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Quand la liberté se fête

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Fondateur Tout Puissant

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Admin
Fondateur Tout Puissant
Message Sujet: Quand la liberté se fête | Dim 18 Sep 2016 - 10:40


La nouvelle n'avait pas tardé à circuler dans le royaume. L'Epée de Mastaï était tombé, trahi par les siens qui s'étaient alliés aux peuples de l'Alagaësia. Déjà, l'on murmurait que le vieux continent se trouvait à l'aube d'une nouvelle ère, une ère de paix et de cohésion entre les peuples. Les langues se déliaient, les sourires fleurissaient et l'espoir renaissait. La création d'un nouveau conseil, composé des représentants de chaque race, fut célébrée par la majorité comme une grâce.

Aberon, épargnée par les guerres et devenu le joyau de l'Alagaësia, organisa une fête à la gloire de la révolte et des pacificateurs. Sous l'égide de ses dirigeants, des tables furent dressées dans les rues, débordant de mets venus de tout le pays. Toutes les races, attirées par l'opulence de la ville, s'y pressait, goûtant la liberté de se déplacer le visage à nu, les épaules dressées sans craindre les gardes qui tenaient les portes grandes ouvertes.

Des mages, excités par l'ambiance enivrante, faisaient parfois jaillir d'étranges étincelles au bout de leurs doigts qui fusaient dans les airs et éclataient au dessus de la cité. Quelques elfes chantaient, embellissant les maisons de milles volutes exquises. Les nains se paraient de leurs joyaux les plus précieux et, pour la première fois depuis des siècles, avaient posé leurs armes. Même les drows, sortant de leurs sombres souterrains, s'aventuraient timidement dans la foule. Quant aux Premiers Hommes... la population tout entière les redécouvraient, leurs barbes fleuries et tressées, des chopes de bière à la main. Leurs rires tonitruant résonnaient dans les ruelles comme les promesses d'une prospérité tant attendue.
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Freya Wolfkin
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Lun 19 Sep 2016 - 10:01


Freya chevauchait depuis le petit matin en direction d’Aberon. Elle n’était arrivée au Surda que depuis la veille après un long périple de plusieurs mois à travers l’Alagaësia à vivre une vie libre mais solitaire, ponctuée de quelques rencontres et d’autant d’adieux. Durant ce temps, la vagabonde s’était tenue loin de la civilisation  aussi souvent que possible tant par goût de l’indépendance que par nécessité de se retrouver et de faire de l’ordre dans sa tête aussi bien que dans sa vie. Aussi était-elle devenue un peu sauvage au fil du temps, son voyage lui ayant apporté son lot de découvertes. Mais ces derniers temps, tout était différent. Lors de ses rares visites dans les grandes villes pour vendre ses fourrures et la viande de ses chasses, elle avait pu être témoin du grand changement politique qui s’était opéré. Les temps troublés semblaient être révolus. L’Epée de Mastaï était finalement tombée grâce à l’union de tous les peuples. Une ère de paix et d’abondance commençait doucement à s’installer, emplissant le cœur de tout un chacun d’espoir et de gratitude. A cette occasion, la capitale du Surda avait organisé de grandes festivités auxquelles étaient conviés toutes personnes prêtes à se déplacer. Et ils étaient nombreux à avoir traversé le pays pour prendre part à cette célébration de paix. Freya elle-même savait au fond de son être que cette commémoration marquait un tournant dans l’histoire de l’Alagaësia. Pour une fois, elle ne pouvait se résoudre à rester à l’écart. Elle avait besoin de faire partie de quelque chose.

La matinée était déjà bien avancée et un soleil jeune brillait dans le ciel lorsque la cavalière passa les portes de l’opulente cité qu’elle découvrait pour la première fois. Elle resta muette d’émerveillement devant les constructions majestueuses puis frissonna désagréablement en jetant un coup d’œil sur la foule qui l’entourait. La jeune femme descendit de sa jument en contrôlant sa respiration et se mit en quête d’une auberge. Progresser à travers la marée humaine était un supplice et elle dû s’accrocher aux rênes d’Ellara à plusieurs reprises pour ne pas trébucher. Au bout de laborieuses minutes, Freya trouva l’endroit parfait pour rester quelques jours : une auberge modeste mais confortable avec une écurie. L’aubergiste qui l’accueillit était souriante et aimable. Elle lui donna la clef de sa chambre et un box pour sa jument. Avec un pincement au cœur d’être séparée de cette dernière, la guérisseuse conduisit Ellara à l’écurie et la débarrassa de sa selle et de son mors tout en la câlinant pour la rassurer. Mais la jument semblait s’habituer très vite au contact des autres chevaux et apprécier le repos qu’elle méritait.

Freya la laissa donc non sans avoir vérifié qu’elle disposait d’assez de foin et d’eau, et monta dans sa chambre. Elle avait perdu l’habitude du confort d’un logis et s’assit quelques instants sur le lit moelleux trônant au milieu de la pièce, en inspectant les lieux. L’endroit était simple mais charmant. Un broc d’eau et un petit miroir étaient disposés sur une commode en face d’elle. La jeune femme s’en approcha et découvrit son reflet net pour la première fois depuis presqu’un an. Elle passa les doigts sur la cicatrice de sa joue droite, se découvrit un regard plus dur, des joues plus creuses, un visage plus las mais curieusement plus serein. Jetant à terre ses vêtements de voyage pleins de poussière, elle entreprit de se rafraîchir et de se débarbouiller. Sa tâche accomplie, elle éparpilla ses quelques vêtements sur le lit et avec un visage désolée, essaya de déceler ses habits les moins abîmés. Il était clair qu’elle n’avait rien de convenable pour une telle occasion. Elle finit cependant par choisir et enfiler une chemise pourpre et un pantalon sombre. Rien de très festif malheureusement. Des bottes marron vinrent agrémenter sa tenue et elle attacha autour de son cou le pendentif qu’elle n’avait quitté que le temps de faire sa toilette. Se tournant vers le miroir, elle détacha ses cheveux roux qui lui tombèrent en cascade sur les épaules et en tressa quelques mèches, avant de se mettre à ranger ses affaires et de se préparer à sortir. La voyageuse ferma la porte de sa chambre et la verrouilla à double tour.

Freya descendit dans la rue et se mêla nerveusement à la foule pour la seconde fois de la journée. Elle essaya de ne pas trop dévisager les personnes qu’elle croisait, se montrant davantage fascinée par les drows et les nains, qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer. Les rues résonnaient de rires et de chants. La bonne humeur ambiante était contagieuse et la jeune femme se détendit légèrement tout en flânant. A son grand soulagement, la foule s’éclaircissait un peu au fur et à mesure qu’elle avançait. Sentant son estomac gronder –il était vrai qu’elle n’avait rien avalé depuis l’après-midi de la veille-, la guérisseuse s’approcha d’une table de banquet. Il y avait là tant de nourriture qu’elle ne pouvait en croire ses yeux, habituée à ne pouvoir manger que le fruit de ses parfois maigres cueillettes et parties de chasse. Elle fut tentée de tout goûter mais opta sagement pour deux belles parts de tourte qu’elle engloutit rapidement en les faisant descendre avec une rasade d’hydromel. N’ayant pas l’habitude de boire, la tête lui tourna rapidement et elle s’éloigna de la table en croquant dans une pomme. A quelque pas de là, des musiciens de rue jouaient de leurs instruments inconnus et un mage amusait des enfants. Freya contempla ce spectacle songeuse, un peu à l’écart tout en continuant à grignoter son fruit.
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Ellenwen
Dirigeante de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Lun 19 Sep 2016 - 17:22


Cela faisait des mois qu'une vague d'espoir flottait dans l'air, traînant de bouche en bouche à travers l'Alagaësia. La première fois, Ellenwen avait entendu parler de ce chef du Nord qui avait décrété l'indépendance de son domaine. Puis elle avait entendu les elfes parler de ses propositions, de ses demandes l'aide. Elle avait participé à quelques réunions, tout en refusant de s'engager dans la révolte qui grondait. Elle qui avait guidé son peuple durant près d'une décennie, qui avait abdiqué pour lui rendre son libre arbitre, refusait de porter à nouveau ses espoirs, ses craintes. Elle avait fui ceux qui l'avaient voulu égérie tout en encourageant le rapprochement qui s'opérait pour la première fois à Gil'Ead. Les elfes côtoyaient les humains et leur apportaient leur savoir, tout en adoptant certaines de leurs coutumes. Pour la première fois, elle sentait céder l'isolement de son peuple contre lequel elle avait tant lutté.

Lorsque l'Epée était tombé, sous les coups d'un assassin drow, elle avait fêté l'élan de vie qui avait secoué le pays, la volonté de se débarrasser des anciennes puissances. De loin, elle avait regardé les élections de représentants nouveaux, sans pouvoir politique, sans pouvoir de décision parmi leurs peuples, qui pouvaient parler en leur nom sans intérêts, sans préjugés.

A l'annonce de la fête qui se préparait dans le Surda, elle avait traversé le royaume, chevauchant au grand jour pour la première fois depuis presque un an. Il lui avait fallu des jours pour traverser ses terres depuis la Crête, accompagnée de son loup. Quelques jours de plus pour apprécier sans hurler la foule qui se pressait dans la ville à l'approche de l'événement, aussi avait-elle élu domicile dans une auberge en dehors des remparts, à quelques kilomètres. Elle s'était contentée de quelques visites, pour racheter tout ce qu'elle avait abandonné pendant son errance. Une nouvelle épée brillait à ses côtés, des vêtements garnissaient son sac.

