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[Mission] L'avant-poste du bout du monde

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Sélène
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Sam 22 Avr 2017 - 18:26


Spoiler:
 

- « Mais c'est qu'elle mordrait presque, la princesse ! »

Avec un sourire aux lèvres et un regard amusé, elle vint poser sa tête sur mes genoux. Comme ça. Je crois qu'elle m'aime bien. Moi aussi ! Qui sait, si on revient de cette expédition en un seul morceau, je lui montrerai que je ne sais pas faire que mordre. Hihi… En toute amitié, bien sûr ! J'ai tellement envie de lui caresser les cheveux… Non, elle pourrait me mordre si je le faisais maintenant, et pour de vrai.

L'instant d'après, les deux hommes du groupe revinrent avec des otages. Ils s'étaient débrouillés pour ne pas trop les massacrer, en bons professionnels. Sélène n'en attendait pas moins d'eux, surtout depuis l'incident d'hier. Et accessoirement l'ancien métier du colosse Premier-Homme.
Lillith se releva à la vue des deux bandits et se lança dans son rituel.
La stryge tenta de ne pas broncher quand l'attention de sa compagne d'infortune dut se détourner d'elle, mais fut parcourue de frissons dans le dos au vu d'une magie si impressionnante.

La possession… Je m'attendais à ressentir un brin d'énergie émaner d'elle, un peu comme quand on utilise nos auras. Mais non. Même un pouvoir aussi sombre n'est pas compréhensible par nous. C'est… troublant…

Ce ne fut pas le cri perçant de la première victime qui tira la jeune femme de sa courte réflexion, mais la chute spontanée de Lillith qui venait de marquer la fin du rituel. Tout était prévu, elle ne paniqua pas. Il fallait qu'elle prenne soin d'elle pendant le prochain quart d'heure avec un peu d'ombre et la gourde d'eau empoisonnée. Elle avait déjà étanché sa soif avec, alors au point où on en était, ça n'avait plus d'importance, pensait-elle.

Les deux hommes durent déjà repartir pour servir d'appât. Ils devaient avoir leur plan en tête, pas la peine de le leur demander. De plus, la diversion allait sans doute être aussi explosive que Korann. Il ne restait plus qu'à s'asseoir et attendre le début du spectacle.

Sélène traîna le corps amorphe de Lillith à l'ombre et reposa sa tête contre ses genoux, comme avant que les deux hommes ne reviennent. Elle ferma ses paupières d'un geste hésitant, lâcha un petit soupir puis passa finalement sa main dans ses cheveux. Ils étaient noirs tout comme le reste de son être, un peu secs à cause de l'expédition. Sélène saisit la gourde d'eau.

Tiens bon, ma jolie. Je vais bien m'occuper de toi.

Depuis combien de temps n'avait-elle pas dit quelque chose de si doux sans arrière-pensée ? Elle préférait l'ignorer.


Quand on les ouvre, il s'en échappe une si belle couleur !
Chaque goutte qui atteint mes lèvres me donne envie d'en avoir plus !
C'est si rouge... si rouge et si doux... j'en tremble ! C'est si bon !
J'en veux plus ! Tellement plus ! Je ne peux plus attendre !!!


...
Trois bouteilles de grenadine, s'il vous plaît.


So close...

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Lillith
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Dim 23 Avr 2017 - 3:41


Spoiler:
 

Je n'étais certes pas la meilleure dans le domaine de la possession mais j'en avais quand même une maîtrise basique. Ce qui me permettait de contrôler séparément les deux hommes, mais me privait de toute connexion sensorielle avec le corps qui me servait de réceptacle originel. J'en profitais donc pour disperser mes deux marionnettes. Une allait crier à l'embuscade alors que l'autre profiterait des diversions pour se rendre au coeur du caravansérail. Afin de dénicher une carte des lieux et quelques informations croustillantes. Et il n'y a pas trente-six milles lieux où trouver ce genre de documents manuscrits. Je dirigeais donc le deuxième vers la tente qui me paraissait la plus imposante.

Cependant, je sentais bien que quelque chose n'allai pas. Si j'avais eu des doutes plus tôt dans la matinée, dût à mon humeur, ils venaient à se confirmer. Ma possession semblait beaucoup trop violente et je remarquais, sans mal, le rythme cardiaque d'une de mes proies augmenter de façon inquiétante. Et sans savoir pourquoi je ne parvenais pas à réduire l'impacte de mon aura sur ma victime. C'était comme si une voix intérieure venait de resurgir. Mais j'avais assouvie l'âme de cette gamine il y a bien longtemps de ça. Le fait qu'elle puisse se manifester de nouveau me semblait plus qu'improbable. Et pourtant je jurerais l'entendre, la sentir s'éveillée. Cependant, quelque chose avait changé, c'était perceptible, comme la sensation d'un poison qui infiltre doucement votre flux sanguin et vous monte à la tête. Une rage meurtrière qui habituellement ne venait pas d'elle, mais de moi. Ainsi, avant que je ne puisse m'en rendre réellement comptes ma première marionnette s'écroula au sol, sans vie.

Une partie de moi revint brusquement à mon réceptacle originel me forçant à ouvrir les yeux. Et bien que je ne puisse toujours pas voir, je sentais le sang couler abondamment de mon nez. Semblant satisfaite, la voix se calma, mais laissa place à une violente migraine. Plus perturbée de ce qui venait de se passer en moi que du mort, je prenais plus d'une minute avant de me remettre au travail et de conduire marionnette numéro deux à la tente. Sans savoir réellement ce que je cherchais, je pris un maximum de parchemins que je cachais maladroitement dans une besace trouvée dans la même tente. Puis, je m'efforçais à faire courir ma victime vers la sortie. Profitant du combat engagée entre nos deux compagnons et les guerriers du désert.

Consciente de susciter de la curiosité, je fis lancer la besace en notre direction depuis une des sorties du caravansérail. Puis, je coupais court à la possession, sentant que mon corps commençait à convulser. Cela faisait à peine dix minutes et pourtant j'atteignais mes limites. Tout ça à cause de cette maudite gamine. Une fois revenue à moi, mes pupille retrouvèrent leur rouge habituel et je pris une grande inspiration. Puis un dé-clique se fit dans ma tête et je repoussais violemment la gourde d'eau. C'était, clairement, la seule chose qui avait pu m'affecter ainsi. Restait à savoir qui l'avait empoisonné, comment et avec quoi ?

Je me retrouvais très faible et affolée, me posant mille et une question avant de sentir une main passée doucement dans mes cheveux. Si j'avais été totalement consciente et en pleine forme, j'aurais sûrement tordu le bras de blondie pour avoir fait une chose pareille. Mais là, toute suite, je ne m'en sentais pas capable, je n'en avais tout simplement pas la force. Je doutais même de pouvoir me lever sans tituber. Je me contentais donc de laisser échapper un soupir d'apaisement. Tout en me demandant qui ou quoi pouvait bien se cacher derrière cette tignasse blonde. Puis, je laissais une de mes mains glisser le long de sa cuisse pour l'interpeller, toujours les yeux fermer.

- Je te remercie, mais rappel moi de ne plus jamais boire d'eau de ma vie. Je vais boire du vin, c'est bon le vin.

Nouvelle caractéristiques pour Lillith.:
 


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Dirigeant du Cam Serarna

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Laïaga
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Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Dim 23 Avr 2017 - 20:07


Spoiler:
 

Vous vous souvenez quand je parlais de l’atmosphère hors du temps et malsaine du caravansérail ? Oubliez-la, on était passé à « effervescence grouillante » quand un type bizarre avait commencé à hurler et faire des explosions, dans le sable, à l’ouest du fortin, et enfin à « panique enfiévrée » quand des bandits avaient commencé à mourir en explosant.

Liet, le prisonnier hurleur, s’était tu pendant quelques instants avant de recommencer ses hurlements de plus belle et de tenter d’arracher les planches qui l’enfermaient dans sa stalle.

Kynes, son garde-chiourme, s’était levé, puis assis à nouveau sur le tabouret en bois qu’il avait installé à l’ombre, puis levé à nouveau, et maintenant il faisant les cent pas, les mains plaquées sur les oreilles pour ne plus entendre les cris, se demandant s’il devait aller voir ce qu’il se passait ou rester auprès de Liet et putain de merde ces cris le rendaient fou ! Ces cris !

