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Sous le soleil brûlant ...

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Pierrot
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Message Sujet: Sous le soleil brûlant ... | Lun 17 Oct 2016 - 23:20


~¤~¤~¤~



C’était il y a longtemps, si longtemps. Tu étais belle, tellement belle. Plus que tout, plus que l’imagination ne peut l’envisager. C’était avant la guerre. Avant que les races ne se déchirent. Nous étions heureux, rien ne pouvait nous arriver. Du moins, nous le pensions.






- Je t’aime.
- Moi aussi. Depuis que tu es partie, je n’ai jamais cessé de t’aimer.
- Je ne suis jamais vraiment partie, j’ai continué à vivre en toi.
- Ma vie n’a été qu’un désert de solitude depuis que vous êtes partie Keltza et toi. Cela fait des siècles que je ne vis plus, que je survis dans le deuil et la souffrance.
- Mais tu dois vire mon amour, pour nous, pour notre souvenir. Tu dois voir le monde, tu dois conter ton histoire par-delà les routes, tu dois enseigner aux gens comme la guerre est mauvaise. Tu dois enseigner ta douleur, ô mon amour !
- Je ne peux pas, je ne pourrais pas. J’ai trop vécu sans toi. Ô mon aimée, ô mon Ildinéa je suis bien chanceux déjà d’avoir autant pu continuer sans toi.
- Tu dois essayer, la guerre a tué tellement de personnes, a détruit tant de familles, tant d’amour ! Maintenant, tu dois retourner sur la terre. Adieu ô mon Aiedail, mon Pierrot. Je t’ai aimé de toutes mes forces et je continue dans l’au-delà.
- Adieu ma douce Ildinéa, amour de ma vie. Nous nous reverrons bien tôt sur la terre des âmes, et notre amour sera éternel.






Le chaos. Un silence infini. Un soleil de plomb me brûle la peau. Une légère et lointaine brise semble ramener le sable grain par grain et m’en recouvre avec délicatesse. Ils se posent un par un sur mon corps. Cela pourrait prendre des années. Je ne suis pas encore tout à fait revenu. Les échos de la voix de mon amour résonnent encore dans ma tête, comme si elle s’éloignait dans le désert. Je cligne des yeux et peu à peu, je remonte mes paupières brûlantes. Je suis ébloui par l’intense lumière du désert. J’ai soif, tellement soif. Ma gorge est sèche. Je ne peux plus déglutir. J’entrouvre les yeux. Tout est d’u jaune éclatant autour de moi. Du sable, à perte de vue. Mes yeux se referment. Le chaos, de nouveau. Quand je rouvre mes yeux, la voute céleste est magnifique. Des étoiles par milliards sous une pleine lune qui brille de mille lumières. Je me rendors. Je veux me réveiller mais je ne peux pas.

Le jour s’est relevé et malgré la chaleur qui est à son comble, un frisson m’envahi. J’ai froid. Je me sens partir. J’étends au loin des bruits. Le temps passe et il se rapproche. Des pas lourds dans le sable, des hommes qui parlent. Dans un ultime effort ultime je tourne ma tête en direction des bruits et j’ouvre les yeux. Une caravane de marchands sur des chameaux se rapproche. Je suis à présent à leurs pieds. Tout est flou. Je sens que je m’élève, je sens de l’eau qui coule sur mon visage et dans ma bouche. Je me rendors.

Lorsque je m’éveille, je sens mes forces revenir. Une toile blanche est tendue au-dessus de moi. J’entends des marchands discuter de routes à prendre, de butin de chasse et de prix de marchandises. Je suis allongé sur un tapis dans une tente, deux grandes jarres d’eaux reposent à côté de moi. Je saisi l’une d’elle et boit de tout mon saoul. Mes forces me reviennent. Un grand sabre rouillé repose sur une caisse dans la tente. Je l’attrape et m’appuie dessus pour tenter de me relever. Debout, vacillant, j’écarte le pan de la tente. Des hommes sont devant, mangeant de la viande séchée. Ils se tournent vers moi dès que je sors.