Le jour de la fête, elle se prépara longuement, presque solennellement, le coeur battant. Pour la première fois depuis longtemps, il lui semblait qu'elle se dépouillait de la peur et de l'angoisse qui l'avait étreint. Soigneusement, elle revêtit une longue robe de lin fluide, verte et blanche, si semblable à celles qu'elle portait durant les années de paix à Ellesméra. A son cou brillait l'étrange pierre qui lui avait été offert par Pierrot, monté dans le pendentif de sa mère. Posant soigneusement l'épée sur son lit, elle quitta la pièce sans arme, savourant le frisson d'excitation qui la traversa.

Arrivée devant les portes de la ville, elle s'arrêta et savoura le spectacle qui s'offrait à elle. Puis, lentement, elle se départit de l'apparence de vieille femme qu'elle avait prise ces dernières semaines. Lentement, elle reprit ses traits elfiques. Ses longs cheveux retombèrent jusqu'à ses épaules, ses oreilles s'affinèrent. Ses yeux gris se plissèrent dans la lumière du matin. Pour la première fois depuis la victoire des Premiers Hommes, elle pouvait reprendre sa véritable apparence, tendre son visage au soleil sans crainte.

Puis, d'un pas assuré, elle franchit la porte et chipa un verre de cidre avant de se noyer dans la foule, le sourire aux lèvres et le rire facile. Transportée par la joie, elle tendit la main vers le ciel, faisant jaillir à son tour des étincelles dorées qui illuminèrent le quartier.




Devant l'indifférence générale, demain est annulé
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Laïaga
Dirigeant du Cam Serarna
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Mer 21 Sep 2016 - 18:42


-T’as fait la guerre, toi aussi?
-Mouais, je répondis avec beaucoup de conviction.
-Alors, à nos morts !
-Mouais, je fis encore.

Je regardai le PH… Le Premier Homme. Les PHs, c’est comme ça qu’on les appelait à l’époque de la Cam. Les vieilles habitudes…
Il faisait une bonne tête de plus que moi, le visage couturé de cicatrices au milieu de sa barbe rousse, l’archétype du guerrier que j’avais combattu pendant des mois. Il avait un grand sourire un peu de travers et des perles de verre coloré dans la barbe. Des tresses arc-en-ciel dans ses longs cheveux. Je ne pus m’empêcher de lui rendre son sourire.

-Ça fait bizarre, de pouvoir se parler sans tirer les armes, non ?

Il hocha la tête pour acquiescer, et je bus d’une choppe d’hydromel récupérée à un des innombrables étals qui décoraient les rues. Il but à la sienne.

-Trevon, fit-il en me tendant la main.
-Laïaga.

J’attrapai sa main tendue ; je la sentis inerte dans la mienne pendant une seconde. Il me regarda d’un air perplexe, puis finalement me rendit ma poigne, et son sourire revint.

-Ton nom me dit un truc… Tu devais être connu parmi les tiens, non ?

Je haussai les épaules, peu désireux de répondre, et me retournai vers ce que j’étais entrain de préparer. Des tubes en bambou alignés dans une ruelle, à l’écart du gros des festivités. Le Premier Homme jovial m’avait trouvé là avec ma choppe et, désireux de ne pas laisser une pauvre âme seule en ce jour de fête, et aussi d’apprendre à connaître d’anciens ennemis j’imagine, était venu m’enlacer et me faire la conversation. Je vous raconte pas le choc initial…

-Hé, Trevon, tu as déjà vu des feux d’artifice ? je demandai finalement, trouvant là une bonne excuse pour changer de sujet.
-Non, ça existe pas chez nous.
-T’inquiète, pas grand monde ne connaît chez nous non plus. Normalement, il y a que les magiciens qui savent faire ça. Mais ceux que j’ai préparés, n’importe qui peut les tirer. Mais il faut quand même un magicien pour les préparer…

Il me regardait en haussant un sourcil.

-Et donc, ça consiste en quoi ?
-Des formes, des lumières et des explosions dans le ciel.Tu verras, ce soir quand il fera noir ! Je dois aller en déposer d’autres. Merci pour le toast ! J’en avais besoin !

Et, sans un mot de plus, je m’éloignai du Premier Homme. Il y avait des fêtards ici, mais moins qu’au cœur de la ville ; ça m’allait, je ne me sentais pas prêt pour ça. Je n’appartenais pas à ce monde, je n’étais pas fait pour la paix de toute façon. Mais je l’aimais bien quand même, ce monde. J’y étais peut-être étranger… mais je n’allais certainement pas manquer l’occasion de lui en mettre plein les yeux malgré tout !



   
L'heure de la faux a sonné
On n'arrête pas la grande horloge
Le vent divin l'a emporté
Pourtant cela t'interroge
N'as-tu rien à regretter ?

Spoiler:
 
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Marek
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Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Ven 23 Sep 2016 - 11:09


L'Epée de Mastaï était tombée. La nouvelle avait fait l'effet d'une bombe au Manoir de Karazhan. Reclu dans la bâtisse millénaire depuis plusieurs années, loin des combats et de la tumulte, Marek avait eu peur de découvrir ce que le monde était devenu. Il s'était envolé avec Faeryl, seul, laissant femmes, enfants et amis au manoir. Il survola ce qui fut un jour le Surda et constata les cicatrices d'un monde encore blessé par la corruption. Sa première étape serait donc Aberon, pour se remettre au courant dans la rue. Les faucons du Cam l'avait tenu au courant des grandes lignes, mais il avait besoin d'en savoir plus.

Quelle ne fut pas surprise d'y découvrir une fête. Tout habillé de noir, son visage masqué sous sa lourde cape, il marchait dans la rue, Nordrassil en forme druidique dans sa main gauche. De loin, on eût dit un vieillard. Premier Homme, avec sa carrure. Il marchait dans les rues, respirant la fête. Il attrapa une chope au passage quand il entendit un mot. Un seul. Un nom pour être précis. Celui de son ancien collègue et ami: Laïaga. Il leva la tête et en effet, il était là, discutant avec un des envahisseurs d'antan. Il les suivit, observant du coin de l'oeil les feux d'artifices du magicien.

Il attendit sagement que le dragonnier s'éloigne et se dirigea vers lui. Arrivant dans son dos, il lâcha de sa grosse voix grave:

"Alors? On joue avec le feu sans moi maintenant?"





Héhéhé:
 



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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Ven 23 Sep 2016 - 15:44


J'étais venu, sans trop savoir ni comment ni pourquoi. J'étais encore incapable de me souvenir de la veille et je ne savais encore moins ce que je ferais demain. Des paroles échangés des gens qui rit, une allure de fête des couleurs bigarrées, des cultures qui se mélangeait, des races que nous n'avions plus vu depuis des dizaines d'années et pourtant mon coeur était en plein naufrage. Avais-je l'espoir de retrouver celle que j'avais perd, ou venais-je simplement noyer ma nouvelle solitude. Je ne savais guère.

Alors que tous s'habillait comme un jour de fête j'errais comme un mendiant, les gens me donnait ce que je demandais poliment en esquivant mon regard et me poussant rapidement, de peur que mon aura de tristesse, ne fasse fuir les gens. Je continuais comme un fantôme, ombre parmi les ombres, s'éblouissant devant la ville qui reflétait en ce jour tant de lumière.

Je ressentais des présences familières, mais je restais soigneusement à distance, fuyant le regard de ceux qui ne pourrait s'empêcher de compatir.


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Kaminari
Membre du Cam Serarna
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Ven 23 Sep 2016 - 17:42


Kami avait quitté la crête pour ce rendre dans un endroit qu’il n’aimait pas réellement. Une ville ! Une grande ville ! Pourquoi il y allait alors que son désir principal était de réduire ce genre d’endroit en cendre ? Peut être parce qu’au fond de lui et malgré la corruption il voulait garder l’espoir que cette guerre soit enfin terminé ! C’était en effet le cas si on en croyait les rumeurs et les dire de chacun. Enfin c’était plus que des mots puisque chaque espèce avait élu un représentant pour établir un conseil. Plutôt une bonne nouvelle mais cela suffirait il ? D’autant que Kami n’avait pas renoncer a ses projets. Bien au contraire.

Mais la raison principal pour qu’il se rende a cette fête était surtout de revoir les dernières personnes encore vivante qu’il connaissait. Il n’y en avait plus beaucoup mais il avait bonne espoir de les retrouver la bas. Ce n’était pas réellement pour faire la fête qu’il y aller. En même temps fêter quoi ? Une paix précaire et la mort de plusieurs centaines de personnes d’ont ceux qu’il appréciait ?! Kami faillit faire demi tour en pensent a cela. Mais d’un autre coté en tant que dragon il devait être présent. Même si ce n’était que pour faire genre : Nous sommes encore de ce monde oui.

