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La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes.

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Message Sujet: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Lun 15 Juin 2015 - 23:53


Je marche dans les vestiges d'une nature meurtrie. Ce seul constat me donne envie de vomir. Je n'aie jamais bien compris pourquoi je réagissais toujours de cette façon en voyant la nature mourir autour de moi. C'est d'autant plus étrange quand on constate que cela nous affecte plus que la mort d'un être en chair et en os. Je cherche depuis des heures, en vain. Il n'y a rien dont je puisse me nourrir ici. Je décide de donc de m'aventurer plus près du village que j'ai repéré deux jours plus tôt. Je scrute les alentours et repère un arbre qui pourrait me servir de point d'observation. J'y grimpe avec difficulté, le tronc s’effrite et mes mains glissent à cause des cendres qui résident sur ce dernier. Mais il en faut plus pour me décourager, je persévère et atteins une branche assez haute et longue pour m'approcher du village sans être repérée. Je suis surprise par les êtres que j'y vois, j'en avais entendue parler mais je n'en avais jamais croisé auparavant. Leur taille a le don de me fasciner. Je me penche et me laisse glisser le long de la branche. La tête vers le sol et rattachée à l'arbre par mes jambes, j'étudie les lieux. Il me faut un moyen d'entrer. La nuit ne tardera pas à tomber cela jouera en ma faveur. Soudain mon regard se porte sur un de ces géants. Il est différent des autres. Je me concentre alors sur lui. La première chose qui me frappe est qu'il n'a pas de cornes. Je ne sais comment l'interpréter, signe de faiblesse ou de force ? Il a l'air d'être respecté. Une chose est sur son aura et celle d'un chef. Je ne m'attarde pas plus, la nuit est tombée, je dois passer à l'action.

Je remonte sur la branche, prends de la distance et me mets à courir le long de cette dernière. Arrivée au bout, je saute et me réceptionne avec difficulté sur le mur qui entoure le village. Ma main glisse, je manque de perdre mon équilibre et de tomber. Je me reprends rapidement et parcours le peu de distances qu'il me reste pour atteindre le sommet du mur. Une fois mon but atteint, je ramène un foulard sur le bas de mon visage et couvre ce dernier à l'aide de ma capuche. Je cours le long de l'enceinte et saute sur le toit d'une habitation. Une fois sûr que personne n'est aux alentours, je cherche ce qui pourrait être un garde mangé. Je me déplace rapidement, dans le plus grand des silences. Je vole quelques plantes au passage, essayant de ne pas vomir, chose difficile à faire quand l'odeur nauséabonde des cadavres d'animaux vidée de leur chair, emplie vos narines. Je profite de l'obscurité pour courir jusqu'au point d'eau et remplir ma gourde. Je ne devrais pas trop m'attarder, mais je sais que c'est tout le contraire qui va se produire quand mes yeux se posent sur cet objet brillant au loin. Je penche légèrement ma tête, intriguée, j'avance. Qui serrait assez idiot pour laisser un objet aussi captivant sans surveillance ? Je m'empare de cette dague et la fais tourner dans ma main. Je suis fascinée par le reflet de la lune dans celle-ci. Jamais je n'ai vu d'arme si tranchante et lisse. Même mon bon vieux poignard fait terne à côté. Heureuse de ma trouvaille je la range à ma ceinture et me prépare à partir.

Mais une étrange sensation me fit regarder en arrière. Mauvaise décision. Je croise le regard du géant que j'ai observé plus tôt dans la journée. Mon sang ne fait qu'un tour et je me mets à courir. Si jamais il m'attrape je ne résisterais pas longtemps. Ce peuple est réputé pour leur adresse au combat de plus il fait bien deux fois ma taille. Je grimpe le long d'un de leurs cabanons et en rejoins le toit. Je saute par la suite sur l’enceinte du village et reprends ma course. Mon cœur bat à toute allure. Je retrouve la branche par la quelle je suis arrivée mais au moment de m'y suspendre mes mains glisse et je tombe de façon plutôt affreuse sur le sol. Je ne peux empêcher un cri de passer la barrière de mes lèvres. Je me gifle mentalement, quel meilleur moyen de donner sa position . Je me relève, non sans mal et grimpe à un arbre en meilleur état disposant encore de feuillages. Je grimpe le plus haut possible et accède à second arbre assez gros pour que je puisse m'y cacher le temps de trouver une meilleure façon d'échapper à ce colosse. Je me mets à chanter, de façon à peine audible et façonne l'arbre de façon qu'on ne puisse m'y repérer. Du moins je l'espère.
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Mar 16 Juin 2015 - 16:26


-Dis moi Sans-Cornes, pourquoi on à accepter un abrutis dans ton genre comme chef ?
-Parce-que je vous laisse vous enivrez quand vous allez mal ?
-Pas faux.
Ce fut tout ce que tu échangea avec lui. Il venait de perdre sa femme. Rehkoïa et toi vous entendez bien, car vous partagé le même goût pour la morosité en toute circonstance. Passez la colère et la mélancolie, tu étais venus à lui, pour qu'il ne se sente pas seul lors de cette première soirée sans sa compagne. Son chagrin miroitais au fonds des verres qu'il engloutissait avec expertise. Pour une fois, tu t'était permis quelques gouttes, toi aussi.
Les autres se tiennent à l'écart, respectant son deuil. Le clan se repose, les plus jeunes rêvant sûrement à cette heurs. Tu ne sait pas trop, à vrais dire. Quand on ne peut pas avoir d'enfant, c'est compliqué.
Tu t'apprête à te lever, quand un léger mouvement t’interpelle, en périphérie de ta vision. Pas un Urgal. Tu jette un coup d’œil aux Shrgg qui ne l'ont pas encore sentie, le vent jouant en faveur de l'intrus.
Te levant, tu le fixe pendant qu'il s'en vas. Il se retourne. C'est une femme elfe, à en jugé par sa physionomie.
Elle prends peur, et d'étale comme un lapin. Tu la laisse filer. Par chance pour elle, aucun gars ne l'as vue. Les rares voyageur son toléré sur ton territoire, mais sûrement pas aussi proche et à la manière d'un voleur. Tu finis ton verre, et te dirige vers la bâtisse dans laquelle elle était entré.
Un simple voleur de nourriture, rien de bien méchant ni d'assez important pour lancer une recherche. Se sachant repéré, elle n'allait sûrement pas revenir, bien qu'elle ne devait pas manquer de cran, pour pénétrer un village Urgal.
Puis un détails te retint dans la pièce. Un détails manquant.
La dague de cérémonie.
Tu garde ton calme, et analyse la situation. Elle ne devait sûrement pas connaître la valeur culturelle de l'objet volé. Dans le besoin, sûrement, elle devait être prête à tout pour se faire de l'argent. Le vol n'était pas prémédité, sinon elle serait partis avec autre chose.
Tu cherche. Et tu trouve. Une mèche de cheveux noir. Infime, mais traître.
Tu l'amène à Grinçant, le meilleur pisteur de la meute. Comme à son habitude, il commence par grogner, mais il se calme bien vite en reconnaissant ton odeur. Tu lui fait sentir l'échantillon, et le monte à cru, tendis qu'il suit la piste. Voler la nourriture, tu peut comprendre. Mais le bien d'autrui, tu ne le tolérera pas.
Tu pars seul avec lui. Les autres auraient tôt fait de vouloir la réduire en charpie, la pauvre. Le grand loup gris fait une centaine de mettre, et s'arrête au pied d'un arbre, grognant et faisant énergiquement ses griffes dessus.
Tu met pieds à terre, et lève la tête :
-Sort de là.
Tu veux juste récupérer la dague, mais si elle s'enfuit, tu n'hésiteras pas à lâcher Grinçant sur elle. Réduite en charpie avant d'avoir fait un pas, le loup géant la mettra peut-être ainsi en de meilleurs disposition.
Puis tu te rappelle de l'effet que tu fait à ceux qui te rencontre pour la première fois. Pour elle, la situation devait sûrement sembler bien plus chaotique que pour toi. Tu croise les bras, et dit d'un ton léger :
-Nous ne mordons pas.
Joueur, tu ne peut t'empêcher de rajouter :
-Seulement les voleuses récalcitrantes, mais ce n'est certainement pas ton cas...je penche plus pour une voleuse désespérée. Tu as deux options:soit tu viens avec moi et je t'offre un repas, puis je récupère la dague que tu m'as volé. Soit tu est finalement plus stupide que désespérée, et tu essaye de t'enfuir. Puis-je récupère la dague que tu m'as volé, mais sur ton cadavre.