- Eh bien, un revenant ! On vous a cru perdu ! Ce n’est pas très prudent de faire la sieste au beau milieu du désert mon brave !


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Pierrot
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Message Sujet: Re: Sous le soleil brûlant ... | Dim 27 Nov 2016 - 4:23


Il faisait toujours aussi chaud. Cinq bédouins était là. Ils mangeaient, couverts de la tête aux pieds de longs vêtements pour se protéger du soleil. Trois toiles tendues sur des piquets offrants des tentes de fortunes composaient le campement provisoire. L’un d’eux me tendis à manger.

- Je vous remercie. Vous m’avez trouvé alors que j’étais sur le point de mourir ! Sans votre passage, il ne resterait plus grand-chose de moi, je serais mort grillé !

- Effectivement, il y a des façons plus douces de mourir. Je suis Jawah, le chef de cette caravane. Les quatre qui m’accompagnent sont – je ne me rappelle plus de leurs noms, désolé cher lecteur.

Après quelques heures de repos pour les hommes et les chameaux, le camp fut replié et le cortège repartit. Durant plusieurs semaines, la caravane parcourut le désert, d’oasis en oasis, ne croisant personne. Je profite du voyage pour interroger mes compagnons. Cela fait si longtemps, et mon voyage semble si flou, si lointain. Et je ne parviens pas à me souvenir. La situation du continent semble avoir beaucoup bougé. Le chaos s’est installé, les Premiers Hommes sont revenus, chacun survit. Ils n’entrent pas dans le détail, ils s’aventurent rarement au-delà des portes du désert.

Alors que nous discutions, et que nous nous rapprochions du Sud-Ouest du désert, non loin des frontières du Surda, la végétation se densifiait. Cinq hommes sortirent d’un bosquet. Des bandits. Ils levaient les armes. Ils avaient l’air forts, plus forts que mes compagnons de voyages en tout cas. J’attrapai un sabre courbé qui pendait à un chameau.

- Votre marchandise est à présent nôtre ! Celui qui semblait être le chef, bien qu’ayant une allure de vagabond avec sa vieille veste en cuir rappé et sa barbe hirsute, présentait bien. Très musclé, une allure fière, une voix familière. Il me vit m’armer

- Je vous le déconseille vieillard, nous sommes plus nombreux et en pleine santé !

Je ne lui laissai pas le temps de rebondir, je fondis sur ces comparses. Ils étaient moins vaillants que lui, et je les avais désarmés assez vite, avant de sentir un choc lourd s’abattre sur ma nuque. Je m’effondrai, sonné. L’homme leva son épée pour me l’enfoncer dans le corps, et marqua un temps d’arrêt. Il enfonça son épée dans le sol à côté de ma tête, et s’approcha de mon visage, un genou à terre.

- Non, ce n’est pas possible ! S …. S ….. Si …. Si …. SIR ? Est-ce bien vous ?

L’Homme se releva et m’aida à me remettre sur mes vieilles jambes. Je l’observais à mon tour. Cette voix familière, ces traits sous une barbe fournie. Palomius, l’homme qui fut le chef des armées du Surda sous mon règne. Le poids de l’errance, des années, des batailles pesait sur lui.

- Palomius ! À quoi en êtes-vous réduit mon brave ! Relevez-vous enfin !

- Après votre disparition Sir, plus rien n’a été comme avant. Les royaumes se sont effondrés, nous nous sommes tous retrouvés sans toit, beaucoup sont morts en se battants. Après m’être battu pour le pays, et voyant la défaite imminente, j’ai choisi la désertion. Ma famille est morte dans l’incendie de ma maison. Depuis je vis en détroussant les marchands.

