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Sharpshooter [MonoRP]

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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Sharpshooter [MonoRP] | Ven 11 Sep 2015 - 19:04


Il est allongé sur une sorte de plateforme de toile runé étirée entre de grande branche. Très en hauteur dans un chêne pluri centenaire. Combien de fête ce vénérable résineux avait-il put voir au cours de sa vie, combien d’amant y avaient partagé leur première étreinte ou y avait rompu leur liens… Korann ne savait pas, et il s’en foutait éperdument. Pour lui cet arbre était une position en hauteur pour un tir qui devait arriver et arriverait. Il est à une bonne borne du village voisin. Il a l’arbalète, il a les munitions. Il est en place. Son arbalète est posée sur son bipied, il a l’œil dans son viseur. Ça faisait parti de ces contrats que Korann avait rempli de nombreuse fois avant… ces contrats sur lesquels Korann avait fondé sa réputation au sein des Jegers, ces contrats qui lui avait valu une ascension rapide au sein de l’ordre…

Son visage est ciré de noir, ses traits sont tendu, son regard turquoise glacier est terrifiant. Varona est posée sur une branche à côté de lui, savourant déjà par avance le festin que son petit préféré allait lui offrir…


J’écoute pour l’instant à travers les runes sonores que j’ai placées chez le maire du village. Une rune capte le son, la seconde, placée à côté de moi, le diffuse. J’entends tout de la conversation que le maire avait avec le mage qui avait fait halte dans sa bourgade. Une marque de mort avait été placé sur sa tête... J’ai rapidement compris pourquoi. Le village avait été attaqué par une bête de corruption. Et le mage était en train de faire de l’extorsion sur les villageois. Ça devait faire une bonne semaine qu’il était là et d’après ce que j’entends…la traque de la bête n’avait pas beaucoup avancée. D’où ma déduction : il fait volontairement piétiner les choses. Je vous jure mais quel salopard ! Je le vois sortir de la maison du maire. Il n’a pas l’air content du tout. Mon doigt va naturellement vers la gâchette. Ça te fera les pieds de mourir contrarié, s’pèce de fumier ! Je suis a portée. Le vent est retombé. Je me prépare à tirer… non… d’après la teneur de la conversation, le maire n’était pas vraiment prêt à fournir l’argent et en avait même pas du tout envie. Une autre idée me vient : Ce salopard va laisser le village se faire attaquer. Je peux prendre le tir et m’occuper de la bête après… merde !! Il est sortit de mal ligne de vue ! ça m’apprendra à hésiter ! Putain…

Je ne les connais pas. Qu’est ce qui me dit de ne pas laisser tomber ses gens ? Je n’ai pas envi de les connaître et eux n’ont aucun intérêt à me connaître. Pourquoi j’ai envi de les protéger ? Mon expérience de la corruption qui me laisse encore des sueurs froides ? Un sens de justice qui serait encore enfoui en moi ? Ou juste punir un fumier pour ses actes ? Mais est-ce que je vaux mieux ? Mouais… en fait je m’en fous… j’ai juste envi de décapiter ce fumier et la bête de corruption du coin ! En même temps si je peux !

Ça va faire quatre jours que je n’ai pas bougé, pas dormi, presque pas bouffé et j’au bu ce qu’il fallait d’eau pour rester d’attaque... je suis bien crevé. Mais d’un autre côté je ne fais pas non plus grand-chose. J’aurais put me planter d’endroit… mais le dossier contenait aussi une demande d’aide de ce village, on savait qu’il était dans la zone. J’ai eu raison. L’instinct et un bon esprit de déduction, ça fait vraiment des merveilles !

J’attends la nuit. J’inter change la lentille avant normale de ma longue de visée pour la lentille runé « œil de chat». Va falloir aussi que je change le nom : longue vue de visé, c’est trop long, trop chiant à dire. Visant… non, visière ? Non ! viseur ! Ouais ! viseur ! J’entends un bruit en dessous. Varona s’agite ! La bête est juste en dessous ! Putain ! Je ne bouge pas d’un millimètre. Tétanisé par la simple possibilité qu’elle escalade l’arbre sans que j’ai le temps de réagir… puis je me maîtrise ! Kor t’es un tueur, t’as été formé pour ça ! T’as été élevé pour ça ! T’es né… pour ça… tu ne va pas te laisser impressionner par une putain de bête de corruption ! Comme t’as pas lâché ta santé mentale ou fuis comme une pucelle devant Valereth ! Tu va te maîtriser… et te battre si elle commet l’erreur de venir me chercher des crosses ! Ma respiration se calme. J’ai repris le contrôle. Un sourire sauvage commence même à étirer mes traits… ça risque d’être intéressant ! La bête a eu un moment de flottement puis a repris sa route. Elle se guide à la peur ? En tout cas elle avance vers le village. Je l’aligne dans mon viseur. Les carreaux explosifs propulsés sont chargés. Je bascule mon arbalète sur le côté. J’avance le levier dans le plus grand silence. Je ramène le levier dans le plus grand silence. Je suis en sueur malgré la fraicheur nocturne. La cire noire que j’ai passée sur mon visage me permet de ne pas être gêné par la sueur.