« Pour nos filles, et nos fils.
Pour leurs léguer la paix, plutôt que nos haches.
J'offrirais mon bras, mon cœur et mon âme à ceux qui me soutiendront.
Et réduirais au silence ceux qui se dresseront sur ma route.
Par le fer, et le sang.
Pour le clan »
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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Mar 16 Juin 2015 - 18:49


Mon espoir s'évanouit quand je perçois l'odeur de l'animal. J'analyse la situation et mes chances de fuites. Au vu de l'énergie que ce loup déploie sur ce pauvre arbre, je n'ai que très peu de chances de le distancer. Dieu que cet animal est bruyant, il m'est impossible de réfléchir convenablement.
- Sort de là.
Comme si la situation n'était pas déjà assez désespérée, il faut que la bête soit accompagnée d'un Urgal. Je me lève prête à détaller comme je l'avais déjà fait il y a quelques instants.
-Nous ne mordons pas.
Et bien c'est que ces géants a le sens de l'humour. Il ne morde pas . Il faudra donc qu'on m'explique à quoi servent leurs immenses crocs.
-Seulement les voleuses récalcitrantes, mais ce n'est certainement ton cas...je penche plus pour une voleuse désespérée. Tu as deux options:soit tu viens avec moi et je t'offre un repas, puis je récupère la dague que tu m'as volé. Soit tu est finalement plus stupide que désespérée, et tu essaye de t'enfuir. Puis-je récupère la dague que tu m'as volé, mais sur ton cadavre.
Et bien voilà quelques arguments rassurants dites-moi. Donc je résume la situation, j'ai deux choix. Soit suivre ce géant de la guerre et le croire sur parole au risque de le payer de ma vie. Soit fuir sachant que j'ai très peu de chances de me débarrasser de son ami à quatre pattes. Dans les deux cas je mets ma vie en danger. Il m'offre au moins la possibilité de choisir ma mort. Je me laisse glisser le long d'une grosse branche, la tête vers le bas, je fixe le géant dans les yeux. Je ne suis pas d'un naturel bavarde-je ne compte donc pas lui adresser la parole. Du moins pas tant que cela ne s'avère utile. Je me laisse tomber de l'arbre et me retrouve nez à nez avec sa monture. Je suis enchantée par la beauté de l'animal jusqu'au moment où celui-ci me dévoile ses crocs. Je me mets en garde et sors mon poignard. Je n'aime pas me sentir menacer et je dois avoué que je ne sais jamais comment réagir.
- Fais taire ton animal et je te suivrais.
Je laisse le haut de mon visage à découvert de toute façon je suis déjà dans une mauvaise passe. C'est la première fois que je me sens si faible face à un inconnu. C'est probablement dû à sa carrure. Je lui cherche des points faibles, si jamais je dois me battre contre lui il me faudra utiliser sa force. C'est fou il est rempli de tatouages. J'arque un sourcil, il a vraiment une drôle d'allure. Mais mon attention se reporte très vite sur son loup. Je n'aime pas faire de mal aux animaux mais si celui-là à l'intention de me sauter à la gorge je n'hésiterais pas à me défendre.
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Mar 16 Juin 2015 - 21:31


- Fais taire ton animal et je te suivrais.
Elle use de l'impératif. Tu ne lui en tiens pas rigueur, on sauve les apparences comme on peut, lorsqu'on est acculé face à plus fort que soit. Et puis, ça faisait un certain temps qu'on ne t'avais pas parlé ainsi, et ça te fait du bien. N'avoir personne qui vous commande est un lourd fardeau.
-C'est après toi qu'il en a, à toi de le faire taire.
Tu la test. Tu ne veux pas faire entré un élément perturbateur dans le clan, et tu veux savoir à quel genre de personne tu as à faire.
Tu attends sans rien dire d'autre. Tu as apprit à ne pas confondre patience, et condescendance. Finalement, elle descend de son perchoir. Invariablement, Grinçant la test aussi. Réaction : elle s'alarme et sors immédiatement les griffes. Une proie, donc.
Tu fait un claquement de langue pour que le loup cesse son manège, et l'invite à te suivre. Mais avant de partir, tu la retint :
-Tu n'as pas l'impression d'oublier quelque chose ?
Elle te rend la dague, et vous y allez.
Durant le trajet, tu l'as laisse t'observer, te scruter, savoir qui tu es. Elle ne sors pas un mot, et se contente de te suivre en restant à l’écart du loup, pour le quel elle s'est prise de fascination. Elle aime les animaux, et c'est une contemplative. Pour l'instant, elle te fait plutôt bonne impression.
Arrivé à l'entrée du camps, Grinçant rejoint sa meute, qui c'est tourné vers la nouvelle arrivante. La voyant en ta compagnie, elles l'accepte sans même l'approché et retourne à leurs vies de loups.
A présent, c'est au clan de la rencontrer. Il y a pas grands autours du feu, seulement Demi-lune, Crâne-Rouge et Rehkoïa qui les a finalement rejoint, et leurs bassine les oreilles, comme toujours lorsqu'il a bue.
Voyant l'elfe, il se leva et jeta ses bras aux ciel :
-Mais qu'avons nous là?! Serait-ce notre dîner que le chef rapporte de la chasse ?
-Je pensais que tu n'aimais pas les elfes.
-Mais je les adores! En ragoût, c'est un bonheur.
Tu sourit, et décide de l'enlever de là avant qu'il face peur à l'invitée.
-Crâne-Rouge, emmène le au lit s'il-te-plaît.
-Eh, t'es gentil mais tu vas te faire foutre !
-Vas te faire foutre comment ?
-Vas te faire foutre, chef.
-J'aime mieux ça.
Crâne-Rouge l'emmène non sans mal. En attendant, tu propose à l'elfe de s'installer, et lui commande de quoi manger.
Tu soupire en t’asseyant sur la rondelle de bois. La tension est palpable depuis quelques temps. Le clan sent qu'il vas être mis à rude épreuve, lorsque tu le mettra en marche pour l'inconnu. Accueillir des étrangers dans le besoin est une façon pour toi de l'habituer aux autres peuples.
-Je m'appelle Caïrn, et mon nom de guerre est Sans-Cornes. Oui, l'imagination n'est pas l'apparat des Urgals. Autrement, je ne crois pas utile de préciser ma fonction ici.
 Tu laisse passer un instant, et serre un verre à chacun, veillant à ne pas trop le charger pour elle.
-Quel est ton nom ? Que fais tu à arpenter mon territoire ?
Qu'elle joue la mystérieuse guerrière solitaire, soit. Mais elle n'allait pas repartir sans s'être expliquée.