Il lui avait fallut un petit moment de vol mais finalement il arrivait sur les lieux. Il survolait la zone pour voir comment ça ce dérouler et comme prévu l’endroit était étroit même pour un petit dragon…. Il n’avait donc pas le choix. Il ce posait aussi délicatement que possible sur la corniche d’un toit. Sous le poids les tuiles cédèrent mais il n’était pas passé au travers. Au moins il était à proximité même s’il devait éviter de trop ce mouvoir….

Du regard il parcourait les alentours tout en sondant. Le seul hydromel qui pourrait l’intéressé était un breuvage nain. Il espérait qu’il y’en aurai en grande quantité ! Pour le reste il évitait d’attirer l’attention car si jamais il laissé sa corruption ce manifesté, nul doute qu’il allait avoir des problèmes. Il y avait des centaines de personnes ici ! Mais il captait la présence de certaines connaissances tel que l’ancienne reine elfe, Laiaga, Akkan ou même marek. Marek ?! Il n’était pas mort celui là ! Kami eu un rictus mais de son perchoir il pouvait difficilement aller salué ses connaissances….




*Je me présente à vous. Accusé d’avoir voulu assurer l’ascendance des dragons. D’avoir tenté de nous épargner ce destin qui nous oblige à nous éteindre. A céder. L’humanité représente une menace pour notre monde. Refuser son éradication est une grave erreur. Nous éclairons les ténèbres, mais les hommes prennent notre triomphe à leur compte. Les dragons détiennent le manteau de responsabilité. Il leur appartient à eux seuls.
Jugez mes actes à votre guise, mais ne doutez pas de la réalité. L’espèce humaine est à l’œuvre et nous ne pourrons bientôt plus l’arrêter….*

Cela me coûtera peut être la vie... Mais je changerai ce monde pour les dragons !
[Lien vers l'apparence : http://www.furaffinity.net/full/20880680/ . Merci a Ellenwen pour la seconde image de la signature ! ]
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Manîthil
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Dim 25 Sep 2016 - 0:45


L'elfe avait chevauché plusieurs journées pour atteindre la ville, elle voulait voir si les murmures qui se propageaient étaient fondés.
Lorsqu'elle arriva enfin aux portes de la ville, elle descendit de son cheval gris, la cape recouvrant sa silhouette, elle espérait se fondre dans la masse, mais Valto lui rappela:

*Tant que tu seras avec moi, n'espère pas te fondre dans la masse*



L'elfe sourit, puis entra dans la ville, les rues étaient pleines de plusieurs races. L'elfe n'en revenait pas, elle écarquilla les yeux et regarda d'un air stupéfait les nains et les drows se mêler à la foule. Manîthil ne se sentait pas très bien malgré l'allégresse qui régnait et instinctivement sa paume tomba sur la garde de son épée.

*Du calme ! Il n'y a aucune raison de s'inquiéter ! La guerre est finie !*



*Oui.. Mais pour combien de temps ?*


Sa jument la suivie ainsi que Valto, et les trois amis s’arrêtèrent dans une auberge. Laissant sa jument dans l'écurie, elle s'installa dans sa chambre, elle fit une toilette sommaire, tandis que le loup sombre tentait de la convaincre de descendre.

*Hors de question que j'y aille sans armes !*


*Profite ! Aujourd'hui nous pouvons être nous même, sans honte aucune !*


L'elfe fit tourner son pendentif dans ses doigts fins, tandis que le loup s'était assis regardant Manîthil avec un regard boudeur.

*Bon ! Bon ! J'irai ! Tu es content ?*



Elle se leva et sortit d'un sac, une robe longue d'un bleu pâle, faisant ressortir sa longue chevelure d'argent. Elle enleva son armure, elle sentit son poids s'alléger considérablement, elle soupira de plaisir. Puis elle tressa habilement deux tresses qui se rejoignirent au milieu de son crâne, laissant le reste de sa crinière flotter dans son dos.
Elle tourna sur elle-même, vérifiant que tout tomber comme il fallait, elle toucha son pendentif, et eut une rapide pensée sur son fabriquant. Valto vint à son côté la regarda de haut en bas, tout émerveillé il lui dit:

*Tu es magnifique, amie des loups ! Tu devrais t'habiller comme cela plus souvent !*



L'elfe caressa la tête sombre de son ami, et lorsqu'elle se  regarda dans le miroir, elle se surprit elle-même:

*Cela faisait bien longtemps, que je ne m'étais pas vu comme cela !*



Spoiler:
 

Un larme d'un deuil passé perla, malgré elle, au coin de son œil, puis une musique au dehors la ramena au réel, d'un geste rapide elle  releva sa robe et glissa sa dague sur sa cuisse, dans une attache en cuir prévue à cet effet puis sortit, Valto à son côté.

Lorsqu'elle fut dans la rue, elle abandonna assez vite ses pensées néfastes et regarda chaque personne profiter d'un instant de paix. Elle revit de nombreux elfes, qu'elle avait croisé auparavant, ainsi qu'Ellenwen, un verre à la main.

Elle se crispa lorsqu'elle vit des premiers Hommes, une envie sauvage de se jeter sur eux la prit. Elle souffla et pensa:

*Bon, il faut se calmer ! C'est la paix ! Évitons de créer des problèmes là où il n'y en pas !*



Elle attrapa un verre d'hypocras et commença à boire, lorsqu'elle croisa un groupe de musique, elle fut comme entraînée par un rythme délicieux. Elle posa son verre et commença à danser, laissant des orbes turquoises s'échapper de son corps entier, elle entreprit de faire danser le monde entier avec elle. Valto s'assit devant son amie, la regardant s'évader comme elle ne l'avait jamais fait devant lui.


Nous écrivons en...:
 



Ceux qui nous craignent, nous offrent le plus grand des pouvoirs.
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TheAldaron
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Dim 25 Sep 2016 - 12:07


Aldaron sentait l'effervescence de la ville depuis plusieurs jours, il savait très bien qu'une fête s'organisait pour fêter la chute de l’Épée de Mastaï. Depuis les toits il observait la foule se diriger en direction de la soirée organisée à l'occasion.

*devrais-je y aller? Est ce une bonne idée de se mêler à la foule comme ça?*

Après avoir longuement réfléchis il décida d'y aller. Le jeune "homme" ne savait même plus quand est ce qu'il avait festoyé pour la dernière fois. Il retourna alors à sa planque afin de se changer et de mettre ses plus beaux habits. Il garda bien sur son instrument avec lui car après tout, qui disait fête disait également musique et Aldaron ne semblait jamais rater une occasion de divertir du monde malgré le fait qu'il se mêlait rarement à autant de monde.
Il se changea alors en vitesse et sorti par la rue afin de se mêler entièrement au peuple et non d'assister à la fête depuis ses habituels toits.

*Je me demande s'ils apprécieront ma musique.*

Se mouvant à travers la foule le jeune homme alla se placer à un croisement manquant de musique mais pas pour autant de monde. Il grimpa sur des caisses lui paraissant solides et lui permettant de surplomber la foule, ne serait-ce que d'un mètre. Il sorti alors de son dos un violon et un archer et se mis a jouer tout en virevoltant sur place de caisse en caisse. Des passants s’arrêtaient ou ralentissait afin de l'écouter jouer.

*Ils aiment ce que je fais, ce que je joue.*

Aldaron se mit a sourire tout en jouant. Il était heureux, tellement heureux qu'il se mit a fredonner une chanson, posant ses paroles sur la musique et égayant sa propre journée et apparemment celle des personnes dansant quelques mètres devant lui.
Il sentait le bonheur résonner à travers les rires, la danse et l'ivresse de la musique, un bonheur contagieux que toute la population semblait arborer en ce jour.

*Je pourrais faire ça toute la journée!*


Viens, suis moi, grimpons sur les toits de la ville et jouons de la musique, les jambes suspendues dans le vide!

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Ellenwen
Dirigeante de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Mar 27 Sep 2016 - 21:14


(Il n'y a pas d'ordre de réponse, faites vous plaisir Smile )

L'air sentait bon la viande et le vin, le pain sortant du four et les sucreries. Le nez au vent, Ellenwen se laissait porter d'étals en étals, goûtant quelques bouchées de ce qui se présentait sous ses yeux tout en gardant un verre à la main. Les saveurs lui emplissaient la bouche, faisait monter un immense sourire sur ses lèvres. Après six mois à manger des racines (mal cuites), des morceaux de viande séchée (durs comme un cuir), à boire de l'eau (croupie) et à se contenter de pain (rassis), elle savourait le luxe de tels plats. Elle touchait à tout, sachant par expérience que les temps de disette n'étaient jamais longs à revenir.

Lorsqu'elle fut rassasiée et que l'alcool commença à lui monter doucement à la tête, elle sa laissa alors porter par une musique qui s'élevait par dessus le bruit de la foule. Avec conviction, elle entreprit de fendre le flot des passants - un pas à droite, deux pas à gauche - pour s'approcher du musicien. S'arrêtant quelques instants pour contempler un mage qui amusait des enfants, elle bouscula par mégarde une jeune femme à l'air songeuse. Relevant la tête, elle croisa son regard et y lut une lassitude qu'elle connaissait bien. A la maigreur de ses traits, à la fatigue qui collait à sa peau et à ses vêtements, elle sut qu'elle venait de rencontrer une voyageuse qui, comme elle, venait se poser après un long périple. L'elfe sourit à l'inconnue et saisissant sa main, l'entraîna avec douceur vers le musicien.