Ma main est ferme sur la crosse de mon arme. Je la tiens fermement. J’inspire…j’expire… j’inspire… j’expire… elle est à deux cents mètre devant moi… trois cents… quatre cents… elle avance vite ! Six cents !  Le ciel est caché par une masse nuageuse aussi épaisse qu’une chape de plomb, le vent, nul. Je vois tout… J’inspire… J’aligne ma mire légèrement devant la créature… pour anticiper sa course, c’est autant du calcul mental que de l’instinct, un curieux mélange de rationnel et d'irrationnel, de conscient et d’inconscient... elle est là ou je veux qu’elle soit… je bloque ma respiration… et tire…

J’observe la traîné de fumé que le carreau laisse derrière lui une fois qu’il a quitté la gueule de mon arbalète. Je bascule mon arbalète sur le côté et donne un coup de levier, réaligne ma mire… et tire de nouveaux. Le premier carreau a déjà percé la chitine de la créature. La vision œil de chat que me procure mon viseur, les dieux soient loués, ne me permettent pas de me faire une idée trop précise de la bête… mais ce que je vois me suffit amplement ! Le deuxième carreau explose créant un cratère dans la chair noir de la créature, un ichor noir commence à en couler… bien… si ça saigne c’est que ça peut se tuer… Nouveau coup de levier. La créature s’est retournée. Elle fonce maintenant vers mon chêne. J’aligne ma mire. Le combat n’a pas encore dépassé la minute. J’ai encore deux minutes d’apnée avant de devoir de nouveaux respirer. Je tire. Coup de levier, mire réalignée…. Je tire trois secondes après mon carreau précédent. Coup de levier, mire réalignée. Je tire.  Ça va faire trois carreaux. Le premier sembla avoir foutu en l’air l’armure chitineuse de son crane. Le deuxième à raté et explosé après avoir pénétré son épaule. Le troisième lui traverse la tête. La créature s’arrête net. Puis mon carreau explose. Il vaporise la tête de la bête immonde. Je donne un coup de levier, puis ouvre la coque de mon arbalète. Je retire le carreau explosif pour le remplacer par un carreau incendiaire. Je réaligne ma mire. Je tir. Le carreau passe par le trou qui accueillait autrefois la tête de la bête honni. Je la vois flamber presque instantanément. Je me permets un sourire. Les paysans arrivent mais ne trouvent personne, juste la bête qui brule. Voilà une bonne chose de faite… maintenant au fumier qui extorque les paysans…

Le connard est revenu en plein midi alors que les villageois fêtaient la mort de la bête. Il a même pas eu les couilles d’aller affronter la bête de nuit… je vous jure, le traiter de déchet c’est insulter les ordures ! Il est monté sur une estrade et a commencé à se pavaner. Je suis toujours dans mon chêne, je l’ai en plein dans ma ligne de mire… j’inspire… j’expire… j’inspire… j’attends qu’il soit bien le centre de l’attention, j’attends que les villageois soient bien tous rassemblé pour voir ce fumier faire le paon. Je bascule mon arbalète sur le côté… j’avance le levier… la corde est tendue… je ramène le levier vers l’arrière… le carreau est chargé… j’inspire… j’expire… je peux voir d’ici que les villageois ne gobe pas son histoire. Je peux voir de la rancœur dans leur regards… et une forme de résignation à payer cette ordure… comme quoi le maire à dut parler a ses administrés… j’ai réglé ma lunette au maximum pour voir ça… maintenant je la règle pour pouvoir épingler ce fils de pute… je peux voir son air satisfait, oh que oui tu es satisfait mon salaud, tu n’a rien foutu et tu pense être payé une somme rondelette… putain que je méprise cet… j’ai pas de mot pour décrire ce type… tellement je le hais rien que pour sa propre existence !

J’aligne le centre de mon viseur sur le type… il y a un peu de vent… aux fanions qui sont soulevé par celui-ci, et grâce à la boussole intégrée dans le viseur, je peux voir que le vent pointe vers nord, nord ouest. Je décale légèrement mon viseur pour compenser l’action du vent… ça se fait à vue de nez, à l’instinct et à l’habitude… Je presse la gâchette… le carreau vole vers sa cible, laissant derrière lui une trainé de fumé blanche… j’ai la satisfaction de voir mon projectile se planter entre les deux yeux de ce déchet… le traiter de fils de pute serait vraiment porter atteinte à cette profession de manière irrémédiable. Le carreau explose, éclaboussant la foule de morceaux de cervelle, de bout d’os et de sang. Je me fais engueuler par Varona. Elle voulait les yeux… Tant pis. Je reste à observer. Personne ne cherche à aller voir d’où a été tiré le projectile. Personne ne semble paniqué. Ils s’en foutent… et ils ont bien raison. La seule personne que je plain dans l’histoire, sera celui qui fera le ménage.

Ils jettent le cadavre sans même prendre le temps de le piller. Les traditions locales sont un poil con mais bon… ça me permet de faire mon beurre… putain ! Je pensais avoir affaire à un mage renégat itinérant mais en fait j’ai eu affaire à un mage Equilibrium ! Comment je le sais ? j’ai trouvé le fameux métal qui leur permet de détecter la corruption sous la forme d’un pendentif en forme de tête de chat, j’ai comprit en regardant au dos du bijou, y’avait leur symbole. J’avais entendu dire qu’ils avaient un truc pour détecter la corruption. Donc j’ai amené le pendentif près du site de la mort de la bête et ça c'est mit à vibrer. Mais aussi des carnets, des cartes marquant des points d’intérêt…  Ça va être intéressant à étudier, mais pas maintenant. Je passe le pendentif, je risque d’en avoir besoin pour en savoir plus sur mon chef Je repars vers le sud et le Fort du Nord…


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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