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Pour leurs léguer la paix, plutôt que nos haches.
J'offrirais mon bras, mon cœur et mon âme à ceux qui me soutiendront.
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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Mar 16 Juin 2015 - 23:10


À l'entrer du village, je prends mon temps et j'observe. Je regarde le loup rejoindre sa meute, un léger sourire se fait présent aux coins de mes lèvres. Bien sûr je suis déçue d'avoir rendu la dague mais apparemment ce n'est pas une simple arme aux yeux de ce grand gaillard. Allez savoir pourquoi, je crois comprendre. Ma main effleure brièvement mon poignard. Si jamais je venais à le perdre je serais beaucoup moins aimable que cet Urgal. On parvient rapidement à un feu et de suite je suis prise à partie.
-Mais qu'avons nous là?! Serait-ce notre dîner que le chef rapporte de la chasse ?
J'émets alors un sifflement provocateur.
-Je pensais que tu n'aimais pas les elfes.
-Mais je les adores! En ragoût, c'est un bonheur.
Je durcis mon regard et abaisse mes oreilles. S'il me cherche il me trouvera.
-Crâne-Rouge, emmène le au lit s'il-te-plaît.
-Eh, t'es gentil mais tu vas te faire foutre !
-Vas te faire foutre comment ?
-Vas te faire foutre, chef.
-J'aime mieux ça.
Je suis cet inconnu du regard avant de suivre celui qu'ils désignent comme leur chef. Je m'installe non sans méfiance sur cette table. Je regarde autour de moi et constate quelques regards qui me mettent mal à l'aise. Je descends le foulard qui cachait le bas de mon visage et fixe mes mains.
-Je m'appelle Caïrn, et mon nom de guerre est Sans-Cornes. Oui, l'imagination n'est pas l'apparat des Urgals. Autrement, je ne crois pas utile de préciser ma fonction ici.
Sa prise de parole soudaine me surprend. Il s’appelle donc Cairn. Je souris à l'entente de son nom de guerre mais il faut avouer que cela illustre bien le personnage. Effectivement il est plutôt clair qu'il est le chef de cette tribu. Ce qui veut dire que ma vie dépend de son jugement. Ironique n'est-ce pas ? Je suis tellement perdu dans mes pensées que j'en oublie de lui répondre. Soudain un verre atterri dans mon champ de vision, je ne me fais pas prié et en bois une gorgée.
-Quel est ton nom ? Que fais tu à arpenter mon territoire ?
Je repose le verre et un sourire étire mes lèvres, mon regard se perd dans le fond de mon verre.
- Aiden, je m'appelle Aiden. Ce que je fais ? Cela semble évidant, je cherche à survivre.
Je tourne la tête et regarde le repas se poser sur la table. J'attrape la viande et la dépose hors de mon assiette avec dégoût. Il m'importe peu que cela puisse le déranger ou l'offenser. Je me concentre ensuite sur les légumes. Je m'arrête de manger voyant que mon interlocuteur ne touche pas à son assiette. Je penche légèrement ma tête sur le côté. Il y a un détail que je n'arrive pas à comprendre. Je le fixe, je l'étudie. Je reprends le jeu qui occupe mes longues journées. Non ce n'est définitivement pas logique. Mon esprit n'arrive pas à comprendre.
- Pourquoi ? Je marque une pause. Pourquoi ne pas m'avoir tué ? Tu n'es pas comme les autres.
Je change de position et m'appuie sur la table. Je n'arrive pas à savoir pourquoi il me semble différent. Cela m'agace. Soudain une idée me viens à l'esprit. Peut-être qu'il sait. Oui peut-être qu'il sait où se trouve la ville que je recherche. Enfin il se met à manger. Il est calme. Et moi je n'arrive pas à tenir en place. Ce peuple n'est pas réputé pour être le plus convivial des alentours. Il y a tellement de légendes et d'histoires horribles à propos d'eux. Qu'est-ce qui fait que je ne sois pas dans son assiette à ce moment même ?
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Mer 17 Juin 2015 - 13:34


- Aiden, je m'appelle Aiden. Ce que je fais ? Cela semble évidant, je cherche à survivre.
Esseulée et sans moyens. Son nom à une consonance toute particulière, tu n'arrive pas à situer son origine. La seul chose qui te viens à l'esprit, ce sont les communautés elfe du nord. Il n'y a jamais eu de griefs avec ces gens là, notamment parce-qu'il ne chassait pas dans le territoire de la meute, puisqu'il étaient végétarien, comme l'avais démontré Aiden. Ah...Respecter la vie animal...leur lien avec eux faisait qu'ils ne pouvait se résoudre à s’alimenter d'une autre vie. Soit. Il faut bien des herbivores, et des carnivores.
Tu chope le bout de viande qu'elle avais délaissée, et l'enfourne dans ta gueule sans autres formes de cérémonies. Gaïa laisse ses cadeaux à tous pour que tous puisse survivre. Les plantes comme les animaux ont une âme. Les végétariens ne sont rien d'autres que des assassins de Gaïa pure, encore plus que les chasseurs.
-Pourquoi ? Pourquoi ne pas m'avoir tuer ? Tu n'es pas comme les autres.
-Je suis exactement comme les autres. Seulement, je ne réponds pas aux critères que tu te faisais de moi.
Un monstre mangeur d'homme sans intelligence ni conscience. Regarde l'état actuel de  l'Alagaësia. Les pillages, les violes, les mages noirs et les guerres stériles. Pense-tu que nous ayons un quelconque rapport avec tous ça? Dis moi qui sont les monstres.

Tu laisse passé un instant, et regarde Crâne-Rouge, qui serres les poings. Le racisme à causé la mort de son fils par des Premiers-Hommes.
-Je ne t'ai pas tué parce-qu'il n'étais pas nécessaire de te tuer. Nous avons le sang chaud, certes, mais chaque races à ses démons, légués en héritage. Les hommes ont l'avidité, les elfes la vanités, et nous la colère. Nous avons tous le choix de les combattre, ou d'y succombé. J'ai fait mon choix, concernant mon clan.
Voilà qui allait peut-être éveillé sa conscience quand au fait que les choses ne sont jamais vraiment telles quelles sont.
-Et toi, Aiden, quelles sont tes démons ?
Tu les sent, ses démons. Nombres d'entre eux sont les tiens.




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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Mer 17 Juin 2015 - 21:16


-Je suis exactement comme les autres. Seulement, je ne réponds pas aux critères que tu te faisais de moi.
Un monstre mangeur d'homme sans intelligence ni conscience. Regarde l'état actuel de  l'Alagaësia. Les pillages, les violes, les mages noirs et les guerres stériles. Pense-tu que nous ayons un quelconque rapport avec tous ça? Dis moi qui sont les monstres.

Sa réponse me surprends mais je ne m'en formalise pas plus que cela et continue à l'écouter. Il tourne alors la tête vers un autre Urgal.
-Je ne t'ai pas tué parce-qu'il n'étais pas nécessaire de te tuer. Nous avons le sang chaud, certes, mais chaque races à ses démons, légués en héritage. Les hommes ont l'avidité, les elfes la vanités, et nous la colère. Nous avons tous le choix de les combattre, ou d'y succombé. J'ai fait mon choix, concernant mon clan.
Je suppose que par ma présence il a choisi de combattre ses démons et ceux de son peuple. C'est très brave de sa part. Il démontre une réelle intelligence preuve qu'il est capable de penser autrement qu'avec ses muscles. Il pourrait bien réussir à changer l'image qu'on a de son peuple.
-Et toi, Aiden, quelles sont tes démons ?
À partir de ce moment-là, de ces mots-là, je relève les yeux sur lui. C'est vrai tout le monde à ses démons et je n'échappe pas à la règle. Il me serait plus simple de les oublier si je ne leur courais pas après. Je réfléchis quelques instants, je ne vais pas lui livrer mes faiblesses. Si jamais je viens à avoir confiance en lui je lui dirais ce qu'il veut savoir.
- Tu es bien curieux, qu'est-ce qui te laisse penser que je pourrais répondre à cette question ?
Sur ces quelques mots, je me lève. Je vais m'installer près du plan d'eau où j'ai rempli ma gourde. Je ne fais pas attention au peu d'Urgals encore présents ils ne m’intéressent pas. Je rabats ma capuche et me mets à chanter de façon presque inaudible. Je n'avais jamais fait danser l'eau, c'est un spectacle intéresse. Il m'a mise mal à l'aise avec sa question. Je n'aie déjà pas pour habitude de côtoyer grand monde alors si on commence à me questionner sur ce qui m'affecte ça n'arrange rien. Je sors mon poignard et le fais tournoyer. Jouer avec l'eau m'ennuie vite je n'aie plus 25 ans. Je me dirige alors vers les loups sans trop m'en approcher. Je me contente de les regarder. J'essaye d'oublier sa question et toutes celles qu'il a fait émerger en moi. Je l'observe du coin de l’œil. Je ne tiens pas en place, je n'aie jamais tenu en place. Je retourne à table mais je ne m'assoie pas pour autant. J'ai une question à lui poser.
- Tu sais où se trouve la ville nommée Gil'Ead ?
J'ai l'impression que si j'ai besoin de réponse il n'y a que là-bas que je pourrais en trouver. Peut-être que ça ne me mènera nul par mais peu importe, je veux des réponses et j'en aurais. J'en profite pour vider le verre que j'avais à peine entamé. Je ne sais pas ce qu'est cette boisson mais c'est vraiment spécial. Je ne lui laisse pas le temps de répondre à ma question et j'enchaîne.
- Comment vous pouvez avaler une chose aussi infecte ?
Je désigne mon verre et son contenu qui a laissé un rictus déplaisant sur mon visage.
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Jeu 18 Juin 2015 - 0:01


