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De pierre et de sang : des hommes et des bêtes

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Infiltrée du Cam Serarna

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Hally
Infiltrée du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mar 10 Fév 2015 - 22:02


Même si Hally, quelques minutes plus tôt, fut ravie d’entendre que des renforts venaient d’arriver pour les rebelles, elle s’en mordait les doigts maintenant qu’une dizaine d’entre eux leur fonçaient dessus alors qu’ils essayaient de fuir les combats. Et cette fois ci, elle ne put se planquer pendant que Kor se battait seul.
Attendant les quelques secondes que mettraient les rebelles avant de leur tomber dessus, Hally s’écarta de Korann, et prit appuis sur sa jambe droite. Elle avait mal, mais elle devait tenir. L’adrénaline l’aiderait.
Il se placèrent dos à dos pour être plus libre de leur mouvements. Elle laissa tomber son arc un peu plus loin pour qu’elle ne soit pas gênée pendant qu’elle se battrait, et empoigna sa dague dans le dos. Quand elle fut en position de combat, ils étaient sur eux. Hurlant et courant vers elle, le premier lui offrit son torse. Ca aurait été plus dur de le blesser plutôt que de le tuer ..
Juste avant la collision, elle s’écarta sur sa gauche, libérant sa jambe droite de son poids l’espace d’un tout petit instant. Pris dans son élan, le soldat ne put s’arrêter, et Hally lui asséna un énorme coup dans le dos. Il tomba sur un autre rebelle et ensemble ils mordirent la poussière. Elle savait qu’il se relèveraient très vite.
 
Elle devait blesser, pas tuer. Du moins essayer.
 
Presque simultanément, un autre homme l’attaque sur sa gauche cette fois ci. Et cette fois ci, Hally n’eut le choix. Elle devait s’appuyer sur sa jambe blessée, donc être rapide et efficace. Elle se baissa pour éviter l’épée qui voler vers sa gorge, frappa au niveau des genoux, puis enfonça sa dague dans la cage thoracique de celui qui venait d’essayer de la tuer. D’un coin de l’œil, elle vit les deux  premiers se relever, et foncer vers elle. Accroupie, sa dague enfoncée dans les côtes du numero 3, elle envoya sa jambe droite blessée vers l’arrière pour ne plus s’appuyer dessus, récupéra le poignard caché dans sa botte gauche tout en pivotant, et le fit voler droit vers le visage du numéro 1. Le poignard s’enfonça dans son œil. Il s’écroula, hurlant de douleur.
Armée maintenant de sa dague et de son deuxième poignard qu’elle avait récupéré dans l’autre chaussure, pivotant le plus souvent possible sur sa jambe gauche, elle dansa. Elle dansa avec la mort. Blesser seulement devenait trop compliqué. En plus d’être trop faible et fatiguée pour faire dans la dentelle, les rebelles étaient enragés. Ce que Hally comprenait trop bien !
 
Soudain, alors qu’elle venait de casser le genou d’un homme, elle sentit que quelque chose n’allait pas. Un rebelle fonçait sur Korann qui ne le voyait pas. Un ou deux ? Des jumeaux ? Non, il n’y avait qu’un seul homme en fait …
Sa vue se brouillait. Elle voulut prévenir Korann, mais elle n’arrivait plus à parler. Sa tête lui faisait un mal de chien. Elle réussit tout juste à arrêter l’homme, mais sa main lui fit mal. Elle avait lâché son arme sans même s’en rendre compte, et venait de lui envoyer une énorme droite. Elle voulut regarder sa main, mais sa vue était maintenant beaucoup trop flou. La seconde d’après, elle s’écroulait, se tenant le visage entre ses mains. Elle aurait voulut crier de douleur cette fois ci, mais rien ne vint.
 
Au loin, elle entendit un rugissement désespéré juste avant de tomber, inconsciente.
 
***
 
Son instinct revint au galop. Elle avait mal partout. Ce mal qui vous envahi sans qu’il ne vienne pourtant de nulle part. Hally. Elle était blessée. Leur lien s’était recré, plus rien ne les empêchait de communiquer.  Plus rien sauf la mort qui lui volait sa dragonnière !
Un rugissement sortit de sa gorge. Des pleures, de la colères, du désespoir. Son rugissement voulait tout dire pour un autre dragon, rien pour les bipèdes.
 
Sans plus faire attention à rien, elle fit demi tour, et fonça vers l’endroit où Hally se battait quelques instants plus tôt. Elle se posa, et vit l’humaine dans les bras d’un homme, tandis que des rebelles étaient sur le point de les attaquer à nouveau.
 
*Allez vous-en humains, laissez moi ces deux là !*
 
Comme si l’ordre d’un dragon valait de l’or, ils s’en allèrent tous d’un coup, sans poser de question.
Puis un autre rugissement. Mais pas seulement … Contrairement au jour où elle avait protégé son œufs, cette fois ci la dragonne ne vit rien venir.
La vie de sa dragonnière était en danger, et sans elle, Eluna savait qu’elle mourrait aussi. Elle finirait ce combat, tuerait autant d’ennemis que possible sans plus faire attention à se cacher de Kami, ou même à être blessée. Seul les morts chez l’ennemi compteraient.
 
Mais elle ne voulait pas mourir. Elle ne pouvait pas. Et Hally non plus.
 
Dans ce rugissement, Eluna envoya vers sa dragonnière toute la magie qu’elle avait. Elle lui sauva la vie, ainsi qu’à ceux qui étaient autour d’elle. Ne contrôlant absolument pas ce qu’elle faisait, elle sentit également toute son énergie la quitter. Elle leur donnait tout. Elle ne put s’arrêter quand elle sut que ça serait suffisant pour que Hally vive. Eluna n’eut d’autre choix que de laisser faire …
 
Que ferait-elle quand ça serait fini ? Elle aimerait récupérer sa dragonnière, la reprendre avec elle et aller se mettre à l’abris. Mais un simple regard vers l’homme qui la tenait la convainquit que ça n’était pas la solution. Hally avait trop donné dans sa mission pour laisser tomber. Elle devait la laisser là avec lui.
 
Ainsi, quand le rugissement cessa, Eluna sentit qu’il ne lui restait presque plus d’énergie. Elle devait s’éloigner et laisser le combat à ceux qui le pouvaient. Mais avant de décoller, elle récupéra un rebelle qu’elle venait de soigner. Le Premier Homme croirait qu’elle était venue pour lui, pas pour Hally.
 
En s’éloignant, elle sentit Hally se réveiller. Leur lien était de nouveau là, elles pouvaient communiquer.
 
***
 
Hally refit surface. Elle ouvrit les yeux doucement, s’apprêtant à voir Eluna. Elle la sentait, elle savait qu’elle était par là. Mais ce fut le visage de Korann qu’elle vit en premier. Penché sur elle, il lui souriait, visiblement soulagé.
Il l’aida à se relever. Elle fut surprise de se sentir aussi bien. Elle n’avait plus mal nulle part, et ne s’était pas sentie autant en forme depuis des mois !
 
Aller debout belle dormeuse. Tu dormiras une fois qu’on aura fini le boulot !
- Allons découper de l’ennemi !
 
Lequel, Korann n’avait pas idée …
Elle le sentit la pousser juste à temps pour qu’ils ne se fassent pas faucher par un de ces horribles monstres. Elle le chercha autour d’elle, mais ne le trouva pas. C’était le moment ! Elle récupéra toutes ses armes à terre, à part le poignard qui état allé se ficher dans l’œil d’un rebelle qui avait disparu et courut jusqu’au premier arbre.
Prenant de l’élan, elle sauta le plus haut possible, puis grimpa dans l’arbre rapidement. Elle se sentait tellement bien !
 
*Va pas te blesser de nouveau, je ne pourrais pas faire d’autre miracles !*
*C’est toi qui m’a soignée ?*
*Bien sur, qu’est-ce que tu croyais, que c’était ce Premier Homme ? *
*Tu vas bien ?*
*Dans l’incapacité de m’envoler à nouveau pour les douze prochaines heures, mais en vie.*
*Merci ma belle ! Où est Laïaga ?*
 

Sa dragonne lui envoya une image mental de là où était aller se mettre leur chef. Il était seul et venait apparemment de s'éloigner encore des combats, autant en profiter pour aller le rejoindre. Elle envoya une vague d’amour vers sa dragonne puis reprit sa route d’arbre en arbre. 
Elle devait le rejoindre le plus vite possible, ainsi, elle ne prit pas le temps de s'arrêter. Ses seuls arrêts étaient pour être certaine qu'elle ne serait pas vue.
Elle avait l'impression de voler, plus en forme que jamais, sauter d'rbre en arbre lui paraissait un jeu d'enfant, et elle se surprit à sourire au milieu de ce champs de bataille.
Quand elle fut enfin arrivée à lui, elle vit d'un simple coup d'oeil qu'il n'était pas au meilleur de sa forme. Mais il continuait à dessiner des trucs sur le sol. Ah ces magiciens ! Sans attendre plus longtemps, elle se laissa tomber, et atterrit juste devant lui, les jambes fléchies, le visage baissé. Puis ce fut un visage souriant qui accueilli le "Toi ..." de son chef de clan.

- Alors comme ça on dessine sur le sol pendant que les autres se battent ? lança-t-elle dans un ton presque moqueur.

Le pauvre, elle l'avait connu plus en forme, vraiment !



Merci Maya !
Montrons que nous préférons mourir debout plutôt que de vivre à genou. 
Si la mort vient me prendre aujourd'hui, je suis prête.

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Ellenwen
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 12 Fév 2015 - 0:44


C’était un échiquier géant, un vaste jeu de guerre, et Ellenwen ne se sentait pas à son aise. Elle n’avait jamais été une chef de guerre, elle n’était pas Akkan qui menait les homes aussi naturellement qu’il respirait.
Non, là, tout de suite, dans l’instant, l’ancienne reine des elfes était un concentré de rage qui ne demandait à exploser. Une boule d’instinct. La douleur de la cicatrisation par le feu qu’elle s’était infligée se dissipait tout juste, lui rendant l’usage de son bras, et l’elfe séculaire bondissait d’un adversaire à l’autre. Du regard elle embrassait tout le champ de bataille et plongeait et virevoltait comme un éclair, trop rapide pour l’œil. Elle vit l’esprit noir, l’invocation de Laïaga, disparaître sous les coups de plusieurs soldats qui l’attaquaient de concert.

-Enfin… souffla-t-elle.

Mais quelque chose lui disait que son imbécile de compagnon n’allait pas s’en tenir à ça. Elle serra les poings ; les griffes qu’étaient devenus ses ongles s’enfoncèrent dans la peau de ses poignets, à travers la fourrure noire qui les couvrait, faisant perler le sang.
Mais il n’y avait pas le temps. Déjà Akkan et les rebelles derrière lui s’enfonçaient plus avant dans la ligne que formaient leurs adversaires. Nimrod accroché à ses épaules, Ellenwen se laissa glisser au sol pour éviter un coup d’épée qu’elle avait failli ne pas voir venir. Ses jambes se détendirent, elle faucha l’homme, puis l’égorgea et se releva dans un même mouvement fluide. Les morts s’enchaînaient. Ils étaient si lents… Elle courait, sautait et tranchait, moins humaine d’instant en instant tandis que la fureur grandissait à chaque rebelle qu’elle voyait tomber. Le dragon l’aidait quand il pouvait, de ses flammes et de ses griffes. Cette guerre était une folie et lui donnait la nausée…

Soudain ses yeux s’étrécirent. Deux yeux à l’iris jaune et féline séparée par une fine ligne noire. Maintenant qu’ils étaient  sortis de l’ancien camp rebelle, elle venait d’apercevoir le stryge. Raphaël. A travers le chaos discordant du champ de bataille et des monstres qui le peuplaient, à visage humain ou non, elle avait retrouvé le pire d’entre eux. Mais alors qu’elle s’apprêtait à couriren direction du stryge pour le rattraper, elle capta le mouvement de Korann qui lui sautait dessus à la périphérie de son regard.

Elle plongea en avant et le repoussa. Entièrement recouverte de fourrure maintenant, elle se retourna vers Korann en feulant. Elle s’était transformée et elle ressemblait plus à une panthère ou  une lionne qu’à une elfe. Ses griffes labouraient le sol tandis qu’elle grondait. Elle les reconnaissait, lui et son corbeau, c’était un Jeger qui avait déjà cherché à l’attaquer. C’était lui qui avait failli tuer Laïaga plus tôt. Il n’allait pas s’échapper encore une fois.

