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Méfiez vous de l'eau qui dort.

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Hyacinthe
Message Sujet: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Jeu 16 Avr 2015 - 2:18


Le crépuscule parait le ciel de couleur rougeoyante lorsque j'arrivai en vue d'une auberge perdue au milieu des bois. Bellatonna n'était plus qu'à quelques kilomètres. Je préférais pourtant ne pas prendre le risque de voyager de nuit. Les routes étaient dangereuses, surtout pour quelqu'un de seul. Mon cheval renâcla. Je flattai son encolure pour le calmer. La journée avait été longue, tant pour lui que pour moi. Nous étions tous deux épuisés. Je mis pied à terre et finis le reste du chemin jusqu'à l'auberge à pied, tirant par sa longe ma monture.
Un couple apparut sur le seuil de la demeure. Il m'accueillit avec de grands sourires et m'invita à me désaltérer après mon long périple. J'acceptai avec joie, la gorge complètement desséchée. Après avoir pansé mon cheval, je m'enquis auprès d'eux de la situation actuelle à Dras Léona, mais aucun d'eux ne fut capable de m'apprendre quelque chose. Ils voyaient passer peu de monde. Mon arrivée tenait presque du miracle.
Ce jour-là devait être béni. Un homme et une femme accompagnés d'une petite fille frappèrent à la porte alors que nous allions passer à table. Eux aussi se rendaient à la capitale, mais ils avaient été surpris par la nuit. En une si charmante compagnie, la soirée se passa d'exquise manière. Je divertis nos hôtes avec mes jonglages. La petite fille, en particulier, était ravie. Elle battait des mains et en demandait toujours plus. Malgré la tournure agréable de la soirée, j'allais au lit tôt, comptant quitter l'auberge à l'aube. En rejoignant ma chambre à l'étage, j'aperçus de la lumière sous l'une des portes. Un autre invité était donc présent. Étrange qu'il n'ait pas profité de la soirée avec nous, songeai-je. Peut-être était-il timide et ne souhaitait pas rencontrer d'autres personnes. La fatigue prenant le dessus, je renonçai à résoudre ce mystère. Le lit qui m'attendait constituait une trop belle tentation. Je plongeai vite dans le sommeil.

Je m'éveillai en sueur. L'obscurité était totale. Un cauchemar avait interrompu mon sommeil. Je n'en gardai aucune bribe de souvenirs, mais j'en gardai une désagréable impression. Â tâtons, je m'emparai d'une bougie et de mon briquet. La flamme vaillante qui s'éleva au bout de quelques secondes me réchauffa le cœur et chassa mes dernières angoisses. En colère contre mon manque de courage, je me sortis du lit. J'avais soif. Le pichet était vide. Je m'habillais donc rapidement et descendais, résistant à une furieuse envie de me gratter la joue et le bras. J'aurais eu fière allure.
Je ne croisais personne en bas. Il devait vraiment être tard. Je trouvais un pot d'eau sur la table de la salle principale et me désaltérais. Alors que je m'apprêtais à remonter, un rire étouffé me retint. J'hésitais. La curiosité prit le dessus, et je me dirigeais vers la cuisine. J'entendais à présent plus distinctement des sons mats. Une lumière rougeoyante filtrait sous la porte. Je la poussais sans un bruit. Et me figeais.