- Tu es bien curieux, qu'est-ce qui te laisse penser que je pourrais répondre à cette question ?
La peur. La peur d'autrui et de soi-même. La peur de la faiblesse. Voilà son démon. Son odeur en ai imprégné. Elle fui quelque chose. Tu ne sait pas quoi, mais il ne serait pas étonnant que ce soit son ombre. Son passé. Ah, pense t-elle pouvoir réellement cacher ses failles à un Seigneur de Guerre, pour qui cette pratique essentielle n'est que formalités  ?
Elle te quitte pour faire des babioles avec l'eau de la source.Tu écoute distraitement le charme qu'elle opère, ton oreilles droite dirigé vers elle, pendants que tu finit ton repas.
Puis elle s'en vas vers les loups. Elle n'est pas assez naïf pour enfreindre leur espace vitale. C'est pure curiosité dont-elle fait preuve. Enfin, elle cesse de courir partout et reviens à toi. Toujours assis, calme et posé.
-Tu sait où se trouve la ville Gil'ead ?
Des ruines, la peste et la pauvretés. Peut-être est-ce de la famille qu'elle recherche là-bas. Ou quelque chose s'y rapprochant.
-Oui. Ce n'est pas proche, mais ce n'est pas loin non plus. Je...
Elle te coupe la parole :
-Comment vous pouvez avaler une chose aussi infecte ?
Tu te tend en un éclaire. Tu apprécie la hardiesse, mais à dose contrôlé. Son comportement t'exaspère.
-C'est un alcool fort apprécié des forts. Je ne t'ai pas invité pour que tu te conduise en ingrate, Älfa.
Tu sent la colère monter. Très vite, tu fais le vide dans ton esprit, et régule le loup en toi.
Te levant, tu te rapproche au plus près d'elle, te courbant pour planter tes yeux dans les siens, tes crocs encadrant son visage.
-Tu es une fugitive. Les tiens, qui qu'ils puissent être, ne veulent plus de toi, et ton réduite à voler pour subvenir aux besoins de ton petit corps. Tu as le comportement d'une oméga. Toujours sur la défensive, jamais en paix. Tu as été rejetée durant ton enfance. et tu en souffre. Tu en souffrira toute ta vie, si tu persiste à te complaire dans ce rôle que l'on ta attribué. Celle d'une personne sans respect, et n'en méritant aucun.
Tu te détourne d'elle.
-Mais tous ça tu le sait. Bref, Nous ne croyons pas au hasard. Le hasard, c'est l'Univers et Gaïa qui le compose, et c'est eux qui t'ont mené à moi. Au lieu de te comporter ainsi, tu aurait mieux fait de t’asseoir sur ta fierté mal placé, et de voir en moi un moyen pour atteindre ton but. Ce que je suis disposé à être.
Voyons si elle allait oser faire un faux pas. Si la raison allait prendre le dessus sur l'orgueil.




« Pour nos filles, et nos fils.
Pour leurs léguer la paix, plutôt que nos haches.
J'offrirais mon bras, mon cœur et mon âme à ceux qui me soutiendront.
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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Jeu 18 Juin 2015 - 4:22


-C'est un alcool fort apprécié des forts. Je ne t'ai pas invité pour que tu te conduise en ingrate, Älfa.
Un alcool fort pour les forts et bah voyons. Il se prend pas pour de la merde celui-là. Ingrate ? Je n'aie rien fais d'autre que de signifier que je n'aimais pas son "alcool de primate." J'aime les choses raffinées je n'y peux rien moi. Et puis il n'a pas bientôt finit de hurler comme ça . Voilà qu'il en remet une couche et qu'il vient à envahir mon espace vitale.
-Tu es une fugitive. Les tiens, qui qu'ils puissent être, ne veulent plus de toi, et ton réduite à voler pour subvenir aux besoins de ton petit corps. Tu as le comportement d'une oméga. Toujours sur la défensive, jamais en paix. Tu as été rejetée durant ton enfance. et tu en souffre. Tu en souffrira toute ta vie, si tu persiste à te complaire dans ce rôle que l'on ta attribué. Celle d'une personne sans respect, et n'en méritant aucun.
Tout mon corps se crispe. Je jure que si mon regard avait la possibilité de tuer cette brute serait déjà morte. malheureusement ça n'arrivera pas et surtout pas venant de moi. N'a-t-il pas bientôt finit de me rabaisser ? Je n'aime pas qu'on puisse lire en moi comme dans un livre ouvert et encore moins de la part d'un Urgal qui croit tout savoir. Il peut hurler au tant qu'il le veut, je ne bougerais pas. Le fait qu'il réussisse à m'effrayer consiste déjà une victoire bien trop grande.
-Mais tous ça tu le sait. Bref, Nous ne croyons pas au hasard. Le hasard, c'est l'Univers et Gaïa qui le compose, et c'est eux qui t'ont mené à moi. Au lieu de te comporter ainsi, tu aurait mieux fait de t’asseoir sur ta fierté mal placé, et de voir en moi un moyen pour atteindre ton but. Ce que je suis disposé à être.
Comment quelqu'un peut changer d'humeur aussi rapidement ? Et pourquoi me propose-t-il encore son aide après que je l'aie, à en croire la tournure des événements, offensé ? Ma fierté mal placée ? Dire qu'une chose est peu ragoûtante c'est mal placé . Je ne maîtrise définitivement pas les règles de vie en société. Bien il décide de s'éloigner, je peux respirer en paix. Décidément la proximité quel qu'elle soit ne me réussit pas. Je m'assieds, de toute façon ça ne serre plus à rien de lui tenir tête. Je suis vexée et cela m'agace. Je ne voulais pas à mal. Je n'aie tout simplement pas l'habitude de tenir une conversation. J'ai l'impression d'être une enfant à côté de lui. Combien de temps ça vie un Urgal d'abord ? Je soupire. Il attend une réponse, il faut toujours donner une réponse. C'est agaçant. J'ai bien envie de lui montrer que je ne suis pas aussi faible que ce qu'il pense. Je n'aime pas passer pour une faible. Je ne suis pas faible ! Il n'a en aucun cas le droit de me dire le contraire. Je ne suis pas idiote non plus. Je ne sais pas à quoi il joue mais je compte bien gagner. Mais avant tout il faut apprendre. Oui il faut apprendre. Si jamais je veux des réponses il faudra que je sois en mesure de poser les questions. Et pour ça il faut que j'apprenne.
- Apprends-moi. Apprends-moi ce que tu nommes le respect. Je n'aime pas ne pas savoir. Je n'aime pas être inférieur, or je suis inférieur à toi. Et ça m'agace. Apprends-moi à me battre.
Je marque une pause. Admettre être plus faible que lui ça me brûlerait presque la gorge. À moins que ce ne soit son stupide breuvage.
- Si tu ne veux pas, je ne dirais rien car je t'ai apparemment, bien que je ne comprenne toujours pas en quoi mes propos étaient mal placés, offensé. Je ne te demanderais que le chemin qui me conduira à cette ville que tu sembles connaitre et je te laisserais à tes occupations.
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Jeu 18 Juin 2015 - 17:56


- Apprends-moi. Apprends-moi ce que tu nommes le respect. Je n'aime pas ne pas savoir. Je n'aime pas être inférieur, or je suis inférieur à toi. Et ça m'agace. Apprends-moi à me battre.
Un premier pas pour elle sur la longue et dure voie du développement de soi. Reconnaître ses faiblesses est déjà une immense preuve de puissance en devenir. Qu'importe si elle te maudit et te pense arrogant, qu'importe si elle se sent blessé. Il fallait qu'elle comprenne ça avant tout chose.
"On se fiche toujours des conséquences tant qu'on n'as pas leur goût de cendre en bouche"
-Inférieur, tu ne l'est à personne. Inférieur, tu l'est seulement si tu pense l'être. Tu manque seulement de remise en question.

