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Campagne d'hiver et stryge mégalo

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Mélusine Personne
Message Sujet: Campagne d'hiver et stryge mégalo | Ven 19 Déc 2014 - 3:06


''Et gnagna, et tu vas rejoindre la campagne d'hiver et gnagnagna, on a besoin d'épées dans ce secteur et gnagnagna. Tout ça pour te geler les coui.. le cul dans un camp tout pourri, loin de tes potes et des bars de Dras Leona. Bah oui, c'est tellement plus drôle que je me transforme en stalactite ici pendant qu'ils iront boire sans moi. Je suis sure qu'ils sont allés dans la taverne où il y a la pétasse à gros seins. Mais qu'est-ce que j'ai encore foutu pour qu'on me punisse ainsi ? Où alors ce n'est pas une punition et ces types sont juste fous.''

Serrant l'épaisse fourrure jetée sur ses épaules pour lutter contre le froid, Mélusine.. ou plutôt Sibylle marmonnait dans sa barbe, se retenant d'envoyer des coups de pieds boudeurs dans les cailloux traînant par là. Ici, il faisait froid et de ses compagnons habituels, seul Kral avait reçu l'ordre de la suivre. Elle avait beau l'apprécier énormément pour son flegme inégalable et son extrême douceur en dehors des combats, il restait un personnage très peu bavard et qui souriait aux manifestations humoristiques sans pour autant s'y joindre même s'il lui arrivait de lâcher quelques plaisanterie sur un ton pince-sans-rire (des plus déconcertant les premières fois puis très vite addictif). Elle y avait déjà goûté après l'avoir un peu trop cherché et il lui avait alors rétorqué que si elle maniait un espadon c'était probablement pour compenser le manque attribut viril ; elle n'avait pu qu'ouvrir et fermer la bouche comme une carpe sortie de l'eau, incapable de nier ou rétorquer. Depuis elle ne s'y frottait plus et cela n'empêchait en rien Kral de la trouvait de temps à autres. Autant dire que passées une demie-heure à essayer de le faire causer et une autre à le faire rire, l'infiltrée avait renoncé à passer le trajet de Dras Leona au campement avancé dans la joie et la bonne humeur. Le silence avait l'air de convenir au colosse alors elle s'en accommoderait puisqu'elle n'allait pas se mettre à parler seule. Pas encore.

Arrivée sur place elle avait été surprise par l'impressionnant degré d'organisation des lieux ; tout était organisé de manière à être le plus facile possible à protéger sans imposer des conditions de vie trop rude. C'était le genre d'élément du quotidien qui lui faisait réaliser pourquoi la conquête avait été si rapide. Curieusement elle formulait mentalement cela sans la moindre animosité. C'était plus proche de la fascination. Les frontières de cette curiosité scientifiques étaient posées au regard et comportement des envahisseurs envers les natifs. Ils étaient hautains en convaincu que tout le continent leur appartiendrait ; les Agalaësiens n'étaient pas même un obstacle aux yeux de certains, juste un retardement. Lors de ce type de manifestation son animosité se sustentait de sa haine et alors elle se rappelait, elle se forçait à se le remémorer. Elle n'était pas des leurs et ils n'étaient pas les siens. Ils étaient les envahisseurs et elle était la menteuse. Ils étaient les responsable de la naissance de bien des failles, avec leur arrivée avait grandie la corruption suite à la résistance des mages. Pendant quelques heures à quelques jours ses journées n'étaient plus alors qu'hypocrisie et rires forcés. Puis elle oubliait. L'alcool mêlait le vrai et le faux, elle souriait malgré elle, elle oubliait. Un cycle de mensonge et de vérité.

