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L'Ivresse du diable

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Älyz'Raë
Message Sujet: L'Ivresse du diable | Mar 20 Oct 2015 - 20:41


Perpétuellement en train de parcourir les routes déjà tracées par ses prédécesseurs, Älyz'Raë ne manquait pas à ses règles. Un cadavre par-ci, un autre par là, quelques vêtements dérobés, un ou deux faux indices pour couvrir ses traces au cas où elle devrait rester plus d'un jour ou deux au même endroit. Et quelques bourses aussi, de façon à pouvoir, au moins, paraître un tant soit peu honnête devant les aubergistes et commerçants qui croisaient son chemin et qu'elle n'abordait qu'en cas d'absolue nécessité.

Parfois, elle acceptait de partager un bout de chemin avec un passant, quand le corps ne lui disait rien à se mettre sous la dent, elle préférait rester sur sa faim plutôt qu'en faire une indigestion. Alors, elle n'était pas contre un peu de compagnie. Un peu de répis lui donnait le temps d'accepter sa différence qu'elle vivait parfois encore mal. Même si la stryge d'aujourd'hui n'avait rien de celle d'auparavant, son ancienne nature humaine et la souffrance que celle-ci représentait lui forçaient l'empathie en certaines circonstances. Et pourtant, la demoiselle était bien plus habile et assurée, bien plus cruelle et amusée aussi.

Le dernier village qu'elle avait traversé devait maintenant se trouver à quatre ou cinq jours de marche vers l'est. Elle avait marché toute la journée sous un soleil de plomb. La prochaine ville se dressait déjà devant elle. Par chance pour c'était l'été, et donc à cette heure de la soirée la nuit n'était pas encore tombée. Ce qui signifiait que les portes de la ville étaient encore ouverte. Il lui semblait avoir entendu parler de Dras Léona. Ça devait être là qu'elle était.

Elle voyait les remparts de la ville et les lumières qui diffusaient leur aura par dessus les toits. Se tenant devant la porte elle hésita d'abord à pénétrer ses murs. C'était la première fois qu'elle se retrouvait dans une ville si grande, d'habitude ce n'était que des petits hameaux, au mieux des villages. Mais là, la taille l'impressionnait, elle se sentait toute petite et vulnérable. Puis elle se décida à avancer dans la foule, au milieu de ces inconnus, tous différents et pourtant tous semblable. Elle continua son périple, avancer s'avérait difficile tant il y avait de gens dans la rue principale. Au loin elle entendit soudain du grabuge. Il lui semblait que l'on se bousculait. Prise par sa curiosité elle se mit en tête d'aller voir ce qu'il se passait.


" C'est dans l'obscure forêt de nos consciences que se cachent les cauchemars les plus sombres.
Laissant libre cours à nos peur,
C'est en ce lieu que nous combattons,
Face à nous-même,
La créature éveillée en chacun de nous.
"

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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Sam 24 Oct 2015 - 16:39


Les gardes bousculaient les gens, renversait les chaises et les tables, hurlant leurs injonction aux malheureux ne s'écartant pas devant eux. Ils recherchaient, disait-on, un jeune homme à la peau noir, semblable en tout point à un drow. Une prime serait accordé à quiconque le capturerait ou confiais des renseignements utiles.  
L'ironie, c'est que l’intéressé ne se trouvait qu'à quelques mètres. Il venait tout juste de finir sa pêche matinal des poivraux encore affalé sur les tables d'auberge. Le maigre butin amassé suffisait à  subsisté.
Mais c'était sans compter sur la garde qui, enfin, avait été mise au courant de ses agissements. L'heure de mettre les voiles sonneraient bientôt. A moins qu'il ne se fasse prendre avant.
Il avait été surpris à leur arrivé et, cette fois, il ne pourrait pas fuir par l'arrière du bâtiment. Le tavernier lui en interdisait déjà l'accès d'un regard, la mine satisfaite à l'idée de savoir Kragh dans des cachots.
Même dans l'urgence, le jeune homme resta assis à l'une des tables, n'écoutant pas les vociférations des soldats en arme à l'entrée. Il réfléchit vite, très vite, et regarda tout autour de lui. Rien ne venait. Aucune solution ne le sauverais de ce traquenard. Il avait manqué de vigilance, et c'en était finis de lui.
Puis il la sentie, son aura.
Elle, la stryge inconnue.
A partir de cette instant, son esprit se déconnecta, et ses décisions ne furent qu'instinctive.
 Kragh courut et chargea la porte qui s'ouvrit en trombe. Il passa sous le nez des gardes qui interrogeaient un mendiant à moitié mort, et s'élança vers son objectif.
Enfin, il l'as vit. Il n'eût pas encore le loisir de s'intéroger sur sa présence ici, et se contenta sprinter en sa direction.
Lorsqu'elle le vit, elle n'eût pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il l'as chopa sans autres forme de cérémonies dans ses bras, plongea son visage dans sa chevelure, et chuchota d'un ton mi-figue mi-raisin :
-Pas de panique, c'est moi, je sais que vous me reconnaissez. Auriez vous l'amabilité de ne pas filer ? Juste le temps que mes amis derrière moi s'en ailles.
Elle était sa seule chance...ou pas.
-Nous aurons tout le temps d'expliquer le pourquoi du comment plus tard mais si vous souhaiter connaître mon nom un jour, ne filée pas.
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Älyz'Raë
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Ven 30 Oct 2015 - 2:20