- Venez... l'heure est trop belle pour une mine si grave...

Et c'est un heureux jour que celui où l'on peut voir un chat-garou lancer la danse, dit-elle avec surprise en découvrant les traits enfantin si caractéristique de cette race. Je me nomme Ellenwen.

Elle esquissa une révérence vers la jeune femme et vers le musicien, le saluant d'un signe de tête.




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Laïaga
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Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Mer 28 Sep 2016 - 19:40


-Alors? On joue avec le feu sans moi maintenant?

Je me retournai en entendant la grosse voix grave, facilement reconnaissable, de Marek, le dragonnier-armoir-à-glace et aussi l'ancien chef de la Cam Serarna. Un mince sourire se dessina sur mon visage quand je me retournai et le vis habillé de noir comme à son habitude de la tête aux pieds, le visage dissimulé sous sa cape.
Il y eut un court moment de flottement où je le regardais sans avoir quoi faire, et puis finalement j'enlaçai Marek, ou tout du moins j'essayai vu que mes bras ne faisaient pas tout à fait le tour de son torse.

-Putain ça fait du bien de te revoir, je lui dis quelques secondes plus tard, après l'avoir relâché.

J'esquissai un signe de tête vers la besace que je transportais avec les feux d'artifice que j'entendais encore disséminer ici et là :

-J'ai pensé à toi en les préparant figure-toi ! Il faut être magicien pour les préparer mais après n'importe qui peut les tirer, suffit de tirer sur la petite corde là et... enfin bon je te montrerai. Il me reste deux ou trois endroits où je vais en disposer avant qu'il fasse nuit, tu veux m'accompagner ? Tu en profiteras pour attraper une bière et me raconter ce que tu as fait tout ce temps. La...

Je me tus dans mon long monologue, mon entrain un peu douché tandis que je cherchais mes mots.

-La Cam existe plus... Je sais pas trop quelles infos tu as reçues, c'était un peu compliqué ces derniers temps, j'essayais de faire envoyer des messages au manoir mais je sais pas ce qui partait et encore moins ce qui arrivait et certainement pas si tu étais vraiment là-bas. Enfin... Je l'ai dissoute quoi. On devait être une douzaine, à la fin, quand j'ai dit à tout le monde de partir de son côté. Quasiment que des humains... Dans cinquante ou soixante ans, on sera les seuls à se souvenir de tout ça.

Je haussai les épaules et refis un sourire un peu grimaçant.

-Dingue non ? On est des reliques archéologiques toi et moi.



   
L'heure de la faux a sonné
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Oesgir
Membre de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Mer 28 Sep 2016 - 20:56


Oesgir arriva enfin aux portes d’Aberon. Voici plusieurs semaines qu’il était sur les routes. Il s’était retrouvé éloigné de ses compagnons lors de la fuite à la bataille du Nord. Il n’avait pas été capable de les suivre, il avait couru encore et encore, pour s’éloigner de ce diabolique théâtre, cette scène sanglante et répugnante à laquelle il avait pris part.

Cet épisode l’avait traumatisé, lui, le forgeron, auquel les Premiers Hommes avaient tout pris. Il avait pris part à cette bataille pensant qu’elle assouvirait son désir de vengeance et qu’elle l’aiderait dans son deuil. Il avait tué, comme si chaque vie qu’il prenait rendait la perte d’un de ses proches un peu plus facile à accepter. Cela n’avait fait qu’accroitre son mal-être.

Il avait erré durant des mois jusqu’au jour où il entendit parler de ce grand festival qu’Aberon organisait en l’honneur de la paix fraichement acquise. S’il y avait bien un endroit où il pourrait retrouver ceux avec qui il avait décidé de se battre, c’était bien ici. Voilà 8 mois qu’il n’avait pas eu de leur nouvelles, les ayants perdu à la suite de la bataille et n’ayant pas sût les retrouver.

Il entra dans la ville et fût subjugué par ce qu’il vit. Jamais il n’avait vu d’architecture aussi somptueuse.
Néanmoins la tristesse, le deuil et le manque d’espoir avait cisaillé sont moral. Il n’était pas venu en ville pour s’amuser. Il avait besoin de retrouver ceux qui lui avait donné un objectif...

Il traversa la ville, sans trop savoir où allez. La joie était omniprésente. Si bien que plus il avançait, plus son esprit semblait disposé à s’ouvrir au bonheur ambiant. Il se décida à prendre un verre d’hydromel et se laissa errer de rues en rues, avide des curiosités rassemblées dans cette ville.
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Marek
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Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Jeu 29 Sep 2016 - 14:07



Surpris. Oui, Marek fut surpris par l'accolade soudaine de l'ancien Meizon du Cam Serarna. Si surpris qu'il mit deux secondes à lui rendre, tentant de pas trop serrer, même s'il avait qu'il aurait du mal à briser Laïaga en deux. Si surpris qu'il ne répondit même pas.

Il suivit docilement le dragonnier en souriant. La Cam était dissoute, c'était un fait, il s'en doutait, même s'il continuait de recevoir des rapports. Ils passèrent près d'une table et le Gardien attrapa une chope.

"Relique, relique, parle pour toi... J'ai à peine trente ans et sûrement de beaux jours devant moi encore!"

Ils marchèrent encore un peu, et Marek raconta ce qu'il avait vécu ces dernières années. Comment il s'était reclus dans le Manoir avec femmes, enfants et amis. Comment il recevait parfois des lettres signées des espions du Cam et qui étaient peut-être finalement de Laïaga.

"Les enfants ont bien grandi. Les miens, celui de Hally, celui de Nicko et Jenna, et même celui de notre servante! J'ai vécu deux années idylliques, loin de tout. Il soupira et finit sa bière cul sec. Loin de la guerre et de la corruption. Mais loin des amis aussi. Je suis content de voir que tu as survécu à tout ça. Quand est-il des autres? J'ai un gamin chez moi qui croit que sa mère est morte... Et Ellenwen? Akkan et Kaminari? Je ne les ai pas revu depuis la bataille de la dernière fois... "

La fête battait son plein, mais une chape de plomb était tombée sur le cour du Gardien du Feu. Qu'allaient-ils devenir maintenant? A quoi servaient-ils?





Héhéhé:
 



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Freya Wolfkin
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Jeu 29 Sep 2016 - 15:52


Le regard de la vagabonde se perdait dans le vide, s’attardait sur des visages sans vraiment les voir et repassait à plusieurs reprises sur les enfants qui riaient et laissaient exploser leur émerveillement en même temps que les gerbes de lumière qui s’échappaient des mains du mage. Un discret sourire apparut et s’évanouit sur les lèvres de Freya. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas vu des âmes innocentes s’amuser et rire. Cela l’amenait quelques années en arrière, lors des fêtes qui avaient lieu dans son village natal. Des fantômes du passé lui revinrent en mémoire… La musique changea alors et les yeux de la jeune fille furent tirés de leur contemplation du passé pour se poser sur la source de la mélodie, à savoir un jeune homme qui jouait du violon. Appréciant l’air exécuté avec enthousiasme par le musicien, la voyageuse le détailla avec un intérêt qu’elle peinait quelque peu à dissimuler, oubliant presque la discrétion qu’elle observait généralement en toute circonstance. Quelque chose la troublait légèrement. Elle jeta le trognon de pomme qu’elle tenait dans sa main et détourna le regard.

Soudain, elle sentit une personne entrer en collision avec elle, annonçant la fin de ses méditations. En temps habituel, Freya aurait laissé échapper une exclamation ou un grognement de mauvaise humeur. Mais  bien que l’agitation de la foule soit un peu trop poussée à son goût, toute cette joie et ces rires allégeaient son cœur. Aussi ne tint elle pas rigueur à l’inconnue qui l’avait bousculée et se tourna vers elle, le visage paisible. En  un regard, elle reconnut les caractéristiques elfiques si spécifiques à cet ancien peuple : un visage aux traits fins semblant à la fois si jeune et un peu usé, des yeux qui avaient vu défiler les années et les épreuves, une beauté atypique et des oreilles effilées. Avisant la somptueuse robe verte et blanche qui donnait de la distinction et de l’élégance à sa propriétaire, la vagabonde se sentit gênée par sa propre apparence et tira nerveusement sur sa chemise. Durant son périple, elle n’avait jamais songé à de telles futilités mais elle aurait dû prendre le temps de s’acheter une tenue qui l’aurait rendue plus présentable pour cette occasion.
Elle sursauta au contact de la main de l’elfe qui l’entraîna avec douceur vers le musicien, au milieu de la foule qui se pressait devant lui pour l’applaudir, mais se laissa guider docilement pour une fois.

- Venez... l'heure est trop belle pour une mine si grave...

Un léger sourire détendit les traits de Freya.

-Et c'est un heureux jour que celui où l'on peut voir un chat-garou lancer la danse
, s’étonna l’elfe.

Le regard de Freya passa à nouveau sur le musicien et cette dernière se sentit stupide de ne pas s’en être aperçu plus tôt. Tous les détails qui l’intriguaient quelques minutes auparavant lui sautèrent désormais véritablement aux yeux : le jeune homme avait des traits d’enfants, les oreilles et les dents un peu plus pointues que les humains.

-Je me nomme Ellenwen.