La majorité des Premiers Hommes semblaient moins frileux qu'elle si bien que dès qu'elle ne fut plus seul elle se redressa, lâcha la fourrure et contracta chacun de ses muscles pour les empêcher de trembloter. Elle rêvait déjà de se brûler le gosier avec le repas pour se réchauffer de l'intérieur. Dans son dos son espadon battait doucement la chute de ses reins. C'était un contact dont l'absence lui aurait paru anormal ; quand elle ne portait pas d'armure elle le sentait contre elle et dans le cas contraire elle l'entendait frotter doucement contre l'acier, créant comme un léger fond sonore lorsqu'elle faisait des mouvements trop brusques. Quoiqu'il en soit si personne ne se baladait constamment en armure et que certains préféraient parfois même ne jamais en porter, la majorité du camp, comme tous les membres de la caste des guerriers ou même celle des runistes qu'elle connaissait. Ces derniers l'intriguaient hautement. Elle avait parfaitement saisit le fonctionnement de la Jumalan Miehia et de la Kasityolaiset. En revanche, la caste des bardes (dont elle peinait à retenir la dénomination) lui semblait plutôt simple bien qu'elle n'en ai apprit que les rudiments quand celle des runistes restait des plus floues. Elle n'osait poser trop de question, incapable de savoir ce que n'importe quel enfant de Mastaï était sensé connaître et faire mine de vouloir approfondir ses connaissances théorique sans donner l'impression de nager en plein inconnu se révélait des plus délicat si bien qu'elle n'avait appris que des détails inutiles. Intérieurement elle priait pour qu'on ne la questionne jamais sur ses propres tatouages qui étaient le mélange de ce que la Cam Serarna avait pu voir ou parfois même interpréter parce qu'elle même n'y comprenait goutte. Il lui arrivait encore de se planter nue devant un miroir pour redécouvrir son corps. La brûlure de l'Ægishjálmur avait été un supplice qui avait marqué son esprit aussi bien que sa peau ; elle avait mis des semaines avant de ne pas jeter des regards mauvais au plus petit tison. Tout cela pour une cicatrice qui était cachée par ses vêtements l'extrême majorité du temps. Mais c'était une marque indispensable, une marque qu'elle détestait. Sachant que certains motifs portés par les Premiers Hommes n'étaient pas des runes mais de simples et inoffensifs motifs, elle comptait en faire son blabla principal. En plus des piques pour détourner l'attention.

Toujours est-il que la matinée avait beau être avancée, elle rêvait bien trop à son sac de couchage et à un repas chaud qui allaient se faire désirer encore un moment pour être de bonne humeur. Il lui manquait quelqu'un sur qui passer sa frustration ; d'habitude c'était sur Tyrus que ça tombait mais il n'était pas là et elle doutait fort que Kral ou un de leurs nouveaux camarades soit prêt à s'y substituer. Elle devait être prête à partir sous peu pour une avancée vers un village encore insoumis aux lois martiales et là encore elle traînait des pieds, incapable de se décider de si oui ou non elle allait enfiler son armure. Elle trancha finalement pour le non, décrétant que le risque était minime par rapport aux désagréments apportés. Elle se sentait comme un fauve en cage, incapable de rester inactive aussi bien que de se décider à faire quoi que ce soit. Les événements tranchèrent pour elle quand un Alagaësien à l’œil hagard déboula sous bonne garde dans le campement. Il avait l'air aussi épuisé que terrorisé et transit de froid malgré les couches de lainage dans lesquelles il avait l'ai engoncé. Le pauvre avait dû passer la nuit dehors. Mais rien de cela n'avait l'air de faire partie de ses priorités :

''Nous… nous avons besoin d'aide. Je.. un stryge. ''
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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: Campagne d'hiver et stryge mégalo | Lun 22 Déc 2014 - 13:31


Le traducteur était enfin arrivé et c’était une traductrice. Peut importait pour Brygnolf. Ce qui lui importait c’était que ses guerriers soient bien logés, bien nourris et prêt à en découdre. Mais se battre n’était pas tout et Brygnolf le savait.

Le premier homme se leva se matin là avec son habituelle air ronchon. Il sortit de sa tente en arme. Il dirigea ses pas vers Bjorn, qui servait de second à l’Ours Blond et le vieux Morag qui supervisait ses éclaireurs.

Bjorn et Morag en étaient presque aux mains, l’un arguant qu’il avait le droit d’avoir un rapport et l’autre qu’il n’en répondait qu’à Brygnolf… qui mit fin à la dispute en demandant le rapport d’une voix puissante. Ça n’était pas la première fois que ces deux là en venaient au clash. Mais comme chacun dans ce camp, ils obéirent à Brygnolf autant par obéissance que par confiance et par foi.

Le camp était étendu, environ trois milles hommes et femmes de guerre  s'y reposaient avant de reprendre la route sanglante du sud vers le Bastion de Brannon, une place forte solidement tenue qui permettrait de contrôler le grand lac et le fleuve qui y prenait naissance.  Parmi ces guerriers, quatre cents étaient sous la férule de Brygnolf Joruundson, dit l’Ours Blond.