Le Jeger lui lança une de ses runes. Elle explosa, une lumière aveuglante qui la fit fermer les yeux et grogner de douleur. Elle sentit la souffrance de Nimrod aussi, qui s’accrochait à la fourrure de son dos. Mais, les yeux fermés, elle pouvait encore sentir l’odeur du Premier Homme, même au milieu du champ de bataille et des centaines d’autres odeurs. Elle pouvait entendre le bruit de ses pas malgré ses précautions.
Elle bondit de côté quand il attaqua en visant son épaule, mais le Jeger dévia son coup au dernier moment et elle n’eut pas le temps de totalement esquiver. Une entaille profonde déchira son abdomen et elle feula, mais sans attendre elle attaqua à son tour, de ses griffes et de ses dents, pour déchirer le chasseur qui avait osé la défier.

Ils tournaient l’un autour de l’autre, échangeant des coups et faisant gicler leur sang. Leur combat les avait éloignés des rebelles et des cavaliers qui étaient venus les rejoindre, mais elle n’en avait cure, obnubilée par la rage féroce qui l’avait envahie.
Lentement elle reprit forme humanoïde. Son visage était recouvert de sang, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration haletante, mais la froideur de son regard fixe et les griffes qui remplaçaient toujours ses ongles ne laissaient aucun doute : Ellenwen était prête à semer la mort.

-Je vais te tuer… grinça-t-elle entre ses dents un peu trop pointues que son rictus dévoilait. Plus la peine de me chercher.

Elle tourna autour de Korann, poings levés, griffes pointées vers le torse de celui-ci.

-Je suis sûre que tu dois être ravi, fit-elle, toujours avec cet horrible rictus d’animal sauvage.

Et sans un mot de plus, elle s’élança pour éventrer le Jeger, aveugle à tout autre qu’à lui.




Devant l'indifférence générale, demain est annulé
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Garnyiss
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 16 Fév 2015 - 1:10


Un beau merdier ? Bastezic maitrisait l’art de l’euphémisme. C’était plutôt un véritable charnier que cette bataille. Garnyiss ne trouva sur le moment aucun moyen de s’en extirper dans les plus brefs délais. Tout à leur ardeur d’aller à la mort sur les ordres de Gabrelin, ses hommes ne cessaient de pousser vers l’avant et d’emporter les deux comparses avec eux. Ce qu’il aurait fallu n’était ni plus ni moins qu’un miracle ou un chaos monstrueux dans les rangs. Le premier ne se réaliserait sans doute pas. Quant au second, leur chance leur vaudrait sans doute d’être confrontés directement à son origine. Le mercenaire n’était pas tout à faire sûr que ce soit une très bonne chose.



Faute d’opportunité à saisir, il ne put qu’imiter Bastezic et parer au plus pressé, maudissant une fois de plus l’inexpérience des hommes de Grabrelin. Une seule percée ennemie et les voilà qui restaient tétanisés face au grand méchant loup avant d’enfin commencer à réagir correctement…



Ainsi le mercenaire se retrouva-t-il à marcher dans une boue chargée de sang où les cadavres nostrois faisaient office de terre ferme. Face à lui, les responsables de toute cette agitation. Guère plus d’une dizaines d’hommes et déjà tant de morts à leur compte. Garnyiss fut presque soulagé que la palissade les coupe ainsi du gros des troupes des Premiers Hommes.


Si près et pourtant si loin d’une brèche salvatrice, voilà qui allait encourager le groupe ennemi à redoubler d’ardeur. Voilà qui promettait à lui et ses alliés de circonstance un sale quart d’heure à passer.



Autour de lui, les soldats s’acquittèrent des ordres de Bastezic avec diligence, leur sens de la discipline ayant finalement repris le pas sur leur hésitation. Garnyiss chercha du regard l’instigateur de cette offensive.



« Tout va bien ? On dirait que tu as vu un fantôme ! », trouva-t-il le temps de lui dire avant de commencer à se frayer un passage jusqu’à la mêlée. Fantôme ou pas fantôme, ils ne pouvaient plus se payer le luxe de tergiverser.



En quelques instants, les boucliers adverses furent peu ou prou à portée de Tranchenuit. Garnyiss ne se lança pas dans un assaut frontal. Il lui préféra guetter la moindre ouverture dans la posture défensive du groupe ennemi. Ou temporiser en attendant que Bastézic le rejoigne, des fois que le petit groupe parvienne à semer un chaos raisonnable dans ce côté-ci de la Puliguinte.


Oui, le mercenaire ne se privait pas de rêver en couleur et doublement, même. Il n’en fut pas moins prêt lorsque l’adversaire se décida enfin à bouger.








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L'Aléa
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 23 Fév 2015 - 19:46


Etat des Lieux


Premiers Hommes et Alagaësiens continuent à s’entretuer sur le champ de bataille. L’espoir d’une victoire rapide n’est désormais plus qu’une chimère déchiquetée de toute part par la macabre réalité.

Appuyée par son infanterie, la cavalerie de la Puliguinte est parvenue à se désengager du gros des combats mais à quel prix ? Les hommes de Gabrelin ont payé le prix fort pour prendre pied à l’intérieur du camp. Ils sont tombés par centaines sur le front, sacrifiés sur l’autel de la gloire et de l’ambition.

Presque autant d’enfants de Mastaï sont tombés au nom de leur dieu. Un lourd tribut qui n’a en rien refroidi les ardeurs des survivants, bien au contraire. Ce sont des combattants déterminés qui tentent de remonter les lignes de Gabrelin et aiguillonnent leurs aides impies pour décapiter leur adversaire.


Emportés et ballottés par cette marée humaine, les hommes de la Cam Sernara ont de quoi regretter leurs hardiesse à avoir ainsi attaqué ce fortin. Ils ne sont guère plus qu’une vingtaine à défendre chèrement leur vie au cœur-même des combats…


¤¤¤¤¤


Au milieu de cette boucherie, quelques individus s’entêtent à survivre ou encore à tirer leur épingle du jeu.

La sortie du groupe de Jegers menés par Raphaël s’est ainsi vue stoppée par une phalange de la Puliguinte alors qu’elle se frayait un chemin sanglant jusqu’à la brêche Sud-Est. Parmi les visages nostrois figurent ceux de Garnyiss et Bastézic.

Plus au nord, les griffes crissent contre le métal alors qu’Ellenwen et Korann s’affrontent dans un combat sans merci.

Cette fois-ci, il n’y aura pas de chevaliers en armure rutilante pour voler au secours de l’ancienne reine des Elfes.

Laïaga a trouvé refuge sous le couvert des arbres, à l’écart du gros de la bataille. Sa solitude ne dure cependant pas longtemps, troublée par l’arrivée d’Hally.

Quant à Marek, il a volé – littéralement – au secours d’Akkan. L’ancien général des elfes s’est en effet retrouvé presque encerclé par les Premiers Hommes. L’arrivée d’un Kaminari amoché et le concours d’Eisen ne seront pas de refus…

Concrètement :
 


Dernière édition par L'Aléa le Lun 23 Fév 2015 - 20:41, édité 2 fois
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L'Aléa
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 23 Fév 2015 - 19:46


Reculer ? Voici une notion que les Enfants de Mastaï ne semblaient guère enclins à appliquer dans cette bataille-ci. De toute part, la mort chantait en cœur avec l’acier. Chaque pas devait signer celle d’un frère ou d’une sœur. C’était là un bien lourd tribu à payer pour asseoir l’autorité de Mastaï. A moins que ce ne fut là le châtiment divin pour avoir forgé cette union contre nature…

Le doute ne pouvait que germer dans les cœurs face aux coups du destin mais il était tout aussi impitoyablement balayé par une unique nécessité : survivre. Tuer l’ennemi avant qu’il ne vous tue en premier. Nul besoin d’être devin pour savoir que cela rimait avec suivre la stratégie initiale.

Ainsi les cohortes écarlates poursuivirent-elles leur avancée à travers les flancs de la Puliguinte. Les plus hardis d’entre eux aiguillonnèrent l’armada monstrueuse pour la forcer à se ruer au cœur de l’armée ennemie. En effet, la horde difforme rechignait de plus en plus à se montrer disciplinée.

Sang. Mort. Agonie. Ces parfums enivrants ne cessaient de lui monter à la tête et d’aiguiser ses instincts meurtriers. La faiblesse de ses maîtres n’en finissait pas de s’étaler au grand jour, les faisant chaque fois basculer un petit peu plus vers le statu de proies…

Concrètement:
 



Dernière édition par L'Aléa le Lun 23 Fév 2015 - 20:42, édité 4 fois
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L'Aléa
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 23 Fév 2015 - 20:36


Des trois centaines d’hommes engagés, ils n’étaient plus qu’une vingtaine là où le marteau s’abattait le plus violemment contre l’enclume. L’expérience seule ne suffisait plus à maintenir les hommes de la Cam Sernara en vie. Aux Premiers Hommes et aux cauchemars sur pattes était venu s’ajouter un ennemi plus insidieux et plus dévastateur : la fatigue.

Le peu de repos qu’ils avaient réussi à prendre avant l’offensive des envahisseurs contre leur camp se révélait insuffisant. Ils n’étaient plus aussi vifs qu’aux premières lueurs de l’aube et leurs épées semblaient s’alourdir à chaque battement de cœur entre leurs doigts crispés. Acier, griffes et crocs ne se frayaient que plus facilement un chemin à travers leur armure et leur chair jusqu’à une artère ou un organe vital.
Leur seul salut résidait dans la retraite dont chacun espérait qu’elle soit sonnée avant qu’il ne fut trop tard. Cette fois-ci, leur espoir ne resta pas lettre morte. L’ordre de se désengager tomba finalement. L’appliquer se heurta malheureusement à un obstacle de taille.

La hardiesse de leurs commandants les avait menés loin dans la ligne de front. Trop loin. Les barricades érigées par les rebelles ne les avaient pas protégés des Premiers Hommes. Voilà qu’elles se retournaient maintenant contre eux.
L’infanterie de la Puliguinte se pressait contre les goulots d’étranglement formés par les brèches. C’était cette foule compacte et armée jusqu’aux dents que les survivants de la Cam Sernara devaient traverser à contre courant. Cette foule, venue les sauver du bourbier dans lequel ils s’étaient fourrés tous seuls, qu’ils devaient lâchement abandonner.

Pour ces vingt hommes là, rien n’était encore joué...

Concrètement:
 

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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 26 Fév 2015 - 19:24


J’ai pris quelques coups. Ma cotte de maille m’a épargné pas mal de blessures sérieuses. Salope va ! Ça reste du superficiel. J’ai réussit à placer ma feinte, mais c’est un coup que je ne pourrais pas réutiliser tel quel… de mon côté j’ai dégainé un poignard après que le petit dragon ai brulé au blanc la dague que je tenais un peu avant de commencer à me battre avec cette putain elfe. J’ai pas vraiment fais mieux, du superficiel. Je serre tellement la garde du poignard que je ne ressens plus la douleur de la brulure. On se tourne autour, tel des prédateurs. Deux animaux d’un calibre différent. Elle, un félin sauvage et sanguinaire, moi un loup rusé et patient.

-Je vais te tuer… (sussure-t-elle d’une voix mortelle)…Plus la peine de me chercher.

Elle pointe ses « griffes » vers mon torse. Elle ets poing levés et elle est prête à me tuer… comme si j’allais la laisser faire… On se tourne autour, comme deux prédateurs. Je ne te craint pas. Je ne te craindrai jamais. Tu es une proie, quelque soit tes capacités, quelque soit ton apparance… tu es une proie.

-Je suis sûre que tu dois être ravi…

Ravi ? oh que oui...je vais te tuer salope... Et ensuite je me ferais une joie de mettre ta tête sur un pique à l’entré de Dras Léona. Je ne dis rien. Je ne formule pas un mot, et même si j’avais voulu je n’aurais pas pu de fureur. J’avais devant moi celle qui avait orchestré la Grande Vague. Celle sur l’ordre de qui j’ai perdu des amis et au moins quinze jours de ma vie allongé dans le coma. La fureur est là… pas brulante comme je l’ai ressentis  toute ma vie… mais glaciale. Cette froide envi de meurtre me tient au silence… je sens chacun de mes muscles endolorie par les blessures qu’elle m’a infligé, et ceux qui répondent encore bien. Je suis en maîtrise. Pour la première fois de ma vie, je suis en totale maîtrise de moi, de mes réflexes, de mes mouvements. Tout mon être tend à lui faire la peau. Je suis froid, calme… le regard que je rive au sien suffit comme réponse, une réponse aussi polaire que les Grand Hivers de mes montagnes natales : « Je Suis Ta Mort ! » et on s’élance !

Juste avant d’entrer en contact, je lâche mes armes au dernier moment, j’attaque. Elle pare de son avant-bras… avant-bras que j’attrape son bras et l’entraîne vers l’avant, lui fauche une jambe tout me servant de son élan pour la déséquilibré. Je l’envoi bouler deux trois mètres plus loin. Je me remets en position, je peux la ressaisir à la prochaine attaque. Elle saigne, elle se fatigue. Je l’ai eu à la surprise, ça ne sera peut être pas aussi facile la seconde fois, mais j’ai encore de la ressource, j’ai encore des ressources… Avec ça… je peux l’achever en la faisant souffrir à chacun de ses gestes. Je peux l’humilier tout mon comptant dans un silence de mort. Je peux la vaincre… je peux la tuer...