Ce nom n’était pas tout à fait inconnu aux oreilles de la jeune fille mais ni complètement familier. Se demandant où elle l’avait entendu (et si elle l’avait vraiment entendu un jour), la voyageuse inclina légèrement la tête et se présenta à son tour.

Mon nom est Freya. Ravie de faire votre connaissance Ellenwen.


Avec un petit rire elle rebondit sur les paroles de son interlocutrice.

Vous avez raison. Cela fait bien longtemps que je n’ai pu assister à une telle démonstration de joie. Et si tous ces visages heureux me mettent du baume au cœur, je cherche encore un peu ma place ici.

Elle avait perdu l’habitude des fêtes et des danses. Adressant également un salut à l’encontre du chat garou devant lequel elle se trouvait désormais, la vagabonde reprit d’un ton doux.

Je me réjouis de voir autant de monde uni dans la célébration, sans crainte ni angoisse de se révéler au grand jour.

La musique jaillissait inlassablement du violon du musicien. Les gens dansaient, se tapaient dans le dos et buvaient à la paix. La fatigue du voyage semblait néanmoins s’estomper dans le corps de Freya et elle s’apaisa.

Certaines personnes semblent venir de loin. C’est compréhensible. La rumeur de la fête s’est étendue à tout l’Alagaësia et les dires n’étaient pas exagérés, tout est splendide. Les préparatifs ont dû être longs.

Sa langue se déliait plus facilement qu’elle n’aurait pu le croire. La sensation de chaleur de l’hydromel dans sa gorge aidait sans doute un peu. Heureusement qu’elle avait su s’arrêter avant de perdre le contrôle de ses pensées et de raconter des choses sans queue ni tête. Pour la première fois depuis des mois, Freya sentait que la méfiance qui ne l’avait pas quittée depuis son départ desserrait son emprise sur son être. Elle restait prudente certes, mais rien ne l’empêchait de s’ouvrir un peu plus aux autres. Son regard violet se posa à nouveau sur Ellenwen.

Mais la célébration de la paix mérite bien des festivités grandioses n’est-ce pas ?


Un fin sourire se dessina sur le visage de Freya qu’elle tourna vers la foule et le banquet.
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TheAldaron
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Jeu 29 Sep 2016 - 17:32


Au bout de plusieurs dizaines de minutes, le jeune chat décida de continuer son divertissement tout en se mêlant à la foule. D'un signe de tête et avec un grand sourire il fait signe à des passants de s'écarter de sous les caisses et tout en continuant à jouer et à chanter il descendit de son perchoir du bond le plus gracieux qu'il lui ai été donné de faire. Il inspecta tour à tour chaque couple de danseurs.

*Ils sont magnifique et chacun d'eux mérite d'être honoré par l'ivresse de la fête.*

Ses yeux s’arrêtèrent alors sur deux personnes, deux personnes qui dansaient. Il ne s'agissait pas d'un couple habituel comme ce qu'Aldaron avait l'habitude de voir. Il s'agissait d'une elfe d'une grâce sans nom dansant avec ce qui lui semblait être une vagabonde humaine. Les deux femmes se contrastaient rendant leur duo encore plus beau et plus admirable. Il se mit alors à s'avancer dans la foule, qui s'écartait autour de lui, et il les rejoignit en quelques bonds. Il les admiras tout en jouant mais plus aucun mot ne sortait de sa bouche.

*Elles sont magnifiques.*

Le son de sa musique descendait peu à peu et une fois arrêté totalement il se rendit compte qu'il ne jouait plus. Il reprit alors de plus belle tout en sautillant de joie et en chantant autour d'elles. Jamais de sa vie de chat il n'avait été si heureux. Sa danse folle continuant pendant de longue minutes afin de s'en retourner à son perchoir afin d'observer la foule.

*J'aimerai partager un repas avec elles, ce serait fabuleux de les connaitre.*

Il interrompit ses pensées et s'en retourner à sa mélodie entraînante, amenant encore plus de personne sur la place ou il se trouvait.


Viens, suis moi, grimpons sur les toits de la ville et jouons de la musique, les jambes suspendues dans le vide!

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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Jeu 29 Sep 2016 - 20:00


Je me complaisait dans ma tristesse quand je sentis un présence familière qui se dirigeait promptement vers ma zone, si promptement que je n'eus pas le temps de m'esquiver. Juste le temps de me tourner pour y apercevoir ce que je redoutais le plus ... Ma demi-doeur dans une débauche scandaleuse de discrétion et de silence...

Elle avait invité avec elle une vingtaine d'elfe qui chantait, dansait et jouait d'un instrument. Je maugréais en me tenant le crâne, comment pouvait-elle me désespéré à ce point-là. N'avait-elle aucune considération pour ma peine ?

Elle virevolta jusqu'à moi et me faisant un charmant sourire, elle s'adressa à moi :

- Tiens que fait donc la Bête ici ? Habillé comme un mendiant, tu vas me changer ça tout de suite !!

Oh ce qu'elle savait commander, c'était le fer de lance de mon père, une femme de la haute noblesse elfique, parfaitement à l'aise avec les fêtes, les mondanités et les palabres. Elle rejeta mon capuchon et me tira par l'oreille vers une place.

Les passants nous regardaient avec étonnement, dégoût et parfois avec jalousie, comment une superbe femme comme ma demi-soeur pouvait traîner avec une bête ... ? Les gens étaient prévisible et surtout ils ignoraient notre lien de parenté.

Elle me propulsa sur une estrade et la je tressaillais, comment osait-elle, je me retournais vers elle pour objecter que j'irais me changer ailleurs, mais ce n'était pas prévu. La fourbe, elle comptait en plus se faire de la publicité.

Les gens s'attroupèrent devant ce qui semblait une nouvelle attraction et mon malaise redoubla. Elle fit mine de ne rien voir. Elle glissa un mot par ici, puis par là et je me retrouvais dans un petit espace pour me changer. Le bruit des gens se faisait intense, il cherchait à savoir ce qui allait se passer. Elle se mit à chanter accompagner par des elfes à divers endroits de la place. un air enjoué facile à reprendre mais son chant était unique.

Elle tissait plus vite que son ombre et le fil se créait au fur et à mesure, incroyable pour un non-initié à la magie. Elle chantait avec force et émotion, nous ne nous étions pas revu depuis bientôt un an et j'avais craint le pire pour eux. Jusqu'à ce jour peu après les terribles événements qui amenèrent l'équilibrium au bord du gouffre. Une simple lettre pour dire que tout allait bien et qu'ils compatissaient, aucun indice d'où ils étaient.

Son chant m'emplissait de tristesse et de quelque chose que j'avais perdu, d'amour. Je n'étais plus sous le feu de la rampe maintenant que je restais dans la cabine, mais elle se faisait un plaisir chantant et présentant ce qu'elle cousait à la foule enchantée. J'entendais les gens de tout âge et de toute race, applaudire.

Pour ma part, elle ne me présentait rien du tout, elle ce contentait de venir parfois reprendre des mesures, je commençais a me sentir bête presqu'entièrement nu au milieu d'une place protéger par une toile épaisse sur une estrade. Sans la cabine je me serais évanouit, je sentais que je tenais difficilement je sentais trop la foule et j'étais pire qu'un enfant effrayé.

Puis la foule se tût, je sus que mon heure arrivait, elle me déposa des affaires sur un tabouret. J'enfilais chemise, tunique et pantalon. Je chaussais les nouvelles chaussures et je me regardais étonné de ce que je vis, j'étais plus qu'humain. Elle entra en coup de vent et me fit m'asseoir sur le tabouret, sorti des ciseaux et tailla les cheveux et la barbe en une fraction de seconde.

La foule s'impatientait lorsqu'elle me tira dehors, je n'eus pas le temps de m'effondrer qu'elle se jetais à mon cou s'écriant :

- Là !!!! Maintenant on se retrouve mon frère !

Elle me fit une bise retentissante sur chaque joue, alors que les gens applaudissaient pour certains tandis que d'autres était béat devant le changement. Coiffé, barbe et fourrure entretenu, dans une tunique chocolat aux galons dorés avec une chemise blanche aux bord noir. Au dos de la tunique le sigle magnifique de ma fonction au sein de l'Equilibrium, le sigle de l'infini en une tresse de lierre sur fond un arbre majestueux et l'épée de dirigeant.

Une ceinture ceignait et ajustait l'ensemble, tandis que le bas était simplement fait d'un pantalon bouffant dont chaque côté était fendu jusqu’à mi-cuisse et retenu par un système de laçage. Le bas quant à lui entrait dans les bottes simple mais efficace bottes marron sur pantalon noir.

Elle l'emmenait déjà vers les gens qu'il connaissait se rapprochant d'Ellen.


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Kaminari
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Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Ven 30 Sep 2016 - 13:37


Kami n’avait pas bougé pour l’instant. Toutefois la fête battait a son plein et il commençait à trouver le temps long sur son perchoir. Il ne pouvait pas discuter avec qui ce soit ni même profiter des boissons ou d’autres choses. L’idée de se positionner avec autant de monde ne lui plaisait pas trop non plus mais elle était mieux que resté en solitaire a un grand festival !