Les rapports fait, les ordres donnés, Brygnolf retourna à ses cartes. Il discutait avec Bjorn et Arjak quand un guerrier entra sans prévenir. Brygnolf n’était absolument pas porté sur le protocole, mais il eu envi de le remettre à sa place.


« Un homme est arrivé au camp, il dit qu’il y’a une stryge dans les parages.

- soit plus précis (ronchonna le chef de guerre)
- impossible, il est en état de choc. La traductrice et le toubib sont déjà en train de voir ce qu’ils peuvent en tirer.
- Appelle le runniste. Qu’il nous rejoigne à la tente du guérisseur, je vais aller l’interroger

Le guerrier sortit. Brygnolf se pencha sur la carte. Il n’y avait qu’un seul village dans le coin, et il était à deux jours de marche.

- Bjorn, Arjak… on risque d'avoir une stryge dans les environs.
- Pas commun un stryge aussi loin au Sud. Des pillards ? (proposa Arjak)
- Je pencherais pour un piège ou les divagations d'un fou. La vermine pullule ici et elle n'a pas d'honneur ! (lança Bjorn)
- On verra bien. Regagnez vos unités et préparez le départ.
- On ne va pas aller défendre des Alagaesien ? (s’insurgea Bjorn)
- Si et on va le faire pour l’honneur et par responsabilité. (Brygnolf riva un regard autoritaire à celui de son subordonné) Ces terres sont a nous, c’est donc à nous de les défendre (il appuya sur chacun des mots suivant) comme, dit dans la Loi Martiale.

Bjorn s’apprêtait à ouvrir la bouche… Brygnolf le coupa net

- Si tu n’est pas content tu peux toujours me défier en duel pour ma place !

Bjorn referme la bouche. Brygnolf lui intima d’un ton glacial :

- Maintenant suit les ordres et au boulot !
                         
Brygnolf sortit de la tente de commandement. Il marchait à pas puissant à travers le camp. Autant par discipline que par loyauté, ses hommes le saluait sur son passage, et il leur rendait leur salut.

Le commandant entra dans la tente ou le villageois avait été conduit…


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Cyrus Waldek
Message Sujet: Re: Campagne d'hiver et stryge mégalo | Lun 23 Fév 2015 - 1:20


[Désolé pour le retard, j’ai eu du mal à me mettre dans le personnage -_-‘]

Ramener le runiste. Plus facile à dire qu’à faire. Le guerrier, Sydd, erra quelques minutes à travers le campement jusqu’à en trouver un. De fait, il tomba sur trois d’entre eux. Ils discutaient tranquillement tout en observant des artisans travailler sur un assemblage complexe en bois. Le guerrier ne les connaissait que de vue : leur troupe était arrivée une semaine plus tôt et était seulement de passage avant de descendre plus au Sud. C’était fréquent ces temps-ci. Lui aussi aurait bien voulu quitter ce camp, rejoindre le vrai champ de bataille et non pas ces escarmouches contre des villageois et des insurgés.

« Hé, les gars, Brygnolf vous demande à la tente des guérisseurs. Enfin, un runiste, je sais pas lequel il voulait dire. »

Les runistes échangèrent un regard surpris et délaissèrent leur poste. Le plus vieux ronchonna mais suivit quand même le mouvement en grommelant et trainant des pieds.

« Roh, Valmar, pour une fois qu’on nous demande pour autre chose que des travaux de construction, tu pourrais arrêter de râler. » fit remarquer malicieusement la plus jeune des Runistes, une femme pleine de vie.
« Ferme la, Sáráhkka. »

Et tandis que les deux runistes continuaient de se chamailler, le troisième qui avait jusque là garder le silence se rapprocha de Sydd et lui demanda s’il savait les raisons de leur convocation.

« J’sais pas vraiment. Un gars du coin a déboulé en criant au Stryge. J’en sais pas plus. Mais le type est pas dans un bon état. »

Le quatuor était arrivé à la tente. Le guerrier en souleva le rabat et laissa passer les runistes. A l’intérieur se trouvaient déjà Brygnolf  et d’autres gens. Ils encadraient un homme qui n’était définitivement pas dans un très bon état. Sydd se racla la gorge.

