs, Sunyel s’agenouillait un long moment, les mains jointes et le regard lever vers les cieux, priant mentalement pour le salut de l’humanité, priant pour enrayer la corruption, de plus en plus présente, souhaitant secrètement que tout se mal ne soit jamais apparût et qu’elle ne soit jamais plus confronter à ce mal directement. Tous les jours, elle levait les yeux sur l’elfe et la dragonne, priant silencieusement de les garder vivante près d’elle, souhaitant si ardemment ne pas les perdre au détour du chemin, qu’une ride commençait à poindre sur son jeune front et des plis sur le coin des yeux.

Jamais elle n’avait parût si fatiguée. Elle était certaine d’une chose; si sa famille ou ses amis l’avaient vu, ils ne l’auraient jamais reconnue. Elle avait perdu du poids, son teint de pêche était devenu plus pâle et ses cheveux, si brillant, étaient devenu plus terne, mais son cheveux, d’ordinaire blond, devenait de plus en plus blanc, immaculé, comme la neige. Son regard brillait d’une nouvelle détermination à chacune des victoires contre les ténèbres qu’engendrait la corruption et en un sens c’était mieux ainsi. Ainsi mise en évidence devant le mal du monde, elle ne serait plus naïve à ce genre de chose et elle serait plus apte à se défendre dans le monde des grands, comme elle aimait l’appeler depuis son départ du temple en compagnie d’Ellenwen et de la dragonne Dragonna.

Bref, obéissante à l’elfe qui l’avait accueillie au sein de l’Equilibrium, Sunyel avait fait tout son possible pour aider de son mieux quand il était temps, aiguisant ses sens et ses dons pour la guérison, enjoignant sa force mentale et sa force physique pour vaincre le mal, les engeances de la corruption sous toutes ses formes.

L’un de ses jours aussi sombre que les autres, alors qu’elle plaçait ses maigres effets dans son sac de fortune, la jeune elfe aperçue l’avancement d’un dragon. Son regard alla vers Ellenwen, la guettant pour savoir la marche à suivre. La femme elfe ne sembla pas se sentir en danger et donc, Sunyel non plus. Soupirant, calmant les tremblements qui avait commencé à paraitre, l’elfe fini de placer ses effets et se redressa, s’avançant vers le dragon qui venait de se poser. De mauvaise nouvelle apparemment, puisqu’aussitôt, Ellenwen la fit monter, accompagner de son nouveau compagnon, Oesgir, sur ledit dragon. Elle se cramponna, allant même jusqu’à enserrer la taille de l’homme et poser sa tête dans son dos, n’aimant pas trop les hauteurs, c’était sa seule façon de se rassurée.

Le vol se passa relativement bien, pour ce qu’elle en savait, l’ayant passé les yeux clos, la bouche également. Quand ils arrivèrent, l’on l’averti de la présence du blesser et aussitôt, sachant qu’était là sa vocation première, elle s’y rendit, ne jetant aucun coup d’œil sur ce qui se produisait autour, ayant trop peur de ne pouvoir se concentré sur l’homme. Elle entra alors dans la tente et posa ses mains sur les parties plus importantes des blessures de l’homme et ferma les yeux, appelant à elle ses dons pour les soins, puisant dans ses énergies profonde afin de l’éveiller éventuellement. Ses mains étincelèrent d’une belle lumière et elle la dirigea vers les blessures plus importantes en priant fortement pour qu’elle arrive à le soigner.


Je veux être le Soleil afin d'éclairer la noirceur de vos cauchemars
pour qu'ils deviennent de beaux rêves...

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Raphaël
Dirigeant de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mar 2 Déc 2014 - 2:10



Alors qu'il voyait le cauchemar venant du ciel, le Seigneur Stryge eut bien du mal à retenir un rictus des plus francs qu'il n'ait put avoir. Les questions dans sa tête ne faisaient pas le poids fasse à son excitation quant au changement radical de la situation, mais encore, il gardait son rôle.

Toujours déguisé en cavalier banal du Cam Serarna, il accompagna ce qui semblait être la chef de la résistance en feignant crainte et anxiété. Même, il participa à l'érection des fortifications. Il le savait bien, le moment de se manifester allait venir bien assez tôt, toute hâte ne serait qu'une erreur de débutant qu'un tacticien tel que lui ne commettrait pas. Oh que Raphaël aurait voulu savoir que Laïaga Sin'Saïan lui-même était à quelques mètres près, blessé en plus. Il ne connaissait hélas pas le fin héro, seulement entendu parlé de lui de nombreuses fois.

Toutefois, il n'eut pas la même réaction de surprise que les autres lorsqu'une secouante décharge magique prit d'assaut le camp, et qu'Ellenwen faisait son apparition, non... Plutôt, son tatouage de détection de magie lui fit presque souffrir, il en grimaça. Qu'est-ce qu'on avait donc là..?

Raphaël ne prit pas longtemps avant de deviner à qui il avait à faire, et si c'était vrai, il avait intérêt à penser à quelque chose, et vite, si il ne voulait pas être détecté par la Chef de l'Équilibrium. Il jura en silence, seul dans son coin.

Après un aller-retour rapide dans l'une des tentes, Ellenwen s'installa fortement sur ses cannes et se prépara à recevoir les forces des Premières Armées... Peut-être ne pouvait-elle pas le détecter finalement? Raphaël devait agir avec beaucoup de prudence, car de un, il voulait aider les siens, et de deux, il ne voulait pas être vu alors qu'il regagnait sa véritable apparence. Il se sentait stressé, et c'était pas bon, surtout pas déguisé. Il fallait agir. C'était l'heure.

Il pénétra rapidement dans la tente la plus proche, et un soldat blessé le regarda avec curiosité. Cette curiosité se transforma carrément en horreur alors que Raphaël regagnait sa forme véritable, que ses cheveux retombaient contre son dos, que son regard rouge d'ambition regagnait sa dureté et sa fierté, que son long manteau écarlate retombait sur le sol dans un mince nuage poussiéreux. Il va de soi que le malchanceux spectateur vit son visage écrabouillé par la botte de l'ex-Consolidateur, qui allait se montrer au grand jour.

L'affrontement est déjà commencé, et le stryge cherche Ellenwen de vue, sans succès. Ce qu'il repère par contre, c'est Korann, et c'est donc vers lui que le Chef d'Umettelig Jeger commence sa marche, en tranchant tout ceux qui se trouve entre les deux chasseurs.

- Il est trop tard, mage. Nous sommes déjà passé, laissa-t-il siffler avec arrogance alors qu'il tuait une guerrière dans le dos sans aucune pitié.



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Dragonna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mar 2 Déc 2014 - 10:26


Dragonna c'était contentée de suivre ses nouvelles amies les elfes, lorsqu'elle remarquà la "présence" du champ de bataille elle eut comme un frisson dans les écailles, les elfes parlaient avec des gent qu'elle ne connaissait pas, il y avait des cadavres par-ci, par-là, la dragonne avala sa salive de travers, elle n'avait pas vraiment l'habitude de voir autant de gent, autant de mort. Dragonna ce posa délicatement au sol, les deux elfes s'était éloigné d'elle presque ausitôt ce qui aggaca légèrement la dragonne, elle ce mit à s'intéressé plutôt au champ de bataille avec une certaine curiosité, elle sentit dans l'air une odeur qu'elle ne connaissait pas, une odeur de souffre ? Un dragon ici ? Dragonna qui n'en avait jamais rencontrée regarda bien partout autour d'elle. Elle ne voyait pourtant pas de dragon, elle lâcha un rugissement plaintif lorsqu'une lance lui frôla une aile, la dragonne s'envola cherchant celui qui venait de lancer une lance, c'était un homme plutôt bien battit, la dragonne dêchaina alors sa colère de ne pas avoir trouvé le dragon qu'elle sentait mais n'avait pas vue, sa colère envers la lance qui l'avait juste effleuré, de cet homme qui osait s'attaquer à elle alors qu'elle n'avait encore rien fait ! Sa fureur était tel qu'elle rugissa d'un cri strident à s'en cassé les tympans ! Elle griffait, mordait, mais étrangement évité de cracher son acide, elle ne voulait pas prendre le risque de blesser un éventuel allier. Une fois l'homme, griffer, mordu et "proprement" assomé, la dragonne s'envola rejoindre Ellenwen, elle ce posa délicatement sur son épaule et dit d'une voix presque calme.

*Y à des fous ici... Allons-nous en...*

Dragonna regarda de nouveau le champ de bataille, hésita avant de dire.

*Je sent comme l'odeur de souffre mais es-ce vraiment un dragon ? Si oui puis-je le rencontrée ? Peux être ainsi aurais-je...une sorte de maître...*

Elle espérais, c'était bien le mot, elle espérée vraiment qu'il y est un dragon, si possible un allié d'Ellenwen et qui acceptera d'être son mentor. Elle attendit patiament la réponce de l'elfe.


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Moïra
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 4 Déc 2014 - 9:10


Le sang appelait toujours le sang, les prédateurs, les charognards et les mouches. Prédatrice, je l'étais. Charognarde et mouche probablement aussi, selon les avis. Je n'avais pas été très longue à sentir son odeur si particulière et à me laisser guider par elle. Elle infestait tout le Nord, entrait dans toutes les chaumières et se faisait plus présente à mesure que l'on dépassait Gil'Ead. Je l'avais senti avant même d'arriver dans la ville. Tout était plus électrique, plus agité. C'était une nervosité qui passait d'un voisin à un autre, d'une femme à ses enfants. Un cri bref. Un mouvement de colère à peine retenu. Une recrudescence des vols. Quelque chose se passait, qui effrayait, excitait, enflammait à tour de rôle. C'était un curieux cocktail qui me ravissait. Enfin, il se passait quelque chose digne d'intérêt et mon instinct me soufflait que ma traque s'en retrouverait abrégée. Si du sang était versé, ma proie l'aurait senti, elle aussi.

