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Une Nouvelle Main

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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Une Nouvelle Main | Dim 30 Avr 2017 - 15:36


Les rues de la Dras sont animées d'une sorte de langueur, de torpeur. Cette torpeur débilitante qu'on appelle... la paix. Plus de conflit, plus de mage à traquer dans les coins les plus perdu du monde ou les plus pourris des grandes villes. Mais là n'est pas ma préoccupation de ce soir. Ce soir, je pense à la peau douce d'une jeune femme aussi rouquine que coquine. Une prostitué qui arrive à me fouetter le sang comme personne, à une exception prêt... mais quant à savoir où a bien put passer cette exception... qui sait. Encore une raison qui m'a poussé à remettre le réseau Jeger sur pied, mais si elle ne veut pas être trouvé, alors je ne la trouverai pas. Oui on va le dire platement, ce soir j'ai envie de baiser. Je pourrais avoir toutes les femmes que je voudrais, je n'en suis pas à mon premier coup s’essaie, mais c'est bien avec Astrae que je désire passer cette nuit. Depuis cette première nuit avec elle il y a quelques semaines, dans la rue par pur hasard... Au début j'ai pensé à une pute comme on en trouve tellement, elle te fait monter au ciel et puis voilà, mais elle a un petit truc qui contrairement aux autre m'a donné envie de revenir, encore et encore... et encore... ce tempérament en plus de ses... compétences... hmmm...

Mes pas s'arrêtent devant le Palais de la Soie. Oui, c'est bien là.  Je passe devant le massif Cerbère. Mouais, à plus l'air tout a fait en état pour le boulot de gardien, mais bon, ça doit être comme la fête des pâquerettes au printemps, une tradition, pas forcément utile mais encore là. J'entre. J'étais pas encore venu là, j'y reviendrais. L'endroit à cette ambiance très feutré qui va avec le luxe. On y sent des parfums capiteux qui promettent le stupre comme aucun n'en a vu avant. Bon... j'aurais mieux fait de me faire beau plutôt que de débarquer dans mon armure jeger

J'évolue dans un corridor aux décoration luxueuse. jusqu'à tomber sur la personne qui semble être la maquerelle.

- Bonsoir
- Bonsoir Messire, alors ce sera pour qui ce soir ?


elle relève les yeux, me regarde un instant comme si j'étais un vulgaire paysan et enchaîne)Vous savez c'est une maison respectable pour des gens qui ont les moyen... Je pose une bourse bien rempli de pièce d'or sur le comptoir. j'oublie un peu mes manières. Mais au sourire que la tenancière me fait je pense que ça doit le faire.

- je pense que ça suffira pour une nuit, non ?
-Eh bien ... oui Messire, Puis-je vous présenter les femmes et hommes disponible ce soir ?
- Je sais déjà qui je veux voir.


Je m'apprête à la suivre mais elle m'arrête poliment.

- les armes ne sont pas tolérés dans notre établissement messire, vous comprendrez...
- Mais certainement.


Je défais mon baudrier contenant mes armes et ma ceinture contenant mes grenades. Puis j'enlève mes brassard, quand on sait ce qu'il y'a dedans... et je ne sais pas s'ils ont des dispositif runique ou magique pour ce genre d'armes caché..

- Nous allons mettre vos armes dans un coffre, si vous voulez bien me suivre...


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       


Dernière édition par Korann le Lun 1 Mai 2017 - 21:16, édité 5 fois
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Sejeril Danselune
Message Sujet: Re: Une Nouvelle Main | Lun 1 Mai 2017 - 0:23


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Une Nouvelle Main
De sang et de vin
ft. Korann
Ʃkaemp はは ™

Un parfum lourd et entêtant. Un long ruban musqué qui serpente dans les rues comme un python rassasié, fait de vin, de sueur et de contentement. On peut le sentir sur sa peau dans l’air de  la ville. Dans la promesse de l’été qui s’annonce.
Dans le velours et les rumeurs langoureuses du Palais de la Soie.
Un parfum qui alanguit les sens. Qui appelle à la Luxure.
Et au Vice…