Sur les remparts et près de la porte barricadée, il n’y avait plus aucune cohérence. Au premier mort, les bandits présents s’étaient regardés, puis avaient tourné le regard vers les quartiers de leur chef dans les anciennes chambres que les visiteurs les plus fortunés du caravansérail pouvaient occuper jadis, mais aucun ordre n’était venu, rien.
Puis un autre homme avait explosé et les bandits avaient ouvert les portes et une douzaine s’étaient élancés dans le sable, fonçant sur l’elfe qui hurlait au milieu des explosions. Au milieu du chaos, certains des bandits tentaient de reprendre la situation en main ; ils réussirent à faire fermer les portes avant que trop ne sortent, enfermant effectivement la première douzaine à l’extérieur, avec la menace inconnue.

Ils réussirent aussi à faire se mettre à couvert derrière le parapet de pierre ceux qui se trouvaient encore sur le mur d’enceinte. Ils tentèrent enfin de repérer le ou les tireurs. Dans le caravansérail, la peur doucement se substituait à la colère et à la panique. La situation était surréaliste ; des attaques qui se passaient mal, la plupart des bandits en avaient déjà vécues. Mais jamais ils ne s’étaient retrouvés traqués et enfermés dans un fort, effrayés de seulement sortir un œil pour voir ce qu’il se passait dans le silence de mort de l’extérieur. Bientôt, il n’y avait plus d’autre bruit dans le caravansérail que les cris hystériques de Liet, qui portaient maintenant jusqu’aux oreilles des alagaësiens s’ils prenaient le temps d’écouter.

Pendant ce temps, un type qui n’avait rien à y faire était en train de se balader dans la tente centrale du petit campement de fortune qui s’était monté dans la cour du caravansérail. C’était la marionnette de Lilith, qui avait profité de la confusion et de l’ouverture des portes pour s’infiltrer. Il y avait beaucoup, beaucoup d’informations à assimiler… mais Lilith n’en eut pas le temps, car elle entendit un bruit derrière elle. Et si sa marionnette se retournait maintenant, elle verrait qui venait d’entrer dans la tente un type assez petit, la peau tannée et les cheveux noirs, avec une grosse barbe. Si elle avait accès aux souvenirs de sa marionnette, elle saurait que c’était Hiyad, le chef de la petite troupe de bandits, qui la regardait de ses yeux perçants sans rien dire, attendant qu’il/elle réagisse en premier.





   
L'heure de la faux a sonné
On n'arrête pas la grande horloge
Le vent divin l'a emporté
Pourtant cela t'interroge
N'as-tu rien à regretter ?

Spoiler:
 
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Lillith
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Lun 1 Mai 2017 - 16:37


Je quittais les genoux de la stryge à contre cœur. Ce simple mouvement ne fit que raviver ma migraine et me fit grimacer. Mais je n'avais d'autre choix que d'aller récupérer la besace qu'avait lancée ma marionnette. Ceci ne se fit pas sans que quelques souvenirs me reviennent. En effet un trou noir survenait souvent après une possession, il ne durait jamais bien longtemps, mais pouvait être handicapant et ici il avait peut-être signé notre arrêt de mort. Me replongeant de se souvenir, je grimaçais d'autant plus. En effet je m'étais faite repérer par le chef du caravansérail en train de dérober des parchemins. Heureusement pour moi j'avais plusieurs cartes à jouer. Ainsi j'avais jouée l'affolé, gesticulant dans toute la tente racontant ce dont j'avais été témoin en dehors du caravansérail. Comment j'avais été témoin de la mort de mon collègue, s'écroulant sur le sol. A quel point cette position était compromise, car il n'avait aucune idée de ce qui rodait autour. Il serait fou de rester ici sans rien faire. Qu'il fallait fuir au plus vite, emportant tout ce que l'on pouvait. Seulement cela me demanda beaucoup d'énergie et ma possession ne devait plus être aussi discrète que je le pensais. Les yeux de ma marionnette devaient se peindre de multiples taches noires alors qu'il saignait sans aucun doute du nez. A l'image de celle qui le possédait. La suite vous la connaissez, j'ai pris la fuite de façon imprévisible et ai lancée la besace avant d'abandonner ma marionnette à une mort certaine ou au moins à d'horribles souffrances physiques et morales.

Retrouver la besace ne fut pas un problème et la ramené à blondie encore moins, bien que j'éprouvais des difficultés à tenir debout. Seulement maintenant que notre supercherie avait été révélée au grand jour nous étions en danger. Il fallait qu'on parte au plus vite. Je rejoignais donc les montures et attachais la besace aux deuxième canasson. Celui de blondie. Pressée, fatiguée, je tremblais et mes gestes n'étaient pas sûr, mais je n'avais pas d'autre choix. Alors, je montais sur l'étalon noir et avec grande difficulté je faisais monter blondie devant moi. Nous pouvions prendre aucun risque d'être ralentit. Puis, je repensais aux deux autres idiots restez à l'arrière, il fallait qu'on les préviennent. Ainsi je sifflais Skull afin qu'il s'occupe de sonner la retraite auprès du premier homme. Tant pis pour eux s'ils ne suivaient pas, il était hors de questions de moisir ici. Si nous n'avions pas encore été repérées, ça ne tarderait pas. Hors de questions de mourir dans cet endroit maudit. C'est donc avec une migraine atroce et probablement sujette à une déshydratation que j'élançais la course des deux montures. Si nous n'étions pas suivis, cela ne tarderait probablement pas où alors la riposte contre le convoi serait violente. Du moins c'est ce que je pensais ou ce que je parvenais à penser avec cette migraine.

Après ce qui me sembla une éternité à chevaucher, nous pouvions apercevoir le convoi au loin. Il semblait être à l'arrêt, attendant probablement notre retour. J'aurais dû me sentir soulagée, mais ce n'était pas le cas, j'étais comme dans un état second. Celui où l'on ne ressent plus rien, mis à part la colère, l'irritation et l'agacement. Une fois la Cheftaine en vue, je me laissais tomber de cheval sans aucune grâce et détachais la besace de la seconde monture. Puis, je la laissais à la Cheftaine tout en lui coupant la parole.

- Avant que vous ne m'assassiniez avec une centaine de questions, laissez-moi en placer une. Je ne sais pas ce que contiennent ces parchemins et là toute suite, j'en ai sérieusement rien à carré. Je ne sais pas non plus si les deux autres sont vivants ou non. Mais croyez-moi, le premier homme est un dur à cuir, il ne va probablement pas tarder. Pour l'autre j'en sais rien et je m'en tape. Je hais les elfes. Ensuite, sachez qu'on est probablement dans la merde.

Sans rien ajouter de plus et surtout sans écouter ce qu'elle pouvait bien avoir à dire, je me dirigeais vers la tente la plus proche. J'étais fatiguée et je ne rêvais que d'une chose, dormir. Ainsi après quelques gorgées de vin, trouvé à côté de la couche, je sombrais dans un lourd sommeil. Sans me soucier de ce qui pouvait bien se passer aux alentours. Mais c'était sans compter sur une sensation étrangère et pourtant déjà bien trop familière qui semblait pointer le bout de son nez. Me sortant de mon sommeil en plein milieu de la nuit. Je pouvais la sentir s'éveiller, s'agiter à la recherche d'une sortie. Je jurerais la sentir remonter le long de mes veines jusqu'à ma boîte crânienne. Je pouvais clairement entendre son rire moqueur et sa voix agaçante quémander une effusion de sang. Ça me rendait folle si bien que je n'avais qu'une seule envie m'arracher la tête. Je me tirais sur les cheveux alors que j'étais assise au bort de la couche, la tête entre les genoux. Je l'entendais, encore et encore comme un écho lointain et pourtant si proche. N'étais-je pas censé être l'entité démoniaque possédant la gamine et non l'inverse ? N'étais-ce pas moi qui devais la torturer et non l'inverse ?

Pour le plaisir auditif:
 

Je l'entendais murmurer depuis les tréfonds de mon subconscient.

Even in these chains, you can't stop me
Même avec ces chaînes, tu ne peux pas m'arrêter
Even in these chains, you can't stop me
Même avec ces chaînes, tu ne peux pas m'arrêter
Even in these chains, you can't stop me
Même avec ces chaînes, tu ne peux pas m'arrêter
Even in these chains, you can't stop me
Même avec ces chaînes, tu ne peux pas m'arrêter

Et voilà que je me retrouvais à déambuler en dehors de la tente, murmurant à moi-même ces quelques paroles.