« Chef, le…enfin, les runistes sont là. Enfin, plus ou moins.»

La runiste qui répondait au nom de Sáráhkka se rapprocha du témoin et l’observa d’un regard critique.

« C’est vrai qu’il a vu un stryge ? Il a pu dire à quoi il ressemblait ? » demanda t-elle en se tournant vers Brygnolf
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Mélusine Personne
Message Sujet: Re: Campagne d'hiver et stryge mégalo | Mar 19 Mai 2015 - 0:50


Un instant ses yeux papillonnèrent d'incompréhension. Qui ça nous ? Et où ça le stryge ? Très vite elle observa son état, la fine couche de poudreuse sur ses épaules. Il n'avait pas neigé depuis le point du jour donc elle avait eut de raison qu'il avait passé une partie de la nuit dehors. Il y avait donc fort à parier que le nous en question soit en mauvais état. Spontanément le groupe s'organisa avec la précision horlogère qui faisait la force des enfants de Mastaï. En un rien de temps elle vit un soigneur prendre un charge l'errant et d'autres aller prévenir leur chef. Elle même suivit le nouveau venu ; on l'avait fait venir en tant que traductrice et combattante et elle n'avait nulle envie de se faire taper sur les doigts en ne s’emboîtant pas dans cette mécanique parfaite. Mis à part son état de choc et nombre d'éraflures superficielles il semblait en bon état si bien qu'elle entama immédiatement le dialogue en mimant un certain accent et en veillant à faire des phrases simples. C'était amusant. Elle avait longtemps lutté pour chasser son accent Alagaesien en parlant la langue des Premiers Hommes et maintenant elle devait écorcher sa langue natale.

Le récit que le voyageur avait apporté avec lui était nettement moins amusant. Une stryge s'en était pris à son village. Lorsque l'infiltré essaya de lui expliquer qu'il était probablement trop tard il nia en bloc. Cette stryge ne voulait pas tuer, elle voulait dominer. Et un royaume sans sujet n'en est pas un. Très vite Mélusine fronça les sourcils. Une.. mégalomane s'était emparé de ce village ? L'homme confirma, et expliqua qu'il avait réussit à s'enfuir pour chercher de l'aide quand elle s'était énervée et marché depuis. Durant près de trois jours. Quand elle transmit l'information au soigneur celui-ci émit un claquement de langue mécontent avant d'enlever les chaussure de l'homme pour découvrir ses orteils seulement bleuis. Il avait redouté qu'ils soient noirs de gels, elle le savait pour l'avoir déjà vu et avoir elle-même faillit perdre un doigt à sa main gauche.

En somme il s'en sortait bien et tout n'était pas perdu pour les siens. Ils allaient lui venir en aide, elle n'en douta pas réellement ; les Premiers Hommes se voyant comme des seigneurs conquérant, il ne pouvait considérer cette terre et son peuple autrement que comme leur possession et nul guerrier digne de ce nom ne laisserait une saloperie corrompue jouer avec ses affaires sans lui demander la permission. Sauf si elle avait tout faut sur ses nouveaux compagnons, ce qui eut été mauvais. Elle grimaça intérieurement à cette hypothèse tout en écartant avec une fausse sérénité une de ses mèches teinte en blonde de son visage. Elle s’apprêtait à sortir faire son rapport quand le commandant la devança en entrant.

''Commandant. Cet homme provient d'un village nord-est d'ici qui s'est fait attaquer par une stryge il y a déjà quinze jours de cela. Il semblerait qu'elle ne souhaite pas tuer tout le monde mais plutôt les asservir mais le bétail le plus faible se mourrait déjà au départ de cet homme ce qui veut dire qu'elle est assez puissante. Il a marché durant presque trois jours mais vu son état ce n'est pas forcément révélateur, c'est tout ce que je sais. ''

Elle faillit ajouter qu'en partant dès maintenant et à cheval ils y seraient assez vite mais elle savait pertinemment que ce n'était pas son rôle. Chez les mercenaire on avait toléré ce genre de remarque de sa part ; bien que disposant de la pleine autorité, le chef avait tendance à laisser tout un chacun gueuler son point de vue quitte à le lui faire payer plus tard. Ici c'était différent. D'autant plus que la présence des runiste indiquait que Bygnolf avait déjà pris sa décision quant à la marche à suivre.
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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: Campagne d'hiver et stryge mégalo | Ven 22 Mai 2015 - 20:25