Les pas de Sejeril sont vifs et silencieux dans les couloirs, nullement ralentis par les amples pans de la longue veste brodée qu’il porte par-dessus sa tunique de soie.
Ce n’est pas une de ses rondes habituelles qui lui a fait quitter son bureau. Sa silhouette ne se coule pas souplement entre les tentures et les piliers pour observer discrètement le travail de ses Fleurs. Il ne cherche pas à reconnaître l’identité des clients sur les ottomanes du Jardin, dans la galerie de la Salle Pourpre, derrière les tapisseries des alcôves.
Le Maître ne se soucie ce soir-là que d’une seule des chambres du Palais.
Un incident fâcheux est venu gripper la sensuelle mécanique de son domaine.
Parvenu devant une porte sculptée du seuil aux linteaux, il entre dans la pièce parée de couleurs chaudes, de meubles accueillants.
Et les prémices d’une froide colère roulent calmement dans ses entrailles.

Devant le lit où s’entrelacent tristement deux silhouettes féminines, Cerbère est déjà présent et se tourne vers lui en l’entendant arriver. Sejeril balaye tout le lieu du regard, à l’affût du moindre indice de ce qui s’est passé.
Les cordelettes tressées gisent sur les draps en désordre au lieu de retenir les rideaux du baldaquin.
Lorsque sa voix retentit dans la pièce, nette et incisive comme une lame, l’une des jeunes femmes se recroqueville craintivement dans les bras de sa compagne.

« Où est-il ? »
« Parti, depuis cinq minutes environ. Du côté de la Venelle des Bateleurs. »
« Son nom ? »


Avant même de voir l’expression du gardien de son Palais, le Premier Homme entend l’infime silence qui précède sa réponse. Il sait aussitôt qu’elle ne lui plaira pas.

« Reymar Kellin. Junior. »

Kellin.
Une des familles les plus nobles de Dras Leona, parmi les premières à se plier aux Lois Martiales lors de la prise de la cité. Un nom prestigieux. Des contacts influents. Un patriarche respecté.
Et un rejeton capricieux et cruel arpentant le monde comme un buffet en son honneur, comme cela arrive souvent.
Sejeril pince imperceptiblement les lèvres.
Effectivement.

« Ennuyeux. Il était seul ? »
« Trois. Des amis qui n’ont pas donné leur nom. Mais il n’y a que lui qui était avec elle. »
« Hm. Fais retrouver leur trace. Et retourne à la porte. Je ne veux pas que qui que ce soit entre ou sorte sans que tu ne le saches. »


Cerbère hoche la tête et quitte la pièce, sa silhouette montagneuse roulant comme le ciel à l’approche de l’orage. Le Premier Homme reste seul avec les deux Fleurs. D’un regard, il congédie la première alors qu’il prend place sur le lit. Cette dernière s’éloigne vivement, laissant sa compagne au dos courbé de sanglots frémissants, le visage caché dans ses mains.
Ses yeux anthracite glissent lentement sur le corps effrayé, à demi nu dans ses voilages parfumés. Ils effleurent le roux profond des cheveux, les flans pâles, les cuisses fermes.
Zébrées de traces de coups. Certainement dues au cuir d’une ceinture.
Les poignets et le cou sont cerclés de marques violacées, du même diamètre que celui des cordelettes.
D’un geste délicat, mais impérieux, Sejeril repousse les paumes tremblantes qui masquent la figure baignée de larmes et plonge son regard dans ses yeux. La fille fait aussitôt un effort pour arrêter de pleurer.
Reymar Kellin portait une chevalière, ce soir.
L’ourlet de la lèvre pourpre et moelleuse est fendu par une plaie encore enflée, dont le sang a séché sur le menton. Une autre s’ouvre sur la pommette gonflée, la peau blanche boursoufflée par un hématome qui vient refermer à moitié l’œil gauche.
C’était ses yeux qui l’avaient convaincu de l’engager, une semaine plus tôt. Ce n’était qu’une simple prostituée des rues à la recherche d’un peu de mieux dans son quotidien de fille perdue, mais le Premier Homme avait aussitôt remarqué la lueur piquante dans ses prunelles.
De grandes prunelles en amande, couleur émeraude, frangées de longs cils noirs.
Un regard qui avait l’air de vous faire l’amour par avance.
Un regard dont il s’est toujours dit qu’il rendrait les hommes sauvages.
Il est tellement désabusé d’avoir eu raison…
Son doigt vient essuyer les pleurs de la jeune femme dans un geste plein de tendresse, qui veille à ne pas blesser plus avant les chairs meurtries d’Astrae.