Once upon a time
Il était une fois
There was a nasty, little piggy filled with pride and greed
Il y avait un coquin petit cochon rempli de fierté et d'avarice
Once upon a time
Il était une fois
There was an evil, little piggy, typical disease
Il y avait un mauvais petit cochon, maladie typique
You see this little pig is surely becoming my own worst enemy
Tu vois ce petit cochon va devenir mon pire ennemi
You see this evil pig, she's a flaw, flaw, flawed fucking part of me
Tu vois ce mauvais cochon, elle est un défaut d'une partie de moi

Everywhere I go, you go along with me (she said)
Partout où je vais, tu viens avec moi (elle disait)
Anything you get, is that because of me? (I said)
Peu importe ce que tu obtiens, est-ce à cause de moi? (je disais)
Everything I do, you do along with me (she said)
Tout ce que je fais, tu le fais avec moi (elle disait)
No matter where you run, you can't hide from me
Peu importe où tu cours, tu ne peux te cacher de moi

Et sans que je ne puisse me contrôler, je me voyais rôder autour d'une femme, probable futur victime.

She's gotta hold on me
Elle va m'attendre
Maybe she is just what they want me to be
Peut-être qu'elle est juste ce qu'ils veulent que je sois
Even in these chains, you can't stop me
Même avec ces chaînes, tu ne peux pas m'arrêter
Even in these chains, you can't stop me
Même avec ces chaînes, tu ne peux pas m'arrêter

Imaginant qu'elle était cette petite voix agaçante qui n'arrêtait pas de me tourmenter.

Pig Pig, Oh would let me in?
Cochon cochon, vas-tu me laisser entrer?
Pig Pig, Oh would let me in?
Cochon cochon, vas-tu me laisser entrer?
Pig Pig, I've know everywhere that you've been
Cochon cochon, je connais toutes les places où tu as été
(Oh, I've got nothing to lose and everything to win)
(Oh, je n'ai rien à perdre et tout à gagner)
Pig Pig, Oh would let me in?
Cochon cochon, vas-tu me laisser entrer?
Pig Pig, Oh would let me in?
Cochon cochon, vas-tu me laisser entrer?
Pig Pig, I'm already under your skin
Cochon cochon, je suis déjà sous ta peau
('Cause I'm the big bad wolf, now let the games begin)
(Parce que je suis le grand méchant loup, que le jeu commence)

Elle était mienne et je me retrouvais à le traîner hors du convoi, l'empêchant de crier et probablement de respirer par la même occasion. Puis, je me retrouvais à lui parler, à cette jolie petite proie qui était mienne. Il fallait bien qu'elle comprenne que je n'y étais pour rien, non ?

You see I am the wolf
Tu vois, je suis le loup
And this dirty, little piggy lives inside of me
Et ce sale petit cochon vit en moi
You see every now and then
Tu vois de temps en temps
I forget which one that I want and which one that I need
J'oublie lequel je veux et lequel dont j'ai besoin
I have come to realize
J'ai realisé
That both of them have become a necessity
Que les deux sont une nécessité
And I have come to realize
Et j'ai réalisé
That I become which animal I choose to feed
Que je deviens celui que j'ai choisi de nourrir

Everything I say, you lie along with me (she said)
Tout ce que je dis, tu mens avec moi (elle disait)
Everything you sing, is that because of me? (I said)
Tout ce que tu chantes, est-ce à cause de moi?(je disais)
Any time I cry, you always laugh at me (she said)
Chaque fois que je pleure, tu ris toujours de moi (elle disait)

Et toujours sans contrôle sur moi-même, je venais de laisser mes pouvoirs envahir mes veines et mes yeux s'emplir de noir. Griffant mordant, arrachant chaque partie de la peau de ma victime. La laissant mordre ma main afin qu'elle ne crie pas, trop fort du moins. Tout ce sang me rendait folle et je continuais de murmurer à son oreille.

Oh man, all these voices, I just can't
Oh man, toutes ces voix, je ne peux juste pas
Get the fuck out of my head
Sortez de ma tête
I can't, I can't, I can't
Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas.

Reprenant peu à peu conscience de ce qui m'entourait, je pouvais sentir ma deuxième main enfoncée dans la poitrine de cette jeune femme. Je pouvais encore sentir les battements de son cœur alors que ma main semblait rester hors de mon contrôle. J'avais l'habitude de tuer. Mais pas ainsi, pas sans l'avoir décidé. Et pourtant tout semblait enivrant et provoquait en moi une excitation que je n'avais jamais connue. Ainsi je me retrouvais à sortir le cœur de ma victime de son habitat et à regarder la vie quitter ses yeux. Savourer la sensation de ses derniers battement sur ma main. Avant de reprendre violemment le contrôle de mes actes.

Pig Pig
Cochon cochon
Stay the fuck, stay the fuck, stay the fuck outta my head
Reste loin, reste loin, reste loin de ma tête

Je me retrouvais au pied du mur. Couverte de sang, je devais faire disparaître un corps. Ainsi je prenais le corps dans mes bras et m'éloignais encore plus du convoi pour m'enfoncer dans la noirceur du hadarac. Me souciant que peut du sang qui couvrait le sable sur le lieu du meurtre.

Important !!!!!:
 


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Druaga
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Mar 2 Mai 2017 - 12:55


Finalement la diversion fonctionnait, peut-être pas autant qu'il l'aurait fallut, mais les bandits semblaient clairement sur le pied de guerre maintenant. Quelques-uns venaient à sa rencontre échangeant des coups d'épée avec lui, mais ils n'étaient même pas digne d'un vrai combat et il se contentait d'éviter la première attaque beaucoup trop frontale de ces gars-là pour ensuite leurs infliger une blessure mortelle. Ce n'est qu'au quatrième type à terre qu'il s’aperçut que ceux qui commençaient à le viser avec des arcs et arbalètes se faisaient tuer assez sommairement. Donc le premier homme lui donnait un coup de main. Il avait donc vraiment envoyer Druaga se faire tuer sans vraiment compter sur sa capacité à accomplir sa mission d'attirer l'attention. Bon en même temps il avait un peu raison, mais qu'il puisse lire en lui comme ça le dérangeait assez. Après deux ou trois tirs de plus, il identifia vaguement la position du premier homme. Il chercha alors un endroit pour que ce dernier ne puisse pas le voir se métamorphoser. Il choisi un mur derrière lequel il trouva un homme, à moitié terrorisé parce qui se passait autour de lui. Brandissant son arme vers l’intrus, il tenta un coup qui fut parer sans difficulté, il lâcha alors son arme qui tomba au sol avant d'être rejoint par la tête de l'homme. Druaga se saisit alors de l'arme au sol, mais au moment où il allait changer d'apparence pour s'attaquer au premier homme qui décimait les forces du camp ennemie. Un corbeau tournoya au dessus d'eux en croassant.

Forcément, ça lui était sortit de la tête, le compagnon du premier homme était là et devait sûrement le surveiller. Une autre fois alors... Pourtant, un détail lui rappela qu'il n'y avait pas qu'un seul corbeau, cela pouvait être celui de l'autre sorcière ? Un signal de retraite ? Après tout cela faisait un petit moment qu'ils foutaient un beau bordel et il était peut-être temps de partir ? Druaga décida que c'était le cas et pris la direction de la caravane. Korann avait démontrer qu'il savait se débrouiller tout seul, alors autant le laisser faire. Et s'il mourrait, cela ne ferait qu'ouvrir la voie à Druaga pour saboter totalement la caravane.