- Commandant. Cet homme provient d'un village nord-est d'ici qui s'est fait attaquer par une stryge il y a déjà quinze jours de cela. Il semblerait qu'elle ne souhaite pas tuer tout le monde mais plutôt les asservir mais le bétail le plus faible se mourrait déjà au départ de cet homme ce qui veut dire qu'elle est assez puissante. Il a marché durant presque trois jours mais vu son état ce n'est pas forcément révélateur, c'est tout ce que je sais.


A peine rentré que Brygnolf recevait déjà un rapport. Parfait, pensa le chef de guerre. Il écouta le rapport sans rien dire, en fixant droit dans les yeux sa traductrice. Au moins la traductrice faisait son boulot. ça n'avait pas été le cas du précédent, 'ou la demande, accordée, d'en changer. l'expérience du chef lui avait apprit à reconnaître la fougue de la jeunesse, néanmoins tempéré par le respect de la hiérarchie.

- Bien…

Les runistes débarquent au moment où il allait continuer, annoncé par Sydd. L’une d’entre eux, une jeune femme énergique interpella directement Brygnolf, au mépris de tous les protocoles militaires en vigueur dans le camp.

- C’est vrai qu’il a vu une stryge ? Il a pu dire à quoi il ressemblait ?
- Qui sait ! (il se tourna vers Sybille) je veux tout savoir ! jusqu’à la couleur des sous vêtement de de cette saloperie s’il la connait !

Il attendit que la traductrice hoche la tête. Il reporta son regard sur le groupe de runiste.

- Il est tout à vous.

Brygnolf sortit sur ces mots. Il avait une troupe à rassembler et il était hors de question de traînasser !

- ARJAK !
Le second lieutenant de Brygnolf se présenta une minute plus tard.
- Rassemble une troupe ! une mobile, rapide et bien armée
- Bien chef
- Et met Morag au courant, je veux ses éclaireurs prêt à partir dans une heure !
- Bien chef.

« Pour une fois que les cottes de mailles, généreusement offerte par les anciennes armées alagaesiennes allaient servir »… pensa le chef de guerre, acide. La corruption… il en avait entendu parler, avaient eu droit à des récits de vétérans de la garde d’Uru baen. La situation lui semblait déjà bien merdique si une stryge avait réussi à descendre aussi loin au Sud, mais il avait un devoir.

Pendant qu’Arjak rassemblait les hommes, Brygnolf alla s’expliquer avec l’épée de Mastaï en charge de l’armée. La convaincre de la gravité de la menace fut ais, mais la convaincre qu’il fallait envoyer tout ses hommes ne fut pas possible. Sa troupe s’était forgé une réputation de troupe d’élite et il était hors de question pour l’épée de se passer d’une grande partie des guerriers de cette qualité. Ensuite il s'occupa de la logistique du voyage. Gérer des rationnement, estimer le poids de vivre et d'eau que porterait chaque guerrier, des choses si difficile qui lui semblait pourtant si simple...

Arjak revint avec une soixantaine d’homme. Brygnolf mettait un point d’honneur à connaître chacun de ses hommes. Ceux-là étaient des hommes de valeur, des guerriers endurcis et maîtrisé, sachant pourquoi ils étaient là, sachant se battre comme un seul homme, une seule arme. Brygnolf  eut un sourire. Oui…ils pouvaient compter sur eux pour se tenir correctement et faire leur boulot. Armé de hache, d’arc et de flèche et de boucliers runiques.
Brygnolf inspecta ses troupes. Il n’avait pas à parler, il n’en avait pas besoin. Il connaissait ses guerriers, avait versé son sang avec eux, ils avaient tous été forgé sur l’enclume de la guerre. L’Ours Blond sentit une bouffé de fierté guerrière à la vision de ses  vétérans aligné, en ordre. les vivres étaient prêt, les guerriers avaient été sélectionné, il ne restait plus qu'à avoir un rapport complet pour pouvoir fignoler les derniers détails... il breifa sommairement ses homme pourtant, puis les dispersa le temps que tombe l'ordre.

La traductrice et les runistes revinrent à ce moment-là…


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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