Sa boue, en elle. Le plus drôle, c'est qu'elle ne sait véritablement pas pourquoi elle ta offensé. Une inadaptée sociale? Non. Juste intègre à elle même. Ce qui frictionne avec son caractère...anecdotique
Tu te retourne vers elle.
-Le respect, c'est ce que tu te dois à toi même, et aux autres. C'est ce qui t'empêche de te faire trucider pour une broutille, et de sombrer dans la dépravation.
- Si tu ne veux pas, je ne dirais rien car je t'ai apparemment, bien que je ne comprenne toujours pas en quoi mes propos étaient mal placés, offensé. Je ne te demanderais que le chemin qui me conduira à cette ville que tu sembles connaître et je te laisserais à tes occupations.
Là tu ricane. Décidément, cette elfe était peut-être plus vielle que toi, mais néanmoins aussi expérimentée qu'un nouveau-né.
-Tu n'est pas préparé. Où sont tes vivres?Ton équipement?Ta monture? Tu as réussis jusque là parce-que les lieux te sont familier. Là où tu vas, c'est un autre climat, un autre écosystème, et par dessus tout, des Hommes. Toutefois, je t'apprendrais tout ce que tu as besoin de savoir. Tu ressortiras d'ici armée de connaissances.
C'est ce qui lui manque le plus. Quelques principes fondamentaux de la sociétés humaine la tiendras à l’écart des faux pas qui pourrait lui attirer des ennuis. Toutefois, quelque chose te dit qu'elle serais bien plus intéressée par autre chose…
"Apprends moi à me battre"
Soudain tu comprends. Tu comprends pourquoi tu veux l'aider, et pourquoi tu l'affectionne.
Elle, c'est toi lorsque tu est monté au pouvoir.
Te ressaisissant avant de trop repenser à cette sombre période, tu continus:
-Tu veux que je t'apprenne à te battre ? Très bien. Mais avant je te pose une question : Pourquoi veux tu te battre ?
Certainement pas que pour la survie. Mais tu veux l'entendre de sa bouche. Elle veut de toi du savoir, tu veux d'elle de la confiance.




« Pour nos filles, et nos fils.
Pour leurs léguer la paix, plutôt que nos haches.
J'offrirais mon bras, mon cœur et mon âme à ceux qui me soutiendront.
Et réduirais au silence ceux qui se dresseront sur ma route.
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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Mer 24 Juin 2015 - 13:09


-Tu n'est pas préparé. Où sont tes vivres?Ton équipement?Ta monture? Tu as réussis jusque là parce-que les lieux te sont familier. Là où tu vas, c'est un autre climat, un autre écosystème, et par dessus tout, des Hommes. Toutefois, je t'apprendrais tout ce que tu as besoin de savoir. Tu ressortiras d'ici armée de connaissances.
Est-il en train de se moquer de moi ? Son rire m'agace. Je baisse la tête. Je suis vexée mais je l'écoute. Il n'a pas tord je n'ai pas de quoi me nourrir et je ne sais pas à quoi ressemble le monde. Quelles sont mes chances de survie ? Des Hommes ? Mon regard remonte subitement sur celui qui a prononcé ces paroles. Les Hommes sont de loin les êtres les plus détestables de ce monde. Ils se croient tout permis et font preuve d'un égoïsme sans bornes. Ils détruisent tout ce qu'ils touchent et ont une odeur corporelle très déplaisante. Cela fait bien longtemps que je n'en aie pas croisé et c'est s'en doute mieux comme ça, dans leur intérêt en tout cas. Soudain je reviens à moi. Il accepte. Je ne peux empêcher un timide sourire de prendre place au coin de mes lèvres. Je le perds quand il reprend la parole.
-Tu veux que je t'apprenne à te battre ? Très bien. Mais avant je te pose une question : Pourquoi veux tu te battre ?
Pourquoi je veux me battre ? pour devenir plus forte. Pour essayer d'oublier un passé dont je n'ai aucun souvenir à proprement parler. Des simples brides de souvenirs, des voix, des images, des sons, des ressentis qui me hantent chaque jour, chaque nuit. Pour ne plus avoir à voler, pour ne plus avoir à souffrir, à se cacher.
- Je ne veux plus me contenter de survivre. Je veux vivre.
Pour vivre. Je suis loin d'atteindre mon but mais rien ne presse quand on a l'éternité pour façonner un monde.
- Pourquoi cette question ?
Sa question me paraît étrange. Avons-nous réellement besoins d'une raison pour se battre ? Est-ce que toutes ces personnes qui perdent la vie dans une bataille avaient une raison de se battre ? Où suivaient-ils les idéaux de leurs chefs sans se poser la moindre question ?
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Ven 10 Juil 2015 - 1:17


- Je ne veux plus me contenter de survivre. Je veux vivre.
Poura t-elle vivre en ayant le poids d'autre vie sur la conscience ?
-Pourquoi cette question ?
Parce-qu'elle est fondamentale. Parce-que se battre sans raisons n'a aucun sens. Parce-que se battre en soit n'as aucun sens. Et parce que malgré ça, très souvent, on n'y est obligé. Toi parce que tu es né Urgal et parce-que tu as choisis de confié ta vie entre les mains de ton peuple. Parce-que leurs confiances t’honore et t’emplis d'une identité qui t'accapare tout entier sur le champs de bataille. Parce-que s'en eux, tu n'es rien. Parce-que si tu ne te bat pas, tu n'es rien.
-Pourquoi pas ? Dit-tu avec espièglerie, juste pour le plaisir de la disconvenance.
Elle se posera d'elle même cette question, bien plus tard.
-Bien, ton entraînement commence dès maintenant.  La voie du guerrier est celle de la connaissance, c'est la base de tout. Connaît ton ennemi, et connaît toi toi même. Maintenant, je veux que tu me décrive avec justesse le travail que tu as entreprit dès la première fois que tu m'as vue. Dit moi qu'elles sont mes forces et mes faiblesse que tu pourrait exploitée si jamais je voulais te tuer. Dit moi qu'elles sont les tiennes face à moi. Je veux que même si tu ne m'as jamais vue me battre et que tu ne me connaît pas, tu sache absolument tout de moi. De mon passé, de mes aspirations, et de ma méthode.
Le maniement aux armes et le développement physique viendras après. Chaque chose en son temps. Tu veux savoir à quelle point sa capacités d'analyse est affinée.



Spoiler:
 




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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Ven 10 Juil 2015 - 17:19