Cela faisait plusieurs semaines que je la traquais, montant d'Urû'Baen à Dras Léona, remontant rapidement vers le Nord. On me l'avait enfin signalé, non loin de Gil'Ead, accompagnée d'une femme inconnue, sortie d'un monastère, et d'une jeune dragonne. Le premier renseignement fiable depuis longtemps. J'étais remontée, vers elle, avant de rencontrer cette piste de sang. Il ne me restait plus qu'à rallier mes hommes, prendre le pouls de cette ville qui avait été la mienne et celle de mon seigneur pendant de si longs mois.

Je ne fus pas longue à apprendre les nouvelles. La ville bruissait des rumeurs de combat, des étranges renforts qui avaient été envoyés pour écraser les rebelles. Un étrange sentiment d'excitation me saisit. Les Premiers Hommes s'étaient alliés avec des créatures de la corruption. Ils avaient provoqué leur dieu, Mastaï, et lui avait lancé un défi à la mesure de leurs ambitions guerrières. Désormais, ils étaient prêts à tout pour assurer leur domination sur l'Alagaësia. Prêts, peut-être, à prendre le risque d'accepter deux stryges à la tête de leur unité d'élite anti-mage. Prêts, peut-être, à me voir employer mes capacités pour la première fois. L'excitation était grande, exaltante et, une nouvelle fois, je peinais à contrôler l'implosion de puissance qui tendait à déformer mes traits, les tirer en mimiques prédatrices.

Au bâtiment des Jegers, vidés de ses membres les plus insignifiants, je trouvais une lettre à mon nom et cinq de nos chasseurs, membres d'élite, en attente d'ordres qui tardaient à venir. Dans les quelques mots, brouillons, jetés sur le papier avec hâte, se tenaient les quelques mots qui me manquaient pour poursuivre la traque. Korann était aux prises avec Laïaga et ses rebelles. Et si Laïaga combattait, Ellenwen ne tarderait pas à le rejoindre. Une reine n'abandonne pas son roi, n'est-ce pas ? Je souris à nouveau et passait légèrement ma langue sur mes dents, goûtant la saveur de mon propre sang. Il était temps de partir.

La chevauchée fut rapide. Nous étions tous prêts à tuer les chevaux sous nos jambes pour arriver plus vite au coeur de l'action. Nous dépassâmes les derniers rangs de l'armée, laissant derrière nous la masse ordonnée des soldats, en ordre de bataille. Nous contemplâmes la masse brouillonne, bouillonnante, hurlante des monstres qui se jetaient à l'assaut des palissades, déjà ouvertes et que dominait la figure bien connue de ma proie.

J'éclatais d'un rire funeste alors que le choeur des armes faisait résonner dans la plaine un chant brutal, violent et délicieux. Je savourais la vision, l'horreur que je voyais se peindre sur le visage de l'elfe millénaire. Je me délectais des cris qui jaillissaient des poitrines des hommes qui l'entouraient. Le monde semblait vivre sa dernière heure.

Je me jetai à bas de mon cheval et me glissai dans la foule, esquivant les montres, me faufilant entre les hommes. La première ligne m'appelait, l'odeur du sang m'attirait. Je rejoignis Korann et, avant qu'il ne me voit, lus dans ses yeux la même soif que celle qui me brûlait.


- Elle est à moi, lui murmurais-je à l'oreille avant de lui lancer le sourire torve qui inquiétait et galvanisait mes hommes.


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Oesgir
Membre de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 4 Déc 2014 - 18:02


Oesgir arriva au camp des rebelles avec Sunyel et Dragonna. La première le quitta bien vite, a priori une mission urgente l'attendait, tandis que la seconde s'envola après qu'une lance l'ai frôlé. Oesgir n’avais pu observer le champ de bataille depuis les airs, le pas des armées ayant soulevé trop de poussière, si bien qu’il se retrouva projeté au milieu de ce campement, seul ne sachant ni ou aller ni que faire. Il n’eut pas le temps de paniquer, les ouvertures dans la palissade laissaient suinter des Premier hommes accompagné de leur horreurs corrompues.

Oesgir, malgré sa carrure, il n’était que forgeron, il n’y connaissait rien aux arts guerriers. La brèche dans le mur vomissait ses créateurs. Il devait trouver une arme. Un marteau peut être ? Il avait l’habitude d’en manier un et il pourrait ainsi faire jouer sa musculature. Ou alors un arc, il aimait chasser à l’arc avant que les Premiers Hommes rasent son village. Il courut pour trouver de quoi s’armer. Malheureusement l’ennemi se faisait proche et il ne trouva qu’une lance. Il était temps car un soldat d’une taille impressionnante le chargeait. Il arma son bras et lança l’arme, mettant toute son énergie dans le mouvement. La lance traversa l’armure et pénétra la cage thoracique de l’attaquant. Cette petite victoire, qui en était une pour Oesgir, lui donna confiance. Il n’aimait pas donner la mort. Mais les Premiers Hommes n’avaient pas hésité lorsqu’ils avaient brulé son village, tuant ses amis et sa famille sans pitié ni retenu. Aujourd’hui il était décidé à prendre la vie d’autant d’envahisseurs qu’il le pourrait. Il se sentait lui-même envahie…envahie par une frénésie bestiale, le poussant à tuer.

Plus tout à fait lui-même, il arracha sa lance du cadavre de sa victime et partie rejoindre la tête de front qui essayait d’endigué le flot d’ennemis.
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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 4 Déc 2014 - 20:37


On n’arrive pas à passer…pas encore… une lance passe à deux centimètres de mon flanc, j’envois mon bouclier dans la gueule du type, me saisi de sa lance et le tir en avant. Je lui plante ma dague entre deux cervicale. Je laisse la dague partir avec le cadavre. Et balance une rune explosive derrière les ennemis. Elle explose dans les mains d’un des leurs… et crée une ouverture. Nos guerriers s’y engouffrent et commencent à sécuriser la brèche. pendant ce trmps l'elfe continue à gueuler... qu'on la fasse taire !


- Elle est à moi

Susurre une voix à la fois langoureuse et sauvage, je me retourne, je tombe sur Dame Moïra. La Gente Dame comme elle est surnommé par les Jegers d’Uru Baen ou la Lionne d’Uru’Baen. Elle parle d’Ellenwen. Elle peut en faire ce qu’elle veut, j’ai une autre cible

- Chef ! content de vous avoir ici ! elle est toute à vous! Mes snipers sont en train de tenir les archers tranquilles et on a plusieurs brèches !

Je me baisse pour éviter une lance qui nous a été lancé dessus.

- j’ai pour ordre de trouver le sorcier Laïaga et de lui apprendre la Loi Martiale ! Permission de continuer sur cette lancé madame !


Elle eu un regard pour Katniss. On se baisse pour éviter un projectile.

- Une future recrue… si elle passe le baptême du feu ! Madame, quel sont les ordres ?


On s’engouffre dans le camp… je tombe sur une sorte de demi-berzerker équipé d’une lance. Je lui fonce dessus avec la ferme intention de lui faire la peau. Il ne sait visiblement pas utiliser une lance, mais sa fureur semble compenser son manque de pratique. Je l’attaque de front… je dévie son premier coup de mon bouclier et réplique d’un bon coup de hache… aller... viens petit berzerk de merde, tu va regretté d'avoier lever ton arme contre les Jegers...





J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Dirigeant du Cam Serarna

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Laïaga
Dirigeant du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 5 Déc 2014 - 1:07


Ce furent les picotements que je ressentis les premiers en sortant de l’état d’oubli fiévreux dans lequel j’avais sombré. Les picotements dans mes membres que j’avais appris à associer aux os qui se ressoudaient.
Cependant, même si j’avais l’habitude de voir mes blessures se régénérer à la vitesse grand V, là la sensation était différente, plus rapide encore, et surtout, indolore. En général, les capacités de mon corps à se soigner dépassaient les talents des guérisseurs.
Bref, ce fut la curiosité qui me fit ouvrir les yeux. Je vis une jeune femme, une elfe, ses longues oreilles le trahissait, aux cheveux blancs penchée sur moi.

« Qu’est-ce que j’ai raté ? tentai-je de demander. »

Mais ce ne fut qu’un borborygme qui sortit de ma bouche et j’eus envie de me gifler de frustration. Je bougeai la tête autour de moi, j’étais toujours dans une tente, on m’avait dressé un petit « pavillon » personnel de toiles tendues qui formaient des cloisons, mais j’entendais les cris et les gémissements des autres blessés juste derrière. La bataille n’était donc pas finie. Pas perdue. Bien. Un mince sourire se dessina difficilement sur mon visage.

« Est-ce qu’Ellenwen est là ? tentai-je encore, mais sans guère plus de succès. »

J’étais certain de l’avoir entendue du fond de mon inconscience, mais plus je reprenais pied dans le réel plus je doutais. Qu’est-ce que j’avais raté ? Il fallait que je me lève, que j’aille me battre, sauver mes troupes… mais mes membres refusaient d’obéir.

*Qui es-tu ? demandai-je finalement mentalement à l’elfe, espérant qu’elle ne me ferait pas son esprit. J’ai besoin que tu m’aides à me lever et parler. Sinon ils vont tous se faire massacrer et moi avec. *

<><><><><>

A l’extérieur, la situation s’embrasait rapidement. Les Premiers Hommes, innombrables, lançaient l’assaut. Jaina, la magicienne, organisait les troupes comme elle pouvait.

-Laïaga est réveillé ! cria soudain un soldat en courant vers elle. Il est réveillé !

La jeune femme sentit son cœur manquer un battement.