Arrivée non loin de ce qui ressemblait à une taverne, elle vit la garde de la ville s’affairer au milieu des passants, tous plus curieux les uns que les autres. Ils se bousculaient, certain se retrouvaient affaler au sol à cause du mouvement de la foule. C'est alors qu'elle vit quelqu'un surgir de la taverne en courant. L'homme, qui au début avait l'air un peu désorienter semblait l'avoir pris comme repère et couru droit sur elle. C'est alors que sans même avoir eu le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer la seconde d'auparavant elle se retrouva dans ses bras. Ses pensées ne firent qu'un tour. C'était lui ! L'homme de l'auberge. il avait quelque peu changé depuis le temps mais elle n'avait aucun doute quant à son identité. Ce n'était pas tout les jour que l'on croisait une personne au physique aussi atypique dans la région. Apparemment, il était doué pour provoqué la colère des gens et pour se mettre dans des situations improbables.

" Pas de panique, c'est moi, je sais que vous me reconnaissez. Auriez vous l'amabilité de ne pas filer ? Juste le temps que mes amis derrière moi s'en aillent... Nous aurons tout le temps d'expliquer le pourquoi du comment plus tard mais si vous souhaitez connaître mon nom un jour, ne filez pas.

Si elle n'avait pas sentit chacun de ses muscles se raidir, elle aurait sûrement rit, de façon totalement incontrôlé et incontrôlable. Sur l'instant elle s’efforça de rester maître d'elle-même, afin d'éviter le bain de sang. Au quel cas, ça aurait été elle, qui se serait retrouver dans de beaux draps pour se sortir de là. En supplément il osait venir lui demander de l'aide, elle avait trouvé ça plutôt sans gène, audacieux et risqué qui plus est.

On ne pouvait pas dire qu'elle avait particulièrement l'envie de lui venir en aide, mais pour l'instant elle aussi avait besoin de se sortir de la foule. L'émotion du choc et les bousculades insupportables la mettait sur les nerfs et il aurait été mal vue qu'elle prenne son apparence «naturelle» au milieu des soulards et des innocents. Elle accepta donc à contrecœur d'aider l'inconnu à s'échapper, à condition d'obtenir de plus amples explications une fois sortie de :

- Alors ça c'est la meilleur ! Très bien ! Venez, et ne croyez pas que je fait ça uniquement dans le but de vous aider. J'exigerai des explications en temps voulu...

Elle regarda autour d'elle tout en lui répondant et vit une petite ruelle non loin d'où ils se trouvaient, elle l'agrippa à son tour :

- Venez ! "


" C'est dans l'obscure forêt de nos consciences que se cachent les cauchemars les plus sombres.
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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Sam 7 Nov 2015 - 17:18


Non sans un certain amusement, Kragh la laissa le guider aux détours des ruelles sombres et froides de Dras-Léona. Pour finir, ils atterrirent près d'une fontaine hors-service. Le gris des nuages ne rendais pas les lieux très en joie, mais l'heur n'était pas à la quête d'un beau pâturage où poursuivre leur mésaventure de la dernière fois.
S'adossant à un muret de pierre pour reprendre son souffle un instant, Kragh réfléchit. Comment la situation allait-elle évoluer ? Cela promettait d'être intéressant...
-Vous ne semblez pas avoir trop nourris de rancœur à mon égard semble t-il.
Il savait que si. Comment pouvait-il en être autrement?
Il se redressa à l'écoute d'une millice un peu plus loin.
-Je ne peux malheureusement pas vous tenir compagnie bien longtemps. Mais avant de quitter la ville, j'ai une ou deux idées en tête. Comme vous l'aurez deviné, je suis un voleur. Outre l'aspect romantique de la chose, j'ai besoin de vous pour réaliser une entreprise particulièrement lucrative, et si vous n'êtes pas contre un peu de vilenie, nul doute qu'elle le sera également pour vous.
Kragh s'approcha d'elle, un sourire carnassier aux lèvres:
-Disons simplement que vos talents en matière de charmes et de subterfuges pourrais nous être utile.
 Un coup qu'il avait en tête depuis bien longtemps, mais ne disposant pas des ressources humaine nécessaire, il n'avait pas pût le faire.
Mais pourquoi s’embêter d'humain quand une changeuse de forme était là?...
-Dite moi si vous êtes intéressée, et si oui, je vous expliquerais plus en détails l'affaire en question
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Älyz'Raë
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Dim 8 Nov 2015 - 15:48