-Pourquoi pas ?
Sa réponse m'amuse et je ne cherche pas à le cacher.
-Bien, ton entraînement commence dès maintenant.  La voie du guerrier est celle de la connaissance, c'est la base de tout. Connaît ton ennemi, et connaît toi toi même. Maintenant, je veux que tu me décrive avec justesse le travail que tu as entreprit dès la première fois que tu m'as vue. Dit moi qu'elles sont mes forces et mes faiblesse que tu pourrait exploitée si jamais je voulais te tuer. Dit moi qu'elles sont les tiennes face à moi. Je veux que même si tu ne m'as jamais vue me battre et que tu ne me connaît pas, tu sache absolument tout de moi. De mon passé, de mes aspirations, et de ma méthode.
La suite, m'amuse encore plus. Je suis sur que mes yeux brillent d'impatiente et d'intérêt. Il me demande d'observer, j'ai toujours aimé observer. J'observe chaque nouvelle chose qui entre dans ma vie, je l'étudie. C'est mon passe-temps favoris ! Je ne peux empêcher un sourire joueur. Je laisse mes yeux contempler le ciel pendant que je réfléchis. Je m'allonge par terre, coince une brindille entre mes dents et je commence par la première question.
- Quel travail j'ai entrepris ?
Je rigole nerveusement et je me perds dans mes réflexions. Je joue avec ma brindille et je fais danser les feuilles. Oui j'ai peur de répondre, cela voudrait dire, admettre, qu'en très peu de temps cet Urgal à réussir à me faire me questionner sur moi-même. C'est dérageant mais je ne perdrais pas ce jeu, si c'est une réponse qu'il veut je vais lui la donner.
- Je pense que tu as une influence positive sur moi, c'est vrai regarde maintenant j'ai quelqu'un à qui parler qui n'est pas moi. Je le regarde avec un brin d'amusement qui s'efface très vite. J'ai aussi appris que finalement je ne connais pas grand-chose, que je peux être désagréable et hautaine. Ouais je crois que c'est le mot. Mon regard se fait plus sombre alors que les mots peinent à sortir. Tu as aussi le don de faire naître beaucoup trop de questions en moi et je déteste ça. Enfin je crois.
Je me tais le temps de réfléchir au reste. Puis je souris heureuse de pouvoir lui dire ce que j'ai observé chez lui. Bizarrement une envie de l'impressionner naît en moi.
- En ce qui te concerne, je pense que ta plus grande faiblesse qui est aussi ta plus grande force c'est ton peuple. Après tout tu n'es pas le chef pour rien, je me trompe ? En ce qui concerne le reste je pense que tu es plus fort et plus expérimenté que moi au combat mais tu es aussi plus grand et plus bruyant, il est donc plus facile de te repérer et d'éviter certaines de tes attaques. Mais là encore tu es surement plus fin stratège et tu as déjà surement trouvé tous mes points fort aussi bien que les faibles, ce qui te laisse une longueur d'avance assez déplaisante je dois dire. Je rigole, sincèrement cette fois.
Puis je me tais à nouveau. Mes qualités au combat ? Je repense à certains combats auxquels j'ai participé. Ils ne sont pas nombreux mais c'est déjà ça. Je remarque bien vite que je m'attaquais toujours au plus faible, je n'aime pas perdre et ça c'est connu.
- Mes qualités au combat ? Je dirais ma rapide et ma discrétion étant une elfe c'est des choses que j'ai apprises très vite. La magie peut être utile aussi. Mais je dois avouer que je ne maîtrise pas beaucoup la magie.
Je m'arrête. Et si je parlais trop . Et si en lui dévoilant mes faiblesses il en profitait. Je me relève et je pose une main sur mon poignard. Je n'attaquerais pas et je continuerais à parler mais s'il décide d'attaquer je serais prête.
- Mes faiblesses sont le manque d'expérience et le fait que je sois impulsive mais cela ne veut pas dire que je ne réfléchis jamais avant d'attaquer. Je traque toujours ma proie, je l'étudie et j'estime si je peux ou non la battre.
Je le fixe pour voir s'il a l'intention de bouger ou non. Je ne me suis jamais sentie en sécurité nulle part et encore moins ici. Mon comportement en dit bien trop sur moi et je me hais intérieurement. Je vais donc m'asseoir et je me calme.
- Tu veux que sache tout de toi sans te connaître . Je ne sais pas si je connais tout de toi mais il y a des choses que j'ai remarquées. tu es quelqu'un de bien, si ce n'était pas le cas je serais morte. En tant que chef tu penses aux autres avant de penser à toi. Tu es sensible ou sentimentale, tu aimes les gens qui t'entoure ça se voit quand tu les regardes. Tu es certainement moins négligé, physiquement parlant, que tes semblables, c'est étrange d'ailleurs mais comme ça tu as moins l'air d'une grosse brute. Je penche ma tête sur le côté, un sourire amusé collé sur le visage. Et puis... Je perds mon sourire et je regarde mes mains fixement. En parlant de "démons" tu as montré que tu connaissais ce que les gens nomment la "douleur". Je ne sais pas ce qui t'est arrivé mais une chose est sur, quelque part, tu en souffre encore.
Je ne dis plus rien, en prononçant ces mots j'ai compris qu'ils m'étaient plus adressés à moi qu'à lui. C'est vrai, je ne sais pas ce qui m'est arrivé mais j'en souffre encore.
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Sam 25 Juil 2015 - 3:00


Sa réponse est très satisfaisante. Un potentiel certain est en elle, ça, tu l'as remarqué dès les premiers instants. Toutefois, tu sent son équilibre bancale. Ce potentiel, elle ne sait pas encore quoi en faire. La lumière ?L'ombre?Ni l'un ni l'autre ?
-La douleur est inévitable. Pour toi, comme pour moi. J'ai souffert, et je sait que je vais souffrir. Mais je sait aussi que l'ombre n'est que passagère, et qu'elle nous sert qu'à mieux comprendre les êtres qui s'y tapissent, pour mieux pouvoir les comprendre. Je dit comprendre, car nos démons ne peuvent être vaincus, mais seulement apprivoisé. C'est ce que je pense.
Ta rage ne t'as jamais quitté, ni même ton ego. Le long travaille sur toi t'as permit de les tempérés, et même de faire appelle à eux lorsque tu en as besoin. Mais jamais ils ne te quitterons.
-Et dit moi, en quoi a tu souffert ? Regarde ton mal-être droit dans les yeux, et ne te laisse pas envahir par tes émotions. Il y a des gens qui on vécu des choses innommable. Des gens dont l'âme a été brisé, et qui tentent de combler leur gouffre par d'autres gouffres. Pense-tu être de ces gens là ?




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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Sam 8 Aoû 2015 - 13:41


Je réfléchis quelque temps à sa question. Ma souffrance ? A-t-elle quelque chose de particulier ?De plus douloureux que celle des autres ? Je ne pense pas. Je ne sais plus. Voilà ce qui me rend complètement dingue. Je ne sais plus. J'ai été abandonnée par les deux personnes qui étaient supposées m'aimer comme personne d'autre ne l'aurait fait. Je me détourne et dérobe mon visage à son regard. Il dit que je dois laisser toutes émotions de côté. Du moins de ne pas me laisser envahir par celles-ci. C'est difficile, car la colère, la haine, le regret et la tristesse sont bien là et sans que je ne parvienne à comprendre pourquoi. Être en proie au doute m'agace.

Il y a toutes ces nuits où je refuse de trouver le repos car je sais que je serais réveillée par des songes très peu sympathiques. Ces visions d'horreur et d’effusion de sang. Je ne sais pas pourquoi je refais sans cesse le même songe encore et encore, si bien que je le connais dans les moindres recoins. Je me demande si ce ne sont pas des brides de souvenirs. Il est dit qu'en avançant dans le temps il est très probable que des mémoires refassent surface et que notre cerveau nous les fasse revivre en songe. Les mémoires sont ainsi qualifiées de souvenirs souvent même de traumatismes douloureux que notre subconscient aurait enfouis pour nous préserver de trop grandes peines qui pourraient affecter notre santé aussi bien mentale que physique. En récitant cette phrase une pointe de fierté naît en moi, je me souviens mot pour mot des paroles de ma mère adoptive. C'est un être rempli sagesse et de connaissance, mais je m'égare. Et je n'ai toujours pas répondu à sa question.

- De quoi j'ai souffert ? Je ne pourrais répondre à cette question, du moins réellement. Je pense simplement pourvoir y répondre en un mot, Abandon. "De quoi je souffre ?" Me paraît être une formulation plus adéquate à ma situation. Je pense pouvoir te dire que je souffre d'un mal que tu trouveras peut-être bien ridicule. Je ne sais ni d'où je viens, ni où je vais. Je ne sais pas qui je suis, ni qui je serais. Je suis née dans la nature au solstice d'Hiver, un couple d'Elfes a entendu mais pleures et m'ont pris sous leurs ailes. Voilà ce qu'ont m'as toujours dit au sujet de mes origines. Récemment j'ai appris que j'étais un hybride. Mi-Elfe, Mi-Drow. Voilà où s'arrête le champ de mes connaissances. Pourtant chacune de mes nuits est agitée par des songes bien trop réels pour n'être que des songes. Alors oui c'est peut-être banal mais je suis à la recherche de mes origines. À la recherche de ce qui fera de moi une personne à part entière et non plus un signe d'imperfection. En ce qui concerne ton autre question ma réponse est simple et claire, non. Je ne veux qu'une chose la vérité. Je ne sais pas si cela répond réellement à ta question mais c'est tout ce que je te confirais. De toute façon je n'ai rien d'autre à dire.