Au loin il cru voir l’ancienne reine elfe faire du remue ménage. Elle semblait bien plus joyeuse que lors dernière rencontre. Cette fois Ellen semblait jouer le boutentrain et entrainé du monde dans sa danse folle. C’était amusant à voir mais aussi agréable alors qu’elle entrainait une autre femme et toute une bande avec elle. Il y avait aussi un homme plutôt petit qui semblait plutôt doué en chant et music. Un beau spectacle en somme…. La dessus la femme elfe avait eut raison. il est bien plus agréable de vivre des moments de joies que de laissé la haine et la rage conduire les actions. Mal heureusement Kami en était a un point ou il avait saturé…. Mais avant de replonger dans les sombres pensées il avait décidé de participé comme il pouvait.

Il avait donc changé d’endroit pour finalement trouver de l’espace sur l’une des grandes places. Il fut obliger de ce mouvoir sur ses deux pattes arrières car sinon il écrasait bon nombre de personne. S’il c‘était arrêter ici ce n’était pas pour rien. Marek et Laiaga ne semblaient pas très éloigner mais surtout, c’était l’odeur de l’alcool nain qu’il avait reconnu, qui avait décidé le mâle sombre. Avec juste un regard il se servit directement à un fut complet. Le nain qui s‘en occupé le fixé de manière soutenue mais s’il voulait dire quelque chose il n’en fit rien. Kami n’abusé pas de sa force mais il ce voyait mal prendre une simple chope pour boire.

Donc sans rien demander il but plusieurs gorgées allant jusqu’à la moitié du tonneau. Le gout lui plut de suite et lui faisait un bien fou. Voilà quelque chose que la corruption n’avait pas changer chez lui aussi. Il prit quand même le temps de féliciter le nain pour cet alcool. Puis tout en restant en place de nouveau il fixait la zone avec intention. S’il voulait réellement s’adresse aux autres il allait devoir leur parler mentalement si ça continué…. Enfin le dragon sauvage allait prendre le risque de participé a l’événement en faisant tout de même attention. Si sa corruption ce manifesté il allait créer de sérieux ennuis….



*Je me présente à vous. Accusé d’avoir voulu assurer l’ascendance des dragons. D’avoir tenté de nous épargner ce destin qui nous oblige à nous éteindre. A céder. L’humanité représente une menace pour notre monde. Refuser son éradication est une grave erreur. Nous éclairons les ténèbres, mais les hommes prennent notre triomphe à leur compte. Les dragons détiennent le manteau de responsabilité. Il leur appartient à eux seuls.
Jugez mes actes à votre guise, mais ne doutez pas de la réalité. L’espèce humaine est à l’œuvre et nous ne pourrons bientôt plus l’arrêter….*

Cela me coûtera peut être la vie... Mais je changerai ce monde pour les dragons !
[Lien vers l'apparence : http://www.furaffinity.net/full/20880680/ . Merci a Ellenwen pour la seconde image de la signature ! ]


Dernière édition par Kaminari le Dim 2 Oct 2016 - 12:28, édité 1 fois
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Dragonnier

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Allana
Dragonnier
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Dim 2 Oct 2016 - 12:05


A la fête comme à la fête

Après un long voyage vers Aberon pour participé aux festivités. J'étais assez mal à l'aise, première fois de ma vie que je rejoignais une tel ville après tout. A force de vagabonder dans la ville, je suis arrivée à une place bondée de gens de toutes les races. Il y avait plein de musiciens mais un seul attirait mon regard. Un Chat-Garou. J'ai croisé mes bras, me mêlant à la foule et j'ai écouté sa musique effrénée avec une pinte de bière et un morceau de tarte en main.

ft. Obsiddian


"L'amour vient à nous sans prévenir comme une étreinte douloureuse. Pour Obsiddian, je supporterai mille étreintes."




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Manîthil
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Dim 2 Oct 2016 - 15:51


La musique du chat-garou était presque enivrante, pour la jeune elfe. Elle laissait son corps guidé par la musique, entraînant avec elle les personnes autour d'elle.
D'un coin de l’œil, Ellenwen faire de même et saluer le chat-garou ainsi qu'elle même. Elle répondit par un signe de tête et des yeux rieurs.
Valto vint se joindre mentalement à cette fête. Et pendant un moment, Manîthil et Valto oublièrent qui ils étaient, dansants riants, chantant.

La chasseuse éleva alors la voix doucement, comme une douce mélodie qui vint s'ajouter à la musique du chat-garou, elle regarda le musicien pendant que se jouait la douce mélopée. Elle mettait tout son cœur dans chaque parole, sentant chaque mot vibrer dans tout son corps.

Et lorsqu'elle eut fini, un froid s'abattit sur son dos, ses souvenirs revenant en force. Le souffle coupé, elle s'éloigna brusquement, et alla s'asseoir. Elle reprit son visage froid et distant, laissant Valto encore dans le bonheur, elle coupa le lien qui l'unissait à son ami, et but d'une traite son verre.
Elle s'éloigna un peu de la musique et alla se resservir un verre. L'elfe ne remarqua que tardivement que Valto était revenu près d'elle frôlant ses jambes, il dirigea ses grands yeux marrons dans les yeux turquoises de la chasseuse.
Elle étreignit son loup, reniflant l'odeur de son ami, plongeant ses larmes dans le pelage sombre de l'animal.
Puis lorsqu'elle se releva, elle remarqua que le chat-garou était en train de participer à une espèce de danse en trio, un jeune femme rousse et Ellenwen, elle regarda d'un œil amusé cette danse étrange, étreignant plusieurs peuples dans une seule mélodie.

Manîthil regarda sa bague et percuta que la blague était pleine d'énergie, elle décida donc de s'exercer à la magie. Elle s'approcha du chat-garou qui semblait ameuter la moitié de la foule sur la place, elle le salua respectueusement de deux doigts portés à ses lèvres ainsi que des paroles:

-Salut à toi, Chat-garou !

Puis lorsqu'elle se retourna, elle fit s'échapper de ses deux mains fines, de grandes ombres multicolores de grands dragons. Les grands dragons de magie, tournoyait au dessus des danseurs, d'autres formes vinrent s'ajouter aux Volants. Créant ainsi deux danses parallèles, une dans le ciel et une sur terre.


Nous écrivons en...:
 



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Shyvaldalanos
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Dim 2 Oct 2016 - 22:03


D’un mouvement de poignet, le rouquin fit disparaître la goutte de cidre qui était tranquillement en train de rouler le long de son menton avant que cette dernière ne finisse par tacher la tunique bleue qu’il avait eu le bon sens de sortir. La fête faisait pétiller ses yeux et le sourire qui avait fleuri sur son visage ne voulait plus partir devant tant de joie.


*Et dire qu’il n’y a même pas dix minutes je sortais de l’auberge en chantant un truc de Premier Homme… Avec un Premier Homme ! *


Il frétillait intérieurement, contaminé par la bonne humeur ambiante. Sortant un des nombreux sucres d’orge qu’il avait lui-même cuisiné au préalable, il le lança avec précision dans le corsage d’une jeune femme aux très jolis yeux et à la poitrine fort appréciable dont les deux mains étaient prises. Heureux de son tir, il en offrit un autre à un gamin qui passait avant de lui ébouriffer les cheveux et de disparaître dans la foule.
Pas question de voler qui que ce soit ce soir ! L’aubaine était belle, la tentation aussi, mais le jour était à la fête et il n’allait pas ruiner la soirée d’un badaud à qui il aurait subtilisé ses biens. Passant près d’un type à la carrure impressionnante, il glissa habilement un autre bâtonnet de sucre au creux de sa bourse. Non, il n’avait pas envie de voler qui que ce soit… Ce métier ne lui plaisait plus vraiment. Et il envisageait fortement de mettre ses doigts de fée au service d’arts bien plus conventionnels comme l’ébénisterie… La bijouterie… Ou la pâtisserie !
Un mouvement de foule attira soudainement son attention et il se faufila jusqu’à ce qui semblait être la scène de quelque chose d’incroyable. Et effectivement ça l’était ! Un gigantesque sourire s'épanouit sur son visage. Captivé par le spectacle magique que fournissait la magnifique elfe au son du violon du musicien, il s’installa dans un coin pour ne pas en perdre une miette, le nez fixé sur le ciel, absolument subjugué, oublieux de tout ce qui se passait autour.


J'écris en #009900

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Laïaga
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Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Sam 8 Oct 2016 - 1:02


"Deux années idylliques"... je fis un sourire amer en entendant ces mots, essayant de ne pas ressentir de jalousie pour mon ami. C'était plus facile à dire qu'à faire ; c'était tentant d'en vouloir à tous ceux qui n'avaient pas été avec moi tout ce temps. Facile et idiot. Il s'était épargné les joies de la guerre, de la fuite et de la famine, la belle affaire !
Je chassai la pensée de mon esprit de mon mieux en continuant de marcher dans les petites rues avec le pyromancien.

-Bon sang ton manoir devait ça devait être un sacré bordel ! Ils ont quel âge maintenant tes petits ? je lui répondis avec un petit sourire en coin. Pour Hally...

Je haussai les épaules, de nouveau mal à l'aise. Hally. Je n'avais plus de nouvelles depuis des mois, comme c'était le cas pour des dizaines d'ancien agents de la Cam, mais parmi ceux-là elle était celle dont j'avais été le plus proche.

-Ellenwen va bien, je le saurais si elle était morte, j'en suis sûr.

Quasiment sûr.