Une fois atterrit loin de la foule, dans une ruelle abandonnée et après avoir repris son souffle, il continua :

« Vous ne semblez pas avoir trop nourri de rancœur à mon égard, semble-t-il...

il jouait, ce malotru jouait avec ses désirs de vengeance, cela lui donnait l'envie d'exterminer toute forme de vie alentour et de sentir le mal et la corruption se répandre en chacun des êtres encore vivants. Elle regrettait déjà d'avoir accepté de le sauver plutôt que de le laisser en plein dans la gueule du loup. Ce qui aurait eu une saveur bien plus amusante et sucrée. Elle sera les poings à s'en saigner les paumes pour garder son calme, créer un bain de sang sans issue de secours n'était pas une bonne perspective. Elle rétorqua sur un ton agressif et froid, tout le contraire de celui de son interlocuteur :


- Mais encore ? Qu'attendez-vous de moi au juste ? En dehors du fait de vous sauver la peau ?  

- Je ne peux malheureusement pas vous tenir compagnie bien longtemps. Mais avant de quitter la ville, j'ai une ou deux idées en tête. Comme vous l'aurez deviné, je suis un voleur. Outre l'aspect romantique de la chose, j'ai besoin de vous pour réaliser une entreprise particulièrement lucrative, et si vous n'êtes pas contre un peu de vilenie, nul doute qu'elle le sera également pour vous.

« Une ou deux idées en tête... mais qu'est-ce qu'il entend par là celui-là ! », elle était en quelque sorte déconcertée, elle n'avait aucune idée de ce qu'il attendait d'elle et encore moins quels étaient ses plans. Älyz'Raë s'en méfiait et l'écoutait avec prudence. Elle n'avait aucunement l'intention de s'attirer des ennuis dans une si grande ville, qui plus est entourée par des remparts et gardée par des hommes, trop nombreux pour qu'elle puisse tous les battre, mais si cela pouvait lui apporter quelque chose alors cela la tentait, bien qu'elle aimerait tout de même savoir de quoi, il s'agissait.

- Pourquoi auriez-vous besoin de moi pour votre besogne ? Répondit-elle sur le même ton.

-Disons simplement que vos talents en matière de charmes et de subterfuges pourraient nous être utiles...

- J'aimerais tout de même savoir ce que vous avez derrière la tête, je n'ai pas l'intention de m'engager à l'aveugle, et encore moins pour quelqu'un tel que vous !

-Dites-moi si vous êtes intéressée, et, si oui, je vous expliquerais plus en détails l'affaire en question.

- Hors de question ! Vous m'avez déjà eue une fois et je ne vous fais pas confiance. Alors, expliquez-moi ou débrouillez-vous par vous-même, dans la gueule du loup où je ne vous suivrai pas ! » Conclut-elle en s’emportant.

Elle savait en elle-même qu'elle finirait par le suivre, tant sa curiosité était maître. Mais elle refusait de se soumettre aux idées et lubies de cet « inconnu » aussi facilement. Il fallait qu'elle prenne le contrôle de la situation. c'est là sa zone de sécurité, lorsqu'elle a le dessus et qu'elle sait ce qu'elle fait même si elle ne sait ce qui l'attend réellement. Son goût du risque étant loin d'être exacerbé.


" C'est dans l'obscure forêt de nos consciences que se cachent les cauchemars les plus sombres.
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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Dim 8 Nov 2015 - 16:53