- Ce n’est plus la peine de m’appeler Sir, il n’y a plus de royaume. Je suis triste pour vous, vraiment. La vie n’a été facile pour personne après la chute des royaumes et l’arrivée des Premiers Hommes, visiblement. Mes compagnons marchants m’ont dit qu’Aberon était la place de la résistance du continent. Je voudrais m’y rendre, j’ai besoin de me poser dans un endroit sûr.

- Je vous accompagnerais Si… Monsieur ! Nous formerons votre escorte, bien que visiblement vous aillez de bons restes !

Je devais à présent remercier les berbères qui m’avaient sauvé.

- Jawah, je ne pourrais jamais assez vous remercier. Je vous jure que je saurai vous retrouver, et vous récompenser à la hauteur de la dette que j’ai envers vous !
La caravane fit demi-tour et l’homme lança simplement « J’y compte bien mon bon seigneur »


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Pierrot
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Message Sujet: Re: Sous le soleil brûlant ... | Ven 9 Déc 2016 - 19:04


Nous arrivâmes aux porte de la ville. Aberon, la grande cité des sciences, celles qui avait abrité le monde libre pendant les périodes tourmentées. Palomius s'arrêta avant le pont, l'air inquiet. Une douce brise venait soulever la poussière de nos vêtements. Les gardes de la porte dévisageait notre groupe, composé d'un vieux voyageur et d'une troupe de brigands.

- Sir, euh ... Monsieur, je vais vous laisser là. Etant données mes nouvelles activités, je ne suis plus tellement le bienvenu en ville.
- Je comprends ça Palomius. Si j'en ai encore le pouvoir ou les ressources, j'essayerai de changer ça. Vous ne méritez pas une telle condition.
- Merci Monsieur, peut-être nous reverrons-nous dans quelque avenir.
- J'y compte bien mon ami !

Les brigands s'en retournèrent et j'avançai vers les portes. Le pont en bois craquait sous mes pas, lourds et fatigués. J'avais besoin de manger, de me laver et de dormir. J'avais rabattu ma capuche. Un roi, on le reconnait.

- Halte, qui va là ? fit l'un des deux gardes.
- Je suis un voyageur, je cherche une auberge.
- Que faisiez-vous accompagné de ces brigands ?
- Ce sont de vieilles connaissances, qui m'ont accompagné
- Je ne sais pas si je peux faire entrer un voyageur qui a des brigands parmi ses connaissances.
- Et vous, n'en connaissez vous pas ?
- Non monsieur, je ne fréquente que d'honnêtes gens !

Ce garde faisait parti de la dernière vague de recrue avant que je ne disparaisse. Iles avaient été formé par le capitaine de la garde le plus zélé qu'elle n'ait compté.

- Ecoutez jeune homme. L'homme avec qui je m'entretenais, le chef des bandits, vous le connaissez bien, du moins vous l'eûtes connu. C'est le Général Palomius, qui fut chef suprême des armées du Roi en son temps.

Le garde marqua une hésitation.

- Pourquoi devrais-je vous croire ?
- Parce que, mon brave, ma tête figure encore sur une partie de vos pièces de monnaies ! Je fus obligé de relever ma capuche et de découvrir mon visage. Je ne serais jamais entré dans la ville si je ne m'étais pas présenté au garde. Découvrant qui j'étais, il s'agenouilla.
- Sir ! Je m'excuse de la méprise, je ne vous avait pas reconnu.
- Relevez-vous, soldat. Je ne suis plus votre roi. Me laisser entrer sera le meilleur honneur que vous puissiez me faire !
- Bien sûr monsieur. Restez tant que vous voudrez !

J'avançais dans la ville, tumultueuse et animée. Les rues étaient pleines de marchands, d’échoppes, d'artistes, de crieurs. La belle Aberon était telle que je l'avais connu. Je me dirigeais vers une auberge. La lourde porte de bois massif s'ouvrit sous la poussée de mes bras.


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Pierrot
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Message Sujet: Re: Sous le soleil brûlant ... | Dim 11 Déc 2016 - 2:05


La suite ICI


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