Les deux tenanciers étaient bien là. Ils échangeaient parfois des regards en riant doucement, mais restaient concentrés sur leur tâche. Finir les préparatifs du repas du lendemain. La femme s'occupait des légumes, tandis que son mari tranchait la viande avec détermination. Son immense hachoir s'élevait et s'abattait en rythme, faisant gicler le sang à chaque coup. Un gémissement retentit alors et je vis bouger une forme dans la pénombre de la cuisine. C'était la mère de la petite fille, bâillonnée et attachée par les mains à une poutre. La tenancière de l'auberge se saisit de son couteau, s'approcha d'elle et lui enfonça dans le ventre. D'un geste sûr, elle remonta son arme et ouvrit la pauvre femme jusqu'à la gorge. Cette dernière cria de douleur alors que ses entrailles s'échappaient de son ventre. La nature du bétail que découpait l'aubergiste m'apparut alors clairement. C'en était trop pour moi. Je titubais en arrière et rendais le contenu de mon estomac. Un goût acre dans la bouche, je me redressais à temps pour voir la porte de la cuisine s'ouvrir en grand et le couple de tenanciers apparaître dans l'encadrement. Ils me dévisagèrent avec de grands sourires, un éclat de folie dans les yeux brillants. Je reculais précipitamment et me précipitais au dehors, les meurtriers sur les talons. J'arrivais avant eux à l'écurie et m'enfuis sur mon cheval lancé au galop. Un dernier regard en arrière m'apprit qu'ils ne me poursuivaient pas. A l'étage de l'auberge, je distinguais brièvement une ombre à la fenêtre avant que celle-ci ne disparaisse.

J'arrivais une heure plus tard, aux premières lueurs de l'aube, à Bellatonna. L'angoisse et l'horreur me tenaillaient toujours. Cette heure de chevauchée n'était pas parvenue à apaiser un temps soit peu mes craintes. Bien au contraire. J'avais découvert quelque chose d'inquiétant : la zone qui me démangeait sur mon bras avait pris un aspect écailleux, et je ne doutais pas qu'il dut en être de même pour ma joue. Mais ce qui était le pire, c'était de penser que j'avais abandonné une fillette à un sort horrible. Je ne l'avais pas vu dans la cuisine infernale. Peut-être était-elle encore en vie en ce moment, et j'avais lâchement fui sans tenter de la secourir. A cette pensée, un haut le cœur me saisit à nouveau et je dégringolais de cheval. Je n'avais plus rien à rendre, et je ne vomis que de la bile. Je devais faire quelque chose. Avisant une taverne non loin, je m'y précipitais pour demander de l'aide.
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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Ven 1 Mai 2015 - 21:39


Je me souviens de ce message qui m'était parvenu alors que j'étais à Aberon. Une piste, de la corruption dans les alentours de Belatona. J'avais formé une équipe avec les gars sur place. J'avais pris Ashanne et Edouard, des traqueurs confirmé depuis peu et un guérisseur Velkin. Une petite équipe pour rester relativement inaperçu en territoire Ph. J'étais le seul rechercher par les Phs pour mes exactions à leur encontre. Il me faudrait donc rester loin de la troupe pour leur éviter des ennuis.

2 semaines que je suivais leur route en parallèle, j'évitais consciencieusement les auberges, les repas au chaud et le s lits douillets, Nimrod se riait de moi car il profitait de sa fusion avec mon corps pour éviter le temps merdique qui me suivait depuis que nous avions quitté le Surda. A ce rythme là, je finirais malade avant de trouver une quelconque trace de corruption ... Ma cape imperméable semblait n'avoir plus aucune utilité et il ne restait plus grand chose de sec, le sac que je transportais ayant été emporté par une rivière en crue 1 semaine plus tôt. Mon étalon lui-même renâclait et avançait à petite allure.

C'était donc d'une humeur morose que notre équipe arrivait sur Belatona. Ils m'avaient laissé un message pour dire où ils descendraient et comment les joindre, j'avais pour ma part l'intention de dormir à l'extérieur, enfin c'est ce que j'avais envisagé au départ d'Abéron. Maintenant, les lueurs de la ville, l'odeur du feu, et les maisons me paraissait un supplice et le risque d'entrer en ville me paraissait tout d'un coup gérable.