Kragh la regarda d'un air navré:
-je n'ai aucunement demandé si vous me faisiez confiance, j'ai demandé si vous étiez intéressée, c'est tout ce qui m'importe. Pour ma part, vous pensez que je vais peut-être vous révélez mes projets ? Nous aurons tout deux gages de confiance uniquement lorsque je saurais que vous êtes avec moi, et que vous aurez connaissance du plan.
Kragh appréciait ce tour de force qu'elle tentait d'opérer. Enfin, il choisit tout de même de lui donner ce qu'elle voulait. Qu'importe, puisqu'au final cela ne servais que ses propres desseins.
-Mais toujours est-il que vis-à-vis du passif entre nous, je suis près à faire une entorse à la règle. Il est vrais que je n'ai pas eût un comportement exemplaire à votre égard, et je m'en excuse. Cela ne se reproduira pas.
"Pas tant que j'ai besoin de toi"
-Il y a un horloger de renom en ville. Thomas Benn. Sa boutique est très prisée, puisque seul les plus riches se targuent de savoir l'heure en ce bas-monde.
Il ramassa une brindille, et joua avec le temps d’exposer son idée:
-Sa boutique donne à un sous-sol creusé dans le plus grand secret. Y sont exposé tout ces plans de fabrication. Plan que nombres de concurrents aimerais acquérir, quelque en soit le moyen... Et c'est ici que, ô surprise, nous intervenons.
Avec un sourire malicieux, il pointa du doigt la jeune Stryge:
-Sa femme s'est acoquinée d'un riche Surdan. Elle s'est volatilisée avec il y a de cela quelques mois, et le pauvre se noie dans l'alcool depuis. Afin de le consoler, j'ai dans l'idée que vous pourriez prendre l'apparence de sa femme. Pendant qu'il vous pense revenus, Brigitte, du sud du pays, j'en profite pour m'insinuer directement dans le sous-sol, prendre les plans d'horloges, et fuirent rapidement. Ensuite, et bien nombres de grossistes se feront une joie de nous les acheter à une valeur élevé.
Il jeta la brindille, et se releva précipitamment.
-J'expliquerais les détails qu'une fois sûr de votre choix. En attendant, inutile de préciser que c'est une opération risqué. Mais vous m'avez déjà démontré que vous pouviez parfois sortir de votre zone de confort avec brio.
Il ne pouvait se porter guarant de sa sécurité. Mais une chose était sûr bien qu'il ne l'eût dit: en cas de pépin, il ne la laisserais pas tombée.
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Älyz'Raë
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Lun 9 Nov 2015 - 0:54


Le regard qu'il lui lança ne fit qu'augmenter sa colère intérieure. Les arguments qu'il lui servait pour garder son projet secret n'arrangeaient rien. Elle avait beau chercher, elle ne comprenait pas quel genre de projet méritait d'être gardé ainsi sous silence. Ou alors elle ne voulait pas vraiment le comprendre. Pendant cet instant qui lui paraissait interminable, elle n'avait que deux choses en tête : accepter les yeux fermés sans même savoir ce qui l'attendait et assouvir sa vengeance. Les deux étant bien sûr contradictoires. Elle l'écouta alors finir sa longue tirade :

« Mais toujours est-il que vis-à-vis du passif entre nous, je suis prêt à faire une entorse à la règle. Il est vrai que je n'ai pas eu un comportement exemplaire à votre égard, et je m'en excuse. Cela ne se reproduira pas...

« Tient donc il s'excuse, pour son comportement qui n'a pas été exemplaire ! Et en plus cela ne se reproduira pas ! Bien sûr que cela ne se reproduira pas puisqu'il n'aura pas d'autres occasions d'agir de la sorte ! » Ses pensées contrastèrent directement avec ses paroles :

- Soit ! Alors, expliquez-moi ! Exigea-t-elle.

- Il y a un horloger de renom en ville. Thomas Benn. Sa boutique est très prisée, puisque seuls les plus riches se targuent de savoir l'heure en ce bas monde...Sa boutique donne à un sous-sol creusé dans le plus grand secret. Y sont exposé tous ses plans de fabrication. Plan que nombres de concurrents aimeraient acquérir, quel qu'en soit le moyen... Et c'est ici que, ô surprise, nous intervenons.

Lorsqu'il la pointa du doigt, elle ne comprit pas tout de suite où il voulait en venir, mais elle redoutait déjà la suite des explications. Dès lors il continua en arrivant bien vite au sujet qui fâche, l'idée même de devoir jouer le rôle de la femme de cet homme ne lui plaisait pas du tout. Elle aurait largement préféré un traditionnel bain de sang à tout cela.

- Et qu'est-ce que je gagne moi dans cette histoire au juste ? Pourquoi ne pas se contenter de tuer l'horloger et de récupérer ses plans ? Cela faciliterait largement les choses et j'imagine que vous n'auriez pas vraiment de scrupule à le faire. Et en supplément je ne suis pas capable de prendre l'apparence de quelqu'un que je n'ai jamais vu ni aperçu. Je ne pense d'ailleurs pas que l'homme en question soit particulièrement enjoué à l'idée de retrouver sa femme qui l'a quittée des mois plus tôt pour un autre homme peu importe l'amour qu'il lui porte encore...