-Kaminari, je l'ai vu il y a quelques semaines à peine et Akkan, lui, je n'en ai pas la moindre idée.

J'avais évité la question de Hally. Je m'arrêtai finalement à une placette peu fréquentée de la ville - aucun endroit n'était vraiment désert pendant la fête - et me retournai vers Marek tout en déballant les quelques fusées de feu d'artifice qu'il me restait. Je haussai un sourcil en trouvant, au milieu des fusées, un sucre d'orge que j'étais certain de n'avoir jamais mis ici. Finalement, j'essuyai brièvement la confiserie sur le tissu de mes habits et l'enfournai dans ma bouche.

-La mort d'Hally, c'était un subterfuge, je lâchai finalement en machônant nerveusement mon sucre d'orge. Je ne l'ai jamais dit à personne avant aujourd'hui. Je ne sais même pas si elle t'a mis dans la confidence. C'était rien qu'une supercherie pour l'infiltrer au sein de la machine politique des Premiers Hommes et lui donner l'opportunité d'assassiner l'Épée de Mastaï. Sauf que je n'ai aucune idée de ce qu'elle est devenue... Subitement, quand le gouvernement de Dras est tombé, elle s'est retrouvée dans le mauvais camp... Là en ce moment les deux camps la considèrent comme morte et je sais pas comment essayer de la retrouver.

Je reliai entre elles les mèches de plusieurs fusées tout en parlant. Le soleil descendait à l'horizon, donnant à la lumière qui baignait la ville une qualité différente, plus consistante et douce. Bientôt cependant il ferait nuit et il serait l'heure pour mon petit spectacle. L'idée, et le sucre parfumé à l'anis de la confiserie, me réchauffait un petit peu.



   
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Ellenwen
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Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Sam 8 Oct 2016 - 21:47


Freya. Le nom était joli et le sourire qui venait d'éclairer le visage de la jeune fille récompensait la spontanéité, rare, dont avait fait preuve Ellenwen. L'elfe lui sourit en retour et lui adressa un léger clin d'oeil en remarquant la soudaine gêne de celle-ci et son geste nerveux en tirant sur sa chemise.

- Je vous rassure, je ne ressemble pas tous les jours à ça. Il y a peu... disons que je ne ressemblais pas à grand chose en dehors d'un sac de tissu, de boue et de sueur saupoudré de poussière. Et mouillé. Le mélange n'était pas des plus convenables.

Elle rit doucement et chipa un nouveau verre d'hydromel à un homme de passage, posant un doigt sur ses lèvres pour faire signe à sa nouvelle compagne de ne pas la trahir.

- Vous devez venir de loin vous-même ? Vous avez les yeux las d'une grande voyageuse qu'une soudaine foule effraie.

Son ton était doux et compatissant. N'étant la joie vive qu'elle ressentait, après des mois d'errance et de peur, elle aurait été elle-même été perdue. Posant une main sur celle de la jeune femme, elle se pencha vers elle et lui murmura d'un air complice.

- Mon conseil ? Fermez les yeux et laissez-vous porter par la foule. C'est une sorte de danse en soi, un tourbillon qui ne s'arrête pas comme si tout le monde ici ne formait qu'un seul et même grand corps.

Alors, elle mit son conseil en application et, les yeux fermés, entama un mouvement de danse, rapide. La main toujours sur celle de Freya, elle l'entraîna dans une ronde au rythme de la mélodie du chat-garou. Bientôt, son chant se mêla à la danse, remerciant celui dont la musique embellissait la soirée et soutenait sa voix. Puis, au milieu d'un tourbillon, elle s'arrêta net et éclata de rire. Comme si elle laissait soudainement tomber des mois d'un fardeau incommensurable, elle rit jusqu'à ce que les larmes lui viennent aux yeux et qu'elle doive s'appuyer, à bout de souffle, à l'estrade du musicien.

- Merci, souffla-t-elle au chat-garou. Je suis vraiment honorée de votre présence.

Elle ferma à nouveau les yeux, inspira profondément. Quand elle les rouvrit, des dragons multicolores dansaient devant ses yeux. Ouvrant la bouche comme une enfant, elle les regarda s'élever dans les airs et former une ronde. Avec respect, elle redescendit les yeux et découvrit Manîthil qui lui faisait face. Gravement, l'elfe salua sa congénère, portant deux doigts à ses lèvres et soufflant les mots rituels d'ancien langage.

- Enchantée de vous revoir et honorée de ce don. Votre magie est éblouissante.

Elle se retourna vers Freya.

- Nous avons beaucoup de chance ce soir de voir réuni tant de talents et de joie. La paix est une bonne chose mais cette réunion est une chance incommensurable.




Devant l'indifférence générale, demain est annulé
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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Dim 9 Oct 2016 - 18:58


Aglaë suivait son instinct courant à travers la foule esquivant les gens avec agilité elel se dirigeait vers une présence que je n'avais pas vu de puis des années, pour ma part je la ralentissais car je percutais à peu près tout le monde, je m'excusais autant que possible, mais l'apparence de ma soeur tirant son "grand" frère faisait sourire la plupart des gens bousculés.

Puis à quelques mètres, elle lâcha ma main s'écriant :

- Ellen !! S'écria-t'elle avant de se jeter au cou de l'elfe.

Elle l'étreignit avec un plaisir non feint. Elle ne l'avait pas revue depuis au moins une bonne année et avec tous les événements, elle s'était inquiété. Elle s'était beaucoup attaché à l'ancienne reine des elfes, plus "humaine" que beaucoup d'elfe, elle avait permis à son peuple de se familiariser aux coutumes humaines et de s'intégrer plus facilement. Pour elle, elle avait été une amie et surtout elle avait voyager à travers les récits d'Ellen. Depuis l'invasion, elle avait été forcé de voyager. Poursuivit, puis vivant dissimulé elle et son père avait suivit les nouvelles, mais ils ne voulaient surtout pas se faire prendre et avait dissimulé leur présence jusqu'à éviter d'envoyer des messages.

Pour moi par contre, j'étais hérissé, la foule me faisait le même effet que les femmes, j'étais pour ainsi dire tendu et mal à l'aise, mais impossible de m'en aller maintenant que je me retrouvais face à Ellen et je remarquais que comme à son habitude elle avait su recréer des liens. Je m'avançais donc et me présentais :

- Bonsoir Mesdames, dit-il en s'inclinant, comment allez-vous ? Et toi Ellen ? Tu as l'air merveilleuse, comme à ton habitude.

Aglaë regardait déjà avec une moue les habits de la reine, elle cherchait une occasion pour l'habiller, mais elle ne pouvait guère le faire sans mettre en doute ses choix d'habits. Je démarrais les présentations avant que ma soeur ne me regarde de travers.

- Je me nomme Akkan, je suis un ancien ami d'Ellen. Et celle qui virevolte n'est autre que ma soeur, Aglaë.


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Kaminari
Membre du Cam Serarna
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Dim 9 Oct 2016 - 20:55


Kami terminait de boire son « verre ». Cela faisait un bien fou de voire autre chose que de l’eau. Bien sur même un dragon subissait les effets de l’alcool mais un écart de temps en temps ne faisait pas mal et c’était le bon moment pour l’entorse. Sans hésiter il avait donc bue le breuvage. Toutefois il n’avait pas fait attention a tout ce qu’il passait en ville si bien qu’il avait perdu de vue Laiaga et Marek. Tant pis il irait les voir plus tard surtout qu’il devait parler a Marek a tout pris. Laiaga il avait eu l’occasion de le croisé quelques temps avant donc c’était moins urgent même si discuté avec des connaissances est toujours plus agréable qu’être seul.

Son regard était plutôt attirer vers un drôle de spectacle. Plus loin il y avait toujours les danseurs mais en plus de cela il y avait de la magie. Les gestes et la grâce des mouvements  étaient envoutant à eux seuls mais la magie produites donnaient une tournure encore plus attrayante et séduisante. Un beau spectacle de son et de lumière. A croire réellement que l’histoire de la guerre et des chasseurs de mages étaient oubliés car il n’y avait aucune retenue. Ceux étant capable de magie y avait recourt sans gène. Les autres virevoltés comme si tout n’était que pur bonheur.

Kami n’arrivait pas à y croire ou plutôt il refusait de le croire. Le tableau était trop beau pour être réel et pourtant…. C’était le dragon lui-même qui était trop sombre ainsi que ses pensées. Il était la pour ce changer les idées. Pas pour se morfondre et laissé sa haine prendre la dessus. Sans aucune hésitation il avait posé le tonneau pour se mouvoir en direction du centre de la place. Il devait y aller doucement et resté sur ses deux pattes mais il y allait de manière assuré malgré l’alcool.

Lui aussi allait participer ! Il risquait d’y avoir quelques soucis vue ce qu’il comptait faire mais qu’importe. Les dragons sont un peuple fier et libre. Il n’avait besoin de la permission de personne ! Son déplacement n’était pas discret et certains s’arrêtèrent pour le regardé intensément. Il sentait les regards intrigués de certains mais aussi méfiant et apeuraient des autres. Qu’importe….