Je me joignait donc à un commerçant et sa charrette qui transportait une cargaison de chou. Je le saluais et me joignais à lui afin d'entrer en ville. J'accrochais mon cheval à sa charrette et m'installais à ses côtés, la capuche baissé. Mes bonnes manières l'avait convaincu de ma bonté et le fait de ne pas voir mon visage ne l'inquiétait nullement, chose rare quand on considère la région, avant les Phs un commerçant ne se serait pas déplacé sans une escorte et aurait refusé un étranger. Apparemment ils avaient réussit à sécuriser suffisamment les routes pour que les gens se sentent en sécurité. C'était surprenant, de voir quelque chose de bon dans les actions de ceux que vous détestiez.

Nous arrivions à la porte sud et celle-ci était fermé, une petite cabane annonçait là ou se tenait les gardes assurant l'entrée de la ville.

Nous arrivâmes à la hauteur du poste de garde et mon hôte descendit dans la boue pour aller saluer la garde, Ils ne sortirent pas pour vérifié le contenu, ils se contentèrent de lui demander qui j'étais et ce que je venais faire en ville. Une fois leur soif de savoir satisfaite, ils nous laissèrent continuer. Je n'aurais jamais cru passer aussi simplement. Ce fut une fois à l'intérieur que je compris pourquoi, les soldats saluaient le commerçant de bonne grace aussi bien Phs qu'Alagaesien, les commerçants l'interpellait régulièrement, un habitué du coin apparemment. Il me proposa de me déposer près d'une taverne et je l'en remercia.

Quelques minutes plus tard le chariot s'arrêta devant un établissement, Je voyais difficilement l'enseigne indiquer le nom de celle-ci : "La sirène rouge". Je remerciait chaleureusement le Aleric, de m'avoir permis de voyager avec lui et détachait mon alezan de sa carriole pour m'approcher de l'écurie. Un jeune homme boueux, me proposa ses services et après quelques conseils que je lui donnait afin que mon cheval ne lui fasse pas de mal, j'entrais dans la taverne.

J'humais l'atmosphère, il y avait beaucoup de monde qui avait choisit de dormir au sec. Je profitais de la première fois depuis des semaines à la sensation de chaleur qui émanait du foyer si loin fut-il, et je sentais un fumet très appétissant chatouillé mes narines et mon ventre gargouillait d'envie. J'alpaguais une jeune demoiselle qui faisait le service et commandait un plat du jour et une bonne pinte de bière locale. Je lui demandais aussi une chambre pour la nuit, de quoi à faire sècher mes vêtements et quand la chambre serait prête une bonne bassine d'eau bien chaude afin de me nettoyer du voyage. J'étais boueux et las et je n'avais qu'une envie, un bon repas, un bon bain et une nuit de sommeil.

La tenancière vint me prévenir à la fin du repas que la chambre était prête et que je n'avais qu'a laissé mes vêtements devant la porte de la chambre et qu'on viendrait m'apporter des vêtements de même taille une fois le bain finit.

Je lui tendait les pièces pour les services et montait dans ma chambre. La pièce était petite et peu luxueuse, mais elle était propre et par un système ingénieux, je sentais la chaleur du foyer chauffer la chambre. Le bain fumait encore et je ne pût m'empêcher de me dépêcher de me changer et de m'enfoncer jusqu'au cou dans la bassine. Un excellent établissement, c'était ma pensée alors que je me récurais dans la bassine et que je sentais la chaleur envahir mon corps. Je frottais si fort que ma peau semblait partir par morceau, mais au vu de la couleur de l'eau c'était loin d'être le cas...

Nimrod s'agitât dans mon esprit :

- Dis, tu me laisses prendre un bain moi aussi ????

Je sentais qu'il en mourrait d'envie, et au vu du nombre de blague et de tâquinerie que j'avais dû subir tout au long du chemin, j'estimais qu'il devrait attendre un peu.

- Sûrement pas, avec tout ces gens, un dragon ici, ça attirerait l'attention, et puis tu pouvait prendre ta douche sur le chemin, avec tous ces galons de flotte qu'on s'est tapé. De toute façon tu en mettrais partout.