Je me retourne vers lui le visage fermé. Je n'ai pas pour habitude de parler autant et encore moins de moi. Cela m'agace et je jure que c'est finis pour cette soirée. Je n'ai plus envie de m'étaler sur moi. Je suis curieuse et je veux en savoir plus sur lui.

- Assez parlé de moi. Je te retourne ta question.
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Sam 8 Aoû 2015 - 15:17


Tu l'écoute attentivement. Son histoire est des plus banales. Malheureusement, trop banale. Au moins a t-elle eu la chance d'être recueillit...mais à qu'elle prix ?
A son discours, tu remarque que la misère et la faim ne l'ont pas touchée. Elle a été frappée d'un mal tout autre. L’abandon…
Voilà qui expliquait son caractère sortit tout droit d'une forge. Seuls les plus forts survivent seul.
Tu analyse ce qui t'as été donné du parcours de sa vie, quand soudain le piège se referme sur toi.
Parler de toi ? Tu ne t'es jamais confié à quiconque. Et cela, pour une très bonne raison:tu as fait une croix sur tout ce qui te touchait de près ou de loin. Familles, amis, connaissances. A force d'années et de cicatrice, tu t'es forgé une armure impénétrable, dans laquelle te réfugier lorsque ton égo est branlant. Te confier, c'est allez à l'encontre de tes principes.
Toutefois, en cette nuit le destin ta mis une effrontée sur ta route. Une effrontée ayant connaissance du prix de la souffrance…
-Je ne parle jamais de moi, tu me prend en traître. Mais...tu m'as fait part de ta vie, je te ferais part de la mienne, enfin..je vais essayer
Tu projette un long silence.
Le passé…
-Je n'ai pas de corne. Chez nous, les cornes ont une très grande symbolique, en particulier chez les Mâle. J'ai conscience que cela peut te paraître primaire, mais c'est comme ça. En l’occurrence, j'ai dû détruire et détruire encore pour prouver ma valeur.  Cela ma donné la volonté de vaincre, mais aussi le goût du sang. J'ai ascensionné jusqu'à devenir Seigneur de Guerre uniquement grâce à cette rage qui m'habite, et faisait de moi un être vile, orgueilleux et dominateur. La peur de la faiblesse est un lourd fardeau...Il ma fallut longtemps pour changer, à force de méditation, de savoir et de spiritualité. Mais...le loup,  Aiden, le loup est en moi. Toujours, tout le temps tentant d'influencer mes décisions. Il me glisse des idéaux en tête, là où je me dois d'être pragmatique. Il me fait oublier mes devoirs, au profits de mes pulsions. C'est lui, ma souffrance.
Tu laisse le vent emporter tes derniers mots. Étrangement, tu te sent soulagé d'un poids.
-Mais le clan mérite mieux que ça. C'est lui mon repère.
Tu l'as fixe, silencieux.
« Tu trouveras le tien un jours, Aïden. »
Puis d'un coup, Crâne-rouge arrive en courant, une lame à la mains.
-Les Premier-Hommes sont revenus, Caïrn!
Tu plisse les yeux, et parle d'une voix calme.
-Combien sont-ils ?
-C'est le même groupe que la dernière fois. Une cinquantaine je dirais.
-Rameute les autres généraux. Je veux vingt Urgals et une dizaine de Kulls avec moi d'ici vingt minutes, en plus des maîtres-loups qui partes en éclaireur dès maintenant.
Le générale s'en vas sonner le cor de guerre.
Tu te lève, et te tourne vers Aiden :
-Rien ne vaut la pratique suite à une discussion théorique.
Ces fumiers n'allaient pas s'en tirer cette fois. Ils s'étaient approché trop près de tes terres, beaucoup trop près...Et en causant des ravages. Dommage pour eux, tu ne fait pas dans la frappe sommative.
"La Première-Armée ne sait elle donc pas comment s'occuper de ses déserteurs?"
Tu te dirige vers hölgrimm. Ton Shrrg noir ressent instantanément la tension qui monte, et se lève déjà, près à traquer sa proie.
Non sans oublier ta hache, tu monte sur lui, puis tu te tourne vers la demi-elfe en lui tendant ton bras, l'invitant à prendre place.[color=#000000]




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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Dim 23 Aoû 2015 - 19:12


Je comprends, a la minutes où j'ai terminé ma phrase, que j'ai touché un point sensible. Je grimace, la curiosité est un vilain défaut mais après tout je lui ai accordé ma confiance et j'attends de lui la même chose. Mais je ne m'attendais pas à ça. Plus il parle plus je me prends sa souffrance en pleine figure. Quelque part je comprends pourquoi, même s'il m'agace, je l'aime bien. Il démontre une grande force, une force que je rêverais d'avoir. J'éprouve à présent beaucoup de respect envers lui et son parcours. Résister à un démon qui n'est autre qu'une partie de soi-même est incroyablement courageux. Si son peuple est à son image alors c'est un peuple qui mérite d'être lavé de ces horribles rumeurs qui circulent sur son espèce.

J'ai aussi compris que la douleur était différente selon l'individu. La souffrance ne peut être jugée plus ou moins forte, plus ou moins importante. Chacun a vécu une expérience qui a son échelle à lui à être dévastatrice. Ce qui peut sembler comme un petit bobo pour l'un peu ce révéler comme une énorme balafre pour l'autre. J'aurais aimé lui dire qu'il était une personne digne de respect mais quelqu'un interrompt la discussion qui pour une fois me captivait plus que de raison.

- Les Premiers-Hommes sont revenus, Cairn!

- Combien sont-ils ?

- C'est le même groupe que la dernière fois. Une cinquantaine je dirais.

- Rameute les autres généraux. Je veux vingt Urgals et une dizaine de Kulls avec moi d'ici vingt minutes, en plus des maîtres-loups qui partent en éclaireur dès maintenant.

Je reste muette devant l'échange et je me contente d'analyser la situation. Caïrn est à première vue calme mais son regard est explicite. J'entends alors un signal. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je ne vais pas rester assise pendant bien longtemps. Comme pour confirmer mes doutes il se lève et e tourne vers moi

-Rien ne vaut la pratique suite à une discussion théorique.

Je hoche la tête pour montrer mon accord et je le suis. Il m'a accueillie, fait confiance et aidée. Je ferais alors de mon mieux pour me battre à ses côtés. Dire que je n'ai pas peur serait un mensonge. Mais peu m'en importe, il est hors de question que je fuis. Question d'honneur. Je m'accroche à son bras et m'installe derrière lui. Je sors mon poignard, rabaisse ma capuche et remonte le voile sur le bas de mon visage. La nuit est toujours présente, je sourie mon côté Drow me donne un petit avantage, ma vision nocturne serra d'une grande utilité. Un brin d'amusement presque sadique s'anime dans mes yeux rouges sang.

La puissance de l'animal est impressionnante mais mon meilleur atout dans la nuit c'est ma discrétion et ma rapidité. L'animal possède de nombreuses qualités mais il est aussi bruyant qu'un dragon dans palais de glace. Je tape alors sur l'épaule de Cairn et lui fait comprendre que je pars de mon côté. J'espère qu'il ne verra pas ça comme une tentative de fuite. Je ne compte pas prendre de risque inutile, c'est pourquoi je cherche un endroit d'où je pourrais utiliser le peu de magie que je connais. Il faut que j'en attire dans la forêt, la nature reste ma meilleure alliée.