Il c’était rapprocher du groupe de femme et de danseur animé par le semi homme, qui finalement ce révéla être un chat garou, avant de s’arrêter. Dans un geste simple il écartait les ailes et les bras en levant la gueule vers le ciel pour libérer un flot de foudre. Le feu étant réduit à néant chez lui a présent il devait faire avec ce nouvel élément. Mais bien qu’encore un peu maladroit avec ce souffle il arrivait a le maitrisé a force. Aussi sans y mettre une grande puissance il laissait l’électricité partir dans différentes directions. Parfois sous contrôle, parfois fuyante il voulait faire usage de « sa magie » comme tout être vivant possédant cette capacité. Le but ? Rien de très compliqué a deviné. Créer lui-même une sorte de mini orage localisé avec le son et les lumières pour l’ambiance.

Il avait conscience que son geste risquait de ne pas être très apprécié. Déjà qu’un dragon qui crache du feu n’était pas souvent le bienvenue dans une fête. Alors un dragon crachant un autre élément…. Cela avait duré quelques secondes avant qu’il ne cesse. Sa gueule était endolorie par l’alcool et cette manipulation mais il ne regrettait rien…..  


-Tu m’as l’air plus en forme Manithil et surtout dans une magnifique tenue plus adéquate…. Toi aussi Valto….

Kami c’était adresser directement a la femme elfe et au loup sauvage situé un peu plus loin tout en redressant la tête. Mais il n’y avait pas qu’eux….

-Vous aussi Ellenwen vous semblez bien portante…. Akkan cela faisait très longtemps dite moi…. Salutations a vous tous….

Kami avait carrément lancé une salutation général y compris a ceux qu’il ne connaissait pas réellement comme le chat garou, l’humaine et les autres. Il ne s’attendait pas revoir autant de monde mais il se souvenait de certaines paroles de l’ancienne reine des elfes. Cette fête était la seule et unique occasion pour que Kami arrive à revenir sur son désir de vengeance alors il devait faire au mieux. A présent le dragon ne bougeait plus trop. La musique était agréable et entrainante mais il n’avait pas la mobilité nécessaire pour « dansé » ainsi et déjà qu’il prenait de la place. Si en plus il commençait à bouger de partout….



*Je me présente à vous. Accusé d’avoir voulu assurer l’ascendance des dragons. D’avoir tenté de nous épargner ce destin qui nous oblige à nous éteindre. A céder. L’humanité représente une menace pour notre monde. Refuser son éradication est une grave erreur. Nous éclairons les ténèbres, mais les hommes prennent notre triomphe à leur compte. Les dragons détiennent le manteau de responsabilité. Il leur appartient à eux seuls.
Jugez mes actes à votre guise, mais ne doutez pas de la réalité. L’espèce humaine est à l’œuvre et nous ne pourrons bientôt plus l’arrêter….*

Cela me coûtera peut être la vie... Mais je changerai ce monde pour les dragons !
[Lien vers l'apparence : http://www.furaffinity.net/full/20880680/ . Merci a Ellenwen pour la seconde image de la signature ! ]
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Freya Wolfkin
Message Sujet: Re: Quand la liberté se fête | Lun 10 Oct 2016 - 12:10


La musique ne cessait de jaillir du violon du Chat-Garou, tantôt lointaine, tantôt proche, toujours entraînante et joyeuse. La voix du musicien se mêla au son de l’instrument tandis qu’il tournait autour d’Ellenwen et de Freya. Cette dernière lui offrit un sourire non feint et apprécia la mélodie qu’il leur dédiait. La voyageuse reporta son attention sur l’elfe qui se tenait à ses côtés. Elle s’était montrée aimable et compréhensive vis-à-vis de la tenue que la jeune femme portait, faisant fi des apparences, et cette gentillesse toucha la vagabonde. Elle fut par la suite étonnée d’entendre Ellenwen lui affirmer qu’elle avait le regard d’une itinérante qui n’aurait plus eu l’habitude des populations. Soit cette elfe était très observatrice, soit le comportement limite phobique de Freya se décelait assez facilement. Peut-être un peu des deux. Après tout, Ellewen avait également laissé entendre qu’elle avait elle-même effectué un long périple. Si quelqu’un pouvait la comprendre en ce moment même, c’était elle. Aussi la guérisseuse lui répondit sur le ton de la conversation :

J’ai effectivement achevé un grand voyage qui m’a mené à travers tout le pays. Ma dernière étape en date était Petrovya.

Soudain, elle sentit Ellenwen lui prendre la main en lui révélant un tour très simple pour apaiser son angoisse. Tant de compassion envers sa personne désarmait Freya. Elle se laissa guider à travers la foule et ferma un bref instant les yeux, suivant les conseils d’Ellenwen. Son malaise se dissipa doucement et la jeune femme s’abandonna peu à peu à la danse, sentant la musique s’infiltrer dans son corps. Depuis combien de temps n’avait-elle pas dansé ? Ne s’était-elle pas sentit si joyeuse ? Ses yeux d’améthyste se rouvrirent lorsque la voix d’Ellenwen, pure et claire, s’éleva dans les airs, accompagnant les airs du violon. Puis cette dernière s’arrêta brusquement et se mit à rire sans pouvoir s’arrêter, comme si un poids la quittait pour la première fois depuis de longs mois, ne laissant en elle qu’un bonheur abyssal.  Freya sourit devant ce spectacle éloquent et se laissa même aller à rire elle aussi. Se tournant vers le Chat-Garou après qu’Ellenwen l’eut remercié, la vagabonde le complimenta.

Votre musique est un enchantement comme je n’en ai plus entendu depuis des années.


Soudain deux dragons de toutes les couleurs firent leur apparition au-dessus d’elle et entamèrent un ravissant ballet aérien. Comprenant qu’il s’agissait là de l’œuvre d’un magicien, Freya ouvrit de grands yeux en se demandant quelle quantité de magie était nécessaire pour créer de telles merveilles. La jeune femme découvrit très vite que le magicien était en fait une magicienne en voyant Ellenwen saluer une de ses comparses. Une magnifique elfe aux cheveux argentés à laquelle Freya lança un regard admiratif et un salut respectueux.

- Nous avons beaucoup de chance ce soir de voir réuni tant de talents et de joie. La paix est une bonne chose mais cette réunion est une chance incommensurable.


La voyageuse acquiesça et ouvrit la bouche mais avant qu’un son ait pu atteindre la barrière de ses lèvres, une tornade la dépassa et s’accrocha au cou d’Ellenwen. Elle fut suivie de près par l’apparition d’un elfe si grand, si différent avec ses yeux félins et sa fourrure, que Freya se tint coite devant les nouveaux venus tout en ayant la délicatesse de ne pas les dévisager avec insistance. Si l’une semblait comme un poisson dans l’eau, l’autre n’était de toute évidence pas à son aise, sentiment que Freya comprenait bien. Le colosse se présenta et introduisit par la même occasion l’elfe qui se révéla être sa sœur. La guérisseuse leur sourit et les salua à leur tour.

Honorée de rencontrer des amis d’Ellenwen. Je m’appelle Freya.

Après s’être présentée, la jeune femme resta un peu en retrait. Elle n’avait pas sa place dans ce genre de retrouvailles. Elle ne connaissait personne ici mais ne pouvait légitimement pas s’imposer. Ellenwen devait être ravie de retrouver d’anciens compagnons, elle qui jusque-là avait l’air si solitaire. La musique du Chat-Garou semblait décidément avoir un pouvoir d’attraction non négligeable tandis que le jour déclinait doucement. Freya regarda autour d’elle distraitement, émerveillée devant la diversité des visages qui s’offraient à elle. Soudain son regard violet fut attiré par un mouvement de foule semblant s’écarter pour laisser passer quelque chose. Quelque chose qui n’était autre qu’un immense dragon couleur de nuit que Freya regarda ébahie. Elle avait vu quelques dragons dans sa vie (elle repensa un instant à Gallia, la dragonne azur tout en se demandant ce qu’elle était devenue), mais aucun d’eux n’avait égalé la taille de celui-ci. Bizarrement, alors que la fête battait son plein, elle ne se sentit pas rassurée. Les sentiments qu’elle avait difficilement réprimés lors de cette soirée revinrent à grands pas. Le dragon sombre s’arrêta non loin d’eux et fit jaillir vers le ciel une gerbe d’étincelles qui se muèrent en éclair, puis en petit orage. Le temps sembla se suspendre un instant tandis que la méfiance tordait les entrailles de Freya. Un dragon crachant autre chose que du feu… Et dire qu’elle pensait que plus rien ne pourrait la surprendre…

Le dragon s’adressa à la magicienne la nommant Manîthil, puis à Ellenwen et Akkan. La vagabonde leva de grands yeux surpris vers l’elfe qui avait été sa cavalière il y avait de cela quelques minutes. Elle semblait être connue d’un grand nombre de personnes (pouvait-on inclure un dragon dans la dénomination de « personnes » ?), et non des moindres. Elle regretta de ne pouvoir se rappeler ce que son nom évoquait en elle. Le dragon salua toutes les personnes présentes et Freya lui adressa un salut respectueux, interdite.

*Eh ben dis donc… Si je m’étais attendue à un tel spectacle.*

Freya voulut parler, se donner une contenance mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge. Elle se saisit alors d’un verre d’hydromel et le vida de moitié, sentant qu’elle aurait besoin d’un peu de soutient pour affronter les surprises que lui imposait la fête.
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Quand la liberté se fête

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