- Tu es dégueulasse Akkan, ça fait des mois que je rêve de piquer une tête dans de l'eau bien chaude.

- Sauf que dans cette baignoire, tu en mettrais partout et je ne tiens pas à me faire remarquer.

Il faisait maintenant clairement la gueule, les images que je recevait me faisait clairement comprendre qu'il était déçu.

- T'en fais pas, je te promet qu'on trouvera une source chaude où tu pourras te prélasser.

Une onde d'intérêt et de satisfaction m'emporta :

- C'est vrai !!! ?

- Pour sûr, dès qu'on aura finit cette mission. J'ai bien besoin d'un peu de calme.

Je finissais mes ablutions et récupérait les habits qu'on m'avait laissé, le seul vêtement que j'avais conservé était ma cape, ma tête était loin d'être normal dans le coin et pas question que les gens ne se posent trop de question. Au vu du temps, ça ne paraissait pas anormal que je me trimbale avec.

Nimrod voulu sortir pour se dégourdier les jambes et puis comme il disait pour dormir, rien ne valait mieux que la terre ferme, la porte était fermé, il se roula au pied de celle-ci et moi je m'écroulais dans le lit, je n'eut pas le temps de souffler la bougie.

Je me réveillais le soleil était déjà haut, Nimrod avait réintégré mon corps, il n'avait pas osé me réveiller. Chose étonnante, ce n'était pas le soleil qui m'avait réveiller, bien que vu la rareté de celui-ci ces derniers jours, ça ne m'aurait pas surpris. Des bruits se faisaient entendre dans la salle au rez-de-chaussé, du chahut devrais-je dire. Apparemment il se passait quelque chose d'important.

J'enfilais mes affaires avec rapidité et je descendais quatre à quatre l'escalier et je découvrit l'origine du raffut. Un jeune homme effrayé dont le visage présentait ce qui semblait être des écailles s'adressait à l'assemblée. Je marchais vers lui en gardant le capuchon baisser et je tentais d'entendre avec tout ce bruit ce qu'il disait.

Rien à faire, les gens était soit effrayé par ce qu'il disait, soit terrifié par son apparence. Je m'avançais vers lui et le prenait par le bras, je le collais à une table et demandais à l'aubergiste de lui amener une boisson forte.

Je m'assis en face de lui tandis que les gens se séparaient en deux, ceux qui retournait à leurs occupations et ceux qui faisait cercle autour de nous pour entendre son histoire. Le tavernier déposa un gobelet emplit d'une liqueur brune qui sentait agréablement la prune. Je croisais les mains sous mon menton et j'attendis qu'il se calme pour nous raconter son histoire.


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Garnyiss
Message Sujet: Re: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Dim 3 Mai 2015 - 0:15



-¤ Ruines de Sombrenoir ¤-

«  Je… je. Ah, je me rappelle. Tragan Veor. Le marchand qui nous avait embauchés. Un paranoïaque mais… il payait bien. Voulait savoir pourquoi ses convois disparaissaient. Des Premiers Hommes, des bandits, des re… des rebelles. Personne a qui faire confiance, sauf nous. Refait la route avec lui, de Dras jusqu’à Feinster… Arrêtés près de Belatona. Sais plus pourquoi… Si, des bandits. Une dizaine, sont repartis dès qu’on a dégainé. Bizarre, qu’on a pensé. Les gars et moi voulions continuer, Veor a insisté pour qu’on s’arrête à l’auberge. Il paraissait… soucieux.»





-¤ Pendant ce temps, à plus d’une heure de cheval de Belatona ¤-

Garnyiss consulta une dernière fois le parchemin. Sur sa surface froissée figurait une carte des environs et tous les lieux susceptibles d’accueillir ceux qu’il cherchait. La moitié avait déjà été biffée sans que le mercenaire n’obtienne rien de plus que la confirmation – ou l’infirmation – qu’ils étaient passés par là. Voilà plus d’une semaine qu’il retraçait soigneusement l’itinéraire suivi par le groupe de mercenaires et le marchand qui les avait embauchés. Aux dernières nouvelles, ils avaient dépassé Belatona et depuis… plus rien.