Varona

Si cela se passait sans trop de casse pour Korann, pour l’instant… Pour Varona la tâche s’avérait infiniment plus ardue. L’esprit malgré l’intellect inconscient des reliquats de la conscience de la sorcière qui avait fusionné avec l’animal, elle ne trouvait pas de moyen de blesser le petit dragon. Il était plus, gros, mieux protégé… elle avait essayé de lui crever les yeux mais il la tenait à l’écart à grand coup de jet de flammes. Elle en était réduite à jouer sur la possibilité que le petit d’argon s’épuise à lancer ses flammes. Mais l’esprit bizarrement ludique du corbeau lui dictat une approche plus directe… et plus fourbe. Elle se posa sur une poutre de tente, hors de portée du petit dragon… et elle croassa. Deux autres corbeaux arrivèrent. Elle leur parla de ce jeu très amusant d’esquiver les flammes du petit dragon, qu’une fois mort, il ferait un véritable festin… les deux autres corbeaux se lancèrent alors sur le petit dragon. L’objectif étant de se poser sur son dos. Attirés par le jeu de leurs congénères… d’autres corvidés se présentèrent. Nimrod eu à faire à une bonne demi-douzaine de corbeaux bien décidés à faire de lui leur prochain festin… les oiseaux se lancèrent les uns après les autres, certains essayaient à se poser sur le dos du dragon, à en arracher une ou deux avant de mourir brûlés ou griffés ou de simplement s’envoler. Varona elle, attendait, elle se régalait de ce combat déloyal, elle trouvait très amusant la souffrance du petit dragon qui s’était retrouvé à un contre cinq… « Ah tiens non » pensa la corbeau « un contre trois ». Légèrement froissée que ses congénères soit aussi… maladroit… elle croassa pour attirer d’autre congénère…


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mer 4 Mar 2015 - 20:00


Akkan s'était vu rejoindre par Marek et Kaminari, leur aide avait été la bienvenu car sans eux, il aurait subit des blessures graves voir fatales. Akkan profita du jet de flamme de Kami qui carbonisa 2 créatures corrompues, pour s'adresser à eux :

- Ouvrons un passage au survivant rebelle.

Puis joignant le geste à la parole, il sauta sur une créature croisé d'un cheval et d'un lion et probablement d'autres parties plus dangereuses, atterri sur son dos et planta sa griffe dans ses omoplates. La créature folle de rage chargea droit devant en direction des troupes sangreuses et rebelles projetant à terre des Premiers Hommes inconscient du danger de la créature. Il finit la créature au moment ou elle allait percer dans les troupes en lui fichant sa griffe dans la tête. Il se fit propulser dans les troupes, roulant à terre.

Une main secourable était tendue et il l'attrapa et quand il se redressa il se trouva face à Eisen. Une sacrée surprise, quand il se retourna il vit kami qui protégeait les arrières et Marek qui suivait l'espace créer par la folle chevauché d'Akkan. Une fois regroupé avec les hommes, il fit signe aux derniers rebelles de se souder pour effectuer la retraite, prenant la tête accompagné par Kami Eisen et Marek, il se jeta sur le premier venu lui arrachant la gorge, d'un coup de dent puis cassa le bras d'un Phs à proximité et lui prit sa pique qu'il ficha dans la gorge d'un 3e. Quand il se retourna le seul homme qui lui faisait face venait de faire la malheureuse expérience de la combustion spontanée, enfin Marek avait sans doute aidé un peu. Kami quant à lui ouvrait une voie royale pour les rescapés, ceux-ci protégeant ses flancs tandis qu'il brûlait dévorait et griffait ceux qui passait devant lui.

Nimrod quant à lui faisait front avec Ellenwen à un Phs peu commun, les humains se battait tandis que le corbeau jouait avec lui appelant des congénères et se faisant gênant d'autant le dragon. Nimrod bien que peu ennuyer par le peu de dégâts, il profita de la diversion provoquer par les corbeau et le peu d'attention que lui portait le seul volatile relativement dangereux pour se retrouver dans les pieds de Korann, il profita alors de l'humain et planta ses griffes dans son mollet fit un tour complet autour de sa jambe les corbeau ne pouvant le suivre s'envolèrent avant de finir dans un barbecue made in Nimrod, Il se propulsa au sol alors que l'humain tentait vainement de le toucher, sa petite taille jouait pour lui, il se faufila dans les jambes d'un autre guerrier Phs avant même que le guerrier n'ait le temps de le toucher. Le Ph qui se retrouvait avec Nimrod entre les pieds chuta, peu habitué à avoir un mini dragon entre les pieds, sa chute lui fut fatale, la gueule de Nimrod se referma sur sa gorge et lui arracha la trachée dans une gerbe de sang.

Il chercha le corbeau sans parvenir à le trouver et repris un contact visuel avec Ellenwen et son adversaire. Il reprit la route vers ceux-ci.


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Raphaël
Dirigeant de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 6 Mar 2015 - 1:09



Gregor, fils de Graffeth, c'est ainsi qu'il se faisait appeler. Chasseur Insatiable d'élite, Premier Homme bien bâtis, à l'air normal parmi les siens. Normal excepté pour un détail fort important : une goute. Perle d'anxiété tombant sur le long du front. Non pas une goute de sueur mais bel et bien de frayeur, de doute. Il regarda à sa droite, et vit son leader, l'humain qui triompha du Recruteur, toujours à la course, sans difficulté alors qu'il suivait une dizaine de Premiers Hommes très bien entrainés. À sa droite, quelques de ses frères qui se défendaient contre les soldats inconnus. Autour de leur petit groupe était là où il trouvait forte déconcentration ; tant d'abominations se battait autour d'eux! Comment était-ce possible que ce scénario soit réel? Même dans l'ivresse la plus profonde, Gregor ne pouvait pas imaginer des trucs plus hideux dans ses cauchemars.

Alors qu'il regardait au ciel dans la direction vague qu'était la provenance de ces bêtes, le doute s'installait toujours plus profond dans son esprit, l'impression cruelle qu'il ne faisait pas la bonne chose. Dans sa tête, il se demandait si accepter l'aide de créatures entièrement à l'inverse de tout ce qu'il avait appris en terme de combat, d'armes, d'honneur, était une chose à faire. Le grand marionnettiste perdait doucement l'un de ses gants.

Impossible! Les gars attendez!

Il tenta de se faire entendre, mais la course et le combat empêchèrent Raphaël et ses hommes de prêter attention à Gregor. Personne n'avait été blessé encore, ils n'avaient aucune raison d'arrêter de courir. Non, ils continuèrent. Et c'est là que la noirceur vint couvrir les yeux de Gregor. Il s'écria, de toute ses forces ;

- Cessez la course!!

Et il en suffit à Raphaël de lever son épée au ciel, de diriger les hommes vers un endroit plus défensif, où il pourrait écouter enfin. Gregor parla ;

- Mastaï n'emploierais pas le service de telles choses! Je crois fermement qu'on se sert de nous! C'est une ruse de la part de l'un de ses adversaires! Je ne peux pas croire que...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Jegth posa sa lourde main contre son épaule ;

- Gregor, fais confiance à ton dieu, et il te fera confiance en retour.

Et ils repartirent. Les dents serrées, le souffle bruyant, le Premier Homme perturbé força ses jambes à continuer la course. Son esprit, cependant, était brisé. Il suivait Jegth devant lui, les yeux rivés sur son dos, le regard vide. À l'intérieur de lui, le combat était maintenant perdu pour Mastaï. Il dessinait peu à peu le chemin qu'il allait prendre à présent, et se jura de ne plus jamais se courber devant un dieu si lâche.

Sa lourde hache tomba derrière la jambe de Jegth et un terrible cri retenti dans la plaine, étouffé parmi tous les autres cris similaires.

- Arrêtez, hurla le seigneur Stryge, alors que l'arme de Gregor se retira de la jambe.

Le rebelle retira son casque et regarda Valareth droit dans les yeux, l'affrontant. La rage se dessinait sur le visage du chef d'Umettelig Jeger, qui avançait à pas plus que décidé vers le traitre. Il était prêt, Mastaï était un traitre. Si il pouvait le défier, il pouvait aussi défier Raphaël. Ce serait son premier test. Il était immunisé à l'aura de terreur qui semblait émaner du stryge, et prépara son bouclier pour recevoir le choc.

Et choc s'en suivit donc, assurément. Le Chasseur avait violemment chargé Gregor avec un coup de poing solidifié, qui alla jusqu'à le soulever de terre et le projeter quelques mètres plus loin. Le bouclier était endommagé, il le jeta et tira sa deuxième hache, prêt à combattre. À ses côtés, un individu à crinière blanche, non pas dans l'uniforme des Sangreux, qui semblait néanmoins être un mercenaire engagé par l'armée grise. Sa longue épée reflétait le soleil rouge qui faisait tarder sa descente. Il fit un pas de côté pour rejoindre Garnyiss.

- Mastaï n'est plus mon père. Il est allé trop loin! Dit-il, furieux, alors qu'il s'apprêta à affronter de front les hommes de Raphaël, qui, lui, surveillait de près les affronts environnants pour s'assurer de la survie de ses gars restant.

Il va sans dire que Jegth ne survit pas à ses blessures ce soir, et fut l'une des premières victimes de la lourde décision du grand Premier Dieu.



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Bastezic
Connard Prétentieux
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 9 Mar 2015 - 3:40


[HRP : j'ai essayé de faire propre mais si les mouvements manquent de clarté, n'hésitez pas à demander. Pour résumer la cavalerie puliganne fait une charge maladroite et le front est se fait rétamer au profit des PHs.]

La mêlée se faisait furieuse autour du carré barbare entourant le félon. Si l’inexpérience des Puliguins leur coûtait de nombreuses vies, le poids du nombre jouait en leur faveur face aux Premiers Hommes. Ceux qui tombaient étaient rapidement remplacés et si la manœuvre pouvait sembler vaine elle permettait de contenir l’avancée ennemie. À vrai dire face aux bougres réquisitionnés par mes soins, les brutes entourant l’ancien seigneur de Gilée finirent par battre en retraite suite aux directives de ce dernier. Enthousiastes, certains de mes ladres se lancèrent dans l’ouverture, à leur poursuite et se firent massacrer sans état d’âme. Doutant de la capacité de ses copains à profiter de l’ouverture, un joueur de corne prit l’initiative de lancer un appel à la cavalerie.

« Faites-moi taire cet abruti ! » Braillais-je à l’adresse des soldats qui l’entouraient. Notre maigre victoire m’aillant donné une certaine contenance auprès des gamins, ils m’écoutèrent sans broncher et flanquèrent l’indiscret au sol après lui avoir confisqué sa trompe. Mais c’était trop tard, le mal était fait. D’ici quelques minutes, Gabrelin allait rappliquer avec ses propres gugusses, pensant pouvoir enfoncer le clou dans une plaie ouverte dans la ligne ennemie. Sauf que la ligne n’était pas percée, le retrait ennemi avait créé une saillie certes, mais l’ennemi était toujours là à la défendre.

« S’ils viennent, ils vont se faire cueillir, dis-je à l’adresse de Garnyiss, non pas que la vie du vicomte me tienne réellement à cœur, mais sans sa cavalerie… »

Je n’eus pas besoin de compléter ma phrase, Garnyiss n’était pas dénué d’expérience contrairement à la bleusaille qui nous entourait. Sans la cavalerie on serait profondément dans la merde pour espérer remporter cette bataille.

« Gardez la ligne, lançais-je aux gars, la cavalerie ne doit pas passer, barrez la route !
- Ils reviennent !  cria quelqu’un en montrant du doigt le groupe de Raphaël.
- Resserrez les rangs ! Formez la ligne ! Lancez quelques javelots sur ces bâtards ! »

Il y eut un certain remue-ménage dans la formation ennemie et une silhouette épaisse vola jusqu’à nos pieds, passant au-dessus de la première ligne qui s’était élancée à la rencontre de l’ennemi. Le gaillard se releva sous le regard médusé des Puliguins environnants. Je le considérai moi-même avec un certain ébahissement alors qu’il trouvait jusqu’au culot de nous baragouiner quelques lignes furibondes. L’émotion passée, les bleus se jetèrent sur la cible isolée sans chercher à comprendre ce qu’il articulait. Le gaillard était expérimenté et parvînt à en frapper quelques-uns avant d’être terrassé, attaqué de toute part par la horde échauffée des puliguins que j’avais pu rameuter.

Mis en jambe par ce combat des plus déloyaux, les mignons se sentirent pousser des ailes et s’élancèrent à l’assaut des Premiers Hommes restants dans un élan braillard et désorganisé.