- J'expliquerai les détails qu'une fois sûr de votre choix. En attendant, inutile de préciser que c'est une opération risquée. Mais vous m'avez déjà démontré que vous pouviez parfois sortir de votre zone de confort avec brio.

- Et si j'acceptais ? Si je faisais cela et que cela ne se déroule pas comme prévu ? Qu'aurai-je comme sécurité ? Comment me sortirais-je-il de ce pétrin ? Parce que C'est bien beau comme plan pour le moment mais ce n'est pas vous qui prenez les risques ! Vous vous êtes assuré votre petit confort en dépit des autres, j'ai l'impression... »

Elle continua à maugréer de la sorte quelques minutes de plus, elle en continuait presque ridicule. Mais elle de ne se rendait pas compte, les événements allaient un peu trop vite pour elle à ce moment-là. Et elle n'aimait pas cela.


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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Lun 9 Nov 2015 - 1:30


-Vous y gagné de l'argent. Vous y gagné ma gratitude. Il ne pût s'empêcher de ricané à cette déclaration Et qui sais ? Les Stryges sont selon moi les partenaires parfait. Peut-être que notre collaboration se renouvellerais à l'avenir...
Lorsqu'elle évoqua sa lâcheté, il tiqua réellement, et sa voix se fit grinçante:
-Oui vous avez raison. Après tout, ce n'est pas à moi d'entrer par effraction, de me débrouiller pour me procurer les clefs du sous-sol, de crocheter le coffre dans les limites de mes capacités, et tout cela, sous la seule protection de votre diversion qui, il est vrais, vous coûterais tellement en effort et en risque...
Il la foudroya du regard:
-Au pire des cas, je vous rappelle que vous serez Brigitte, et cette Dame est tout à fait innocente. Autrement, très cher demoiselle, je me permet de souligner le cruel manque d'intelligence dont vous faite preuve. Les cadavres sont mauvais pour les affaires, personnes ne veux d'un document acquis par le sang, à moins de vouloir finir chez les Jegers ou autre garant de la loi dès le lendemains de l'acquisition. Pas de sang,  pas de bruit, pas de piste et pas de préjudice au marché parallèle de Dras-Léona.
Reprenant son calme, il continua plus doucement:
-Il est primordial que le tout soit fait dans les règles de l'art. Concernant l'apparence, une peinture à l'huile extrêmement fidèle orne l'entrée principale de l'établissement, vous n'aurez qu'à en reproduire le contenu avec minutie. Et je puis vous assurez qu'il n'attend que vous désormais, lorsqu'il vous verra, il tombera tout crût dans le piège. A vous de le retenir suffisamment longtemps. Mais nous travaillerons cette partie là ensemble plus en détails...
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Älyz'Raë
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Mer 11 Nov 2015 - 20:54


"Pour l'argent soit ! Mais qu'est-ce que peut bien m'apporter votre gratitude ? Je n'ai que faire de votre attention à mon égard et je ne vois pas par quel enchantement nous serions amenés à collaborer à nouveau ensemble... Dit-elle sur un ton dédaigneux.

Elle remarqua que sa pique avait eu l'effet escompté, elle en sourie intérieurement avant de revenir au reste de son « discours » visant au départ à la convaincre mais qui ressemblait plus maintenant à un combat verbal tant le ton de son interlocuteur se faisait ironique et menaçant par rapport au début de leur entrevue.

-Oui, vous avez raison. Après tout, ce n'est pas à moi d'entrer par effraction, de me débrouiller pour me procurer les clefs du sous-sol, de crocheter le coffre dans les limites de mes capacités, et tout cela, sous la seule protection de votre diversion qui, il est vrai, vous coûterais tellement en effort et en risque...

- Oui enfin j'ai envie de vous dire que si ça dérape et que le mari se rend compte qu'il y a un problème ça ne sera pas vous le premier toucher. Peu importe mes pouvoirs et mes capacités, je n'ai pas une force surhumaine non plus, mais juste de l'habilité. Retoqua-t-elle avec vigueur.

Il se calma alors et répondit :

- Il est primordial que le tout soit fait dans les règles de l'art. Concernant l'apparence, une peinture à l'huile extrêmement fidèle orne l'entrée principale de l'établissement, vous n'aurez qu'à en reproduire le contenu avec minutie. Et je puis vous assurez qu'il n'attend que vous désormais, lorsqu'il vous verra, il tombera tout crût dans le piège. À vous de le retenir suffisamment longtemps. Mais nous travaillerons cette partie-là ensemble plus en détails...