L'elfe se déplaçait toujours en restant à couvert, bien qu'une flèche ou deux vinrent se planter dangereusement proche de lui, il n'avait à déplorer aucune blessure. D'autant que les bandits ne cessaient de venir, combien pouvaient-ils être la dedans ? Mais alors qu'il parvint enfin à la sortit du caravansérail, un cri humain retentis. Mais cela ne ressemblait pas à ceux des personnes en train d'agoniser, enfin pas tout à fait. L'homme qui semblait garder la cellule n'avait pas fait attention à l’intrus qui s'approchait, visiblement occuper à se tenir la tête dans les mains. Sans doute ne pouvait-il plus supporter ces hurlements à longueur de journée ? Druaga sortit alors une dague des pans de son manteau et la lança sur le garde qui la reçut en plein dans l'épaule. Druaga avait manquer le cœur, mais de toute façon l'homme était trop abasourdis par le fait d'avoir reçu un coup pour se rendre compte de l'ampleur de la situation. Le stryge dégaina son épée et en quelques pas franchis la distance le séparant du geôlier. D'un coup d'épée dans la gorge se dernier ne pouvait sonner l'alerte qu'en crachant du sang qui étouffait sa voix. Il jeta un regard assassin à Druaga avant de perdre conscience et de glisser lentement vers la mort.

C'est à ce moment que celui enfermé se mit à hurler une fois de plus. Druaga pris donc les clef sur le geolier et déverrouilla la serrure. Cela fit taire les cris, mais le stryge étant curieux ouvrit la porte pour découvrir ce qui se cachait dedans.


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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Mar 16 Mai 2017 - 20:39


Bon... Oreilles Pointues est entré... pour avoir les portes qui se referment sur lui dans la foulée. Génial... je pense, vu le caractère de la chef de convoi que je pourrai m'assoir mes émoluments si je rentre sans lui ou en tout cas si je le déclare mort et qu'il l'est pas. J'ai une bonne réputation pour l'instant, autant pas la détruire sur une connerie de ce genre. Mais franchement... franchement depuis quand il était question d'entrer foutre le bordel DANS le camp. On était sensé les attirer DEHORS ! Y'a des fois je me demande si c'est juste lui ou si c'est racial chez les elfes d'être con et de vouloir se la jouer "meilleur que tout le monde"

Je termine les derniers connards qui essayent de rejoindre ma position pour me faire la peau. Pas compliqué du reste, c'est( bandit sont des blagues qui marchent et qui parlent... enfin... qui crie de douleur ou de surprise au fur et à mesure que je les envoi se faire foutre droit dans les mâchoire de Hel !

bon... je fais quoi ? et puis merde... je charge. Arrivé à la porte du caravansérail, je fais sauter les gonds à grand coup de grenades, esquive la chute des portes et rentre et là... je vois. Oh il y'a encore des tocards à fumer, mais j'ai devant moi un de ces tocards, le torse ouvert. ça... c'est le genre de met que les stryges adorent... oups ! j'esquive un coup au dernier moment et plante le bandit d'une de mes lame rétractile droit dans la gorge. Je range mon arbalète et passe sur Varra. Je fais danser l'acier bleu. ceux qui ne se sentent pas de mourir fuient et ils ont bien raison. J'évolue maintenant dans une bulle de calme. Tout ce qui pouvait ressembler de prêt ou de loin à un archer ou un arbalétrier est mort, leur "infanterie" est en miette. Bref, reste plus qu'à prendre d'assaut le caravansérail en lui même. Et la je tombe sur Oreilles pointues les mains et la bouches ensanglantées. ça peut pas être une coïncidence.

- Des explications s'impose mon gars...

J'ai toujours mon arme en main, mon corps et mon esprit se tendent, se préparent à imminence d'avoir de nouveau à tuer. S'il est vraiment un elfe.... il a intérêt d'être convaincant...


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Sélène
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Jeu 18 Mai 2017 - 18:30


Lillith est allée chercher une besace que lui rapportait sa marionnette en titubant, puis elle m'a tiré par le bras, a attaché le sac à mon cheval et m'a ordonné de partir. Je n'allais pas la contredire, de toute façon je ne voulais pas faire de vieux os dans le désert. Mais c'est étrange quand même : pourquoi manipuler une magie comme la sienne quand on sait dans quel état ça peut vous mettre ? Je ne comprends pas comment les humains raisonnent à ce niveau-là… Elle doit ressentir des choses incroyablement douloureuses, vu comme elle tremble. Elle a même du mal à monter à cheval, on dirait que nos rôles de la veille se sont inversés.



La traversée a été fatigante, mais au final on est rentré en un seul morceau. Pour nous deux, c'était sûr, mais pour ces messieurs, il allait falloir encore attendre. L'idée qu'il y restent de me dérange pas, mais ils sont utiles à cette expédition au même titre que chaque âme dans ce convoi. J'espère que Lillith les a prévenus d'une quelconque manière avant de partir.
En parlant de Lillith, la voilà qui enguirlande la cheftaine comme si c'était elle qui avait fait une bêtise après lui avoir jeté le sac plein de parchemins.
J'ai pas envie de gâcher le petit moment de complicité de cet après-midi, je ne vais pas la suivre. Vu sa mauvaise humeur, elle pourrait très bien me lancer un de ces sorts et rentrer dans ma tête… Brrr…


Elle se dirige vers la tente la plus proche. Sa journée a été dure, elle va sans doute dormir un peu. Je devrais faire pareil, tiens.




Sélène ouvrit brusquement les yeux. Ça faisait une éternité qu'elle ne s'était pas réveillée de la sorte. Elle avait dû faire de gros efforts pour retrouver un rythme de vie diurne, et voilà que son appétit la réveille en pleine nuit, comme avant. Elle tenta de se redresser. Ses paupières étaient lourdes comme si on l'avait dérangé en plein rêve.

Snif… Qu'est-ce que… Je suis où ? Je suis rentrée ?

Une odeur qui lui rappelait ses expériences passées était venue emplir ses narines. Mais quand elle se rendit enfin compte qu'elle était toujours logée dans une tente en plein désert, son cerveau se remit à fonctionner.
Du sang avait été versé dans le camp. Beaucoup de sang.

Sélène sortit en catastrophe de sa tente, se laissant guider par le parfum métallique jusqu'à une scène de crime digne d'elle. Le corps avait dû être mutilé puis traîné loin du camp, des lambeaux de chair traînaient encore à même le sable. L'espace d'un instant, elle eut envie de poser ses mains dans le sable humide et de goûter à ce plaisir dont elle s'était privée depuis le début de la mission. Mais c'était un coup à se faire accuser. Il n'était pas question d'attirer les doutes sur elle si près du but : sachant qu'il y a un autre stryge dans les parages, l'arrestation de Sélène ne pourrait que l'arranger.

Prenant un grande respiration, elle regarda autour d'elle pour s'assurer que personne ne l'avait vue et s'éclipsa plus loin pour réfléchir. Quelqu'un allait bientôt découvrir le massacre et donner l'alerte, autant que ça soit elle. Mais en même temps, elle mourrait d'envie de remonter la trace du meurtrier, et pourquoi pas en débarrasser le convoi.

Si ça se trouve, la victime était quelqu'un d'important. Sinon, pourquoi on l'aurait tué ? Non, je dois rester ici et prévenir les autres. Nous aussi, on est importants dans cette expédition, vu comment on a réglé l'affaire des bandits.
Lillith ! Je dois la prévenir ! Si jamais elle va toujours aussi mal, c'est la plus vulnérable de notre petite équipe !


Elle courut à travers le camp jusqu'à la tente de Lillith, mais n'y trouva personne.

Où est-elle ?! Ouf… Pas de trace de lutte. C'est pas vrai, ne me dis pas qu'elle a bougé entre temps ! Comment je vais faire pour la prévenir, moi ?

À défaut de la prévenir elle, il fallait aller parler à la cheftaine. Mais ayant le profil du parfait coupable, la stryge allait devoir faire encore plus attention que d'ordinaire.
La nuit était loin d'être terminée.


Quand on les ouvre, il s'en échappe une si belle couleur !
Chaque goutte qui atteint mes lèvres me donne envie d'en avoir plus !
C'est si rouge... si rouge et si doux... j'en tremble ! C'est si bon !
J'en veux plus ! Tellement plus ! Je ne peux plus attendre !!!


...
Trois bouteilles de grenadine, s'il vous plaît.


So close...