Je voulus donner de la voix pour corriger le tir, mais du mouvement dans nos arrières me força à me retirer des premières lignes : Gabrelin arrivait avec sa cavalerie. Je fis transmettre des signaux et sonner la trompe à plusieurs reprises pour leur dire de dévier, mais le fer de lance du vicomte ne changea pas sa trajectoire, fonçant droit dans notre cul.

« Mais ils sont stupides, c’est leurs lignes qu’ils vont percer ces connards. »

Je fis de grands gestes et réclamait une lentille pour scruter leur avancée à la recherche d’un élément qui pourrait apporter quelques lumières au comportement des cavaliers. Et cette lumière apparut finalement dans le sourire féroce du vicomte, dans son œil fou et son regard braqué sur moi. Je compris : le salopard voulait bien risquer ses gars si cela lui permettait de me faire la peau au passage.

« Ouvrez la voie ! ordonnais-je en m’enfonçant dans nos lignes pour me cacher à la vue des cavaliers. Laissez passer les canassons ! »

L’ordre contredisant les directives précédentes sema un joyeux bazar dans les lignes Puliguintes. Face à cette désorganisation, les Premiers Hommes auraient l’opportunité de raffermir leur position et d’enfermer la cavalerie dès qu’elle serait engagée. Le flot des combattants me ramena à la zone de contact et j’eus même à jouer de la lame contre quelques gorilles tatoués. Mes coups ne portèrent pas plus que les leurs et nous fûmes séparés lorsque les premiers cavaliers entrèrent au contact.

La mêlée se transforma rapidement en un joyeux bordel où se mélangeaient Premiers Hommes, puliguins et chevaliers. Les gens frappaient à l’aveugle, sans chercher à savoir si le bout de leur lame touchait alliés ou ennemis. La peur, la colère, la rage, tout n’était motif qu’à une furie sanglante qui fit bien plus de victimes chez les gris. Les envahisseurs s’appuyant sur une expérience plus solide, leurs forces parvinrent à garder leur sang-froid et la charge puliganne fut écrasée. Toute la dynamique du front est venait d’être brisée. La cavalerie était ferrée dans ce merdier. Privé de soutient, le front sud ne tiendrait pas longtemps.

Comme pour conclure ce funeste constat, un rugissement inhumain résonna au-dessus des combats voisins, trahissant l’approche d’une des monstruosités amenées par les Premiers Hommes. Attrapant Garnyiss par le bras pour le forcer à me prêter attention je lui confiais d’une voix pressante :

« C’est pas bon, lâchais-je assez fort pour couvrir le bruit ambiant, si on reste on va canner ! »

La corne de commandement sonna non loin portant plusieurs cavaliers à mon attention. Cinq chevaliers, et Gabrelin était du lot, son œil furieux balayant le champs de bataille à la recherche d’une cible à abattre. Nos regards se croisèrent et j’eus tout juste le temps de pousser Garnyiss et de m’écarter à mon tour pour esquiver la charge du nobliau et de sa petite escorte. Leurs montures affolées par le combat les portèrent plus loin que prévu et ils se trouvèrent engagés par de solides gorilles ennemis.

« On va pas faire long feu dans ce merdier, glissais-je au compère aux cheveux d’argent, tirons-nous ! »


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Laïaga
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mar 10 Mar 2015 - 14:22


-Alors comment ça on dessine sur le sol pendant que les autres se battent ? fit Hally.

Je rendis son sourire à la jeune femme. Sous ses habits typiquement Premier Homme, c’étaient les mêmes yeux bleu perçant que je n’avais plus vu depuis cette réunion si étrange à un Kédésor Faivre quasi-désert.
J’avais craint plusieurs fois que l’espionne d’élite de Max n’ait changé de camp, ou se soit faite découvrir et tuer, tant les nouvelles étaient rares, mais je l’avais face à moi et il n’en était rien.
Au moins un bon côté à cette journée de merde !

-Si tu savais ce que mes dessins peuvent faire, d’habitude… répondis-je avec une pointe d’aigreur.

Des dizaines et des dizaines d’esprits morts levés sous mes ordres… mon armée des morts. Je haussai les épaules, mon sourire revenu, et lui, tendis la main :

-Aide-moi à me relever !

Je sentis mes articulations protester tandis qu’Hally attrapait mon poignet, mais la douleur dans mes muscles avait presque disparu. Et je n’avais pas la nausée. Je la détaillai rapidement : elle n’avait pas beaucoup changé.
Un peu raide encore malgré tout, je l’enlaçai brièvement, avant de reculer, le visage plus grave.

-Heureux que tu ailles bien, Hally, vraiment. Tu en as déjà tellement fait, j’aurais aimé pouvoir te dire que ta mission est terminée et que tu peux reprendre ta vie, mais…

Je haussai les épaules à nouveau en me tournant vers le champ de bataille que nous embrassions du regard. Je ne distinguais même plus mes rebelles au milieu de mes combattants ; j’avais rassemblé la plus grande armée que je pouvais former, et elle avait été décimée.

-… mais je crois qu’on a jamais eu autant besoin de toi.

Je scrutai son regard, mais la dragonnière avait toujours l’air aussi déterminée que la dernière fois que je l’avais vue, et elle ne protesta pas.

-Laïaga, fit la jeune femme.
-Hum ?
-Il faut sonner la retraite. Je viens de m’éclipser du champ de bataille, j’ai vu de l’intérieur, et on n’a plus aucune chance… Marek vient d’arriver, je l’ai vu, mais il ne pourra pas faire la différence. Sauvez ce qui peut encore l’être !
-Après tout ce qu’on a déjà sacrifié aujourd’hui…

Je me mordis la lèvre. Une vingtaine. C’était le nombre de mes hommes qui se battaient encore sur le champ de bataille, et j’écoutais Hally me raconter, comment l’affrontement se déroulait de l’intérieur, comment ils continuaient de courir de loin en loin, mais à chaque engagement un plus petit nombre encore survivait.
Akkan était un meneur d’hommes admirable, mais il finirait par ne plus pouvoir faire de miracles. Et les Premiers Hommes avaient encore des renforts sur le chantier, la révolte des esclaves avait fait long feu, et le combat durait depuis une journée : d’autres pourraient arriver de la Dras ou de Sombrenef, avec encore plus de monstres.
Je poussai un long soupir.

-Ok, on dirait bien que t’as raison. On va sauver ceux qui peuvent encore l’être. On ne gagnera plus cette guerre sur un champ de bataille... J’ai été un imbécile de jeter toutes nos forces ici.

Non, le Premier Empire avait prouvé sa supériorité un nombre suffisant de fois. Il nous restait deux alternatives. La première, c’était que j’allais continuer mes recherches, essayer de rétablir la magie et de contrer les runes inhibitrices de ces enfants de putain. J’allais récupérer ma magie.
Et la seconde, c’était Hally.

-On va changer ton ordre de mission, Hally... Il ne s’agit plus de récolter des informations ou faire le plus de dégâts possibles.

Je fermai les yeux, restai silencieux un instant. Ce que j’allais lui demander était énorme. Mais au point où elle en était… ou où on en était tous, en fait.

-Assassine les seigneurs de la guerre PHs, les épées de Mastaï. Prend des années si c’est ce qu’il te faut, prend tout le temps qu’il faut tant qu’ils meurent.

Je rouvris les yeux et fis un petit sourire en coin à Hally : je n’avais pas grand-chose d’autre à lui proposer comme aide. Ni artefact magique renversant, ni conseil avisé. Elle était la meilleure et pour l’instant la seule arme de la Cam.

-Et maintenant, repris-je, sonnons la retraite, et après cela… même si le temps presse, je brûle d’envie de savoir ce que tu as appris jusque-là.

Je ne pouvais toujours pas contacter mentalement Marek, mais Hally se fit ma voix, en relayant l’ordre de se replier à Eluna qui le transmit à Elthanyn qui alla elle-même trouver Marek. Ce n’était pas au niveau des communications mentales mais j’étais satisfait de voir que nous pouvions encore transmettre des messages rapidement.



   
L'heure de la faux a sonné
On n'arrête pas la grande horloge
Le vent divin l'a emporté
Pourtant cela t'interroge
N'as-tu rien à regretter ?

Spoiler:
 
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Hally
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mar 10 Mar 2015 - 15:46


Il était exténué ! Cela se voyait, et l'humaine le sentit quand il la prit dans ses bras. Alors qu'elle était plus en forme que jamais, elle ne pouvait l'aider. Utiliser sa magie pour transmettre une partie de son énergie était trop dangereux, Eluna en avait fait les frais, et c'était limite si elle arriverait maintenant à décoller pour fuir les combats. Elle lui rendit cependant son geste. Ils étaient tous les deux rassurés de se savoir vivants, pas encore brisé par tout ce qui arrivait à leurs terres.

-Heureux que tu ailles bien, Hally, vraiment. Tu en as déjà tellement fait, j’aurais aimé pouvoir te dire que ta mission est terminée et que tu peux reprendre ta vie, mais… 

Elle ne dit rien. Quoi qu'il dise, il était hors de question qu'elle abandonne aujourd'hui. Elle était trop proche du but, elle intégrerait les Jegers, elle apprendrait à les combattre, apprendrait à tous les magiciens de l'Alagaësia à les fuir ! Il avait raison, l'Alagaësia avait encore besoin d'elle. Les espions étaient la meilleure arme qui restait pour les rebelles après le massacre de la journée. 
Massacre qui ne mènerait à rien s'il continuait. C'est pourquoi elle osa enfin lui avouer la triste verité. Ils devaient partir, sonner la retraite. Utiliser les renforts pour réussir à s’échapper et limiter les dégâts. Car si armée rebelle il y avait, aujourd'hui il n'y avait plus que l'ombre d'une armée ! 
Certes le coup donné à la Première armée était importante, plusieurs centaines d'hommes étaient surement morts durant cette bataille, mais surtout, elle prouvait que jamais les rebelles n'abandonneraient, mais il fallait se rendre à l'évidence : la guerre continuait, mais cette bataille était perdue ! Laïaga finit par capituler. Un imbécile, lui ? Oh non, il avait eu raison de frapper, et de frapper fort. Ils étaient resté trop longtemps sans rien faire, et une autre armée ressortirai de l'ombre, Hally en était certaine. 

-On va changer ton ordre de mission, Hally... Il ne s’agit plus de récolter des informations ou faire le plus de dégâts possibles. 

Ca tombait bien, elle avait beaucoup de choses à lui raconter par rapport à sa mission. Mais elle ne s'attendait pas à la suite ! Assassiner les dirigeant PHs ! Elle se pinça les lèvres en entandant qu'elle pouvait prendre toutes les années qu'elle voulait tant qu'elle les tuait. Cela faisait déjà presque un an que ces enfants de Mastaï étaient arrivé en Alagaësia, et à cause d'eux, six mois que la jeune femme n'avait pas pu voir, sentir, serrer son fils dans ses bras. Et aujourd'hui, la situation était tellement catastrophique qu'on rallongeait sa mission à plusieurs années. Quand elle reviendrait, son fils serait en âge de se battre, de tuer. A ses côtés. 
Pour se retenir de penser à ces années gachées, perdues, qu'elle ne retrouverait jamais, elle serra ses poings et ravala ses larmes avant que Laïaga n'ouvre à nouveau les yeux. Elle voyait bien qu'il était désolé pour elle. Mais il n'y avait pas d'autres solutions. Sa vie était entre parenthèse, elle devait l'accepter.

-Et maintenant, reprit-il, sonnons la retraite, et après cela… même si le temps presse, je brûle d’envie de savoir ce que tu as appris jusque-là. 


***

* Eluna ? *
*Oui ? *
*Tu peux contacter Elthanyn toi non ? *
* Oui elle est sur le champs de bataille, pourquoi ? *
* Elle doit faire passer un message à Marek de la part de Laïaga ! *

*** 

* Eltha' ? *

Un grognement mental lui répondit. 

* Va voir Marek de suite, dit lui de sonner la retraite. Utilisez les forces qu'il reste pour vous echapper avec le moins de perte possible. La bataille est terminée. *

Elthanyn lacha le monstre de corruption qu'elle essayait de dechiqueter le faisant tomber de plusieurs mètres de haut puis fonça vers Marek.

* Marek, Laïaga te demande de faire sonner la retraite. Les rebelles doivent se retirer ou ils mourront tous jusqu'au dernier ! *

***

Au loin les épées s'entre choquaient toujours, mais Eluna avait bien fait passer le message, tout comme sa soeur. Les rebelles n'allaient pas tarder à fuir et elle devrait retrouver Korann avant qu'il ne se rende compte qu'elle avait disparu. Mais avant ça, Hally commença son rapport :

- Tuer les dirigeants, et surtout l'épée de Mastaï en place aujourd'hui ne prendra pas autant de temps je pense. J'ai intégré les Jegers, les chasseurs de mages, et même si pour l'instant je n'ai pas eu le loisir de réellement leur parler, je sais que dans leur rangs, ainsi que dans ceux de la Première Armée, beaucoup sont opposés à l'utilisation de ces monstres de la corruption ! C'est totalement contraire à ce en quoi ils croient, et je peux faire en sorte de monter discrètement et anonymement un groupe de résistant. 