-  Très bien ! J'aurais son apparence, mais pas son attitude, c'est un problème... Et cela, aussi est primordial. Je pense tout de même réussir à le retenir suffisamment longtemps. Et puisque nous aurons le temps d'en travailler les détails... Quand comptez-vous vous y prendre au juste ? Dans un jour ? Ou deux ? Parce que pour des raisons qui paraissent évidentes comprenez bien que le temps me presse et que je ne peux pas rester dans un même lieu trop longtemps..."


Et ce fait la gênait d'ailleurs depuis longtemps, parfois, elle rêvait de s'établir quelque part, puis se souvenait que ce serait bien trop compliqué et dangereux pour elle. Mais ce vol, s'il lui permettait d'avoir un peu d'économie, peut-être pourrait-il lui rendre a vie un peu plus confortable sans parler de maison, une roulotte, c'est déjà pas mal et puis qui sait, elle pourrait peut-être s'établir dans le commerce, sa lui donnerai une meilleur excuse pour pénétrer les villages perdus et les villes comme celle-ci. Moins on paraît suspect, moins l'on est suspecté lorsqu'il y a du grabuge après tout...


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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Mer 23 Déc 2015 - 0:55


Comment, ô  comment, un être aussi sexy pouvait-être aussi insupportable ?
Sa façon d'énumérés les choses, de toujours vouloir avoir le dernier mot...Kragh n'en pouvais physiquement , physiologiquement, mathématiquement plus. Si elle proférait encore une unique remarque, il sentait qu'il allait prochainement érigés en ces lieux un autel au culte de la barbarie.
 Malheureusement pour sa santé mental, elle n’allait pas s’arrêter à si bon compte. Les nerfs branlants, Kragh la laissa poursuivre, indifférent, jusqu'à sa dernière question. Puis il respira un coup, rajusta le revers de sa manche, et sans même répondre, l'embrassa.
 Elle n'eut pas le temps d'échapper à son étreinte. Bien que ne se connaissant qu'à peine, de eux deux, kragh avait toujours eu l'étrange sensation d'être le corrupteur et non le corrompus. Il la sentait censée, bien que déchirée par sa nature de Stryge. Ce sentiment , ou plutôt ressentiment, il l'avait maintes et maintes fois éprouver envers son propres sang Drow.
Toujours est-il qu'il prenait un malin plaisir à attiser chez elle tout ce que sa morale répugnait: Désire sexuel, cupidité, transgression. Sa part de corruption, il l'aimait. L'adorais. Sentir le venin de la corruption le rendais fou depuis l'épisode Sélène, et jusqu'à présent, il n'aurait sut dire si ce qui l'attirait chez la dame en noire était un véritable attrait pour elle ou tout simplement le fait qu'elle soit une stryge.
Surpris, il constata qu'elle ne l'avait pas repoussé. Du moins, pas encore. Était-ce l'effet de surprise qui la tétanisais sur place, ou bien...?
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Älyz'Raë
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Mer 23 Déc 2015 - 2:05


Elle se serait crue dans un rêve. Un rêve tout à fait hallucinant. Ce bougre d'homme avait osé l'embrasser sans crier gard. Sur le coup elle n'en avait rien fait tant, elle fut surprise par cette action, mais à la seconde où elle avait réalisé la situation dans laquelle elle se trouvait cela l'avait mis hors d'elle. Dès lors elle se dégagea tant bien que mal de l'étreinte qui la maintenait plaquée contre lui. Puis elle lui admis une immense gifle en guise de piqûre de rappel et l'envoya valsé quelques mètres plus loin, avec plus de force qu'elle ne l'aurait souhaité sur le moment. Älyz'Raë n'était pas d'humeur à badiner, encore moins ces derniers temps depuis que cet insolent l'avait laissé en plan aux pieds d'une auberge miteuse. Elle se sentait presque trahie par lui, ayant été trop naïve pour croire qu'il l'aurait engagé sans vouloir tirer profit à la source. Cet homme la répugnait.Mais en même temps elle éprouvait une légère admiration pour lui et toutes les actions qu'elle ne ferait jamais. N'était pas si audacieuse que cela.