-Splendide ! souffla-t-elle en se retournant vers le soldat. Quel sont les ordres ?
-Il n’y en a pas, fit le soldat. Il est encore trop faible pour marcher ou parler.
-Oh…

Jaina retint un grognement. Les soldats couraient en tous sens, préparant des défenses qui paraissaient bien maigres, et elle ne savait que faire de plus, ni quoi dire pour remonter le moral de ses hommes. La volonté de se battre les avait tous désertés, elle compris.

-VOUS NE PASSEREZ PAS ! rugit alors une voix tonitruante, amplifiée par la magie.

Jaina se sentit frissonner. Elle chercha du regard, et trouva rapidement, la femme qui avait crié. Elle ne la connaissait pas, n’avait pas la moindre idée de qui elle était. Mais la vue lui redonna espoir. Elle expira longuement.
Et reprit comme elle le put les choses en main. Elle ne savait peut-être pas quoi faire à l’échelle de toute son armée, mais cette femme, et d’autres guerriers qu’elle ne connaissait pas, qui n’étaient même pas de la Cam Serarna, semblaient savoir comment prendre les choses en main.
En revanche ce qu’elle savait faire, c’était réunir une équipe de magiciens, et lancer des sorts dévastateurs. Et c’est comme ça que les projectiles recommencèrent à pleuvoir sur les Premiers Hommes et les monstres qui les accompagnaient. Des rochers, des armes, des rondins de bois, tout ce qui était assez lourd pour blesser y passait.

<><><><><>

Un petit sourire se forma sur mes lèvres quand j’entendis le cri qui résonna à travers tout le camp, la plaine, la forêt alentours même. Je tentai de percevoir l’esprit d’Ellen’, au milieu de ce fourmillement innombrable d’hommes, au milieu du chaos de l’assaut en cours. Je voulais lui dire que j’étais réveillé, en vie, presque en bonne santé.
Mais ce fut un autre esprit que je connaissais bien que je ressentis en premier. Une personne qui était peut-être un des meilleurs atouts de la Cam, et j’étais le seul à connaître son existence, je l’avais presque oubliée.

*Hally ! appelai-je mentalement, espérant qu’elle pourrait m’entendre. Hally j’ai besoin d’informations, qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce que c’est que ces monstres ? Qui est-ce qui les dirige ?*

Je n’étais même pas sûr qu’elle m’entende, mais c’était notre meilleur espoir possible. Notre infiltrée. Notre assassin.

*Hally, repris-je finalement, si tu m’entends… Il faut que tu le tues !*

Et si personne de précis ne les contrôlait ? Comment est-ce qu’on ferait ? Il restait Eluna et Elthanyn, les dragons. Je les appellerais, en tout dernier recours, je leur demanderais leur aide.

-Sunyel, articulai-je péniblement, car j’y arrivais maintenant, et la guérisseuse m’avait dit son nom. Peux-tu me soutenir ? Si je m’appuie sur toi je pourrai marcher et sortir de cette tente et montrer que je suis bien vivant.



   
L'heure de la faux a sonné
On n'arrête pas la grande horloge
Le vent divin l'a emporté
Pourtant cela t'interroge
N'as-tu rien à regretter ?

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Kaminari
Membre du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 5 Déc 2014 - 19:24


La bataille était bien loin de ressembler à ces débuts a présent. Les rôles étaient inversés et en plus il y avait des créatures sorti tout droit des cauchemars, ou compte pour enfant, qui ce sont invité a la fête. Les premiers hommes jouaient à un jeu dangereux. Ils employaient des moyens qui risquaient très certainement de leur faire du tord. Il y a certaines choses que les humains ne devraient pas toucher ou s’amusé a manipulé. Ces êtres en faisaient parti. Foutu humains avec leurs soifs de pouvoir et de domination. C’est bien a cause d’eux que cette guerre a éclaté et c’est aussi de leurs fautes si le monde est au bord de l’extinction.

Et si le seul moyen d’arrêter tous ça été l’extinction des hommes ? C’était possible et cette idée travaillé de plus en plus le dragon noir….

Kami était en vol quand ces trucs impossibles à décrire étaient intervenus. Il avait alors cessé d’attaqué l’ennemie au sol pour observé et analysé ce qui été en train de ce produire. Quelques minutes après, alors qu’il observait toujours les renforts ennemies. Kami entendait l’appel de retraite. La résistance devait faire demi-tour pour ce regroupé.


-Quoi ?!

Kami grognait. Rebrousser chemin alors que la résistance avait enfin réussie a percé les défenses. Pourquoi demander la fuite alors qu’ils avaient l’avantage ? A cause de ces créatures inconnues ? Possible mais si c‘était le cas, la retraite n’allait surement pas aider la résistance. Bien au contraire c’était signé la fin de la guerre ! Kami n’approuvait pas du tout l’idée. A part signé la mort, il ne voyait pas en quoi elle pourrait les sauvés.

Cependant ne pouvant se permettre de volé indéfiniment sans raison et n’allant surement pas risqué de se jeter dans le tas tout seul. Kami était obligé de ce posé dans le camp. Cela ne lui plaisait pas du tout, mais il ne devait pas gaspillé ses forces. Il profitait donc de cette « pause » pour reposé un peu son corps. Son esprit lui était bien loin d’être calmé. Il avait toujours cette rage et cette envie de vengeance. Son envie de massacré les Phs avait d’ailleurs augmenté en voyant les êtres affreux qui était apparu.

Le temps passait et finalement le second round avait débuté. Kami avait appris l’état d’inconscience de Laiaga. Voilà qui n’arrangeait pas du tout la situation. De plus cette fois c’était a la résistance de ce défendre. Voilà pourquoi Kami n’avait pas approuver la retraite. Maintenant ils étaient encerclés ! Cependant même dans cette situation le dragon noir était prêt. C’est alors que la voie de la reine elfe retentissait. Kami l’avait reconnu facilement ayant déjà eu à faire a elle plusieurs fois. Même la reine elfique était donc prête…. Tant mieux !

Presque de suite après il y avait eu des explosions. Inutile de demandé si c’était un orage…. Ça commencé ! Kaminari avait foncé vers l’une des ouvertures pour y délivré un torrent de flamme. Son souffle n’allait pas toucher toute l’armé c’est sur mais ceux qui avait eu l’audace d’entré rapidement risqué de savoir ce que ressentait un agneau brulé. Le dragon n’était cependant pas resté au sol. Il avait prit de la vitesse pour décoller ensuite en faisant bien attention. Une fois sa gueule trop éloigné il avait cessé son souffle pour ensuite prendre à nouveau de la hauteur.

Quand il fut suffisamment haut. Kaminari c’était stabilisé en l’air poussant alors un rugissement de rage et menaçant. Il savait qu’au sol la situation allait être critique, cependant son objectif était les créatures volantes qui allaient surement intervenir…. Il allait montrer a ces bestioles que les seuls êtres vivants digne de volé ce sont les dragons et non ces mochetés. Même si l’une d’elle était presque de sa taille. Il allait la mettre en pièce ! D’ailleurs pour commencer il lui lança des boules de feu voir sa réaction.

Bien sur il restait sur ses gardes ne sachant pas totalement de quoi elle était capable, mais un dragon sauvage en colère n’avait rien d’une biche sans défense.




*Je me présente à vous. Accusé d’avoir voulu assurer l’ascendance des dragons. D’avoir tenté de nous épargner ce destin qui nous oblige à nous éteindre. A céder. L’humanité représente une menace pour notre monde. Refuser son éradication est une grave erreur. Nous éclairons les ténèbres, mais les hommes prennent notre triomphe à leur compte. Les dragons détiennent le manteau de responsabilité. Il leur appartient à eux seuls.
Jugez mes actes à votre guise, mais ne doutez pas de la réalité. L’espèce humaine est à l’œuvre et nous ne pourrons bientôt plus l’arrêter….*

Cela me coûtera peut être la vie... Mais je changerai ce monde pour les dragons !
[Lien vers l'apparence : http://www.furaffinity.net/full/20880680/ . Merci a Ellenwen pour la seconde image de la signature ! ]
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Maître du Jeu

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L'Aléa
Maître du Jeu
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 5 Déc 2014 - 20:09


Fin du premier tour



Côté rebelle


Il reste tout juste 150 survivants qui ont réussi à battre en retraite. Profitant du bref répit dont ils disposaient, mais privés de leurs chefs, ils n’ont pu que se retrancher dans leur camp et tenter d’ériger les défenses les plus efficaces possibles.
Mais maintenant que l’imposante armée des Premiers Hommes donne l’assaut, les quelques résistants se sentent bien petits. Protégés par quelques pièges magiques disséminés alentours, donc pas tous, loin de là, ne se déclenchent, et par des pieux en bois plantés à même le sol, ils sont voués à l’échec si de l’aide n’arrive pas rapidement, et malgré la présence de la maîtresse de l’Equilibrium, Ellenwen.

Côté Premiers Hommes


Du côté des Premiers Hommes, ce sont près de 500 hommes qui se sont lancés à l’assaut, laissant derrière eux le stricte minimum de défenseurs pour que le chantier du fort ne tombe pas aux mains du premier venu et que les esclaves ne puissent pas s’enfuir de nouveaux.
Aidés par près de 200 créatures de la Corruption, achever les quelques troupes rebelles ne semble être qu’une formalité maintenant.

L'état des lieux


L’interlude fut bref, et déjà les flammes rugissent et l’acier s’entrechoque de nouveau. Pressés de terminer cette bataille, les Premiers Hommes ne perdent pas un instant pour se lancer à l’assaut. Kaminari, le dernier dragon en état de se battre, ne perd pas un instant pour cracher son souffle sur ses adversaires, profitant du fait que les chasseurs de dragon sont loin de leur fort et n’ont pas pu emporter toutes leurs armes.