Oh oui, elle commençait déjà à mettre en place un plan dans sa tête. Espionner ses ennemis, cela était devenu presque trop facile avec son masque, elle devait maintenant cibler ceux qu'elle pouvait utiliser pour renverser l'Epée en place. Chez les Jegers en revanche, elle était certaine qu'elle pouvait faire cela sans se cacher. Après tout, quand on chasse la magie, on ne devrait pas l'utiliser ...  
Oui, elle devrait pouvoir y arriver. Korann, elle en était presque sur, comprendrait sa logique.

- Quoi qu'il en soit, me voilà maintenant apprentie chasseur de mage ! Qui l'aurait cru ! Je vais devoir suivre une formation, et quand ça sera terminé, je pourrais enfin apprendre sur le terrain comment ils fonctionnent. Cela me fait peur, je vais devoir sans doute piéger des mages moi même, mais grâce à ça j'apprendrais leurs façons de faire, je nous apprendrais à nous magiciens à les tromper, à les esquiver. Leurs secrets nous seront révélé. 

Et elle risquerait sa vie à tout moment, même si Korann savait qu'elle était une dragonnière ...

- Celui qui m'a faite entrée dans la factions est Korann Agurson, je t'enverrai un rapport complet sur lui, ainsi que les dirigeants. Il sait que je suis dragonnière même s'il pense que mon dragon est mort. Je suis donc moins en danger qu'avant. 

Au loin elle entendit sonner la retraite. Elle devait se dépêcher. Elle regarda vers là où se déroulait la bataille avant de revenir vers Laïaga.

- Nous devons nous voir, on parlera de tout ça plus longuement. Envoie moi ton faucon, nous conviendrons d'un jour et d'un lieu. Le mieux serait que seul toi soit au courant. Ou Max, mais personne d'autre, c'est trop dangereux. 

Les bruits au loin changeaient. Korann ne devait pas se rendre compte qu'elle n'était plus là. Faisant de nouveau un allé retour visuel entre Laïaga et le champs de bataille, elle reprit, pressée.

- Je dois y aller Laïaga, sinon ils se rendront compte que j'ai disparu. 

Elle aurait aimé prendre de ses nouvelles, lui demander comment avançait la rébellion, comment allait tous les autres. Mais le temps pressait. Elle regarda tout autour d'elle. Ils étaient loin de la bataille, mais les Premiers Hommes fouilleraient surement les environs à la recherche de chaque rebelle qu'ils pourraient encore tuer !

- Tu es trop faible pour courir, demande de l'aide pour fuir. Eluna ne pourra pas te porter, elle arrivera à peine à décoller, mais Elthanyn pourra surement ! En tout cas trouve un moyen, mais fuie et reste en vie, la Cam a besoin de toi !

Puis elle s'en alla, le plantant là, sans un mot de plus. Elle courut, prit de l’élan, et disparut dans un arbre aussi vite qu'elle était apparu. 
Elle devait redevenir Katniss et retrouver Korann. Et faire comme si elle n'avait jamais revu l'un de ses amis ...



Merci Maya !
Montrons que nous préférons mourir debout plutôt que de vivre à genou. 
Si la mort vient me prendre aujourd'hui, je suis prête.

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Marek
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mer 11 Mar 2015 - 16:17



C'était la merde. Non sans rire, il fallait le dire. De toutes les batailles qu'avait pu livrer Marek, celle-ci était sûrement la plus mal engagée du monde. Il se retrouva entouré de Kaminari et d'Akkan. Eisen se débrouillait comme il pouvait, et le Gardien du Feu, l'espace d'un instant s'en voulu de l'avoir amené ici. A bien y réfléchir, il ne savait pas vraiment pourquoi mais bon...

Akkan attrapa alors un genre de bestiole bizarre qu'il chevaucha pour faire un trou dans le tas et rejoindre le reste des rebelles qui tentaient une vaine retraite. Kaminari dans son sillage, Marek rattrapa du mieux qu'il put son camarade de bataille. C'est qu'entre un type sur une monture et un colosse en armure, y'avait une différence de vitesse! Le combat reprit de plus belle. Les Premiers Hommes étaient des combattants de qualité et le combat fut rude. A un moment, Marek fut surpris par derrière et dans un réflexe plaqua sa main sur le torse de l'ennemi et le consomma. Par chance, ce coup-ci avait fonctionné, mais le Gardien se jura de faire plus attention et d'éviter la magie. La zone puait la corruption, chaque étincelle pouvait devenir une explosion de mana incontrôlable.


Soudain, une présence rassurante approcha. Marek reconnu tout de suite la dragonne de sa femme: Elthanyn. L'esprit de cette dernière s'approcha du sien, et l'ancien dragonnier l'accueillit. Il écouta ce qu'elle avait à lui dire, et d'un air un peu plus agacé qu'il ne le voulait lui répondit:

* Je sais pas si tu as remarqué, mais c'est ce qu'on essaie de faire ici! Attrape moi donc avec Akkan, ça ira plus vite, tu pourras aider Kaminari à ouvrir la voie avec ton feu. *

Marek lança un autre appel mental à travers le champ de bataille. Quelques secondes plus tard, Faeryl l'aigle géante apparu. Elle se précipita vers Eisen et se posa à côté de lui, l'invitant silencieusement à grimper.

Elthanyn quant à elle se posa près de Marek qui grimpa péniblement sur elle avant de tendre son bras vers Akkan:

- Tu montes Akkan? On ira plus vite comme ça!






Héhéhé:
 



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Eisen
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 13 Mar 2015 - 15:19


Il y a des colis comme ça pour lesquels ont ne sait pas trop comment réagir. Le mastodonte qui roula se livrer a coté de lui en était un. D'ordinaire, en pleine bagarre, il l'aurait ignoré pour filer discrètement. Mais ils n'étaient pas dans une simple bagarre d'ivrogne et sa survie dépendait de la leur. Honnêtement, seul, il était mort. Survivre, c'est ce qu'il faisait depuis que Marek l'avait largué. En donnant des coups à droite à gauche. Bordel, ce qu'il aurait été mieux dans les cieux avec son arc. Mais soit... Il était là et cela lui permit au moins d'aider Akkan à se lever. Quoique l'aide du être plus psychologique que physique car la crevette n'allait pas soulever le cachalot... Sans offense, simple comparaison de carrure.
Et puis comme ça, il n'était plus tout seul, il pouvait rejoindre Flammèche et lui gueuler par dessus le boucan du lieu :

« La prochaine fois, préviens ! Merde ! »
Mais y aurait il une prochaine fois ? Pour cela, il faudrait déjà survivre... Et trois monstres -ils avait un dragon dans leur rang ! - contre une armée, ce ne serait peut être pas suffisant... Bien, un voleur qui crevait sur un champs de bataille, ça c'était étrange. D'ordinaire il préférait les ruelles mal famé, les quartiers désolé, les geôles ou les places publiques. Pas les champs de bataille...
Mais de toute façon Marek semblait le voir crever en l'air... Ou en s'écrasant. Parce qu'il appela son beaucoup trop grand aigle à la rescousse et Eisen ne prit pas plus d'une seconde à le regarder avant de monter.
Soyons honnête, il n'avait aucune envie de retourner sur ce piaf mais...

Serrant les cuisses, il se cala entre les plumes et sortit son arc. Là, il allait peut être leur servir à quelques chose. Parce que de toute façon, les ennemis en bas étaient bien trop occupé par les dragon pour se soucier du gentil petit oiseau et de son archer avec ses petites flèches qui visa et tira. Ils étaient tellement pacqué en bas, qu'il n'était pas dur de faire mouche. Restait à le faire sur des endroits qui font mal, et ça, à dos d'oiseau, ce n'était pas simple.
Mais bizarrement, il n'avait pas envie de demander à la boule de plume de ralentir... D'autant qu'il n'aurait pas su comment... Prochaine étape, apprendre à parler aux piafs.


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Kaminari
Membre du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Ven 13 Mar 2015 - 20:56


Prenez un morceau de viande frais découpé depuis peu ou même encore sur l’ossature. Faite le chauffer par combustion spontané avec un souffle des plus ardents durant l’espace de quelques secondes. Ajoutez-y de la sauce rouge vif fraichement collecté avec une pointe de matière étrange et indescriptible de couleur sombre pour compléter. Une fois cela fait, vous obtenez la spécialité du dragon. Un plat que Kaminari maitrisé de plus en plus et qu’il était d’ailleurs en train de servir gratuitement….

Ça pour en faire cramer de la chaire, il en faisait brûler. Il rependait pas mal de sang aussi, mais cela n’était pas difficile dans de tel condition. Face a lui des humains en pagailles ainsi que des créatures sans nom. Dans ce milieu il avait juste a utilisé sa capacité et son corps pour servir la spécialement. Cependant l’assaisonnement était parfois du a son propre sang.

Forcément à force de ce frotté avec ces foutus premiers hommes et leurs mochetés. Kami ne resté pas intacte. Il avait beau avoir des écailles. Elles n’étaient pas infranchissables et parfois les lames pouvaient passées au travers au même titre que les griffes. Déjà que Kami avait le dos et une partie des ailes labouraient par ces saloperies volantes. Maintenant c’était ses flancs et l’avant du corps qui saigné. Enfin difficile a dire si c’était son sang a lui seul ou aussi celui des ennemies….

Quoi qu’il en soit il combattait toujours avec rage et haine. Son regard rouge sang n’avait pas changé et son désir de tué était toujours aussi fort. Voilà pourquoi tout en essayant de se protéger un peu quand même. Il enchainait entre crocs, griffe, épine et souffle de feu. Ses rugissements exprimé parfois sa douleur mais surtout sa rage. Ce n’était pas forcément voulu s’il dégageait le passage…. Il le faisait car les ennemies étaient justes la devant lui. Quand aux créatures corrompus, c’était forcément lui qui ce les coltinés presque vue qu’elles sen prenaient souvent a ce qu’il y a de plus gros. Quoi que à force de morfler aussi, elles allaient peut être prendre pour cible quelques choses de plus facile…. M’enfin cela importer peu. Kami voulait en faire de la charpie de tout ce beau monde !

Il était d’ailleurs dans un tel état de rage et son désir de vengeance pouvant enfin s’exprimé qu’il n’avait pas fait attention a ce qu’il ce passé au loin. A un moment il avait cru ressentir ou entendre la présence d’Eluna. Mais une fois encore cela devait être son esprit qui le tourmenté dans cette folie qu’était la guerre. Il savait juste qu’à proximité ce trouvé Marek et Akkan qui semblaient eux aussi faire coulé le sang. Le reste il ne les connaissait pas. De toute façon ce n’était pas ce qui importé pour le mâle sombre. Il était utile a la petite bande de survivant et c’était tant mieux mais dans un autre cas il était possible que le dragon n’aurait même pas cherché a ce mettre en danger pour certains d’entres eux….

Après tous pourquoi l’aurait il fait ? Ils étaient allié et dans le même camp ? C’est vrai, mais ce n’était plus suffisant pour le dragon. Dans le cas contraire, Kami avait de sérieux doute sur le fait que plus de la moitié d’entre eux auraient cherché a l’aidé. Au contraire même. Il était presque persuadé que les humains auraient fuis plutôt que de combattre. D’ailleurs c’était ce qui arriver en ce moment même. Kami n’avait pas fait attention à Elthanyn. Il l’avait aperçut du coin de l’œil durant certains mouvements mais il ne pouvait pas ce permettre de surveillé la dragonne blanche…. Par conséquent il était encore en train de combattre alors que la retraite sonné.

La retraite ? Encore ? C’était la seconde et la première avait couté bien plus de vie qu’elle n’en avait sauvée. Enfin la, remarque vue le nombre qui resté. C’était difficile de faire pire que la première. De toute façon même si le dragon sauvage avait cherché à fuir aussi, il n’aurait pas pu si facilement. Il était au prise avec une autre créature corrompu et comme si ça ne suffisait pas. Son corps était incapable de volé. Il arrivait encore a ce battre tant bien que mal, mais il était loin d’être en pleine forme. Au mieux en utilisant ses dernières forces il pourrait décollé et bougé. Mais s’il faisait ça, il n’allait certainement pas pouvoir grimpé bien haut ni même aller bien loin….

La mort n’était même pas envisageable pour lui. Pas ainsi et surtout pas face a une race maudite ou une espèce aussi faible que les hommes ou autres congénères. En cet instant Kami haïssait plus que tous les premiers hommes, mais aussi les humains de façon générale….