Mais sur l'instant, elle était bien trop en colère pour éprouver quel qu’autre chose que des envie de meurtre à son égard. Elle sentait les trait de sa peau de tirer, il s'en était fallu de peu pour qu'elle bascule. Älyz'Raë était bien trop sensible pour ne dévoiler aucune émotion, mais sur ce coups elle était fière d'elle, elle s'était maîtriser, bien qu'elle n’eut pas tout à fait compris comment. Néanmoins, lorsqu'elle s'exprima, sa voix trop calme et froide trahissait encore l'émotion vive qu'elle venait de traverser, elle était encore toute métallique et cliquetante quand elle lui lança au visage :

« Mais vous m'avez pris pourquoi au juste ? Une bonne à tout faire que l'on emploie pour toutes ses fonctions afin de satisfaire au mieux ses désirs ? Vous êtes quelqu'un de répugnant et de vicieux ! Pensiez-vous réellement que j'aurais accepté ce baiser sans broncher comme une princesse dans son donjon ? Hahaha ! Dans ce cas mon pauvre ami, vous êtes bien plus naïf que je ne puis l'être. Et je crains que vous n'ayez gâché seul nos chances de partenariat à moins que vous n'ayez maintenant de meilleurs arguments à ne me présenter qu'un plan bancal. Et auquel cas ne vous aide guère de retenter l'expérience où cela serait dangereux pour vous... »


Elle continua de déblatérer ainsi un certain temps avant de finir par retrouver sa normale.


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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Mer 23 Déc 2015 - 3:27


Avec un sourire, Kragh se massa la joue. Son cou lui faisait douloureusement mal. C'est-à-dire qu'elle n'y était pas allez de mains morte avec son petit bras frêle...
Tandis qu'il se levait, il n'eut d'autre choix qu'une fois encore supporter un couplet entier. Mais cette fois-ci, il prit pleinement la peine d'en apprécier chaque subtilités, chaque nuances.
-Vicieux, je le suis. Répugnant, oui, sûrement aussi. Au moins autant que la charogne. N'est-ce pas ?
Sa voix s'était faite monotone, dépourvus d'émotions.
-Au portrait que tu as de moi, on peux en conclure que nous sommes tous des monstres. Stryges, Hommes...nous sommes tous des monstres ignoble. Seulement, j'ai bien l’impression que certains l'assument moins que d'autres, préférant juger l'ignominie plutôt que de constater l'immondice qu'ils sont eux-mêmes
Son ton ne se faisait plus badin, et encore moins léger comme il pouvait l'être d'habitude. Il se faisait froid comme le bord d'un poignard, agréable comme la plainte d'un mort. Pour la seule fois depuis très, très longtemps, Kragh laissa paraitre son vrai visage. Aucun sourire, aucuns gestes frivoles. Un regards insondable voila ses prunelles de sang, et son allure fut semblable à celle d'un limier en chasse:Immobile, fixe, mais impitoyablement tendus à l’extrême.
-Tu ne sait rien de moi. Rien.
Un fraction de seconde lui suffit pour parcourir les quelques mètres qui l'as séparait d'elle.
Et si elle pensait à tort que s'était là une énième tentative, la réalité des choses allaient sûrement lui être révélé au vue du Kandjar que kragh sortit de son fourreau.
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Älyz'Raë
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Sam 26 Déc 2015 - 2:19


Une fois la peine prise de se relever et de l'écouter, le monsieur avait pris un air plus sérieux et moins badin qu'avant. Il s'était même mis à lui faire la morale, de sa voix monotone et tranchante. Il lui paraissait tout d'un coup plus menaçant qu'il ne l'avait jamais laisser percevoir, comme si, d'un coup d'un seul le masque était tombé, et qu'à la manière d'un Stryge, sa vraie nature se dévoilait. Älyz'Raë était à la fois déconcertée et impressionnée.

« Tu ne sait rien de moi. Rien. »
Avait-il poursuivit du même ton.

Puis, elle le vit bondir sur elle à la manière d'un félin sur sa proie, tout en sortant de sa tenue une sorte de poignard ou d'épée, elle ne savait pas bien à défaut de n'avoir jamais rien croiser de tel jusqu'à maintenant. Dès lors elle bondit elle-même vers l'arrière, à une distance qui lui garantissait un peu plus de sécurité. La surprise mélée de peur et de sa colère précécente rendit presque incontôlable sa méthamorphose. À savoir que le contrôle de sa forme n'était pas sur l'instant ce qui lui importait le plus. Elle se tranformat en une sorte de femme aux membres disloqués et pendant et au visage presque cadavérique, creusé voire même sans chair par endroit, laissant apercevoir un petit bout de mâchoire par ci et un autre bout de crâne par là. Elle en était méconnaissable, seul ses vêtements trahissait son ancienne forme.

« Et toi alors, l'Inconnu ? Que sais-tu de moi ? » Lui sussura-t-elle avec un sourire aussi ravissant qu'il pouvait l'être.

C'est alors qu'elle tenta à son tour de lui sauter dessus tout en lançant vers lui une de ses mains osseuses et griffues. Sans avoir forcément l'intention de l'achevé, elle espérait qu'une blessure finirait de calmer les ardeurs de son adversaire, et qu'alors il pourrait reprendre leur vie où ils l'avaient respectivement laissée, dans tout les cas l'affaire de collaboration qui les avait mener jusqu'ici à discuter sagement semblait maintenant légèrement compromise...