Bien des raisons pouvaient expliquer cette mystérieuse disparition. Garnyiss n’était pas de ceux qui enquêtaient pas altruisme ou pour retrouver des survivants, loin de là. Seule une éventuelle trahison des mercenaires embauchés pour défendre le marchand l’intéressait. S’avèrerait-elle réelle que les coupables pouvaient d’ores et déjà numéroter leurs abattis. Les Sables Dansants ne plaisantaient guère sur ces questions là…



Leur éminent représentant à la toison de neige finit par ranger la carte et jeter un regard maussade vers des cieux qui l’étaient tout autant. Une merveilleuse journée en perspective…










Dernière édition par Garnyiss le Jeu 28 Mai 2015 - 1:24, édité 1 fois
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Hyacinthe
Message Sujet: Re: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Mar 5 Mai 2015 - 19:35


Je tentai de me défaire en vain de la poigne de celui qui me trainait vers une table. Rien à faire, il était beaucoup plus fort que moi. Mais ne comprenaient-ils donc pas l'urgence de la situation ? Ce n'était pas d'un verre d'alcool dont j'avais besoin, mais de leur aide. Qu'ils me suivent jusqu'à cette maudite taverne et sauve la fillette. Ou, si c'était déjà trop tard, qu'ils mettent fin à ces horreurs. Mais non, ils étaient juste capables de me regarder avec incompréhension.

" Vous devez m'aidez," dis-je à celui qui me faisait face." A une heure à cheval à l'ouest d'ici, il y a une auberge. Les gens qui la tiennent, ils…" J'étais tout d'un coup incapable de décrire l'horreur de ce que j'avais vu. " Ils tuent des gens. Et il y a une fillette, là-bas. Ils ne l'ont pas trouvé, je crois. Vous devez l'aider. Vous devez…"

Les murmures autour de moi s'élevèrent. Certains connaissaient l'auberge et ses occupants. Pour eux, c'étaient des braves gens. Je devais mentir, à leurs yeux. Brusquement, je m'énervai, incapable de contenir la colère que j'avais contre moi-même. Je l'avais laissé là-bas, bon sang ! Je me levai brutalement, renversant la chaise au sol.

"J'y retourne. Si vous voulez me suivre, faites le maintenant. Sinon…" Je n'achevai pas ma phrase. Sinon quoi ? Je mourrais peut-être entre leur main. Mais je mourrais en paix. Si Murmure avait été là, elle aurait sûrement approuvé. Je sortis en trombe de l'auberge, sans prendre le temps de regarder si le type ou d'autres me suivaient ou pas, et repartis sur mon cheval au galop, reprenant à contre-sens le chemin que j'avais suivi.
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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Mar 26 Mai 2015 - 17:29


Je n'eut que peu de temps pour appréhender la situation, l'homme était fébrile et semblait sûr d'avoir vu un meurtre, mais ce qui semblait plus percutant était la présence de ce qui semblait une trace de corruption au niveau du visage. Je ne connaissais pas le coin, et sans les déformations au niveau du visage de l'homme, je n'aurais probablement pas bougé, mais quelque chose dans son attitude et ces écailles, me laissait pensé à quelque chose d'important.

Quand il se redressa pour partir, je lâchais une pièce à la femme au comptoir, attrapait un morceau d'étoffe que j'accrochais sur le linteau de la porte de l'auberge, trop petit pour que qui que ce soit y fasse réellement attention, mais il informerait mes amis qu'il se passait quelque chose.