*Je me présente à vous. Accusé d’avoir voulu assurer l’ascendance des dragons. D’avoir tenté de nous épargner ce destin qui nous oblige à nous éteindre. A céder. L’humanité représente une menace pour notre monde. Refuser son éradication est une grave erreur. Nous éclairons les ténèbres, mais les hommes prennent notre triomphe à leur compte. Les dragons détiennent le manteau de responsabilité. Il leur appartient à eux seuls.
Jugez mes actes à votre guise, mais ne doutez pas de la réalité. L’espèce humaine est à l’œuvre et nous ne pourrons bientôt plus l’arrêter….*

Cela me coûtera peut être la vie... Mais je changerai ce monde pour les dragons !
[Lien vers l'apparence : http://www.furaffinity.net/full/20880680/ . Merci a Ellenwen pour la seconde image de la signature ! ]
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Garnyiss
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Sam 21 Mar 2015 - 22:20


Foutredieu, la mutinerie se propageait aussi rapidement que la petite vérole dans un bordel !



Telles ne furent pas les pensées de Garnyiss face au spectacle sanglant que ses adversaires lui offrirent. L’ébahissement vint en premier, vite  mâtiné de considérations sur la stupidité – ou la tendance suicidaire – de celui qui venait ni plus ni moins que le préférer, lui, à la compagnie de ses copains. L’un des mieux placés pour le renvoyer la queue entre les jambes jusqu’à son dieu.


Grey Malkin y aurait sans doute vu une preuve éclatante de sa théorie. Les cieux en soient remerciés, les bleus de la Puliguinte étaient faits d’un tout autre métal. Le mercenaire dut même prudemment s’écarter lorsqu’ils se jetèrent sur le mutin comme une meute de chiens affamés sur un jambon. Dans l'engouement général, il aurait pu prendre un mauvais coup.



Lorsque ses veneurs montrèrent enfin le bout de leurs armures rutilantes, le mercenaire eut toutes les peines du monde à garder le contact avec Bastezic. La cavalerie était sur eux. Contre eux, aurait même pu en jurer le mercenaire. Ni le temps, ni les circonstances ne lui offrirent la possibilité de considérer tous les tenants et aboutissants de sa situation.


Une hache manqua de le décapiter. Un troupier de la Puliguinte se proposa de faire mieux. Tranchenuit trancha entre les deux prétendants, vite réduits à un silence des plus définitifs. L'allié du matin se muait malgré lui en une menace aussi certaine que l'ennemi et ils étaient des dizaines autour de lui. Chacun en mesure d'avoir la peau du mercenaire s'il ne se méfiait pas assez. Fallait-il également mentionner la probabilité grandissante de croiser quelque tentacule ou appendice meurtrier en maraude ?



Garnyiss se révélait tant sur le qui-vive qu’il réprima juste à temps un réflexe meurtrier lorsque Bastézic lui saisit le bras. Effectivement, ils allaient sûrement canner s’ils continuaient tous les deux sur cette lancée. Embryon de mesquinerie vite étouffé ; leurs vie ne tenait effectivement qu’à un fil. Gabrelin s’attira une flopée de qualificatifs et de malédictions diverses lorsqu’il tenta de le trancher. Les plus civilisés mentionnaient une ascendance peu glorieuse et un destin qui l’était tout autant entre les griffes d’une quelconque créature.



« J’ai … » , commença le mercenaire après s’être relevé. Jamais il n’acheva sa phrase. Ses yeux s’écarquillèrent tandis qu’il fixait un point en hauteur, derrière Bastézic.



« Et merde… »



La chose était n’était plus qu’à quelques jets de pierre. Trois mètres de haut, tout en muscles caparaçonnés de chitine verdatro-violette constituait déjà en soit une vision peu rassurante. Quatre pattes plus qu’amplement nanties du nécessaire pour déchiqueter chair et armures la soutenaient. Deux autres se greffaient vers la base de son cou, comme autant de battoirs meurtriers que le sang parait d’un fourreau luisant.


Et une malédiction de Garnyiss en passe de s’incarner, une ! Celle-ci n’était pas aussi abondamment pourvue en tentacules qu’elle aurait pu l’être. Elle n’en comptait qu’une vingtaine, répartis tous le long de son corps. Tantôt hérissés d’excroissances, tantôt aussi lisses que la peau d’une anguille, la créature les dardait avec habileté dans les chairs de tous ceux qui se trouvaient à sa portée.



« Je ne dirai pas non à un petit miracle… », marmonna le mercenaire. Il regretta que Gabrelin ne fût pas plus proche, histoire d’avoir l’occasion de le trucider avant de ne plus être en état de faire quoi que ce soit.



En effet, la bête n’avait pas attendu pour se tailler une sanglante avenue. Enfants de Mastaï et alagaësiens s’y trouvèrent pour la première fois sur un pied d’égalité. Ni leurs armures, ni leurs armes ou même leur science du combat ne surent les protéger d’un funeste destin. D’abord venaient les hurlements. Surprise, terreur ou ordres braillés ; ils commençaient tous différemment et tous, ils s’achevaient sur l’unique note d’une souffrance aussi inimaginable qu’elle était brève. Les cris faisaient très vite place à une écœurante et organique symphonie.


Tous ces malheureux-là retombèrent en une pluie écarlate mêlée de gros grêlons de chairs et d’os. Elle n’épargna ni les deux compères, ni aucun des belligérants qui se trouvaient dans les parages. Les plus chanceux en furent réduits à fuir et espérer que la chose ne se détourne pas de son chemin pour eux.



Quant aux autres, ils ne purent qu’assister au spectacle de la mort qui trottait vers eux. Et espérer un miracle, fut-il petit.










Dernière édition par Garnyiss le Mer 15 Avr 2015 - 12:21, édité 1 fois
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L'Aléa
Maître du Jeu
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Dim 22 Mar 2015 - 0:21


Etat des Lieux
Où les Premiers Hommes, la Puliguinte, les Rebelles et les Créatures s'entre-étripent mutuellement dans la bonne humeur.


La charge hasardeuse de Gabrelin l’a embourbé, lui et sa cavalerie, dans une mêlée générale. Le front Nord-est est désormais en proie au plus grand des chaos et les hommes tombent par dizaines.
Pour le groupe mené par Raphaël, c’est l’occasion de rallier enfin le gros des troupes. Pour Bastézic et Garnyiss, la situation est autrement plus délicate. A peine ont-ils échappé une première fois aux plans meurtriers de Gabrelins qu’ils doivent faire face à une créature corrompue autrement plus menaçante.

Sur les autres fronts, l’infanterie de la Puliguinte n’en finit plus de céder du terrain face aux enfants de Mastaï et aux créatures infernales. Les Premiers Hommes auraient de quoi se réjouir, n’étaient deux ombres au tableau.

La première n’est ni plus ni moins que la fuite des derniers responsables rebelles. La dragonne de Leyra s’est fait un plaisir de venir récupérer Akkan et Marek ainsi qu’un ou deux rebelles. Eisen, quant à lui, semble destiné à chevaucher les aigles et tenter d’atteindre des cibles depuis son perchoir. Un certain Kaminari pourrait sous peu rejoindre cette joyeuse compagnie dans les cieux.
La dizaine de soldats de la Cam Sernara resté sur le plancher des vaches faute de place sont désormais livrés à eux-même.

La seconde vient de leurs sbires corrompus. Dans la mêlée générale, les créatures ne font ni dans le détail, ni dans la discipline. Mastaï se révèle bien déterminer à laisser ses enfants se familiariser à leurs dépens avec la notion de dommage collatéral. S’il existait un dieu de la Corruption, il en va de même avec lui...


Concrètement:
 
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L'Aléa
Maître du Jeu
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 23 Mar 2015 - 22:35


Quelques jours avant la bataille du Noroît,
Gris-Bois, Campement de la Sangre.


Sa monture labourant le sol d’un galop effréné, Marcelin traversait le vaste camp de la Sangre pour aller remettre un rapport attendu. Les têtes curieuses l’accompagnaient d’un regard où ne tardait à briller l’étincelle féroce de la compréhension. Le messager n’eut pas même besoin de crier pour qu’on lui fasse place, les fantassins s’écartaient d’eux-mêmes, bien trop pressés de quitter les miasmes froids et humides de la stagnation et de l’inactivité.


Le Prince était dans la tente de commandement, entouré de vassaux et d’officiers supérieurs avec qui il examinait minutieusement les cartes de Gilée pour déceler quelques failles dans leur stratagème. Gaspard avait connu des réunions plus riantes que celles-ci au temps des offensives en territoire vanien. Mais la situation n’était pas la même, l’ambiance n’était plus à truculence. Les nostrois avaient perdu leur pays et leurs familles. L’armée de joyeux soudards qui avait unifié le septentrion s’était muée en une meute assoiffée de vengeance, et tous comptaient sur Gaspard pour les guider dans ce sens.


Marcelin arriva à hauteur de la tente et se fit annoncer. Les gardes s’empressèrent de le faire entrer et oubliant les formules d’usages le messager se contenta de répéter les mots tant attendus que lui avaient confié les éclaireurs :


« La Puliguinte est sortie de Gris-Bois, ils ont dépassé la butte de Harbrond et avancent maintenant en Gilée. »


Diverses exclamations accueillirent la nouvelle. Quelques gausseries aussi, bientôt fondues en de carnassières expressions. Le brouhaha se fit murmure qui se tarit doucement en un silence impatient, tandis que tous les regards se tournaient vers le Prince. Ce dernier était resté impassible, les yeux rivés sur la carte, faisant tourner un couteau entre ses doigts.


« Sire... » Commença Quibius mais il s’interrompit aussitôt quand le prince se figea et leva les yeux sur lui. Le souverain se leva et balaya l’assemblée du regard. D’un pas lent, il fit le tour de la table et s’arrêta devant l’entrée de la tente. Il se tourna à moitié et lâcha :


« Vous savez quoi faire. En marche ! »


Puis il lança son surin qui se planta droit dans la table, la pointe transperçant le parchemin d’une carte, là où se dessinait la côte ouest du lac Isenstar. Les exclamations reprirent de plus belle tandis que le Prince quittait la tenture en soufflant au valet qui le suivait :


« Faites-moi porter à manger, j’ai faim.


- Quelque chose de particulier vous ferait plaisir, mon seigneur ? »


- De la viande, saignante ! »



*
*   *

Alors que la bataille fait rage,
Gilée, au nord-ouest du camp rebelle.


Perché sur une hauteur, entouré par quelques gens de ses amis, Gaspard scrutait le camp où se livrait la bataille pour le Noroît. Il ne restait guère plus de quelques poignées s’entre-étripant autour des frêles palissades.


« C’est presque vexant, marmonna Auric, ramener tant de gens pour un si maigre affrontement. Le quart de nos forces suffirait à défaire ce qui reste, et encore, tous les hommes n’auraient pas à mettre l’épée au clair.


- C’est sûr, reprit son voisin, mais le simple spectacle de leur visage décomposé suffira au détour ! »


L’œil collé à sa lentille, Gaspard suivait le destin tragique des troupes du vicomte. Le Gabrelin devait trouver un drôle de goût à ses arrogantes ambitions désormais. Sans le vouloir, il avait parfaitement rempli son office, l’illusion était parfaite. La Sangre rallier la cause rebelle ? Douce folie ! Les renforts envoyés n’étaient qu’un appendice infecté par la faiblesse dont le Prince s’était amputé de bonne grâce. À présent, l’incapable Puliguinte avait profondément enlisé les différents partis en présence. Tous les chats étaient dans le même sac. Il n’y avait plus qu’à y bouter le feu.


« Quibius ! Appela le Prince et son fidèle vassal s’approcha aussitôt. Que les troupes se tiennent en rang. Faites monter les bannières et les reliques. Qu’elles forment une ligne sur cette hauteur. Je veux que ces rats voient nos couleurs quand le cor sonnera. Je veux qu’ils sachent qui leur porte ce coup. »


Le chevalier hocha la tête et fit tourner sa monture pour aller transmettre les ordres. Gaspard se retourna à son tour, laissant son regard se perdre sur les centaines d’hommes en armes qui étaient massées en contrebas. Plus de douze-cents hommes d’expériences, rôdés aux combats sur les différents fronts nostrois des dernières années. Rien à voir avec la bleusaille Puliganne. La vraie Sangre s’étalait sous les yeux du prince.


Un cor sonna à plusieurs reprises au nord-est du camp rebelle aussitôt suivi par le battement régulier de tambours. Sur l’arrête du plateau s’étalaient les couleurs vives de nombreuses héraldiques nostrois. Un cri domina brièvement les tambours, aussitôt suivi par le mugissement des centaines d’hommes d’armes qui se mirent en marche. Leur pas calqué sur le rythme des percussions, les gris entamèrent un champ sans réelle parole. Des « houm » des « ba » et des « li » prononcés sur des notes basses accompagnant les tambours dans une mélodie funèbre. Gaspard, l'épée au vent cria à nouveau :


« POUR TEIRM, POUR LA NOSTRIE, HARO ! »


Mille trois cents nostrois s'élancèrent vers le camp rebelle et les forces qui s’y affrontaient encore.