« Chhhhhht, là, là… C’est fini, ma luciole. Tu as terminé pour cette nuit, tu peux remonter aux dortoirs. Orelen va s’occuper de cette vilaine blessure. »

Tandis que lui va s’occuper de la vilaine pousse des Kellin.
Sejeril est contrarié par ce qui vient d’advenir. Très contrarié.
On a enfreint les règles de son Palais. On a abîmé une de ses possessions, une Fleur prometteuse qui ne pourra pas travailler jusqu’à être présentable. On lui a fait perdre du temps, et de l'argent. Et par-dessus tout, on s’est cru le Maître à sa place, en son Royaume.
Le Roi des Aulnes se redresse sur son trône, menaçant.
Cet affront ne sera pas toléré.

À cet instant, une petite main frappe quelques coups à la porte et le battant s’ouvre pour laisser passer la tête bouclée d’un jeune Bourgeon, petit messager du Palais pendant les débuts de son apprentissage.

« Maître, un client demande Astrae dans une alcôve. »
« Astrae est réservée pour la nuit. Premier arrivé, premier servi. »
« C’est un chasseur de l’Umettelig Jeger… »


Sejeril fronce imperceptiblement le sourcil. Ce soir est décidément bien trop riche en imprévus fâcheux à son goût.
Après quelques secondes de réflexion, il hoche la tête en direction du Bourgeon qui s’éclipse aussitôt. Le Premier Homme lui emboîte le pas après avoir apposé un baiser sur le front de la prostituée blessée. Pourquoi choisir entre Amour et Crainte pour diriger quand les deux se marient à merveille…
Sa démarche est moins vive, plus nonchalante, plus assurée alors qu’il descend des étages du Palais pour aller à la rencontre de ce client impromptu. Sa présence ne lui plaît guère, mais il n’a aucunement l’intention de le montrer pour l’instant. Après tout, il n’a rien à se reprocher. Il a payé à prix d’or les runistes pour que nul ne puisse faire usage de magie en ces murs. Les quelques elfes et demi-elfes en sa possession sont aussi dociles que n’importe quelle Fleur. Non, vraiment, aucun souci à se faire. D’ailleurs, si le chasseur est venu seul et a ouvertement demandé une prostituée, c’est qu’il a une toute autre chasse à l’esprit que la traque des sorciers. Mieux vaut simplement faire preuve de prudence et aller s’en assurer…
Sejeril est confiant, avenant, souriant lorsqu’il salue ce client inhabituel.
Un guerrier râblé qu’il surplombe d’une bonne tête. La précision rude de ses gestes, ses traits anguleux, ses arcades saillantes au-dessus de l’œil bleu vif et la barbe sombre qui carre sa mâchoire semblent avoir été faits sur mesure pour sa fonction de chasseur. Le Premier Homme pense immédiatement à un mâtin rongeant son frein en attendant la prochaine battue.
Un mâtin en armure, sangles et capuche de cuir, paré pour la traque.
Amusant.