J'avais un peu de retard sur l'homme et je me dépêchais d'enfourcher mon cheval qui protesta dès qu'il sentit le poids, je l'avais un peu maltraité ses derniers jours et il allait finir par me le faire regretter. Je ne pris pourtant pas la peine de le rassurer mentalement, nous n'avions pas beaucoup de temps, le jeune homme partait vers la sortie de la ville et je pris sa suite, seul apparemment.


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Garnyiss
Message Sujet: Re: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Ven 29 Mai 2015 - 1:40



-¤ Ruines de Sombrenoir ¤-

« Si froid… pluie contre les fenêtres… Le déluge, presque. Pas prêt de s’arrêter alors on est restés… Le couple de tenanciers, ravis… Veor beaucoup moins. Pas pesté contre le retard pourtant… L’air d’autre chose dans… à l’esprit. Premier jour normal, à jouer aux cartes. Qui gagnait ? Qui ?... Paire d’as… »





-¤ A une heure de cheval de Belatona  ¤-


Garnyiss stoppa sa monture non loin de la prochaine auberge sur sa liste. Haute d’un étage, l’architecture typique du coin, la bâtisse ressemblait à toutes celles qu’il avait déjà visitées. Comme pour toutes les autres, l’inspection des alentours ne lui apporta guère plus d’informations que ce qu’il escomptait. La pluie avait noyé toutes les traces anciennes dans une bonne épaisseur de boue bien collante. Les plus récentes témoignaient de l’activité de l’auberge. Des sabots de chevaux et empreintes de bottes. Rien qui ne fut en mesure de faire avancer ses affaires. Comme pour s’accorder à son humeur maussade, les cieux se crevèrent d’un bataillon de grosses gouttes.



Une minute plus tard, la radée arrosait copieusement les alentours. Guère enclin à se faire saucer, le mercenaire avait su profiter de ce court laps de temps pour se mettre à l’abri, lui et sa monture. Une poignée de pièces avaient donné au tenancier du cœur à l’ouvrage. L’homme s’était esquivé vers les écuries en toute hâte, non sans avoir laissé fugacement apparaitre sur son visage d’infimes traces de soulagement.


Curieux, songea Garnyiss. De l’aubergiste se livrant à des quelques activités louches à la bande de canailles locales, les raisons ne manquaient pas pour justifier ce comportement. Toutes, en revanche, s’accordaient sur un point : quelle qu’elle fut, la source était suffisamment récente pour qu’elle puisse lui apporter un bot lot d’emmerdes. Raison de plus pour rester sur ses gardes…



Il s’approcha du comptoir et de celle qu’il supposa être la femme de l’aubergiste. Quoique, après réflexion, il n’en fut plus tout aussi sûr. C’est qu’elle le guignait sans vergogne, avec gourmandise même.



« Bonjour ! », lui-fit-elle avec un sourire trop large pour être totalement innocent. « Que puis-je pour vous, messire ?


- Je recherche des amis à moi qui ont du passer dans le coin il y a plusieurs jours… » -



Le sourire de la femme commença à s’estomper. Une pièce sur le comptoir raviva prestement son éclat tandis que Garnyiss lui décrivait la petite troupe. Un bourgeois en compagnie de plusieurs hommes dont l’un portait une imposante hallebarde. Le genre d’arme qu’elle n’aurait pas pu ne pas remarquer, ajouta-t-il, tant les incrustations ornementales du fer agressaient l’œil.



Ce fut à ce moment-là qu’une porte s’ouvrit…








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Hyacinthe
Message Sujet: Re: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Ven 4 Sep 2015 - 14:07