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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mer 25 Mar 2015 - 16:00


Alors que je joue comme un  chat avec sa proie, le petit dragon à fais une connerie. Il a pressé la mauvaise brindille au mauvais moment. Il se prend un bon coup de pieds qui l’envoi voler je ne sais pas trop ou, et qu’il y crève ! outre que j'ai droit à quelques belles estafilade certes très superficielle sur le mollet... il a démolit ma botte !

Je reporte mon attention sur ma proie et me retrouve entouré de soldat en gris, plus vieux, au regard, plus féroce et frais. Là par contre je n’ai pas affaires à des amateurs. L’elfe en profite pour se casser. Le premier m’attaque. Oui c’est un bon combattant. Il sait utiliser son bouclier. Je lui colle un uppercut du gauche tout en ramassant ma hache de la main droite. Il riposte d’un coup de bouclier que j’esquive, pendant que le second passe dans mon dos. Puis deux autres attaquent par les côté. D’accord… vous voulez y aller franchement… j’arrache le bouclier du premier et l’envoi dans la gueule du mec à droite. Dans le même mouvement, j’égorge le premier et de la main gauche, lui chope son arme. Je la plante dans le mec dans mon dos tout en plantant une de mes lames rétractile dans la bouche de celui de gauche, lui sectionnant les cervicales. D’autre arrivent. Je jette ma hache à la gueule d’un des nouveaux venus… qui l’arrête de son bouclier. Il meurt sans avoir rien vu venir du coup de Cielnaya Varra que je viens de dégainer. Je manie ma lame de mouvement simple, rapide, mortel, ma lame rencontrant à peine de la résistance quand elle tranche au travers de l’acier et du bois. En moins d’une minute, j’ai un dizaine de cadavre à mes pieds…. Et cette trainé d’elfe en a profitée pour se barrer… je te retrouverais salope, je te retrouverais et je te tuerai.

Je prends le temps d’inspecter mes ennemis morts. Certains portaient des armures de plates, surement des cavaliers désarçonnés qui avaient réussi à se regrouper. J’entends un bruit derrière moi. Je me retrouve face à l a demi douzaine de mes hommes qui ont suivit le Chef Raphael. Des dix que j’ai emmenés, il n’en reste plus que six. Anja, Olaf, Koal, Celianne, Torias, Jolan. Olaf me tend une arbalète chargée.

- Les autres ?
- Détruite ou emportée chef.
- Combien ?
- Trois emporté, la dernière, détruite
- Bien… on va…

J’entends un cor que je ne connais pas. Qu’est ce que ça veut dire… ? Varona me donne la réponse. Elle se pose sur mon épaule

- deux-pattes en gris qui tranche !
- Combien ?
- Trop, trop pour tout manger en sept lunes.

Croasse la Corbeau. En sept mois ? Je ne prends même pas le temps de calculer. On affaire à une grosse armée pour ce coup là. D’autre gris en plus. Des renforts… qui sait, je me suis trop éloigné des combats pour savoir. Je ne prête même pas attention au regard éberlué de certains de mes hommes. Ils ont beau être étonné voire, déstabilisé, la discipline est encore là.

- Celianne ! t’as vue la recrue ?
- Non chef.
- Et le Chef de Valereth ?
- Disparu chef (répond Jolan)
- Bon, sortez de là, vous connaissez la musique.
- Et toi chef ? (demande Olaf)
- Je vais la chercher.

Ils obéissent sans discuter. Je les vois s’éloigner. Faites gaffe sur le chemin du retour les gars, on aura encore besoin de vous à l’avenir. Je sais que ça ne plait pas à ceux qui ont un lien fort à l’honneur. Mourir glorieusement au combat est une forme de récompense d’une vie d’entrainement et de labeur, de travaille de soi, mais les Jegers ont besoins de Traqueurs vivant, pas de guerriers morts. Vu ce que dit Varona, autant sortir mes hommes de là. Je chope un morceau de papier dans le carnet que je triane avec moi depuis quelques temps. et peint avec un sang pas trop coagulé un message pour le fort. Je le confie à cette fidèle compagne de Varona et lui explique à qui elle doit le donner. L’oiseau s’envole. Tara aura le message. Juste qu’ils ne soient pas prit au dépourvue quand ça pètera… si ça pète au fort. Avec Arwed y’a deux options : soit il se repli pour accueillir l’ennemis en terrain favorable, soit il va charger avec ce qui lui reste.

J’arpente le camp. La crosse de l’arbalète à l’épaule, le doigt sur la gâchette. Je ne sais pas trop ce qui traine dans ce qui reste de la place rebelle. Entre de possible survivant rebelle qui ont eu le bon goût (ou la lâcheté) de se planquer, des créatures de corruption que je me ferais un plaisir de descendre, et d’éventuels soldat gris… bref, que de fun en perspective… et c’est parti, premier canard, un survivant rebelle… il se prend un carreau entre les deux yeux. Je donne un coup de levier, la corde est de nouveau tendue et le carreau suivant encoché.

Se frayer un chemin dans le camp est plutôt facile, mais ce n’est pas une raison pour ne pas être prudent. J’ai déjà descendu deux types gris et une créature de corruption de bonne taille. Il a fallu que j’en vienne aux carreaux explosifs pour cette saloperie…

Je n’ai pas fait la moitié du camp que je tombe sur Kat aux prises avec une demi-douzaine d’hommes. Des Gris apparemment. Elle les gère bien… je regarde, j’observe. J’oublie presque qu’une armée nous débarque dessus au point qu’on en entend les hurlements. Cette fille est une tueuse née. Si je vois dans se mouvement de dague une certaine habitude de leur maniement, y’a beaucoup d’instinct, beaucoup de non conscient dans son style. J’aime bien ce type de profil, c’est un style naturel, qui a de la personnalité, pas ce genre de fadaise que peuvent enseigner les maîtres d’arme de la « Noblesse » alagaesienne.

Je n’ai pas à intervenir, mis à part pour lui éviter de se faire buter dans le dos. Je colle un carreau dans la gorge du mec en face et donne un coup de levier pour réarmer. Pas le temps de faire dans la dentelle

- On se casse. Y’a une véritable armée qui débarque et notre boulot ici est fini.

Je suis sur de lire de l’incompréhension dans son regard, je pense qu’elle aurait pensé qu’on aurait rejoint le front. Et elle aurait eu raison si je me résumais simplement à un guerrier. Mais voilà, je ne me résume plus à un guerrier et j’ai la responsabilité de ramener mes hommes au bercail qu’ils puissent transmettre leurs informations et leur expérience.

On sort par une brèche ou les combat n’ont pas encore dérivés et on disparaît dans la nature. Prochaine arrêt, Dras Léona…


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Raphaël
Dirigeant de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Sam 28 Mar 2015 - 21:14



La gigantesque bataille en était maintenant réduite à un escarmouche entre quelques cent individus. La présence rebelle était maintenant nulle. Les créatures issues des failles ne dépassaient guère plus la quarantaine, et les Premiers Hommes faiblissaient. Raphaël perdit espoir alors qu'il vit au nord les bannières de Gaspard. Il voyait ça-et-là les vestiges de cet affront, une créature démembrée se démerdant contre quelques pugilins, une autre plus costaude affronter un mercenaire, des chevaux seuls fuyant le vacarme assourdissant, un autre monté d'une rouquine aux poignets attachés fuyant vers le nord, un dragon blessé fuyant avec quelques rescapés sur son dos, un Premier Homme décapité par l'un des quelques rebelles restant.

C'était trop. Il s'était trop investi dans ce combat, beaucoup trop. Cet endroit et ce combat n'était pas le sien. Il devait partir. Ses dix hommes étaient maintenant loin, tout le monde avait été dispersé sans trop se rendre compte du comment ou du pourquoi. Raphaël était seul, et éloigné. On ne lui prêta pas beaucoup d'attention alors qu'il enfourcha un cheval au hasard des combats pour s'élancer vers le sud-est, contournant les lignes en longeant les murs. Il ne mourrait pas ici, tant pis si Akkan le retraçait. À Dras Léona, il serait intouchable.



Crédit :
Delyanna pour l'avatar
gokcegokcen (deviantart) pour l'image de base de la signature
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Kaminari
Membre du Cam Serarna
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 6 Avr 2015 - 20:36


Kaminari continuait a ce battre tant bien que mal. Parfois contre des humains qui ne méritaient rien d’autre qua la mort, parfois contre des trucs un peu plus gros qualifié de créature corrompue et parfois…. Il ne faisait même plus attention à ce qu’il attaquait. Du moins il voyait bien si c’était grand, gros, petit, a écaille, a poil ou autre. Mais cela aurait put être des alliés qu’il n’aurait probablement pas fait la différence. Dans cet état de rage noir il n’avait plus tellement conscience du bon ou du mauvais.

Cependant même dans cette sensation les limites physiques le rattraper. Il avait perdu du sang et il en coulait encore. Ses écailles étaient tranchées à bien des endroits. Ses griffes et ses crocs acérés avaient perdu de leur tranchant et diverses matières c’étaient accumulé dessus. Son souffle était parfois plus faible ou imprécis. En bref, sa limite arrivait très vite. Trop vite même. Malgré sa haine et son envie de vengeance, il savait qu’il ne pourrait pas tenir ainsi éternellement. Le plus puissant des guerriers à ses limites et Kaminari n’était pas invulnérable.

Et alors qu’il était aux prises avec une autre mocheté à 6 six pattes. Un nouveau son avait retenti. Un son simple et typiquement humain. Cependant Kami reconnaissait se son. C’était celui d’un ralliement. Le même genre qu’un ensemble d’humain sonne pour donner l’assaut. Kaminari ignorait d’où il venait précisément et qui l’avait soufflé. Il n’avait pas fait attention. Cependant ce son n’annoncer pas de l’aide pour le dragon noir. Comment était-il au courant ? Simplement parce qu’aucune n’aide extérieur n’était à venir. Les forces qui devaient aider la rébellion était déjà là en train de ce faire massacré ou…. De fuir ? Ces maudits humains avaient déjà déserté la bataille alors que Kami ce bâté encore ?! Intérieurement Kami aurait rugit de rage. Une espèce lâche et infecte ! Voilà ce que son réellement les humains !

N’étant plus en état de continué longtemps et n’ayant plus aucune aide. Kami avait réagit en conséquence. Après avoir arraché une partie du cou de la créature corrompu alors que lui même ressentait son torse ce faire labourer une fois de plus par des griffes. Le dragon noir avait réuni ses dernières forces dans ses ailes abimées. Un ultime effort pour déguerpir d’ici. Son envie de meurtre allait devoir attendre. S’il restait encore ici il allait ce faire tué pour rien…. Il n’allait pas pouvoir se rendre à l’autre bout du continent dans cet état mais ne plus être concerner par le champ de bataille était une option qui lui était encore possible. C’était donc avec peine qu’il s’éloignait en essayant d’évité au maximum les projectiles ou autre attaque qui pouvait lui nuire.

Aujourd’hui une marre de sang sait répandu mais l’océan rouge est loin d’être plein. Bientôt le liquide vif va de nouveau ce répandre. Ce n’est que le début…. Et le prochain lieu où Kami compte le faire couler est fixé. La ville du Dras Léona….



*Je me présente à vous. Accusé d’avoir voulu assurer l’ascendance des dragons. D’avoir tenté de nous épargner ce destin qui nous oblige à nous éteindre. A céder. L’humanité représente une menace pour notre monde. Refuser son éradication est une grave erreur. Nous éclairons les ténèbres, mais les hommes prennent notre triomphe à leur compte. Les dragons détiennent le manteau de responsabilité. Il leur appartient à eux seuls.
Jugez mes actes à votre guise, mais ne doutez pas de la réalité. L’espèce humaine est à l’œuvre et nous ne pourrons bientôt plus l’arrêter….*

Cela me coûtera peut être la vie... Mais je changerai ce monde pour les dragons !
[Lien vers l'apparence : http://www.furaffinity.net/full/20880680/ . Merci a Ellenwen pour la seconde image de la signature ! ]
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Ellenwen
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Jeu 9 Avr 2015 - 14:23


La fureur était montée, violente, dévastatrice, comme toujours. Elle avait emporté tout ce qui restait de raison, d'humanité et n'avait laissé derrière elle que la sauvagerie et l'animalité. Pendant de longues minutes, de longues heures, elle s'était battue, muée par un instinct de conservation, de protection. Elle voulait sauver ce qu'elle pouvait de ce déferlement de corruption qui tiraillait son esprit jusqu'à la déraison. Elle avait affronté le Premier Homme, sans plus savoir pourquoi, sans plus rien ressentir qu'une haine immense à l'égard de ses semblables qui avait déversé la souillure sur le champ de bataille. Il n'était qu'un des leurs, que l'un de ces soldats qui s'était associé avec les monstres hurlants et dévorants dont les cris emplissaient son esprit. Elle ne se souvenait plus de blessures qui lui avait infligé, de la douleur qui lui vrillait le bras et le ventre. Dans son univers rouge sang, elle ne voyait plus que ses veines qui palpitaient, près du cou. Elle l'attaquait son répit, près à le briser à la moindre défaillance, à la moindre garde levée. Elle avait oublié Laïaga et son monstre, oublié Akkan qui se battait pour sortir les rebelles de l'étau dans lequel ils étaient pris. Elle se battait seulement pour créer un barrage illusoire contre la violence, pour empêcher la folie de déferler plus loin sur les terres.