" C'est dans l'obscure forêt de nos consciences que se cachent les cauchemars les plus sombres.
Laissant libre cours à nos peur,
C'est en ce lieu que nous combattons,
Face à nous-même,
La créature éveillée en chacun de nous.
"

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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Mar 2 Fév 2016 - 20:11


Il se déroba à son étreinte, prit sa chevelure dans une mains, et de l'autre, cala sa lame sous sa gorge. Le mouvement avait été fluide, vif, indécelable et inesquivable : elle n'avait rien put faire.
-Maintenant que je te tiens, je vais tout de même te répondre. Je sais que tu es une stryge. Je sais que j'en ai déjà combattus une par le passé. Je sais que je suis fragile, que la corruption me fait faire et ressentir des...des choses.
Malgré son apparence, il n'avait aucunement pris peur, et la saisie paralysante dans laquelle elle se trouvait actuellement ne pouvait être plausible qu'aux articulations du cou quasi inexistants.
-Et je sais que tu m’insupporte autant que tu m'attire, c'est indéniable. Confus, cette phrase, il ne savait comment il avait put la murmurer ainsi avec autant d’honnêteté dans la voix.
Puis revenant à lui, c'est avec une fermeté non-excessive qu'il la repoussa loin de lui, et rangea son Kandjar.
Reprenant son souffle, il lui tourna le dos, et continua.
-Cessons ces enfantillages, et poursuivront là où nous étions. Quelle est ta réponse, finalement ?
Cela aurait presque pris un caractère comique, tant la question semblait ne pouvoir être entendus favorablement à présent. Mais ça ne l'empêcha pas de retenter, de voir jusqu'où et dans qu'elle sens allait l’intérêt de la Stryges pour lui à présent. Elle le savait violent, mesquin et avec peu de limites. Mais il se demanda si elle arriverait à voir au-delà. Sinon, il le savait, leurs chemins se sépareront ici-même.
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Älyz'Raë
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Ven 5 Fév 2016 - 8:55


Ainsi humiliée l'ardeur de la stryge ne s'en trouva que doublé. Il fallait qu'elle trouve un moyen de se défaire de sa prise sans se scalper les cheveux, et c'était plutôt délicat. Elle savait qu'elle avait une certaine emprise sur lui, elle était une stryge, il ne pouvait en être autrement. Mais elle savait également que la corruption qui émanait d'elle n'était pas encore assez puissante pour le plier à sa propre volonté. Elle se doutait qu'elle ne devait pas paraître des plus impressionnante vu la position dans laquelle elle se tenait. Elle tenta quand même l'intimidation et elle avec son bras libre elle voulu lui arracher je visage. Sans résultat, car il se trouvait juste assez loin pour y échapper. Lorsqu'il la laissât enfin libre elle fit volte face avec, dans la tête, l'idée de lui bondir dessus et de lui arracher la trachée avec sa mâchoire puissante. La rage qui l’animait lui demandait une extrême force de retenue. Elle ne succomba pas. L'écouta. Il avait oser lui remettre sa proposition une fois de plus. Elle en fut si stupéfaite qu'elle ne pu se retenir et se mit alors à rire, d'un de ses rire qui vous glacerait le sang. Il devait avoir beaucoup d'espoir pour recommencer ainsi. Elle trouvait ça futile, l'espoir.

« Si c'est une réponse que tu veux alors je te la donnerai. Mais a une seule condition... Il me faudra estimer que ton plan tienne la route et aussi je n'ai pas l'intention de séduire cet homme, alors c'est toi qui voit. Soit il meurt. Soit je te laisse dans ta merde avec ces gardes...»

Sur ce elle se retourna et sauta de façon à atteindre les toits. Il n'avait plus qu'à faire le bon choix.


" C'est dans l'obscure forêt de nos consciences que se cachent les cauchemars les plus sombres.
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Kragh
Message Sujet: Re: L'Ivresse du diable | Ven 5 Fév 2016 - 9:23


-Alors part, et que je ne te revoit plus. Tu es une bien pâle représentante de ton espèce si te jouer du cœur des Hommes est hors de ta portée. M'encombrer de poids morts ne m’aidera pas.
Puis sans un mot ni égard pour elle, il prit la direction d'une ruelle sur la gauche.  Peu lui importait à présent l'issu de cette rencontre, car il y mettait à présent un terme définitive. Peut-être pensait-elle qu'il allait se retourner, mais il n'en fit rien.
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L'Ivresse du diable

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