La pluie battante m'empêchait de voir au-delà de quelques mètres. Elle transformait le chemin en un torrent de boue. Mon cheval fatiguait rapidement à avancer dans de telles conditions. Finalement, l'auberge fut en vue. Un frisson glacé me parcourut, et pas seulement à cause de la pluie. Après deux heures d’absence, tout avait pu arriver. Elle était peut-être déjà morte. J'allais me jeter dans la gueule du loup, sans aucun support. Je jetais un bref regard en arrière, espérant voir à travers le rideau de pluie. Peine perdue. Prenant mon courage à deux mains, je dégainai un poignard et poussai la porte de l'auberge.
Je me figeai sur le pas de la porte. Le vent et la pluie en profitèrent pour rentrer avec moi. Dans tous les scénarios que je m'étais fait, il y avait juste le couple meurtrier et la fillette, quelque soit sa condition. Deux clients me regardaient pourtant avec intérêt.

o0°~°0o

La porte s'ouvrit, laissant entrer un homme fortement charpenté. Son regard balaya la salle, s'arrêta sur Garnyiss un instant.

" Véra, Hal," salua t-il tout en s'asseyant à une table. "M'sieur."

Un silence pesant suivit. Le tavernier le rompit d'un raclement de gorge.

" Désolé, messire, mais on n'a pas eu de clients étrangers récemment. Seulement les gars du coin. J'vous conseillerai bien d'aller à Bellatona, mais avec tout cette pluie, ce serait plus sage de rester ici."

La réponse de l'étranger fut noyé par le vent et la pluie s'engouffrant par la porte grande ouverte.

o0°~°0o

" Au voleur," cria l'aubergiste en me désignant "cet homme est un brigand ! Il a déjà tenté de nous dévaliser la nuit dernière !"

Dans les yeux des clients, l’intérêt poli fit place à une profonde méfiance. Le poignard n'aidait pas à apaiser leurs soupçons naissants.
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Garnyiss
Message Sujet: Re: Méfiez vous de l'eau qui dort. | Sam 19 Sep 2015 - 0:39


L'impression d'être l'unique cheveu sur un soupe hors de prix s'empara de Garnyiss à l'instant précis où le nouvel arrivant lui adressa un "M'sieur". Il était l'étranger au milieu de ces gens qui se connaissaient. L'intrus en présence duquel on mettait la bride aux familiarités habituelles. Le mercenaire répondit au salut d'un hochement poli de la tête. Ailleurs, à un autre moment, peut-être lui aurait-il proposé un verre autour duquel discuter dans l'espoir de dégotter quelque information utile. Mais là, c'était comme si la morosité des cieux avait imbibé jusqu'à son humeur. Il se contenta d'attendre en silence, ses doigts balayant distraitement la surface rugueuse du comptoir.


Comme il aurait du s'y attendre, la réponse de l'aubergiste fut négative. A ce rythme, il finirait bientôt par découvrir que ceux qu'ils cherchaient s'était tout bonnement dissous sous l'effet de la pluie...



« Dans ce c... », commença-t-il...




Le vent mugit de nouveau à la faveur de la porte grande ouverte. Le cri de l'aubergiste fut à peine discernable, noyé qu'il était au milieu de la complainte assourdissante. Il fut toutefois suffisamment audible pour que le mercenaire se retourne vers l'entrée. Mue par réflexe, sa main trouva la garde de Tranchenuit en un éclair.



« Lâche ton arme ! », tonna-t-il pour dominer le mugissement du vent.



Ici, et par ce temps, un brigand ne risquait pas de voir surgir une patrouille pour stopper ces méfaits. Il ne risquait certainement pas de laisser tomber une occasion facile de se faire de l'argent sur simple suggestion. Garnyiss n'en espérait pas moins que la perspective de rencontrer une résistance plus dangereuse que celle d'un simple aubergiste fasse faire demi-tour à la fripouille. Après tout, elle était bien seu...


Son regard s'arrêta sur les écailles qui constellaient une partie de son visage. Il jura intérieurement. Ces temps-ci, la folie allait de paire avec pareils signes. Et la folie se foutait allègrement de la logique, de la prudence et de toutes ces choses là qui auraient pu faire reculer un brigand tout à fait sain d'esprit. L'autre pourrait tout aussi bien lui balancer son poignard à la gueule. Qu'il essaie donc !








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