« Bonsoir, Messire. Soyez le bienvenu au Palais de la Soie. J’ai bien peur que la Fleur que vous avez demandée ne soit déjà prise pour la nuit mais si vous voulez bien me suivre jusqu’au Jardin, je suis sûr que nous pourrons en trouver une autre à votre goût… »

D’un geste gracieux de sa main ornée de bijoux et de motifs teints, il l’invite à le suivre dans la salle principale du Palais, le Jardin où toutes les Fleurs attendent leurs clients, lascivement étendues sur les ottomanes aux coussins damassés, offertes au balcon de la coursive supérieure, servant alcools, conversations et fragments de volupté aux clients raffinés qui viennent autant pour l’érotisme que pour la chair.
S’écartant avec une légère courbette pour le laisser admirer la pièce luxueuse garnies de lumières tamisées, de tentures précieuses et de silhouettes galantes, Sejeril murmure à l’intention du chasseur, à l’abri des oreilles indiscrètes.

« J’ose espérer qu’en ces temps de paix, c’est uniquement la quête du plaisir qui vous amène ici, et non un impératif professionnel… »

Désolé, pas d'Astrae pour ce brave Korann aujourd'hui x) On est là pour affaire, après tout. Je ferai moins long pour les prochaines. Là, c'est juste histoire de poser le cadre. N'hésite pas à me demander si tu veux des précisions sur la disposition des lieux !





Dernière édition par Sejeril Danselune le Ven 12 Mai 2017 - 10:19, édité 1 fois
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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: Une Nouvelle Main | Mer 3 Mai 2017 - 22:47


Je viens de finir de déposer armes et équipement dans un solide coffre de chêne dont la personne qui m'a accueillis me remet la clef. Coffre 13, un bon chiffre il paraît... puis je vois arriver un grand échalas aux traits délicats. Plus grand que moi, mais tellement plus mince et gracile. Je ne connaîtrais pas mieux je me dirais qu'il est malade à sa pâleur, mais y connaissant quelques trucs, je dirai plutôt l'apanage d'une stature presque aristocratique. Son appareil est luxueux, très luxueux. Son pas est souple et confiant, son regard... qu'en penser ? Et puis l'évidence me frappe comme un coup de gourdin : j'ai affaire au Roi des Aulnes en personne. J'avais completement oublié que le Palais de la Soie est son domaine, risque plus de faire la même erreur, m'en souviendrai à l'avenir. Et il vient m'accueillir en personne... C'est trop d'honneur... remarque ça peut aussi être une bonne opportunité.

-Bonsoir, Messire. Soyez le bienvenu au Palais de la Soie. J’ai bien peur que la Fleur que vous avez demandée ne soit déjà prise pour la nuit mais si vous voulez bien me suivre jusqu’au Jardin, je suis sûr que nous pourrons en trouver une autre à votre goût…

J’acquiesce silencieusement. Le roi, dans un mouvement gracieux, m'invite à le suivre. Je le suis jusque dans la salle principale du bordel. Il s'écarte légèrement pour me permettre de mieux admirer la pièce. J'ai devant les yeux une bonne dizaine d'hommes et de femmes paré de soie légères, translucides. Des voiles tout aussi translucide que leurs tenues viennent parfois cacher la moitié basse du visage de telle où telle femme, le tout dans un décors de balcons, de mezzanines et de tentures faites de bois et de tissus dont je ne pourrais même pas donner le nom. Les lumière sont tamisée, incitatrice à l'intimité. Je me dit que j'aurais VRAIMENT dû venir mieux habillé, j'ai l'impression que je pourrai faire fuir la clientèle rien qu'en rentrant. Si la perspective pourrait être intéressante, voire amusante, je ne suis pas là pour ça ce soir. Remarque,

- J’ose espérer qu’en ces temps de paix, c’est uniquement la quête du plaisir qui vous amène ici, et non un impératif professionnel…
- Vous l'avez dit vous même... nous sommes en temps de paix et l'un doit bien trouver une ou plusieurs occupations en attendant la prochaine.Ah ! Mais ou sont mes manière ? Korann Agurson.