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Laïaga
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Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Jeu 1 Juin 2017 - 1:18


Liet ouvrit de grands yeux terrifiés quand il vit l’affrontement qui se rapprochait de son ilot de calme fort relatif. Il en vint même à se taire quand les « autres » butèrent Kynes. Oh mais il n’était pas calme, loin de là. Il avait l’air calme.
Alors l’homme traumatisé et hurlant sortit de sa cellule, clignant des yeux dans la lumière agressive de la mi-journée. Il sortit, vit l’elfe, le regarda longuement dans les yeux tout en marchant d’un pas lent et mesuré, sans destination précise. Il continuait de fixer Druaga avec une telle intensité glaciale qu’il rentra dans un mur de pierre. Un petit gémissement s’échappa des lèvres de Liet qui reporta son attention devant lui, et s’enfuit finalement au petit trop. Etrangement, pour ridicule qu’elle soit, la scène n’avait rien de drôle tant la folie et la terreur du fuyard étaient palpables.
Liet, après quelques pas, prit ses jambes à son coup. Dans le chaos ambiant, tandis que les autres brigands tentaient de se regrouper autour des alagaësiens, personne ne fit attention à lui. Et Liet disparut dans le désert sans regarder en arrière, parce qu’en regardant l’elfe, en le sentant, il venait de comprendre un truc terrible…

<><><><><>

-Hé ben.

Un mince sourire étira le visage impassible d’Hiyad. Les deux alagaësiens étaient résolument encerclés maintenant, ou en tout cas autant que cela était possible compte tenu du peu de pillards encore en vie et qui ne s’étaient pas enfuis. Pourtant, leur chef ne semblait pas plus inquiet que cela. Ni la majorité des malfrats encore présents, aussi étonnant que cela puisse paraître.

-On peut dire que vous nous aurez bien cassé les couilles.

Il regardait alternativement Korann et Druaga. Et ce dernier, s’il lui rendait son regard, réaliserait tout de suite qu’Hiyad n’était pas tout à fait humain. D’ailleurs, le sourire du chef des bandits s’élargit en voyant l’étincelle de compréhension dans les yeux de « l’elfe », et il y a fort à parier que Korann découvrit également la supercherie quand les lèvres minces du bandit dévoilèrent une rangée de minuscules dents pointues. Ou, s’il est vraiment aveugle, quand ses bras trapus s’allongèrent et s’aiguisèrent pour former deux lames courbes.

-Je me demande bien ce que vous foutez là à venir libérer ce pauvre vieux Liet de sa cage d’ailleurs, pourquoi ne pas juste avoir décampé quand vos amis ont réussi leur petite infiltration ? Surtout toi, fit le Stryge en pointant son bras-sabre vers le visage de Druaga. Allez, butez-moi ces enculés.

Et les bandits se jetèrent sur les deux alagaësiens qui se tenaient devant la cellule maintenant vide, près du cadavre de Kynes encore chaud au sol. Ils n’étaient plus très nombreux, mais le mince voile qui masquait l’atmosphère surnaturelle dans laquelle évoluaient les bandits s’était déchiré, et leur étrangeté crevaient les yeux : ceux-là n’étaient pas des stryges comme leur chef, mais ils n’étaient plus tout à fait humains, un peu trop rapides, trop puissants, les os trop solides et les ongles et les dents trop tranchants.
Et c’est une furie d’être corrompus qui se jeta sur le Stryge et le Premier Homme, et naturellement Hiyad se joignit à la curée, son sourire plus large que jamais dévoilant des crocs de prédateur il plongea vers Druaga les deux lames en avant, essaya de lui ouvrir le ventre, virevolta, esquiva la riposte, bondit vers Korann qu’un autre bandit essayait de ceinturer tout en lui mordant l’épaule. Le bras gauche du Stryge changea, comme s’il fondait en une matière noire et goudronneuse qui empestait l’odeur sulfureuse de la Corruption, avant de reprendre la forme plus brutale d’une masse. Toujours dans son élan, Hiyad décocha un fabuleux direct vers le Premier Homme qui lui rendait pourtant bien vingt centimètres, avant d’ouvrir la gueule bien plus largement que biologiquement possible et de plonger vers  la gorge du géant.

Dans le campement, l’odeur du sang disputait la préséance à celle d’œuf pourri de la Corruption omniprésente.

<><><><><>

C’est bien plus tard que Sélène et Lillith arrivèrent au campement que la caravane avait établi, à plusieurs kilomètres de là où s’étaient affrontés Druaga, Korann, Hiyad et sa horde.
Le campement avait été monté plus tôt que prévu, plus loin du caravansérail que les quatre éclaireurs ne s’y attendaient, mais il n’était guère difficile à trouver et l’Ombre et la Stryge n’eurent qu’à suivre les cris et l’odeur de maladie. Ici aussi l’air sentait le sang. Il y avait eu de nombreuses bagarres parmi ceux qui n’étaient pas trop épuisés pour tenir debout.
Myla, elle, courait à travers le campement de fortune, essayant de comprendre d’où venait l’épidémie ou l’empoisonnement, d’organiser des soins pour ceux qui étaient le plus mal – une poignée de femmes et d’hommes étaient morts, déjà – ou de savoir où étaient ces putains de glandeurs qu’elle avait envoyés en mission de repérage… s’approcher du caravansérail, observer, revenir merde ça ne pouvait pas être si long.

Aussi quand Lillith arriva sans prévenir, lui jeta une besace, et lui cracha ses récriminations au visage, cela demanda à la chef de la caravane toute sa forte de volonté pour ne pas – essayer de – coller un crochet dans la face de la petite salope.

-Hé ! rétorqua-t-elle sur le même ton. Hé oh tu m’écoutes ? Qu’est-ce qu’il s’est passé là-bas ?

Elle tenta d’attraper de force le poignet de la brune, mais celle-ci continua sa route sans se laisser ralentir, suivie de Sélène, et à ce moment-là un des rares hommes encore calme et en bonne santé s’approcha de Myla et lui expliqua qu’une rixe venait encore d’éclater. Myla serra les points. Depuis le début de la journée, elle avait déjà eu à séparer plusieurs membres de l’expédition à coups de torgnoles, et cela n’avait pas l’air parti pour se calmer. Elle avait beau se douter que la fureur ambiante qui régnait dans la caravane, y compris la sienne, était probablement liée à la maladie ou au poison qui en avait rendu d’autres malades, elle n’arrivait pas à recouvrer son calme pour autant.

<><><><><>



Ce n’est que bien plus tard que la chef de l’expédition devait trouver le temps d’ouvrir les parchemins si durement acquis, le parcourir de ses yeux fatigués et recouvrer immédiatement et son sang-froid et sa vigueur à la réalisation de ce qu’il se passait.
Mais à ce moment-là, il faisait nuit, et elle eut beau chercher, il était impossible de mettre la main sur Sélène et Lillith ou bien Korann et Druaga. D’ailleurs, est-ce qu’ils étaient rentrés ceux-là ? Il était même impossible de sonner le branle-bas-de-combat pour les retrouver… La moitié de l’expédition était blessée, avait la chiasse ou le moral bien trop bas pour faire autre chose que boire du rhum autour des feux de camps qui émaillaient la nuit trop froide.

Et pendant que Myla cherchait nos héros, Sélène cherchait Myla et Lillith et ne trouvait ni l’un ni l’autre, et San cherchait Sélène. La jeune ingénieure impavide avait tout de suite fait le rapprochement – erroné – entre la maladie qui avait touché la caravane et ses soupçons envers Sélène.
C’est donc armée qu’elle finit par entrer dans la lumière diffuse des braises qui terminaient de s’éteindre, juste devant la tente de Lillith, après que la Stryge y eut cherché l’Ombre sans la trouver. Et elle était loin d’avoir pris un couteau de cuisine ou un gourdin en guise d’arme ; elle avait récupéré la hachette de bataille d’un des malades, légère et acérée, et un tout petit bouclier – une bocle – qu’elle portait en bandoulière.

San se racla la gorge pour attirer l’attention de la blonde. Elle sentit la peur la gagner quand celle dont elle était maintenant convaincue qu’elle était un monstre corrompu, ou au minimum une sorte d’agent double qui complotait contre eux, la remarqua enfin.

-Je crois que tu as quelques trucs à expliquer… fit-elle d’une voix basse, vibrante de colère et qui ne laissait rien transparaître de sa terreur. Qui t’es, pour commencer ? Et pourquoi tu fais tout ça ?

Tout en parlant, les yeux fixés non pas sur ceux de Sélène mais sur ses bras pour être  sûre qu’elle ne tente rien de mal intentionné, elle avait resserré son poing autour du manche de la hache à s’en faire blanchir les phalanges. Trop obnubilée par la jeune fille blonde, elle n'avait pas remarqué l'observateur silencieux qui les espionnait.