Mais lui et les autres rebelles doivent maintenant faire face aux monstres déchainés, volants comme marchant, qui sèment le chaos.  En plusieurs points déjà la Première Armée a réussi à détruire les palissades de bois et commencer à s’enfoncer dans le campement, malgré toute la magie des alagaësiens.

Ellenwen supporte tant bien que mal les défenses, entretenant l’espoir chez les défenseurs, tandis que les soldats les plus expérimentés comme Kadarn tentent de prendre les rênes des troupes et de les réorganiser, alors que ceux aillant rarement tenu une arme font de leur mieux pour faire pencher la balance.

Mais la machine du Premier Empire est en marche et semble inarrêtable, appuyée par les Jegers de Moïra et Koran qui ciblent et abattent tous les magiciens encore en vie, l’un après l’autre.
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Infiltrée du Cam Serarna

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Hally
Infiltrée du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 5 Déc 2014 - 20:47


Une offre qu'elle ne pouvait refuser ! Elle n'avait toujours aucune nouvelles des rebelles, elle cherchait un moyen de pouvoir entrer en contact avec eux, mais rien à faire, elle était trop loin ! Cela la faisait rager ! Déjà qu'elle était de mauvais poil, alors ça n'arrangeait pas les choses. 
Vraiment, l'offre de Korann, elle ne pouvait passer à côté ! Elle s'approcherait d'eux, elle entrerait directement en contact avec Laïaga et Eluna, ça serait plus simple ! 

Korann lui avait demandé d'aller chercher ses affaires. Elle était en colère, elle n'avait plus trop envie de jouer la comédie, elle ne fit donc pas semblant de ne rien connaitre à l'art de se battre. Elle prit sa dague, ses poignards ne quittèrent pas ses bottes, rajouta une couche de cuire sur ses bras pour mieux se protéger, et le plus important : son arc et ses flèches. Elle n'irait pas au combat sans eux. Au corps à corps ces armes n'étaient pas les plus utiles, mais Hally était habituée à les avoir sur elle. Son carquois était fait pour ne pas bouger, et son arc ne la gênait même plus. Au pire, elle les abandonnerait, elle s'en fichait bien pas mal à l'heure actuel !

Ils avançaient vers le camps rebelle, elle était près de Korann. Elle se sentait mieux à ses côtés. Les monstres de la corruption n'étaient pas loin, et les autres membres des Jegers, elle ne les connaissait pas, à part Olaf. Tandis qu'ils avançaient, Hally envoyait son esprit toujours plus loin, pour essayer de trouver ses amis. Ils étaient par là, ils DEVAIENT être par là ! 
Juste avant d'arriver aux rondins où Korann posait les runes explosives, Hally eut enfin un premier contact. Mais ça n'était pas celui qu'elle cherchait. Elle se planqua quand Korann le lui dit. 
Elle n'a pas pu entrer en contact avec Laïaga quand elle se retrouve sur le champs de bataille. Elle se retrouva face à des alliés qui voulaient la tuer. Plus aucune issu ne s'offrait à elle. 
Sa dague fit un ravage ... Moins que ce qu'elle aurait réellement pu faire, elle le savait, et des qu'elle pouvait elle essayer de blesser plutôt que tuer, mais sa vie était en danger, elle ne pouvait se permettre de faire trop de cadeau !

- Vous ne passerez pas !

L'espionne fut sous le choc. Ellenwen était là. Elle ne savait si elle devait être heureuse ou non. Hally voulut étendre son esprit vers l'elfe, mais se ravisa. Elle ne savait pas si elle connaissait la vérité sur sa couverture .. C'était Laïaga qu'elle devait trouver, personne d'autre !

Au même moment, sur sa droite, l'humaine vit un homme arriver. Il fonçait droit vers Korann et les deux hommes semblaient se connaitre. Hally ne sut pourquoi, mais elle eut des frissons en le voyant. Cet homme n'était un simple guerrier, et il n'avait rien d'un fils de Mastaï ! Elle se rapprocha de Korann pour essayer de savoir si il était. Il avait l'air sur de lui, hautain. Hally comprit : cet homme était très dangereux.  
Puis une femme, tout aussi étrange, et alagaësienne encore une fois. Elle semblait prendre plaisir à cette tuerie.
Hally sursauta presque quand Korann l'appela Chef ! Elle se tenait près des chefs des Jegers ! Et les trois parlaient d'Ellen comme si elle était une proie ! Hally bouillait de l'intérieur ! Elle se retint de justesse quand Korann parla de Laïaga. 
La réalité lui revenait en plein visage. Elle était entourée d'ennemis qui voulaient tuer ses amis ! Soudain, comme s'il avait senti qu'on parlait de lui, la voix de Laiaga se fit entendre dans l'esprit de Hally qui se baissait pour éviter un projectile.  

*Hally ! Hally j’ai besoin d’informations, qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce que c’est que ces monstres ? Qui est-ce qui les dirige ? une pause, puis : Hally, si tu m’entends… Il faut que tu le tues !*

Les rebelles étaient dans une sale position. Hally s'en voulut de sa réponse :

* Je ne peux rien pour vous Laïaga, je ne sais pas comment ces monstres fonctionnent ! Je ne sais même pas si vous pouvez les tuer comme des êtres normaux ! *

Elle ne devait pas démoraliser, ça n'tait pas le moment, tout n'était pas perdu ! Ellenwen et Laïaga étaient toujours debout, c'était le principal ! Elle entendit un immense rugissement au dessus de sa tête. Et apparemment, Kaminari aussi était toujours là !

* Laïaga, je ne sais pas si tu as trouvé mon messager, mais je suis avec les Jegers. Je vais ... elle n'arrivait pas à prononcer ces mots, cette horrible vérité. Je vais devoir tuer un magicien pour me faire accepter. *

Elle continuait à se battre, à couper des cuisses, briser des genoux ... quand ce rugissement si familier vient à ses oreilles. Ca n'était pas Eluna non, Kaminari la reconnaîtrait que trop vite. Elthanyn, au loin, rappelait à tout le monde que la bataille n'était pas perdue pour les rebelles. Ils avaient eux aussi des renforts ! 
Si le rugissement retentit, ni Eluna ni sa sœur ne se montrèrent. 

***

- Laïaga s'est reveillé ! 

Il avait entendu ces mots tandis qu'il s'approchait de celle qui semblait donner des ordres. Personne ne faisait attention à lui, tant mieux ! Il se contenta de faire demi tour, mais cette fois ci, il se dépecha de rejoindre la tente du dragonnier.
Il le trouva avec une elfe, à essayer de s’asseoir. Enfin il pourrait faire ce qu'il avait à faire ! Il ne se présenta pas, ne dit rien d'autre que ce qu'il avait à dire :

- Laïaga c'est Hally ! Je suis dans le fort, j'ai réussi avec l'aide d'espions à libérer les esclaves mais beaucoup sont déjà morts. Et certains se cachent dans le fort. Je suis avec les Jegers maintenant, je vais infiltrer leur guilde autant que possible ! Faites très attention à vous, les monstres qu'ils envoient, je ne sais pas ce qu'ils sont, mais même eux ne semblent pas connaitre la provenance ! La Première Armée joue avec une arme qui lui est inconnue, et ça la rend encore plus dangereuse ! Contacte moi avec Eluna si besoin, je sais qu'elle est là ...

Puis il se tut. Le message n'était pas très long, et il datait de plusieurs heures déjà ... L'adolescent ne bougeait pas, attendant une réponse de l'homme en face de lui. 

***

Hally prit sa décision. S'il fallait le faire, autant le faire de suite. Elle se tourna vers Korann et son regard toujours aussi furieux croise le sien. C'est le moment. Il a l'air de comprendre.
Elle étend de nouveau son esprit et trouve un magicien. Le plus proche. Ainsi elle pourrait agir devant les deux chefs et Korann. Elle fit un signe de tête à Korann pour lui dire qu'elle s'éloignait. Elle ne fit que quelques pas quand elle le trouva. En effet, il n'était pas très discret ! Se fichant surement du fait que ses sorts pouvaient se retourner à tout moment contre lui, il lançait des boules de feux tout autour de lui en hurlant ! Elle était quasiment au coeur des affrontements, elle ne pouvait se permettre de baisser ses défenses. Elle devait être rapide, mais elle ne pouvait s'approcher. 
Tout se fit donc en quelques secondes. Elle tua un alagaësien qui lui fonçait dessus en lui enfonçant sa dague en pleine poitrine. Il tomba net, laissant l'rame à portée de main pour Hally. Elle prit son arc, un flèche. Elle visa. La flèche se plantait net dans le cou du magicien quand Hally remettait son arc autour d'elle. Elle avait récupéré sa dague que le corps de l'homme n'était toujours pas par terre. 

***

Cela faisait un moment que Eluna s'était obligée  fermer son esprit à sa dragonnière. Elles ne devaient pas entrer en contact. Pas pour l'instant ! Mais les jumelles décidèrent que c'était le moment de prévenir de leur présence. 
Elthanyn poussa un rugissement digne de la fille d'Arget. Elles étaient prêtes à se battre, et tout le monde devait le savoir. Au cas ou, Eluna lança un autre message à Laïaga.

* Nous attendons tes ordres, nous sommes prêtes à nous battre ! *



Merci Maya !
Montrons que nous préférons mourir debout plutôt que de vivre à genou. 
Si la mort vient me prendre aujourd'hui, je suis prête.