Puis, comme des années auparavant dans la haute tour des ombres, la fureur était tombée, ne laissant qu'une colère triste et dure. L'elfe s'était arrêté, pendant quelques secondes, encaissant un coup de plus sans le ressentir. Elle vit l'homme en face d'elle, la lueur fanatique qui brillait dans son regard. Il n'était qu'un soldat de plus, embrigadé dès le plus jeune âge. C'était un jeunot dont le regard vieux et las disait les horreurs qu'il avait vu. Il n'était pas un bon soldat, pas un bon combattant, trop en force, trop peu en souplesse. Il n'était que déterminé mais cette détermination le poussait à se mesurer à la meilleure combattante de l'Alagaësia, sans même savoir ce qu'il risquait. Ce n'était qu'un gâchis de plus, à inscrire à la longue liste de ceux que la guerre avait produit. Ellenwen eut un sourire triste, soudainement immensément lasse. Autour d'elle, des renforts arrivaient, dont elle ne connaissait ni le nom, ni le visage. Ils allaient renverser la bataille, peut-être, peut-être réussir à repousser la vague des Premiers Hommes, et elle s'en moquait. Son rôle était terminé avant d'avoir commencé. Bientôt, elle partirait, emportée par le flot des fuyards.

Il ne lui restait qu'un rôle, qu'une graine à planter avec l'espoir qu'elle trouve un terreau fertile. Une idée, un murmure qui, peut-être, empêcherait l'horreur d'entrainer avec elle toute une civilisation. Une nouvelle fois, Ellen chanta des mots de pouvoir et changea son corps pour refermer les plaies, tant bien que mal, en grosses cicatrices brûlantes qui bientôt la détruirait. Puis, une dernière fois, elle sauta, trop vivement pour qu'un oeil humain ne la perçoive et retomba souplement derrière le guerrier. D'un geste, elle posa sa dague contre son cou et pencha sa tête contre la sienne, jusqu'à ce que ses lèvres touchent ses oreilles et que son souffle vienne le chatouiller.


- Je pourrais te tuer, là, en un geste, comme tu as massacré tant d'hommes. Je pourrais séparer la tête de ton corps sans qu'aucun des êtres qui accourent à tes sifflements ne puissent te sauver. Je pourrais même peut-être y survivre. Mais je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour lutter contre ce que tu es bien trop aveugle pour voir. Je suis là pour lutter contre ces monstres qui emporteront ton peuple comme ils ont emporté le mien. Je suis là pour faire un barrage à la folie que tu es bien trop fier pour voir. La victoire t'importe donc tant que tu abandonnes tout honneur et tout respect de tes adversaires ? La guerre n'est-elle donc qu'un prétexte au massacre ?
Je te le concède petit homme, ton peuple est brillant et, en d'autres temps, je l'aurais invité à découvrir les trésors du mien. Mais vous ne savez voir ce qui vous entoure. T'es-tu jamais demandé comment ton chef et sa prostituée ont atteint le rang qui est le leur ? Tu es trop aveugle, petit homme. Trop aveugle.

Elle rit avec tristesse et se recula rapidement. Elle adressa à l'homme un petit signe de la main et se fondit dans la foule avec l'espoir que, peut-être, son message ne serait pas perdu. Elle slaloma entre les guerriers, évitant les coups, sentant une fièvre brûlante monter et la dévorer. Elle ne tiendrait plus longtemps. Il fallait qu'elle parte au plus tôt avant de perdre conscience. Son esprit embrouillé guettait celui de son apprenti, s'accrochant à lui comme à un phare. Lorsqu'elle le rejoignit, elle s'accrocha à lui et perdit connaissance.




Devant l'indifférence générale, demain est annulé
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Garnyiss
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Mer 15 Avr 2015 - 20:03


Garnyiss au sol pour éviter l’assaut meurtrier de la créature. Il sentit la mort passer à quelques centimètres à peine de sa tête, sous la forme d’un tentacule particulièrement vicieux. Le mercenaire eut à peine le temps de se relever qu’un autre fusa dans sa direction. Il lui opposa Tranchenuit d’un violent revers, grimaçant sous la violence du choc. Bons dieux, il avait eu l’impression de taper dans un mur. Il réalisa juste après qu’il n’y avait pas de grande différence : l’acier n’avait fait qu’égratigner l’appendice là où il aurait du le trancher…



La créature joua de ses griffes et tentacules, multipliant les assauts pour se débarrasser d’un Garnyiss qui refusait décidément de mourir. Elle le contraignit à reculer encore et encore, ne lui laissant même pas l’occasion de regarder ailleurs que dans sa direction. Un regard ailleurs, une pensée de trop et le mercenaire y resterait.


Lorsque cors et tambours couvrirent le bruit de la bataille, le mercenaire souffrait de nombreuses entailles là où les mailles n’avaient sur résister aux griffes de la bête. L’espace d’un instant, il vit sa tête difforme dodeliner de droite à gauche. Il espéra que son instinct de survie lui soufflerait de se désintéresser de lui pour prendre la poudre d’escampette.



L’inverse exact se produisit. La bête se montra toute aussi rancunière qu’intelligence. Elle finit par lancer l’ensemble de ses tentacules contre Garnyiss. Il n’eut que le temps de s’ébahir devant leur trajectoire soigneusement calculée pour ne lui laisser aucune chance de tous les esquiver ou les parer. L’un des appendices s’enroula autour de sa jambe droite et le happa dans les airs. Comme assurée de la prise de son futur casse-croute, la bête fila vers le Sud tandis que le mercenaire se démenait comme un beau diable pour se désentraver sa jambe de cette chaine gluante. Finir en casse croute entre les dents d’une abomination figurait parmi ces destinées qui demandaient que l’on utilise les grands moyens pour les contrer…



Ainsi fût-il. Garnyiss sentit ses côtés gémir lorsqu’il percuta le sol. A quelques pas de lui, le tentacule salement tranché se tortillait encore sur le sol mais au moins la bestiole n’était-elle plus en vue. Le monde tournoya autour de lui lorsqu’il tenta de se relever. Il décida de rester assis le temps de retrouver pleinement ses capacités et porta son regard vers le champ de bataille, essayant de comprendre à distance ce qui s’y passait et espérant que Bastézic y avait lui aussi survécu…









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Moïra
Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Dim 19 Avr 2015 - 21:00


Trop de cris, trop de bruits. Je n'avais jamais connu l'excitation d'un champ de bataille auparavant. Je n'avais jamais vu s'empiler les cadavres sous mes yeux, les crânes explosés, les gorges tranchées, les boyaux vidés. Tout n'était que carnage et corruption. Ma peau était rougie par le sang qui coulait autour de moi et m'éclaboussait. Je n'arrivais plus à m'y retrouver, à comprendre ce qui se passait sous mes yeux. Ma proie semblait s'être fondue dans le dernier groupe de rebelles qui fuyait, séparés maintenant de moi par l'arrivée d'une nouvelle armée. Les monstres s'étaient déversés dans le camp, à peine retenus par les Premiers Hommes chargés de leur contrôle. Tout n'était que feu, sang et mort. Je me sentis sourire malgré moi et, quelques instants durant, les yeux fermés, je me laissais bercer par les cris, les sourdes pulsations de corruption qui palpitaient autour de moi. Pour la première fois depuis ma transformation, il me semblait que j'étais à ma place. Dépassée par les événements, inutile parmi tant de guerriers, mais à ma place. J'avais depuis longtemps laissé le commandement des Jeggers à Korann, lui qui semblait tant y prendre plaisir, et je pouvais me contenter de traquer la magicienne qui m'intéressait. Pour quelques instants, je pouvais abandonner le rôle que m'avait confié mon seigneur, diriger tant d'hommes, et me laisser porter. J'aurais tout le temps, de retour à Dras, de refaire un point sur la chaîne de commandement.

Je rouvris les yeux, chassai ces préoccupations de mon esprit. Ma lame s'enfonça jusqu'à la garde dans la gorge d'un gris qui passait et son corps chut à mes pieds dans un bruit sourd. Je me détournai et regardai Ellenwen se battre. Elle possédait une rage étrange que je voyais brûler dans ses gestes. Malgré ses blessures, elle combattait vaillamment, esquivant les coups portés par son ennemi et l'harassant sans relâche. Ce fut à la faveur d'un de leur retournement que je contemplais le visage de son adversaire. Korann. Cet homme savait y faire pour être au bon endroit au bon moment. Mais il avait aussi le chic pour se frotter à plus fort que lui et, à voir la fureur qui se peignit sur son visage quand l'elfe le quitta d'une pirouette, non sans avoir posé une lame sur son cou, la leçon était amère. Si je me souvenais de lui, son ego n'en sortirait pas sans une belle blessure. La magicienne venait de se faire un ennemi tenace. C'était à exploiter.

Il n'était plus temps de tergiverser. Je me dirigeais rapidement vers Korann, me faufilant dans la foule, assassinant ceux qui tentaient de me barrer le passage. Posant la main sur son bras, je le forçais à se retourner. Pendant un instant, je le jaugeais du regard, évaluant sa rage, son envie d'en découdre aussi forte que son envie de préserver nos hommes. Son honneur combattait ses pulsions meurtrières. Le spectacle était savoureux, il ne me restait qu'à lui porter le coup de grâce : l'honorer et le priver de la joie sauvage de la chasse.


- Occupe toi des hommes. Retrouve nos morts, ils doivent être honorés. Tous les survivants seront renvoyés provisoirement à Dras, le seigneur Raphaël décidera de leur nouvelle affectation. Moi... je chasse.

Un nouveau sourire éclaira mon visage et je me mordillais la lèvre.

- Je pense avoir une chance d'arrêter l'elfe, elle a l'air affaibli, prête à mourir de la première main venue. Je veux à tout le moins d'apprendre sa destination. Je vous rejoindrais à Dras avec les nouvelles et, je n'en doute pas, un ordre de mission.

Je le saluais et, profitant d'un mouvement de foule, suivit les fuyards. Quelques mètres plus loin, alors que nul ne me regardait, mon visage changea imperceptiblement pour devenir celui, épuisé et défait, de l'un des rebelles dont les cadavres s'étendaient à mes pieds.  Je ne fus pas longue à quitter le champ de bataille.


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L'Aléa
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Message Sujet: Re: De pierre et de sang : des hommes et des bêtes | Lun 27 Avr 2015 - 21:33


L’assaut nostrois se fit méthodique dans son œuvre sanglante. Gardant une formation serrée, les troupes de la Sangre avancèrent en tuant tout ce qui approchait de leurs rangs. Rebelles, Premiers Hommes et Puliguins, tous ceux qui n’avaient pas encore succombé à la violence des combats se heurtaient à un mur de lames, de piques et de boucliers. Les monstres amenés par les envahisseurs présentaient une résistance tenace, mais l’organisation et la discipline des gris finirent par avoir raison de leur endurance impie.

Lorsque les derniers combattants furent défaits, les troupes prirent position autour du théâtre écarlate qu’était devenu le camp rebelle. On fouillait les tentes à la recherche de documents stratégiques, on ramassait les pièces de bonne facture dont les morts n’auraient plus besoin. Les hommes étaient quelque peu frustrés. Après des mois d’attente dans les étendues ternes du Gris-Bois, la perspective d’une bataille d’ampleur les avait séduits. Mais les troupes du prince étaient n’avaient pu réellement guerroyer. À leur arrivée, leurs adversaires n’étaient déjà plus que des bribes désorganisées et épuisées.

Les hommes en voulaient plus, ils réclamaient de la violence, ils voulaient s’en prendre au chantier où se terrait le reste des enfants de Mastaï. Pourtant l’ordre ne tomba pas. Après avoir incendié ce qui restait du camp rebelle, les troupes se mirent en mouvement pour contourner le chantier par le sud et remonter vers Gil’ead. On murmura alors que le Prince comptait s’en prendre à la cité dont les ruines abritaient des réfugiés elfiques. Ces mêmes elfes qui avaient plongé Teirm et la Nostrie dans les entrailles de l’Océan.

  Mais il n’en fut rien. Encore une fois le Prince retint ses hommes. Il se contenta de récupérer les hommes que Gabrelin avait laissés en retrait près de la ville avant de plier bagage rapidement. Gaspard ne toléra aucune discussion sur le bien-fondé de cette manœuvre. Il s’énervait aussitôt et insistait vivement pour que l’armée avance vite, à la poursuite de ses secrets desseins.
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