Maintenant la question est : sait-il qui je suis ? Vu mon efficacité j'ai du me tailler une petite célébrité chez les Jegers ça j'en suis certains, mais dans le « milieu » ? Depuis que je me suis lancé dans le trafic d'information je me suis retrouvé confronté aux réseau de plusieurs barons de la Dras et d'autre villes. Je suis toujours en conflit avec certains, j'en ai déjà exterminé d'autre, mais je m'arrange pour rester discret. Bah tant que je suis ici autant avoir une paire de couilles et tâter le terrain avec le Roi des Aulnes en personne. Et moi qui suis venu ici pour baiser de prime abord.... Je crois que je vais pouvoir me la mettre sur l'oreille


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Sejeril Danselune
Message Sujet: Re: Une Nouvelle Main | Ven 12 Mai 2017 - 10:25


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Une Nouvelle Main
De sang et de vin
ft. Korann
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Sans un mot, le chasseur accepte de le suivre. Ses yeux parlent pour lui. Sejeril ne perd pas un instant le fil aiguisé de son regard alors qu’il se pose partout alentours, appréciant le faste voluptueux de son Palais et de tous les trésors qui s’y trouvent.
Il n’a pas non plus omis de remarquer la façon dont il l’a reconnu lui. Impossible à manquer. Depuis le temps, il sait différencier les yeux de ceux pour qui il est le simple patron d’un bordel de luxe, et de ceux qui voient l’autre versant de son règne.
C’est bon à savoir. Surtout lorsqu’il s’avère que son hôte n’est pas un inconnu non plus.
Le Maître, satisfait de n’avoir pas affaire à une perquisition (si tant est qu’elle ne soit pas déguisée, du moins), hausse délicatement un sourcil tandis que l’ombre d’un sourire vient frémir au coin de ses lèvres.
Korann Agurson. Un chasseur, oui. Mais de mots et de vent, plutôt que de chair et de sang.
Intéressant.

« Tiens tiens tiens, mais voilà un nom qui ne m’est pas inconnu… Permettez-moi de corriger à mon tour mes manquements à la courtoisie : Sejeril Danselune, pour vous servir. »

Pure formalité. Il sait à qui il a affaire depuis qu’il l’a vu descendre des étages supérieurs. Mais ça ne fait pas de mal d’acter les choses. Pour qu’ils puissent basculer l’air de rien sur l’autre versant des affaires.
Korann Agurson n’est arrivé que depuis peu dans le monde flottant. Mais il y a rapidement pris ses marques, au détriment de ses concurrents directs. Les petites Souris qui partout se faufilent et apprennent tous les secrets qui soient, du plus royal des palais à la plus sordide des ruelles.
Sejeril n’aurait pas parié tout de suite sur ce nouveau venu. Il n’est devenu intriguant qu’à partir du moment où il a définitivement damé le pion à des poissons plus gros que lui.
Désormais, il est digne d’attention, sinon d’intérêt.

Le Roi des Aulnes se méfie des arrivistes et des ambitieux. Même s’ils ont une chance sur deux de payer le prix de leur gourmandise, ils peuvent aussi se hisser dans votre dos sans que vous ne le remarquiez. Il faut alors un savant mélange de tactique, de prudence, de chance et d’audace pour miser sur le bon cheval.
Maintenant qu’il a justement ce poulain sous la main, il n’a pas l’intention de le laisser filer si vite.