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Oesgir
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 5 Déc 2014 - 22:48


Spoiler:
 

Oesgir était prêt à en découdre. Alors qu’il approchait de l'épicentre de la bataille un Premier Homme se mit en travers de sa route, armé d’un bouclier et d’une hache. Ce dernier était moins imposant que ses congénères, par sa taille en tout cas. L’aura et la détermination qui l’entourait venaient combler sa taille plus faible. Pas grave, il passera l’arme à gauche comme son frère d’arme. Oesgir chargea, gardant sa lance en main, il frappant de face. Il le dévie d’un simple coup de bouclier, aussi facilement que si il l’avait attaqué à coup de confettis.
Le choc avec le bouclier eut pour effet de « réveiller » Oesgir. Il sorti de son inconscience sanguinaire. Assez rapidement pour lever sa lance afin de parer la hache. Il retenait la hache grâce à la hampe de sa lance. Son assaillant en profita pour lui assener un violent coup de pied. Oesgir fit un vol plané et vînt s’écraser deux mètre plus loin. Il avait le souffle coupé et son adversaire s’approchait pour lui assener le coup de grâce. Soudain, une explosion, juste à côté. Lorsqu’il ouvrit les yeux il vit le guerrier lui faisant face comme sonné. Il n’avait pas le temps de réfléchir. Le fait d’être allongé à terre l’avait sauvé et il saisit sa chance pour se dérober au tueur qui se trouvait face à lui.
Il se fraya un chemin jusqu’aux guerrier rebelles, cherchant à trouver des compagnons aux cotés desquels ils pourraient se battre ou le moindre ordre qui lui permettrait de ne pas frapper frénétiquement sans savoir où aller. Les cris des Dragons au-dessus de sa tête faisaient s’enflammer son cœur chaque fois qu’ils se faisaient entendre. Oesgir regarda sa lance, elle ne tiendrait plus très longtemps, la puissance du coup de hache avait endommagé le manche. Il saisit le bouclier et la hache d’arme d’un soldat tombé. Ainsi il pourrait sauver sa peau. Il glissa la hache à sa ceinture, la lance tuerai peut être un autre adversaire avant de se briser….

Il monta aux restes de la palissade. Il vit l’armée qui asseyait leurs positions. Il dut se forcer à se contenir et puisa dans sa haine intarissable des Premiers Hommes pour ne pas perdre tout espoir.
Il hurla de rage et jeta sa lance, après une prise d’élan vers la créature la plus proche. Un immense taureau possédant 2 paires de cornes et un museau anormalement allongé. L’arme se planta dans le poitrail de l’animal, si on pouvait encore appeler cela un animal.
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Sunyel
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Sam 6 Déc 2014 - 15:17


L’énergie circulait dans son corps, partant de son cœur et allant jusqu’à ses mains, irradiant d’une douce lumière, chaude, réconfortante, dans le corps de l’homme blessé. Sa concentration était infaillible, devenue insensible aux bruits ambiants quand elle prodiguait ce genre de soin, ayant été habitué au contact d’Ellenwen et de ses nombreux voyages parmi les engeances. Pendant longtemps, vu l’étendue des dégâts sur l’homme, elle resta les mains au-dessus des plaies visible et au-dessus de son cœur veillant à le réveillé. Longtemps, enfin, cela lui parût une éternité mais, enfaite, cela n’avait pris que quelques longues minutes et déjà il manifestait des signes de réveil. Enthousiaste, la jeune elfe augmenta le débit de ses soins.

Au dehors, la bataille fessait rage et ses sons commencèrent à se faire entendre. Sa concentration allant en diminuant, la jeune prêtresse fut saisie par l’atrocité de la guerre, la figeant dans son mouvement et cessant les soins. Évidemment, la fatigue arriva également, la privant du geste pour terminer la guérison de l’homme. Un frisson lui parcourut l’échine. Tant de cris de douleurs, tant de morts…

Laiaga était maintenant réveiller et demandait de son attention. Son regard se posa doucement sur lui, effaçant la douleur de ses yeux si particuliers. Il lui semblait que l’homme tentait de lui parler mais il ne semblait pas capable de le faire, surement dû au choc ou au réveil un peu prématuré.

- Restez tranquille, vous avez subis un bon nombre de chocs.

Elle posa ses mains délicate sur son torse et lui sourit, mais l’homme semblait décider à ce lever et elle ne pouvait aller contre sa volonté et donc, elle l’aida malgré sa fatigue personnelle.

- Je suis Sunyel, une amie d’Ellenwen et membre de l’Equilibrium.

Il usa de sa magie pour communiquer avec elle et elle en fut surprise, rare était les fois où les gens avait user de ceci avec elle mais au moins, elle avait déjà répondue à ses questions. En écoutant sa demande elle hocha de la tête et l’aida en le fessant sortir de la tente, le tenant sous l’aisselle. Devant eux…Bon sang ! C’en était incroyablement effrayant et elle eut un mouvement de frayeur, mais la fatigue, au moins, avait toute disparut…pour le moment…


Je veux être le Soleil afin d'éclairer la noirceur de vos cauchemars
pour qu'ils deviennent de beaux rêves...

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Maître du Jeu

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L'Aléa
Maître du Jeu
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 12 Déc 2014 - 21:21


Des heures s’étaient écoulées depuis que les premiers projectiles ardents avaient déchiré les cieux. De longues heures pendant lesquelles les rebelles, aveuglés par leur soif de sang et de revanche, avaient usé de magie au mépris de toute retenue ou raison. Sur des terres par trop saturées de magie, leur inconscience devait se payer au prix fort, quand bien même le pire fut évité.



Nulle faille ne s’ouvrit dans le Septentrion. Nulle créature ne vint clamer haut et fort son nom à l’assemblée ensanglantée. En revanche, il se passa une chose qui devait rester gravé dans les esprits des alagaësiens comme dans ceux des enfants de Mastaï. Des meuglements affolés couvrirent l’espace d’un instant le fracas des armes juste avant qu’elles ne tombent des cieux dans un flou de fourrure tachetée et de longues cornes. Quelques rebelles stupéfaits ne purent éviter un destin funeste lorsque les deux vaches leur churent dessus depuis les hauteurs vertigineuses.


En ce jour, le dieu des bovidés manifesta sa toute puissance aux yeux du monde : les deux bêtes s’en tirèrent indemnes. Pas la moindre fêlure ne vint ébrécher leurs sabots tandis qu’elles foulaient le sol, encore déboussolées par le choc, à l’endroit même où les deux téléportés s’étaient tenus à leur arrivée. Bien moins glamour, une bande de crapauds s’écrasa sur le sol du fort, là où se trouvait Hally lorsqu’un certain esclave avait mystérieusement disparu.



Autrement plus inquiétant, alors que soleil s’était levé, l’azur des cieux fit place aux reflets de l’argent. Feux follets et farfadets se manifestèrent, courant sur le sol et les hommes en langues froides ou noyant brièvement les lieux de lumière rouges et bleu électrique. Touts aussi impressionnants qu’inoffensifs mais néanmoins symptômes d’un mal profond.



Comme lassée de devoir répondre à toutes les sollicitations des magiciens et consorts, la magie semblait s’être donnée la motivation et les moyens pour dégoûter tous ses utilisateurs. L’ensemble des sortilèges lancés sur le champ de bataille devinrent fous, produisant tous les effets possibles et imaginables saufs ceux escomptés. Des boules de feu changèrent leurs trajectoires, se muant au passage en petite brise. Des communications mentales arrivèrent à un autre destinataire que celui prévu, se réduisirent à des fragments lorsqu’elles ne se perdirent pas simplement. Gus, que l’on soignait dans l’une des tentes pour une blessure au bras mourut dans d’atroces souffrances, ses veines subitement transformées en lianes.



Plus que jamais, l’Aléa était…






Spoiler:
 




Dernière édition par L'Aléa le Mar 20 Jan 2015 - 19:31, édité 4 fois
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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Sam 13 Déc 2014 - 0:44


Le coup de bouclier semble avoir brisée la rage. Ne copiez pas ce que vous ne pouvez pas maîtriser !

J’attaque ! Il pare ma hache de la hampe de sa lance. Je lui mets un magistral coup de pied qui le fait dégager à 2 bon mètres. J’avance vers lui pour l’achever quand… je ne sais plus… mes oreille siffle, je suis aveugle… puis tout revient en un instant ! J’ai mal au crane. L’autre… il a disparut… il a du se barrer. Et puis je le vois… au bout de la rangée de tente : Laïaga Sin’Saïan. Tu es un sorcier mort ordure !

J’ai rencontré mes chefs, exposé la situation brièvement… mes ordres de tuer Laïaga sont maintenu. Je passe mon bouclier dans mon dos, dégaine une dague et fonce… je fonce dans une troupe de six soldat aux couleurs de la Cam… des vétérans de la garde d’élite du magicien… pas grave. J’entends les croassements de Varona, posée qu’elle est sur une des tentes.

J’avance vers les six vétérans à pas puissant…  ils attaquent en coordonnés. J’ai du mal à trouver une faille. Et puis une se présente d’elle-même : l’un d’eux fais une erreur… je m’engouffre dans la brèche et l’égorge d’un coup de hache bien placé et je passe au suivant dont je dévie l’épée de ma hache avant de passer dans son dos et de poignarder entre au niveau des reins. Le troisième essaye de me tuer pendant que je finissais le deuxième… je laisse le cadavre partir avec la dague, mais lui vole son épée… et pare un coup du quatrième avant de fendre le crane du troisième. Je laisse la hache partir pour la masse d’arme du mort. Je lance l’épée dans le bide du cinquième avant d’écraser la tempe du dernier de la masse. Je marque la pause, tout s’est déroulé en une poigné de seconde, une quinzaine à tout casser…. Je dégage ma hache du crane du mort. Tout mes instincts de tueur m’incitaient à avancer… alors même que le mode déchainait les conséquences de ce pourquoi je me battais… je restais concentré sur ma cible : l’une des pires ordures à fouler cette terre : Laïaga Sin’Saïan ! Je lance une dague vers l’efle qui le soutient… elle c’est peut être un mage… qui sait, mais il est ma cible ! Je me lance… outre les vétérans, des rebelles tentent de s’interposer. Je ne fais aucune pitié, je ralentis à peine. Je bouge, je suis le mouvement. Je suis leur mort. Ma hache trouve les failles dans les armures ou fend les cranes, mon bras la manie comme si je l’avais toujours manié alors que je ne l’ai en main que depuis une bonne heure. Je me sers du bouclier dans mon dos pour parer certains coups et répliquer par des mouvements tournant. Je suis le mouvement et j’arrive enfin à portée de ma cible !