   
L'heure de la faux a sonné
On n'arrête pas la grande horloge
Le vent divin l'a emporté
Pourtant cela t'interroge
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Spoiler:
 


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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Mer 7 Juin 2017 - 22:04


-Je me demande bien ce que vous foutez là à venir libérer ce pauvre vieux Liet de sa cage d’ailleurs, pourquoi ne pas juste avoir décampé quand vos amis ont réussi leur petite infiltration ? Surtout toi... Allez, butez-moi ces enculés.
- C'est ma réplique ça....

Et ils se jettent sur nous. j'ai à peine le temps de récupérer mon épée qu'un connard me ceinture et me mord. pas de bol pour toi connard... t'as mordu dans l'épaulière. d'un main j'arrive à chopper une fiole de sulfure d'alumine et lui écrase sur la cuisse. le liquide visqueux couleur argent s'enflamme instantanément et commence à consumer mon pote un peu trop attachant. De douleur, il me lâche. j'ai juste le temps d'esquiver le gros point clouté du chef stryge, pour avoir sa gueule garnie de dent qui m'arrive dessus... ah ouais tu veux jouer à ça, d'accord. j'esquive la mâchoire au dernier moment. alors même qu'elle commence a se refermer, je glisse une fiole de ce poison anti corruption que je commence à beaucoup apprécier. les mâchoires se referment sur la fiole et le feu vert commence à monter jusqu'à recouvrir la mocheté qui lui sert de visage.

Je distribue les coups d'épée à droite à gauche dans ce chaos tout en en esquivant le plus gros des attaques. J'arrive au mieux à me défendre, j'en bute quelques uns mais au final je vais finir submergé, faut que je me tire d'ici ! Tant pis pour Oreilles Pointues, il s'est foutu dans la merde, maintenant à lui de se démerder, moi j'ai fait ce que j'ai put, mais je vais au moins retrouver le gars qui s'est tiré... et achever le chef... surtout achevé le chef. je donne un coup de gâchette, l'acier bleuté se couvre d'un manteau argenté. L'autre empaffé est encore en train d'essayer d'éteindre les flammes qui lui couvre le visage. pas mal.. y'a pas beaucoup de créatures qui survivrait à ça plus de deux minutes. La stryge ne voit rien venir. je lui tranche une main, Varra passe au travers et tranche en deux partie bien nettes  sont tronc... puis d'un revers je lui prend sa tête. le feu vert brule ce qui reste de la stryge pendant que je me fraye un chemin a grand coup d'épée.

A l'entrée du camp j'ai juste le temps de siffler Natta. La jument débarque au galop, je chope le pommeau de la selle et met un pied a l'étrier. Une saloperie de ces saloperies choisi ce moment là pour attaquer. je monte en selle et, en plein mouvement, la décapite. Je pars dans la direction des traces. Je retrouve le gars un peu plus loin. il court bien pour un gars aussi rachot que lui. Bon... Je sais pas ce qu'il foutait là et au final je m'en bat un peu les couilles, c'est avec oreilles pointues qu'il y' aura explication

J'arrive à la nuit. y'a une sacré ambiance ici dites moi... je fonce voir la chef et lui confie mes soupçon sur Oreilles Pointues. si tout ce passe bien elle va adorer... Et y'a de quoi... infiltré depuis le début par une stryge qu'en plus j'ai perdu de vue pendant le combat. Et vu que ceux de sa race occupent la place qu'on veut investir, y'a de forte chance qu'il les guides jusqu'à nous. Si la nuit n'est pas sauvage, alors ça sera l'aube à tout les coups....


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       


Dernière édition par Korann le Mar 20 Juin 2017 - 23:17, édité 1 fois
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Druaga
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Mar 13 Juin 2017 - 12:38


Alors que Druaga était posté devant la porte du prisonnier, il perçoit la présence du premier homme derrière lui. Un regard appuyé sur le sang qu'il porte sur lui et sa question au sujet d'explication laisse le stryge perplexe. Ouai il a tuer une personne avec une épée et le sang ça gicle... du coup … ? Druaga ne voyant pas quoi dire il se retourne de nouveau vers la cage dont l'occupant le regarde avec des yeux tout aussi perçant. C'est une manie humaine de dévisager tout ce qui bouge ? De toute façon le stryge n'était pas au bon endroit ni au bon moment aujourd'hui, même le type enfermé était trop concentré sur lui pour constater que le mur n'était pas un obstacle qu'on traverse aussi facilement. La petite plainte qui s’échappe involontairement de ses lèvres arrachent un sourire en coin à Druaga.

En voyant les autres occupant du caravansérail se rapprocher une mine déterminé, l'elfe déguisé se demanda ou était l'arnaque. Même si Korann était dans son dos prêt à le tuer sans raison valable, le danger autour de lui, indiquait que la situation serait problematique. Pourtant peut-être le nombre pourrait donner un avantage à Druaga pour en finir avec ce premier homme insupportable. Cependant celui qui attirait son attention pour l'instant c'était celui qui s'imposait comme le chef ici. Il les toisait du haut de sa place forte, avec une petite flamme affamée dans les yeux cachant une lueur de folie. Se pourrait-il ? Il n'eut pas le temps de penser plus loin, ses bras se changèrent en lame. Bon ok Druaga venait de comprendre la scène dans laquelle il était. En général c'était lui qui imposait une mise en scène avec le scénario et les protagonistes de son choix, mais maintenant il venait de se rendre compte qu'on faisait la même chose avec lui. Il ne pouvait pas vraiment en vouloir à ses semblables.

La réplique fut donnée par le chef à lames. Druaga ne put s'empêche de sourire un instant avant de répondre à cette question.


- Les indications étaient pas claires, ça manque de panneau par ici. J'apprécierais que vous nous montriez la sortie de votre humble... hum...Domaine ?

Malgré la réplique de Druaga, les sbires se lancèrent sur les deux protagonistes. Révélant par le même coup la supercherie de l'endroit. Mais il eu du coup un aperçut des effets de la corruption sur les humains. Est-ce que son sang aurait autant d'effet au campement ? Quoi qu'il en soit, il n'eut pas à y penser plus loin, les problèmes du présent réclamait son attention immédiate. Lames, poings, griffes, dents et tout autres armes potentiel se dirigeait vers lui dans l'intention de le blesser. Mais alors même qu'il reculait et esquivait tant bien que mal, un sourire malsain se dessinait sur ses lèvres. Druaga était presque sur de pouvoir s'en sortir dans cette mêlée, mais le premier homme pourrait-il en faire autant ? Il se permit un rapide coup d’œil vers le premier homme pour voir que ce dernier avait des mouvements qui dépassaient l'entendement. Est-ce que lui était humain ? Cette inattention lui coûta une estafilade au ventre. Mais alors même qu'il envoyait sa lame vers son adversaire, celui-ci n'y était pu et se jetais déjà sur Korann.

Druaga n'attendis pas une meilleurs occasion et changea d'apparence au milieu de la mêlée, il choisi de ressembler à l'un des autres bandits qui l'entourait et fit mine de chercher à se battre sans vraiment le faire. Discrètement il reculait jusqu'à disparaître derrière un bâtiment et qu'il ne prenne la fuite. Ces types étaient bien trop occupés à attaquer Korann pour s'occuper de lui dans l'immédiat. De toute façon le premier homme était stupidement trop fort pour être vaincu comme ça. Druaga fini par sortir du caravansérail en jetant un dernier coup d’œil et voir que Korann à tuer le plus gros de ces types. Tant pis, il comptait les diriger vers la caravane mais du coup sans leurs chef, il doutait que ces gars ne le suivent bêtement.

Puis il vit Korann sur son cheval en train de partir avec le type que Druaga avait libéré. Bon la situation était complexe mais avant de partir du caravansérail, il se dirigea vers la tente de commandement, il n'avais que quelques minutes avant de se faire repéré, alors il pris le premier papier qu'il trouva et dessina rapidement le plan pour mener les bandits jusqu'à la caravane. Puis il laisse le plan bien en évidence avant de partir et de diriger lui-même vers la caravane.

