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Sous la pluie Battante [MonoRP]

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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Sous la pluie Battante [MonoRP] | Lun 12 Oct 2015 - 21:04


La Dras était secouée par un orage extrêmement violent. La nuit était d’un noir encre et opaque, seulement illuminé par les éclairs qui tombaient ici et là. Plusieurs toitures s’étaient déjà envolé et les volets, quand ils ne claquaient pas, partait au vent ou étaient plaqué par la pluie battante. Les rares personnes encore dehors, trempées qu’elles étaient, se réfugiaient sous les pré-hauts pour échapper à la pluie, avec le faux espoir d’échapper au vent par la même occasion. La foudre tombait ça et là mais ne frappait pas la ville, à la place elle frappait de longues tiges métalliques placées ici et là par les Premiers Hommes. L’énergie de la foudre étant ainsi absorbée et transportée autre part.

Le port semblait être le lieu ou l’orage était le plus violent. Les bateaux amarrés étaient secoué dans tout les sens, certains se fracassèrent contre leur embarcadère. Encore une fois les rares badauds à trainer dans le port se réfugièrent là ou ils purent, dans la chaleur illusoire de leurs maisons ou de l’entrepôt le plus proche, ou dans l’atmosphère lourde mais tellement bienvenue d’une taverne.

C’est dans cette tourmente, cette puissante et violente manifestation de la furie de la nature que le Drakkar entra dans le port récemment construit de la Dras. Il entra toute voile déployée, pourtant semblait maîtriser son allure. Comme s’il chevauchait la tempête, comme s’il en était l’origine, comme s’il sortait d’une des légendes les plus épiques qu’un marin du Premier Empire pouvait connaitre et raconter à ses enfants au coin du feu par une nuit comme celle là.
Sa voile était noire, décoré d’un crane hurlant ailé. Le bois était lui aussi noir, mais était-ce à cause de la nuit ou le bois était –il réellement noir ? La proue était dotée d’un crane sculpter à l’effigie du plus grand prédateur que les Premiers Hommes connaissaient. Les marins, ainsi que leur passager ne semblait en rien indisposé par la pluie ou le vent. Comme s’ils semblaient s’en foutre ou simplement cela. Le Passager était assit sur un banc à l’arrière du Drakkar. Posé à côté du passager, un objet long, d’environ un mètre trente, soigneusement enrobé dans une toile d’étoffe fine, riche, résistante à l’eau et magnifiquement brodée.

Le Drakkar accosta dans le port, ses rameurs amenèrent les rames. Un marin sauta sur l’embarcadère et amarra le Drakkar. Une passerelle fut installée. Le Passager descendit. Qui pouvait être la personne sous la cape, homme ou femme ? Qui pouvait le dire ? Un lourd capuchon cachait le visage du passager. Dans ses mains, l’objet. L’artefact était tenu avec un respect désinvolte.

Le passager évoluait dans les rues désertées de la Dras. Comme tenu en respect, les rares patrouilles qu’il y avait ce soir là, ne se mirent pas sur le chemin du Passager. Le Passager enfilait les rues à pas mesuré, calme, confiant. Trouvant son chemin malgré le noir de la nuit et le vent qui soufflait les lanternes. Il arriva jusqu’à un bastion à quelques pâté de maisons du palais de la ville : le Gull Borg. Le Château d’Or, QG de l’Umettelig Jeger en Alagaesia. Le passager leva son regard vers le Bastion. Dans l’obscurité de son capuchon, le Passager eu un sourire. Le Passager aimait bien cette vue. Dans l’orage le bastion était puissant, les éclairs tombait sur les barres métallique placé au sommet de ses tours, protégeant les alentours de la foudre lui donnait un aspect presque mythologique.

Le passager continua d’enfiler les rues les uns après les autres. La pluie était toujours battante, mais il semblait que ça ne le ralentissait pas ni ne le gênait. L’eau semblait glisser sur le Passager. Il avança jusqu’à la grande porte du Gull. Le Passager y cogna plusieurs seconde. Une petite trappe s’ouvrit sur la petite porte.


- Ouais… ?
- Vous livrerez cet objet à l’Homme au Corbeau


La vois était féminine, dure, autoritaire. Le garde ne put faire autrement que d’obéir, comme si un commandement impérieux l’y obligeait, comme si obéir au Passager était inscrit dans ses gènes… le garde ouvrit la petite porte. Le Passager donna l’artefact au garde puis répéta son ordre

- Vous livrerez cet objet à l’Homme au Corbeau.
- Il n’est pas là
(répondit le garde d’une voix légèrement pâteuse) il est dans le Nord et injoignable.
- Vous ferez en sorte qu’il trouve l’objet à son retour
- Bien Compris, Messagère…


Tout en s’inclinant respectueusement, il serra légèrement la main sur l’objet, froissant légèrement l’étoffe. Messagère se retourna, et pendant que le garde refermait la porte, elle partit dans les rues et retourna au Drakkar. Le bateau, malgré les flots démontés, n’avait pas bougé d’un poil. Messagère remonta à bord alors que l’orage faiblissait. Elle n’avait qu’à moitié fait son devoir, sa maîtresse serait aussi contente qu’insatisfaite, mais telle était la nature de sa maîtresse.

Le Drakkar appareilla et dans le brouillard matinal… Disparu de la vue de ceux qui auraient put assister au phénomène.



J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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