Pas le temps d’y aller discrètement, ni de faire dans la dentelle, j’y vais de front en espérant qu’il est trop claqué pour faire de la magie… c’est un paris fous, un pari risqué, mais je le fais parce que je n’ai pas le choix !  Un mètre… cinquante centimètre… j’amorce mon coup !


Spoiler:
 


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       


Dernière édition par Korann le Sam 13 Déc 2014 - 14:29, édité 1 fois
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Ellenwen
Dirigeante de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Sam 13 Déc 2014 - 13:04


Debout face au chaos, Ellenwen frissonna. Tout était trop hideux, trop violent, trop monstrueux. Les instincts les plus bas se débridaient, entraînant un flot de sang qui ne cesserait que lorsque la plaine serait vidée d'hommes pour le verser. Et les monstres envahissaient tout, leurs hurlements perçaient au dessus des clameurs de combat, des cris de victoire ou des râles des mourants. C'était une cacophonie qui la blessait presque intimement. Elle avait voulu cesser de combattre, tant de fois, et tant de fois elle s'était retrouvée ainsi, dominant un champ de bataille sans plus trop pouvoir distinguer ses amis de ses ennemis, sa cause de celle de ses adversaires. Pendant quelques secondes, elle le bougea pas, assistant, impuissante, à la destruction des maigres remparts. Elle était arrivée trop tard. Trop tard pour arrêter le massacre, le retarder. Elle n'aurait rien pu sauver de ces maigres morceaux de bois que seule la force illusoire des hommes avait fait tenir. Il ne lui restait plus qu'à plonger au coeur du tourbillon, se laissait entrainer par la danse des lames, valser sur la symphonie des cris. Elle regarda tristement Dragonna qui voletait et lui désigna les monstres qui couraient et rampaient vers eux.

*Je ne peux fuir. Ceci est mon combat. Je lutte contre toutes ces choses qui envahissent et corrompent notre monde. Je ne peux les laisser passer sinon elles se répandront dans notre monde et rien de ce que nous avons connu ne sera plus le même. Et j'ai des gens que j'aime, dans ce campement. Je ne peux fuir et les condamner à une mort certaine.*

Une brève vision de Laïaga, gisant mortellement pâle sur sa couchette, lui fit serrer la mâchoire pendant qu'une nouvelle vague de peur et de fureur mêlée l'embrasa. Elle ne pouvait fuir. S'il mourait, elle mourait avec lui. L'équation était aussi simple que cela. Nulle inconnue pour un résultat certain.

*Mais tu peux fuir si tu le souhaites. Il est encore temps. Je suis désolée de t'avoir emmenée dans un tel endroit mais j'avais... sous-estimée la situation. Il y a plusieurs dragons ici. Yarrock, le dragon de mon compagnon, qui est venu me prévenir. Il doit y avoir aussi Eluna et Kaminari, je pense puisqu'ils appartiennent à la résistance. Mais je crains qu'ils ne combattent et ne puissent guère t'accompagner si tu choisis de fuir.*

En bas, quelques mètres plus loin, un groupe d'hommes perçaient les défenses rebelles et envahissaient les lieux alors que venaient vers eux, à contresens, un étrange individu dont la simple apparence fit frémir l'elfe. Un traître. Et un traître qui ne devait pas tout à faire être humain si elle en croyait ce que lui hurlait son instinct. Elle jeta un dernier regard autour d'elle et posa ses yeux sur la dragonne.

*Je vais devoir combattre, Dragonna. Ma place est parmi ce tourbillon de mort. Si tu veux me suivre, tu trouveras toujours une place à mes côtés. Si tu souhaites quitter ce combat qui n'est pas le sien, pars tant qu'il est encore temps.*

Le chaos s'étendait. L'elfe leva les dernières inhibitions qui la retenait encore et poussa à nouveau un hurlement, semblable à celui d'un fauve, qui s'éleva au dessus du grognement sourd des combats. Ses traits perdirent l'apparence d'humanité qu'elle maintenait et fondirent pour devenir ceux d'un grand fauve, sombre, dont les pupilles rétractés perçaient les mouvements confus au dessous d'elle. Seules subsistaient les traces de hautes pommettes, un front d'où jaillissait une masse de cheveux indisciplinée et une bouche définitivement humaine. C'était comme un masque animal étrangement vivant, glissé, adapté, logé sur une armature humaine. Elle sauta.

Lorsque ses pieds heurtèrent le sol, il ne subsistait que peu de l'elfe qu'elle avait été auparavant. Il ne lui restait plus que la volonté inflexible de protéger les siens, comme une mère louve face à un chasseur, et le goût du sang qui montait jusqu'à ses papilles et surchargeaient son cerveau d'informations. Elle analysait en une fraction de secondes les mouvements qui l'entouraient, réagissant avant même de les comprendre. Elle n'était plus qu'une masse de chair humanoïde, mécanique parfaitement huilée pour tuer et détruire tout ce qui se dresserait sur son passage. D'un seul mouvement du bras, elle égorgea le premier homme qui se dressait devant elle. Laïaga gisait au loin et les hommes qu'elle avait vu de son promontoire se dirigeaient droit sur lui. Elle bondit à nouveau, s'éleva au dessus de la foule, prit appui sur la tête d'un soldat, sauta, se rétablit sur un bouclier levé et retomba dans un espace dégagé, entre deux tentes. Derrière elle, un nouveau silence était tombé, alors que les têtes tombaient et roulaient sur le sol. De ses griffes, un sang rouge et visqueux gouttait sinistrement.

Un nouveau regard. Laïaga. Sunyel. Des combats. Une vague de fureur rouge l'aveugla. Devant eux se dressaient les hommes qu'elle avait aperçu, porteurs de mort, bien déterminés à tuer le chef rebelle, sans aucune pitié pour son état, pour la guérisseuse qui le soutenait. Des hommes qui ne connaissaient rien à l'honneur des combats, à la gloire d'une victoire clémente. Ils étaient près, deux mètres tout au plus. Trop près pour qu'elle ne puisse les repousser, protéger son compagnon. Elle ne réfléchit pas. Seule comptait sa survie et celle de sa guérisseuse, amenée au combat sans savoir ce qui l'attendrait, sans avoir vraiment le choix. L'elfe s'élançait, courant aussi vite que lui permettait le double héritage magique et animal de sa race. Une dernière fois, elle s'éleva pour retomber entre la lame qui s'élevait et sa cible. Laïaga et Sunyel furent projetés plusieurs pas en arrière. Elle ne s'en préoccupa pas.

La dague lui transperça l'épaule et elle étouffa un gémissement de douleur. Désormais, son sang, glissant le long de son bras, se mêlait à celui de ses ennemis et coulait lentement jusqu'au bout de ses griffes pour aller imbiber la terre humide. L'espace d'un instant, elle croisa le regard de l'homme qui venait de la blesser, y vit briller le désappointement et la surprise. Puis elle cligna des paupières et le contact fut rompu. D'un mouvement souple, elle leva sa dague et profita de l'ouverture de l'homme, qui toujours sa lame plantée dans son épaule, pour viser son ventre de la sienne.




Devant l'indifférence générale, demain est annulé
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Infiltrée du Cam Serarna

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Hally
Infiltrée du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Sam 13 Déc 2014 - 15:10


Tout devenait incontrolable. Hally, qui n'avait pas imaginé que sa magie l'abandonnerai ici n'arrivait plus à contacter qui que ce soit. Laïaga était introuvable, Eluna ne voulait s'ouvrir à elle. Elle enrageait, elle aurait voulu hurler, hurler à tout le monde d'arrêter ce massacre. Hurler à Eluna qu'elle voulait l'avoir à ses côtés. 
Mais elle n'avait pas le temps, elle voyait déjà Korann foncer vers ce qui semblait être Laïaga ! 

- Maudit Jeger !!

Elle courut après lui, mais il était loin. Elle transperca de sa dague toute personne qui se tenait entre elle est Korann, amis, ou ennemis. Elle le voyait tuer tout le monde, se rapprocher. Mais elle n'allait pas assez vite, elle ne pourrait ratrapper Korann à temps. L'humaine aurait aimer hurler le nom de son chef de guilde, le prévenir, lui dire de fuir. Ou au moins prévenir Eluna qu'elle devait intervenir ! Mais même pour la dragonne ça serait trop tard. 
M'humaine ne faisait plus attention à paraître juste humaine. L'assassin, l'espionne, la dragonnière qui était en elle courait, sauter, vrillait pour rattraper le Premier Homme. Elle fut stoppée le temps d'une seconde en voyant une vache soudain tomber du ciel, mais reprit sa course, se jurant d'arrêter definitivement d'utiliser sa magie. Le monde partait vraiment en vrille ...
Avant même que Korann tue le dernier garde, Hally sut qu'elle arriverait trop tard. Des larmes de colères lui montaient aux yeux. Si une telle catastrophe arrivait, elle ne pourrait continuer sa mission auprès des Jegers. Les rebelles prendraient un trop grand coup, elle n'aurait d'autre choix que de revenir et annoncer qu'elle était en vie, que le combat n'était pas terminé. 
Toute cette perspective d'avenir fut soudain effacée. Effacée par l'arrivée d'une créature des plus étranges, qui poussa Laïaga et la femme qui se tenait près d'elle ... pour prendre le coup de Korann à leur place. 