« J’étais justement très curieux de faire votre connaissance, Messire Agurson. Je me demandais sincèrement pourquoi le nom d’un ancien Jeger commence à se murmurer dans les ruelles sombres. Surtout depuis que le Boiteux est mort… Enfin, vous n’êtes pas ici pour cela. »

Brave Boiteux. En voilà un qui, pour le coup, pensait que personne n’aurait pu le déloger du faîte de sa gloire. Étranger à l’affaire, le Roi des Aulnes a ri de sa chute.
Il n’aimait pas marchander avec lui.
Coulant un regard de ses yeux charbonneux sur le Jardin où les Fleurs encore libres invitent lascivement le chasseur à rejoindre l’une d’entre elles, Sejeril recule d’un pas pour le laisser faire son choix.
Non sans lui glisser au passage de sa voix de velours :

« Mais, puisqu’il est question de plaisir, j’ai dans mon bureau une bouteille de vin du Surda, un excellent cru de Cithrí de l’année dernière… »

Le sourire est plus visible sur ses lèvres sinueuses.
C’est un pari risqué. Mais depuis qu’il est le Roi des Aulnes, son instinct s’est aiguisé pour déceler les individus prometteurs. Au contact de ce jeune homme, son intuition s’éveille avec le goût d’un vieux souvenir.
Ça l’intrigue. Il veut en savoir plus.
Et puis il se sent soudain d’humeur joueuse.

« Cela vous serait-il une distraction suffisante, pour entamer la soirée ? »

...



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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: Une Nouvelle Main | Ven 19 Mai 2017 - 15:11


- J’étais justement très curieux de faire votre connaissance, Messire Agurson. Je me demandais sincèrement pourquoi le nom d’un ancien Jeger commence à se murmurer dans les ruelles sombres. Surtout depuis que le Boiteux est mort… Enfin, vous n’êtes pas ici pour cela.
- Et bien j'espère pouvoir satisfaire cette curiosité. Quant au Boiteux... je n'ai rien a voir là dedans. Je ne suis qu'un modeste marchand de savoir.


Je répond avec Le Sourire qui veut dire tout l'inverse de ma déclaration. Je l'avais presque oublié celui là d'ailleurs, faut dire que pour un ancien « Maître espion » il était facile à trouver ce boiteux, encore plus à tuer. Il se recule d'un pas me laissant dans une expectative intéressante : copuler ou faire affaire ? Question épineuse pour ce soir. Les Dames à passer par là ou lascivement allongé sur divans et sofas ou le bureau de sa majesté et le frisson d'un danger sourd qu'est celui de traiter avec un chef de la pègre ? Et puis il tend la perche sur ses intentions :

- Mais, puisqu’il est question de plaisir, j’ai dans mon bureau une bouteille de vin du Surda, un excellent cru de Cithrí de l’année dernière…  Cela vous serait-il une distraction suffisante, pour entamer la soirée ?

Je suis tenté de refuser l'espace d'un instant, poussé par ma libido enflammée par le spectacle. Mais au final... pourquoi ne pas parler affaire. Il a des contacts qui pourraient m'être utile, mais lui que retirerait-il de ma coopération ? une ou plusieurs information ? ça il n'y aurait pas de soucis, je suis là pour ça. mais s'il a une autre idée en tête, comme un partenariat ? L'accès à au moins une équipe de tueur Jeger ? Mon réseau ? Je commence à connaître le milieu, la vraie question sera : Qui bouffera Qui à la fin du jeu si on part sur cette base. Remarque il passe pour être une sorte d'oiseau exotique dans le milieu au propre comme au figuré. ça va être intéressant... très intéressant

- Et bien c'est très tentant. Pourquoi pas

J'agrémente mon assentiment d'un sourire courtois comme ceux que ma mère m'a appris a faire pour cette haute société alagaésienne qu'elle s'était mise à tant haïr. Je lui emboîte le pas jusqu'à son bureau. Un bureau décoré avec tout le faste de l'établissement dirigé par le roi agrémenté ici et là de gravure. Il m'invite à m’asseoir et claque des mains. De je ne sais pas ou, un jeune homme blond gracile mais gracieux ; aussi bien habillé que le reste du personnel (quoique qu'un peu plus vêtue) ; prend la bouteille et en sert deux.  Il me tend un verre a son maître, puis a moi même, que je prend avec un mouvement simple mais adroit. le jeune homme s'éclipse. Son emploi c'est ça ou quoi ?

- A quoi trinquons nous ?


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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Une Nouvelle Main

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