Le chemin du retour fut un peu plus compliqué qu'il ne l'imaginait, le soir tombant troublait ses repères de la journée, sans oublié qu'il devait aussi changer d'apparence pour revenir au camp, mais devait-il revenir en elfe ? Sans doute pas, l'homme que Korann avait ramené l'avait sûrement identifié comme étant un stryge, d'autant que le premier homme était convaincu lui aussi que l'elfe était coupable. Il devait trouver une autre identité, mais pas avant d'être arrivé à la caravane, et surtout dans la discrétion la plus total. Il jeta toutes les armes et objets qui pouvait être identifié comme appartenant à l'elfe sous un rocher de manière à ne pas être trouvé facilement.

Pourtant avant même d'arriver il perçut des odeurs et certains cri étranges. Serait-ce son sang qui produirait enfin des effets ? Quoi qu'il en soit, il resta à l'abri des regards et posa la main sur son ventre, la blessure n'était pas totalement refermée, mais elle arrêtait de saigner. Cependant il changea malgré tout son apparence pour ressembler à n'importe quel soldat de la caravane. Puis se servit dans le râtelier à épée. L'armure qu'il avait trouvé ne sentait pas bon, sans doute l'homme à qui elle appartenait était malade ? Aucune importance, maintenant qu'il avait rejoins la caravane, il devait trouver les deux autres sorcières qui les accompagnait, l'une des deux lui ressemblait trop pour que ce ne soit qu'une coïncidence. Par chance elle la trouva à quelque pas dans la tente de l'autre sorcière. Cependant la jeune fille armée d'une hachette semblait la menacer.

Bon pas le temps de réfléchir ou de tergiverser. Il dégaina la lame qu'il avait pris quelques instants auparavant et s'approcha tout en silence, puis d'un mouvement rapide et fluide, il saisi la bouche de la jeune fille d'une main pour étouffer tout bruit et lui trancha la gorge de l'autre main. Il maintint sa prise encore quelques seconde le temps d'être sur que la vie l'avait quittée avant de se tourner vers Sélène.


-Je pense qu'il est temps de mettre les voiles ?

Dit-il en modifiant ses yeux pour qu'ils ressemblent à ceux de l'elfe.


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Laïaga
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Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Lun 19 Juin 2017 - 10:02


Spoiler:
 

Hiyad ne souriait plus maintenant. La fausse bonhomie qu’affectait le Stryge, qui faisait partie du personnage, de son aura malsaine, avait disparu dès que le combat avait éclaté et que le sang avait coulé, mais ce n’était pas pour ça qu’il ne souriait plus. Il ne souriait plus car son visage était brûlé, fondu, il ne pouvait même plus hurler sous sa peau qui se couvrait de cloques et se déformait. À moitié aveugle, fou de rage, il continuait de tournoyer et frapper et chercher le Premier Homme pour se venger. Il avait dû tuer au moins deux de ses propres séides dans sa fureur mais il s’en fichait. Il voulait Korann. Il allait…

Le Stryge ne voit pas venir le coup, il ne le sent presque pas au tout début. Sa main tombe au sol. Bientôt suivie par tout son tronc. Le Stryge hurle, feule, et de son bras survivant il essaie de se trainer vers la position de son assaillant, mais finalement c’est sa tête qui va rouler dans la poussière. Pourtant même comme ça le bras griffu continue de tenter de ramper, de chercher la jambe de Korann. Avant de devenir définitivement inerte. Le monstre avait perdu sa lutte contre la mort.

Les corrompus étaient trop inhumains pour ressentir le désespoir ou la peur, et leurs assauts ne perdirent pas en fureur mais ils perdirent en cohérence et en efficacité et Korann et Druaga purent, après ça, s’en échapper presque aisément.

<><><><><>

-Enfin, j’ai cru que tout le monde avait disparu.

Myla s’était levé en voyant la silhouette du Premier Homme. La nuit était tombée depuis longtemps et elle était plus fatiguée qu’elle ne l’avait jamais été, mais les effets de l’eau empoisonnée s’étaient estompés, au moins sur elle, vaincus par la fatigue et la lassitude.
Ici et là dans le campement on entendait encore des éclats de voix mais majoritairement, c’était la maladie et la mélancolie qui dominaient. Ce soir, sous les étoiles indifférentes, il n’y avait plus grand monde pour croire que l’avant-poste au bout du monde verrait le jour. Ils allaient tous mourir ici, loin de tout.

Myla laissa Korann lui raconter tout ce qu’il avait découvert. Les muscles puissants des épaules de la petite femme se contractèrent visiblement, son expression se renfrogna encore un peu.

-Le sac à merde…

Elle aurait tué le prétendu elfe de ses propres mans, en eut-elle eu l’occasion, mais il y avait déjà peu de chances que celui-ci revienne et si c’était le cas, il aurait changé d’apparence et elle était loin de connaître tous les caravaniers personnellement.

-La maladie qui nous a touchés aujourd’hui, ça doit être lui, un empoisonnement. Pourtant il travaillait pas pour eux sinon ils auraient pas essayé de le tuer en même temps que toi.

La chef de la caravane faisait les cent pas dans la lumière vacillante du feu. Finalement elle s’assit près des flammes, faisant signe au Premier Homme de la rejoindre.

-Sauf si c’était pour donner le change… Mais il est quand même grillé. Il le sait peut-être pas, est-ce que c’est une possibilité ? Humm…

Lentement, les instincts reprenaient le dessus et la femme analysait, évaluait et décidait.

-Je vais encore avoir besoin de toi. Il faut que tu me retrouves les deux autres, Lillith et Sélène, si tu le peux, mais surtout que tu traques Druaga. S’il pointe le bout de son nez abat-le. Si tu trouves Lillith et Sélène répartissez-vous la tâche. Si les deux Stryges sont morts, demain nous pourrons prendre d’assaut le caravansérail, et nettoyer les derniers monstres corrompus.

Elle lui donna une claque sur l’épaule, mais qui manquait de conviction.

-Allez, au travail mon grand. Tu te reposeras quand tu seras mort, comme on dit.

La femme lui fit un clin d’œil amusé, avant d’ouvrir une flasque qu’elle avait gardé près du feu et d’y boire longuement. Elle n’avait pas tout dit à Korann : le parchemin que Lillith avait remmené, le grand plan des Stryges, c’était qu’ils étaient leur cheptel, eux et tous les humains qui traversaient le désert, destinés à être corrompus et devenir leurs jouets de chaire, leurs serviteurs dévoués. Et le pire, le plus sordide dans cette idée, c’était que c’était en train de marcher. Certains des caravaniers avaient commencé à changer, subtilement, mais elle et quelques autres l’avaient remarqué ; entre la Corruption ambiante de plus en marquée et l’eau empoisonnée, les effets s’accéléraient. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire, demander aux hommes de ne pas boire ?
De rage, Myla jeta sa flasque de rhum loin d’elle, avant de grogner, se lever et retourner la chercher piteusement. Elle avait pris soin de s’installer de manière assez isolée pour que son désarroi ne soit pas visible. Comme elle n’arrivait pas à dormir, elle prit un couteau et se mit à graver les arabesques qu’elle connaissait bien, d’anciens symboles, des cercles et des lettres d’Ancien Langage qui venaient décorer sa flasque de métal. Le tout en jurant et grognant par intermittence, pestant contre ce putain de monde de merde.



   
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Sélène
Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Mar 27 Juin 2017 - 0:32


Spoiler:
 

Pffiou… Cette petite montée d'adrénaline m'a fait le plus grand bien. Même si ça soulève pas mal de questions… Est-ce que l'autre faisait partie de la caravane aussi ou bien elle errait dans le désert avec un autre but ? Une chose est sûre, ce n'est pas elle qui a empoisonné le convoi. Ce n'était pas son arôme que j'ai senti dans l'eau.
Me voilà de retour avec Lillith, toujours toute couverte de sang. Le meurtre, je tolère, mais là on a trop besoin de ces gens. Je l'aurai bien remise à sa place si jamais elle n'avait pas cette magie qui rentre dans la tête…
Je vais pas trop l'embêter ce soir, la journée a été dure pour elle. Pas comme pour certains. Je me sens presque coupable d'avoir accepté le rôle d'arrière-garde. Ces messieurs avaient l'air de bien s'amuser avant qu'on les abandonne à leur sort.


Les deux femmes se séparèrent.
Alors que Sélène tentait de retrouver sa tente parmi toutes les installations du campement, elle prêta attention à ce qui se passait autour d'elle.