- NOOON !!

Hally l'avait reconnue. Une seule personne ici était capable de faire ce genre de chose. Ellenwen venait de prendre un coup probablement mortel à la place de Laïaga, et Hally n'avait pu retenir son cri. 
Non, ça n'était pas comme ça que les choses auraient du se passer ! En finissant ses derniers mètres, sa vue devint flou. Des larmes coulaient sur ses joues. 
Quand elle fut enfin arrivée à leur hauteur, Ellenwen venait d'enfoncer à son tour une dague dans le ventre de Korann. 
Hally agrippa le Jeger par le col et le recula d'un coup. L'adrenaline de l'humaine lui donna une force qui l'envoya à un peu plus d'un mètre de là, loin des coups que Ellen, visiblement blessée que à l'épaule, aurait pu lui donner encore. 

- Fuie Ellen, trouve Eluna et allez vous en !

Un murmure presque inaudible au milieu du combat. Mais elle savait que l'elfe l'avait entendue. 
Mais fuir était-elle la bonne solution ? Sans magie pour la guérir, l'ancienne reine ne pouvait continuer à se battre ... Mais il y avait toujours un mais ! 
L'humaine n'attendit pas de réponse, elle se tourna de suite vers l'endroit où était Laïaga. Elle croisa son regard. Ils devaient agir. Avait-il une solution pour se sortir de là ? Les rebelles avaient-ils des renforts ? 
Le contact fut brisé avec l'arrivée soudain d'une énorme masse blanche qui venait de se poser lourdement entre les chefs rebelles et Korann et Hally. Cette dernière reconnut de suite Elthanyn, qui leur rugit dessus, en colère.

* Wahou ! *

Comme quoi, quand on était pas dans son camps, la dragonne pouvait vraiment faire très peur ! 
Elthanyn avait bien sur reconnu Hally, mais elle ne pouvait se permettre de lui faire de cadeau. Ainsi, quand la dragonnière vit la patte de la dragonne arrivait droit sur eux, elle hurla ceci à Korann en se mettant en boule :

- Accroche toi !

Le duo fut balayer d'un coup de patte puissant d'Elthanyn. Ils atterrirent à une dizaine de mètre de là. Hally fut sonée pendant un moment, elle avait mal partout. Quand elle reprit à peu près ses esprits, elle regarda partout autour d'elle. Elthanyn redécollait au loin, mais il était impossible pour la dragonnière de voir si Ellen, Laïaga ou quelqu'un d'autre était toujours là. 
Elle trouva Korann à trois mètres d'elle. Elle rampa jusqu'à lui et quand elle fut à sa hauteur lui demanda :

- Ca va ? J'ai voulu rattraper cette chose qui s'est mise sous ta lame, elle a été trop rapide. Je suis désolée.

Tout en parlant elle chercha la plaie du Jeger. Il n'y avait pas de sang, mais c'était normal, on ne saignait pas du ventre. Ca n'était pas pour autant que ça n'était pas grave ... 
Elle voulut se redresser pour mieux voir, mais elle se plia en deux, le souffle coupé. Elle s'était cassée deux trois côtes, elle avait un mal de chien !
Où ce combat les mènerait-il ? Hally devait absolument trouver une solution pour guerir, elle le pouvait laisser les autres se battre sans rien faire ...



***

* Il a peut être un problème.*
* Oui, il aurait déjà du nous contacter, le combat tourne au désastre ! *
* Reste là, je vais voir, évitons de nous montrer en même temps. *

Eluna grogna de frustration, mais regarda sa soeur décoller. Elle flaira l'air, et fonça vers l'endroit où elle sentait la présence de Laïaga. 
Elle ne mit pas longtemps à le trouver ... Il était auprès d'une elfe, et un homme était en train de lui foncer dessus, prêt à abattre. Puis tout s’enchaîna. Un fauve prit sa place et se fit poignarder par l'homme à sa place. Fauve qui devint Ellen qui à son tour s'attaqua à l'homme. Mais la plus grosse surprise vint à ce moment là. Hally venait d'arriver ! Que faisait-elle là ? Elle devrait être avec les Premiers Hommes, pas Laïaga et Ellen ! Mais Elthanyn comprit quand Hally se tourna vers l'homme. Elle était avec lui, pas avec les membres de la Cam ! Oh maudits humaines ! Leyra et Hall trouvaient toujours le moyen de se retrouver dans des situations pas possible quand leurs dragonnes n'étaient pas là !
En attendant, elle devait éloigner l'ennemi et Hally de là, ils étaient beaucoup trop près, et ça pourrait vite tourner au drame ...
Elle fonça sur le tas, et atterrit comme elle put entre la dragonnière de sa sœur et ses alliés. Elle rugit, comme elle l'aurait fait avec n'importe quel ennemis, et les envoya au loin d'un coup de patte. Elle avait voulu essayer d'y aller doucement, mais il ne fallait pas trop ...
Quand ils furent en l'air, elle se dépêcha de se tourner vers les autres.

* Vous allez bien ? *

Elle n'avait pas conscience que son message n'arriverait sans doute pas dans les oreilles de ceux à qui elle s'adressait ...



Merci Maya !
Montrons que nous préférons mourir debout plutôt que de vivre à genou. 
Si la mort vient me prendre aujourd'hui, je suis prête.

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Moïra
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Sam 13 Déc 2014 - 15:21


Quels sont les ordres Madame... Le brave soldat. Il avait été visiblement entrainé dans une discipline toute martiale qui me serait à jamais étrangère. J'étais une assassin dans l'âme et n'avait jamais participé à aucune bataille de rang. Quels sont les ordres ? Comme si j'en avais la moindre idée. Nous étions le chaos et nous devions le répandre, ai-je pensé. Mais je n'aurais jamais pu répondre cela à mon estimé subordonné. Il lui fallait une réponse précise, une cible à abattre, un objectif. Nulle place pour l'improvisation ou l'hésitation. Ainsi avait-il été formé et restait-il, malgré ses tendances frondeuses et son indépendance qui frisait l'hérésie pour un homme de sa race à ce qu'il me semblait. Il voulait tuer Laïaga, décapiter une des têtes de l'hydre monstrueuse qui combattait sans relâche son peuple. Cela avait du sens. L'homme était un magicien reconnu, l'un des meilleurs que comptait le pays et il était une proie de choix pour tout membre des Jegers. Le tuer servirait à la fois notre cause et celle des dirigeants de l'Alagaësia. J'acquiesçai.

- Laïaga est une proie de choix, concentre-toi sur lui et tâche de ne pas te faire tuer. Il me semble qu'il te donnera du fil à retordre. Ordre de le combattre tant que possible mais ne pas hésiter au repli si nécessaire. Pas de pertes inutiles.

Il y avait bien assez de sang versé pour m'abreuver et j'allais avoir besoin de tous nos hommes si l'Equilibrium arrivait. Je ne leur serais plus qu'à peine utile, corrompue comme je l'étais, je serais bien trop vite détectée. Je me ferais détecter trop rapidement. J'avais besoin d'eux pour me servir de couverture.

- Profitez de sa faiblesse.

J'allais me détourner, déporter mes pas vers ma proie pour plonger ma dague dans son corps chaud lorsque mon coeur rata un battement. Apparaissant entre les vagues de rebelles qui se précipitaient pour la défense illusoire du fortin, Raphaël venait de mon rejoindre. Mon seigneur et maître. Malgré la foule, malgré les armes qui se jetaient à notre rencontre, je m'agenouillais face à mon prince et tendis vers lui mon visage dans l'attente d'un signe, d'une reconnaissance, n'importe quelle mimique qui toucherait son visage à ma vue. Mon seigneur. Cela faisait des mois que je ne l'avais pas vu, lorsqu'il m'avait laissé à la tête des hommes d'Urû.

- Mon seigneur...

Que pouvais-je dire de plus ? Le moindre mot aurait été inconvenant dans ce lieu de fureur, sous les yeux de mes subordonnés, sous les yeux inquisiteurs de Korann. Je ne pouvais rien évoquer de l'étrange besoin que j'avais de sentir sa peau sur la mienne, le contact d'une paume sur mon épaule, d'un doigt sur ma joue. Je ne pouvais oublier ce jour, dans la chaleur d'une chambre, où mes doigts avaient griffé sa peau. Mais l'heure n'était pas au souvenir. Je ne pouvais évoquer ces instants étranges de complicité, de tensions et d'érotisme dans ce chaos. Je me redressais vivement et, bannissant tout émotion de mon visage, l'informait rapidement de la situation.


- Nous avons repéré deux cibles prioritaires, Laïaga et Ellenwen. Les ordres de Korann sont de tuer Laïaga, s'il y parvient. Je me charge d'Ellenwen.

Je lui adressai un mince sourire, dernier vestige de mon besoin de lui plaire et tournait les talons, sans plus attendre. Je ne tenais pas à voir sur son visage un quelconque signe de ma défaite dans son coeur. Ne pas savoir valait mieux qu'un savoir qui torturait. Je tentais de me glisser dans la foule des combattants, esquivant de mieux les attaques qui me ciblaient et celles, lancées à l'aveuglette, qui risquaient de me toucher. Je ne voulais pas combattre et, l'aurais-je voulu, je ne le savais pas. Mais mes poisons étaient redoutables et j'avais pris soin d'en enduire mes lames. Au corps à corps je ne gagnerai pas, je le savais, même face à un simple soldat. La mage me tuerait avant même que je ne puisse l'approcher mais la moindre éraflure signerait sa mort.