Je crapahute facilement, la nature a été brûlée et mal mené par endroits, c'est extrêmement impolis, irrespectueux et désolant. Quand les peuples prendront-ils conscience que c'est cette même terre qui les abrite et les autorise à vivre ? Mais je m'occuperais de ses détails plus tard. Je suis bientôt au niveau des ennemis de Cairn. Ils sont plutôt nombreux.
Je reste cachée dans l'obscurité et j'observe. Ils ont l'air très arrogants et le mot sympathie ne fait clairement pas partie de leur vocabulaire.
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Caïrn
Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Sam 24 Oct 2015 - 17:17


La petite quitte le loup. Tu suit ses déplacements deux secondes. Elle s'est mise en place, vers la verdure.
Tu relance Hölgrimm  et, silencieusement, sans cris de guerre ni démarche de négociation, tu prends la tête de la charge.
D'abord, ils ne firent que lâcher leur gourde d'alcool et le quignon de pain par terre, la tête tournée vers l’assaut urgal droit devant eux. Aucun ne prend la tête, personne ne cherche à s'organiser une défense de dernière minutes, faute d'un plan d'urgence.
Ton loup saute le premier dans la mêlée, en plein dans un feu de camps. Les braises s’éparpillèrent dans le vent, et les feux de la bataille s'allumèrent.
Tu saute à terre, non sans écrasé un jeune blondinet. Puis d'un mouvement circulaire, ta hache broie et déchiquette la chaire de deux jumeau courant vers leurs armes. Déjà couverte de sang, la lame bute contre le sol une fois avoir tranché leurs corps en deux.
Quelques secondes ont suffit. Le reste est dors et déjà à terre. Une dizaine de macchabées plus ou moins entier, avec parfois un poignard dans la mains, ultime espoir de survie.
Enfin, un cor sonne un peu plus loin. Le reste des déserteurs Premier-Homme, à une vingtaine de mètre, s'assemble pour former un mur compacte. La moitié pointent des lances, l'autre des épées droites.
Il crient. Ils chantent. Il grimacent pour se donner du courage.
Tu remonte sur ton loup et lève ta hache. Immédiatement, la meute constitue un cercle hermétique tout autours du mur humain. Toutefois, à une certaine distance, afin que les carreaux ne parviennent à traverser la chaire ni des Urgals, ni des  bêtes.
Puis plus rien. Rien que leurs souffle coupé par la terreur. Rien que les jappements impatients des loups. Rien que la respirations tranquille de tes Hommes.
Tu baisse ta hache
Le cercle se referme sur eux. Leurs cris déchirent le soir, leur douleur prenant une note parfois aigu, parfois grave. leurs tripes volent, côtoyant leurs bras, leurs jambes, leurs têtes. Certains meurt par le fer, d'autres, moins chanceux, par les loups.
Tu ne participe pas au carnage. Horlgrimm reste étonnamment calme devant, semblant ressentir ce qu'il y a en toi. Juché sur lui, tu l'entend presque te dire "Est-ce là l'oeuvre de ta vie, Caïrn?"
Puis derrière, au loin, un cris se faire aussi entendre. Tu ne sait pas s'il exprime la douleur, ou la victoire. Tu ne sait pas s'il est féminin, ou masculin. La seule chose que tu sait, c'est d'où il provient.
Tu élance Hölgrimm droit vers l'emplacement d'Aïden.




« Pour nos filles, et nos fils.
Pour leurs léguer la paix, plutôt que nos haches.
J'offrirais mon bras, mon cœur et mon âme à ceux qui me soutiendront.
Et réduirais au silence ceux qui se dresseront sur ma route.
Par le fer, et le sang.
Pour le clan »
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Message Sujet: Re: La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes. | Lun 26 Oct 2015 - 17:37


Je n'aie pas eu beaucoup de mal à attirer des hommes dans la forêt puisque certains y étaient déjà probablement à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Ils semblent ignorer la bataille qui à commencer, en effet le premier assaut est seulement visible d'ici, aucun bruit ne trahit cette vision d'horreur.

Est-il mon "ennemi" ? Non il ne m'a rien fait. Est-il une proie alors ? Je n'en sais rien. La seule chose que je sais est que j'hésite. Se battre est une chose, prendre une vie en est une autre. Je ne sais pas si j'en serais capable. Après tout je ne sais rien de cet homme, ni de sa vie. La seule chose que je sais c'est qu'il dégage une odeur repoussante et qu'il est bruyant. Ce n'est pas un chasseur dans l'âme.

Je commence alors à évaluer mes chances contre lui. Il est grand et certainement très fort mais il est lent et bruyant. Si je veux avoir une chance il me faudrait l'immobiliser. Moi qui voulais être utile dans cette bataille, c'est ridicule, elle est déjà fini. Du moins je le suppose car d'ici on ne voit plus rien. Un sentiment de regret pointe en moi alors que l'idée de retirée la vie à cet homme, ce fait plus présente.

Je décide d'agir après tout, qui ne tente rien n'obtiennent rien. Je m'empare d'une liane et me laisse glisser lentement d'une branche de l'arbre jusqu'à être à bonne distance. Il ne m'a pas remarqué, pas encore. Je décide de me lancer, je place la liane autour de son cou et je tire. Il est surpris mais sa réaction ne se fait pas attendre. Loin de paniqué il attrape mes bras et me lance à terre. Je n'aie pas le temps de crier que son épée se retrouve à quelque centimètre de ma tête. Et bien pour un début c'est assez catastrophique. J'ai horreur de me retrouver en échec. Je profite de ma rapidité et me relève afin d'atteindre un arbre. Je tourne autour de la branche et lui envoie tout mon poids dans le dos à l'aide de mes pieds. Mais c'est loin d'être assez pour le faire tomber, il a tout simplement chancelé. Une fois remit, il essaye de m'atteindre avec son épée mais jusqu'ici je parviens à l'éviter. J'en aie marre d'éviter sans pouvoir agir, je roule sur le côté et récupère la liane tombée à terre. Il faut que je le fasse tomber à terre. Je prends mes distances et monte sur un arbre afin d'atteindre ses épaules. Mon poids le déstabilise alors que la liane se resserre au niveau de son coup. Il lâche son épée dans l'espoir de me faire tomber mais je saute, prenant appuie sur son dos et l'envoie à terre. Mes mains tremblent alors qu'à présent je profite de son immobilité passagère pour grimper sur lui et sortir mon couteau. Sans que je ne puisse le contrôler des images défilées dans ma tête, une envie insatiable me tord le ventre et un sourire carnassier s'étend sur mon visage alors que mon regard se fait plus luisant. Cette situation est plaisante, le fait de se sentir supérieure, de savoir que la vie qui vous regarde se terminera dans un bain de sang. Je sors mon couteau, laissant la lame de celui-ci caresser la peau de ma proie. Sans m'en apercevoir, ma voix s'élève. Je chante et la nature m'entend, le gardant prisonnier en son sein. Je penche la tête alors que la lame de mon arme s'enfonce lentement dans le cou de celui qui n'existera bientôt plus. Mes yeux ne quittent les siens que pour admirer le sang couler de la plaie que je viens de lui faire. Je retire mon arme sans jamais cesser de pousser la chansonnette. Il est fascinant de le voir s'étouffer dans son propre fluide vital. Cependant je ne m'attendais pas à ce qu'il puisse encore hurler. Mes mains se plaquent alors rageusement contre sa bouche afin de le faire taire. Il a surement dû attirer l'attention de quelqu'un cet imbécile. Je grogne alors de mécontentement et émets un sifflement de menace. Je sais alors à quoi je dois ressembler, les oreilles baisser vers l'arrière, la fureur dans le regard telle une mer de sang qui emporterait tout sur son passage. Je regarde la vie quitter ses yeux, le couteau entre les dents et les mains rouges de sang, je reprends ma chanson où je l'avais laissée. Sa vie est mienne à présent. Puis mon regard remonte lentement vers le nouvel arrivant, j'ai reconnu son odeur alors je n'aie pas bougé. Ce que je n'avais pas vu en revanche c'est le petit groupe dont était issue ma victime se dirigerait à présent vers nous.

Je délaisse alors le corps encore chaud de mon adversaire et j'interroge du regard Caïrn. Il n'a pas bougé depuis son arrivée, d'ailleurs je ne sais pas vraiment depuis combien de temps il est là, cela m'importe peu. Je reporte mon attention sur le groupe, ils ne sont pas nombreux mais j'ai déjà eu du mal à en battre un alors si je dois en affronter plusieurs en même temps je ne donne pas cher de ma vie.
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J'avais cette musique en tête lors du combat.:
 
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La pauvreté fait les voleurs comme l’amour les poètes.

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