Tiens… ? Tout le monde a l'air agité ce soir. Ce doit être les effets du poison. Je m'attendais à quelque chose de plus grave.

La stryge n'avait pas prêté attention à ces détails avant de partir chercher Lillith, mais en tendant l'oreille, elle put percevoir des cris d'énervement, quelques bagarres sans grande conséquence et même quelques sanglots. Elle esquissa un sourire rassuré : tant que personne ne s'entre-tuait, tout irait bien et la caravane arriverait à destination. Enfin, c'est ce qu'elle croyait.

Lillith n'avait sans doute pas besoin de ça pour être de mauvaise humeur, mais elle a tout de même été empoisonnée elle aussi… Je devrais peut-être aller la trouver pour voir si elle va mieux.
Ça coûte rien de faire un détour par chez elle, de toute façon, ma nuit est fichue.




En se faufilant dans la tente qu'était sensée occupée sa comparse, elle ne l'y trouva pas. Elle aussi devait avoir perdu toute envie de dormir après tout ce qu'il s'était passé. Peut-être qu'en l'attendant sagement, elle finirait par revenir.
C'est alors que quelqu'un entra dans la tente, alors que Sélène avait le dos tourné. Armée d'une hachette, la peur au ventre mais le visage déterminé, San menaça sans mot dire la personne au centre de ses soupçons.
Sélène se retourna le plus calmement possible puis leva ses mains au niveau de ses épaules, pour lui faire comprendre qu'elle n'avait pas envie de se battre.

- "Tout doux, ma grande… On est tous à cran, ce soir, mais pas la peine de s'énerver comme ça, hein ? Et si on en discutait calmement l'une à côté de l'autre, comme hier soir, qu'est-ce que tu en dis ?"

C'était la vérité. Elle n'avait pas envie d'en venir aux mains avec cette fille. Mais elle n'avait pas l'intention de se laisser démasquer et accuser à tort. Que devait-elle faire ?

Sélène était néanmoins partie pour trouver une solution plus ou moins pacifique. C'est alors que le destin en décida autrement. En l'espace d'un instant, San avait été égorgée par un illustre inconnu qui s'était glissé derrière elle.
La stryge resta bouchée bée. L'homme lui fit signe une fois qu'il eut lâché le corps sans vie de San.

- « Je pense qu'il est temps de mettre les voiles ? »


… …
Ses… Ses yeux… !
L'enfoiré…


Sélène serra les poings. Elle sentait l'intérieur de son corps se creuser et la matière s'accumuler dans son dos. Ses vêtements commencèrent à se déformer sous la pression des boursouflures de chair qui se formaient discrètement.

- « Qu'est-ce que vous préparez dans ce désert… ? Une invasion de grande envergure ? »

Bien sûr que c'est ça, leur plan. Sinon, pourquoi toutes ces machinations, ces agents infiltrés partout ? Cette mission était probablement vouée à l'échec depuis le début. Mais je ne peux pas baisser les bras. Je ne vous laisserai pas venir m'emmerder dans cette nouvelle réalité, j'en fais le serment.

- « Une colonisation massive, c'est la dernière chose dont j'ai envie, et j'ai besoin de ces sacs à viande pour vous en empêcher. Alors c'est non. »

Je savais bien que je ne pouvais pas le sentir, l'elfe. Maintenant, je sens que je meurs d'envie de te présenter mes outils de torture. Et toi, je sens que tu vas mourir tout court.


Quand on les ouvre, il s'en échappe une si belle couleur !
Chaque goutte qui atteint mes lèvres me donne envie d'en avoir plus !
C'est si rouge... si rouge et si doux... j'en tremble ! C'est si bon !
J'en veux plus ! Tellement plus ! Je ne peux plus attendre !!!


...
Trois bouteilles de grenadine, s'il vous plaît.


So close...



Dernière édition par Sélène le Ven 11 Aoû 2017 - 15:45, édité 1 fois
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Korann
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Message Sujet: Re: [Mission] L'avant-poste du bout du monde | Ven 21 Juil 2017 - 14:14


Varona posée sur mon épaule, ma gourde de secours dans un main, je m’envoie une lampée tout en écoutant la chef parler. Un emprisonnement hein... c'est le bouquet... Comme si on l'avait pas assez profondément dans l'fion... Maintenant on peut même plus compter sur nos réserve d'eau et de nourriture. Comment on va gérer ce merdier ? ça je me le demande....

-Je vais encore avoir besoin de toi. Il faut que tu me retrouves les deux autres, Lillith et Sélène, si tu le peux, mais surtout que tu traques Druaga. S’il pointe le bout de son nez abat-le. Si tu trouves Lillith et Sélène répartissez-vous la tâche. Si les deux Stryges sont morts, demain nous pourrons prendre d’assaut le caravansérail, et nettoyer les derniers monstres corrompus.

Là... Elle me prend au dépourvu comme un bleu qu'on envoi autre part qu'en patrouille bien chiante. Traquer une stryge... un polymorphe, sans vrai moyen détection précis... ben voyons. Et donner l'assaut ? vu l'état de nos gars je me dis que ça risque d'être contre productif, on ne sait pas ce qui a été mit dans l'eau, on ne connais pas la réactivité du dit poison à une aura de corruption, bref, on avance à l'aveugle... Et ça me fous en boule autant que ça me fous les miquettes.

- Pour oreilles Pointues... je vais voir ce que je peux faire. Pour l'assaut... T'es sur de ton coup ? On sait pas ce qu'il peut arrivé aux gars s'ils sont de nouveau exposé à de la corruption sans protection. On pourrait très bien venir engraisser les rangs de feu ce batard baiseur de porc.
-Allez, au travail mon grand. Tu te reposeras quand tu seras mort, comme on dit.


Elle m'a coupé, me met une petite claque sur l'épaule et s'en va. Y'a un truc pas cohérent. sauf que j'arrive à mettre le doigt dessus je pense : elle ne dit pas tout. La charge du commandant hein... c'est vrai que c'est plus simple quand tu mène une escouade des tueurs les mieux formé que le monde ait connu, tu sais dans quoi tu t'embarque et eux aussi, mais ici... c'est différent. On bosse avec des mercenaires, et un mercenaires c'est pas connu pour son courage ou la constance de son moral. Bon assez de réflexion, c'est pas en restant là que je vais faire avancer le merdier dans lequel on patauge...

Je me lève et me dirige d'abord vers Natta. je tir d'une des sacoches qui lui sont passée en travers de la croupe un médaillon d'acier noir  en forme de tête de loup. je laisse courir mon doigt du front de la tête de loup jusqu'à au museau, je sens vaguement les deux rubis que j'y ait fais sertir pour souligner les yeux du pendentif brillent faiblement à la lueur de la lune. le bijoux vibre doucement. Je pensais qu'il me serait inutile de le porter vu la présence rampante de corruption dans le secteur, mais tant qu'à faire, si je dois traquer une stryge, possiblement dans le camp, alors mettre toutes les chances de mon côté, aussi mince soient-elles. je passe le médaillon et le planque sous ma chemise.

Je me dirige d'abord vers la tente de Blondie. y'a pas beaucoup de gens levé, mais j'en vois passer un il a un petit truc qui me chiffonne. Raah j'arrive pas à mettre le doigt dessus pourtant. Bon je verrai bien... et puis un petit truc attire mon attention au sol. C'est à peine visible : du sang.... Bon rassembler les demoiselles.

J'entre dans la tente de Blondie... pour la trouver prostrée dans un coin, couverte de sang et un cadavre à mes pieds. La coupable idéal... si on a pas vu la petite trainée de sang laissé par le type que j'ai croisé. Toi mon cochon... j'ai vu ta tété et je sais que tu fais vibrer les bijoux... ton compte sera bon d'ici demain...
Ah! ça doit être la première fois que je la vois sans son voile et je reconnaîtrais cette tête partout. Bon pas le temps de faire dans les retrouvailles bonne ou mauvaise. Mais on va quand même demander deux trois éclaircissements et comme mon médaillon vibre à en peter du verre... y'a anguille sous roche. je m'accroupis devant elle. Pour le ton je dois pas avoir l'air très affable, honnêtement je suis crevé et je demande pas mieux qu'à dormir, mais faut agir et agir vite.

- Bon je vais pas y aller par quatre chemin. Qu'est ce que c'est que ce merdier ?


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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[Mission] L'avant-poste du bout du monde

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