Les soldats me gênaient, avec leurs pitoyables ballets de pantomime, chacun essayant de porter le coup fatal à l'autre, sans grâce, dans un bouillonnement écoeurant et grossier. Je devais m'aplatir, me cacher derrière un mort, esquiver les lames qui fusaient sans quitter des yeux ma proie, étrangement figée. Je voyais les combats se dérouler à ses pieds, une immense ode au sang et au massacre, mais elle restait, insensible, les yeux tournés vers une dragonne à ses côtés. Je pouvais presque sentir le désespoir qui l'envahissait. J'humais ses regrets, ses remords, sa honte. Je souris. Elle n'en serait que plus facile à prendre au dépourvu. J'esquissai un nouveau pas de danse, tournoyant derrière les lignes des premiers hommes quand je la vis s'envoler. Pendant un instant, je fixais sa courbe, figée à mon tour par la légèreté et l'assurance de son saut. Puis j'esquissai une grimace et jurai. Je venais de la perdre. Elle était partie derrière les lignes rebelles et avais pris une avance que je ne pouvais suivre. La garce ! De rage, j'enfonçais ma dague dans les flancs du combattant qui me bouscula. Je vis ses yeux me regarder avec un mélange d'horreur et de surprise. Un premier homme. Et merde.

Je crachai sur le sol et m'apprêtais à me remettre en mouvement quand un cri attira mon attention. Non loin de moi, face aux monstres qui montaient en une vague ininterrompue, un jeunot armé d'un simple marteau. Un nouveau membre de l'Equilibrium, si j'en croyais mes sources. Probablement pas magicien, puisque aucune affiche n'avait encore fleuri sur nos murs. Il ferait une bonne proie et un bon défouloir en attendant de retrouver l'elfe. Discrètement, je l'approchais.


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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 15 Déc 2014 - 14:25


Akkan n'avait pu voir Laïaga, il avait donc fait ce qu'il semblait nécessaire, il ralliait les rebelles, groupes par groupe, il avait fait ça durant une bonne partie de sa vie, un général de renom pour les elfes et beaucoup plus lointain, un officier chez les humains. Mais la situation ici et maintenant était sans doute la plus compliqué, les rebelles avaient perdu leur général pour le moment, et encerclé par les enfant de Mastaï et des créatures qui ne pouvait être qu'issu de la corruption.

Une preuve supplémentaire de la décadence d'une partie des premiers hommes, ou de l'oeuvre des stryges ... Saloperie !

Une fois parvenu à regroupé une grande partie des troupes, il donna les ordres se regrouper mur de bouclier à l'arrière et pointe vers l'est, il fallait sortir les rebelles survivant de ce merdier. Il contacta les dragons restant au combat pour demander un appui pour éviter le harcèlement durant leur fuite.

Une fois la décision prise, Akkan fit signe aux troupes, et il rejoignit la pointe où se trouvait Oesgir, pas moyen de savoir où était Laïaga et ce qu'il devenait, espérons qu'il serait récupérer par la ligne arrière.

Arrivé à l'avant, les pensées se focalisèrent sur le combat qui faisait rage, pas question de perdre des hommes, mais face à ses créatures, comment faire, la magie semblait difficile à mettre en oeuvre, peu réussissait, en tout cas pas suffisamment pour pouvoir mettre en place un bouclier efficace. Les soldats aux alentours prirent place formant la pointe comme il pouvait les soldats au cœur de la formation tuant tout ennemi traversant la pointe et les réserves remplaçaient ceux qui tombait au combat. Les soldats se battaient avec la rage du désespoir, ils savaient tous désormais que leur survie dépendait uniquement de la réussite de la percée.

Akkan se battait avec férocité, son animalité débridé, il jouait au mieux de ses qualités physique et intellectuelles pour abattre ceux qui se présentait. Il se retrouva face à une créature corrompu, une sorte de scarabé dont la carapace résistait à toutes les armes de taille, elle déchiquetait les jambes des troupes alliées comme ennemi, Akkan repoussa celle-ci avec le tête du marteau, puis frappa de toutes ses forces contre le sol écrasant la créature dans une mare sang orangeâtre. Il repoussa derrière un coup d'épée avec le manche de son arme et repoussa l'ennemi avec son pied le faisant trébucher et provoquant la chute de 3 autres de ses compagnons, abattu dans les secondes qui suivirent par les rebelles qui continuait la progression.

Nimrod sortit du tatouage, agacé de n'être qu'observateur, il se dissocia du corps d'Akkan pour rejoindre l'arrière garde afin de tenir informé Akkan de l'état des troupes à ce niveau et tentant de retrouver Ellenwen ou un visage connu.

Akkan quant à lui repoussait ses limites, le peu de repos qu'il s'était accordé était mis à rude épreuve par ce combat. Un coup d'un ennemi fut paré par Oesgir, permettant à Akkan de frapper avec violence le premier homme déstabilisé, il fut projeté et fit chuter avec lui une créature et 2 autres ennemis. Oesgir, prenant sa place para un autre coup et se débarrassa d'un premier homme fichant sa hache dans son plastron, il lui fallut se servir de son pied pour la dégager.

Akkan se jeta sur l'ennemi suivant le plaquant au sol avec le manche de son marteau et bloquant son arme. Il l'égorgea d'un coup de croc avant de donner un puissant coup circulaire, qui percuta bon nombre de jambes et genoux, produisant le son écœurant d'os brisés et de chairs déchirés.

La percée se poursuivait, il gagnait difficilement du terrain, mais ils en gagnaient, Akkan le voyait, il faillit se prendre un coup lorsqu'il s'attarda à observer le passage d'un dragon pour brûler l'arrière garde. Nimrod lui faisait parvenir des vues d'âpre combat, des Jagers entre autre et surtout des premiers hommes harcelaient l'arrière, il eut la vision de la fuite par dragon d'Ellen et de Laïaga, ceux-ci étaient désormais hors de danger... Pour le moment ...


[Prévenez-moi dans le cas ou il y aurait des incohérences]


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Dragonna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 18 Déc 2014 - 8:40


Fuir ? Dragonna ignorait ce que cela voulait dire, mais la déchirure de sa séparation avec le vieu qui lui avait pas mal de chose et le kull bien bagareur l'avait tirailée vers une profonde tristesse, elle regarda Ellenwen et l'avait écouter sans l'interrompre, ni parlé, pourtant elle avait cogité le mot fuir dans sa tête, elle fut aussi légèrement heureusement de savoir qu'elle n'était pas la seule dragonne, elle dit.

"Écoute Ellenwen...cet endroit à l'air de te tenir à coeur autant que ces gent, toi tu reste...alors je reste...il est hors de question de te laissée...je vais pas dire seule...puis-ce-que tu as tout ces gent...mais disons que une jeune dragonne comme moi peux....peux être faire des miracles....qui sait ?"

Elle regarda de la ou elle était les 3 dragons qu'avait nommé l'elfe, ils avaient l'air plus âgé(e) et de ne pas vouloir fuir, la dragonne lâcha un rugissement, si son ami kull l'avait entendue il se serais jeter dans la bataille sans hésitation, car le rugissement qu'elle avait lancer était un appelle aux armes ! Elle s'envola jusqu'au nuage, elle eut un sourire, d'ici elle pouvais voir ce qu'y avait en bas sans qu'elle ce fasse voir du moins sans une bonne vue comme les elfes et les dragons, en parlant de dragon elle en sentait un dans le ciel, la question était ami ou ennemi ? Pour Dragonna un dragon était un probable ami, elle fut très étonner lorsque le dragon lui frôla le flanc, Dragonna rugissa sa colère, elle cracha son venin sur le dragon et celui qui le chevauché, cela faillit raté car le dragon était bien dressé, mais heureusement pour la jeune dragonne elle avait visé les ailes histoire de ne pas tuer l'ennemi, mais juste empêcher son ennemi de voler et elle avait réussi, c'était un sacré coup de chance, Dragonna regarda le dragon tombé, elle avait oublier un léger détail, qu'es-ce-qu'y avait en dessous du dragon ? Horreur il tomber droit vers le camp allié ! Dragonna fit un piquet serré vers le sol, elle cracha son venin sous forme de fumée sous le dragon blesser, ce qui rallentissa sa chûte, Dragonna essayée de devinée ou aller tomber le dragon ennemi, elle devina et fut soulagée en voyant qu'il n'écraserais personne, elle aspira alors sa fumée puis-ce-qu'elle n'avait plus besoin de ralentir le dragon ennemi, lorsque celui-ci tomba ceci fit un gros BBBROOOAAAWWWW qui fit trembler le sol, le "dragonnier" avait une jambe coinçé sous le flanc du dragon qui ne bouger pas d'un iota, Dragonna s'envola vers Ellenwen, ce posa sur son épaule, la jeune dragonne était encore sous le choc d'avoir était attaquer par un dragon, elle avait les écailles légèrement aiguisée et hérisser, ce qui était surement pas pratique pour ce poser sur l'épaule de l'elfe, voyant ses écailles frôler la peau délicate de l'elfe Dragonna fit un effort pour ce calmer et dit.

"Cet espion était juste au dessus des nuages...je te laisse la joie de le lui posait des questions..."


Spoiler:
 
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L'Aléa
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 18 Déc 2014 - 19:40


L'Aléa ne fût subitement plus. Le temps figé, ne demeura que le Silence.
..........

Pour des raisons de modération, le RP est momentanément suspendu. Un message de l'Aléa indiquera sa reprise. Désolée pour le contretemps :/



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L'Aléa
Maître du Jeu
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 19 Déc 2014 - 12:55


L'effet ne dura qu'un battement de coeur, un instant qu'aucun ne put ressentir. Et puis, la réalité reprit son cours là où il s'était arrêté. Le Silence mourut. Et le temps reprit sa route !

..........

Problem solved, on reprend le cours du RP ! Pour info, le dragon côté du post de Dragonna n'est pas un vrai dragon
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De pierre et de sang : des hommes et des bêtes

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