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[Aventure] Une opportunité fortuite

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Zayth
Message Sujet: [Aventure] Une opportunité fortuite | Ven 9 Juin 2017 - 16:30


Assise au fond de la taverne, elle remuait ses idées autant que le breuvage que l’on venait de lui amener. La tasse était sale de sa précédente utilisation, et les quelques herbes qui y flottaient avaient bien trop servi pour dispenser le moindre arôme. Un dégoût profond la saisissait à la seule pensée d’apposer ses lèvres sur le bord du récipient. Mais sa maigre bourse ne lui permettait pas d’aller dans un établissement plus… propre. Ni mieux pourvu.

Le Crapeau Dodu était l’une de ces tavernes où vous pouviez être sûrs de finir accoster par un ivrogne, ou arroser par le trop plein de son estomac. Alors il fallait juste espérer que l’eau du ruisseau n’était pas trop froide et que l’odeur de vomi s’atténuerait au fil des lavages. Les bancs étaient usés des bagarres fréquentes et des mites qui y festoyaient. Il n’était pas rare de voir quelqu’un s’écrouler subitement au sol, les pieds de son siège rompu. Quelques trophées de chasse ornaient également les murs. Les bustes de cerfs, de sangliers et loups disparaissaient sous des tas de poussières, perdant de leur éclat et de leur prestige. Cela faisait longtemps que le propriétaire ne se donnait plus la peine de faire le ménage dans sa taverne, ni même de vouloir rendre l’endroit agréable. Et pour cause : l’établissement n’avait jamais réussi à attirer une clientèle respectable. Il se retrouvait envahi de brigands, voleurs et autres maraudeurs en tout genre. Et de Lina d’ailleurs, dont la dernière chasse n’avait pas été fructueuse. Aussi même les maigres bourses trouvaient un endroit où épancher leurs soifs et remplir leurs estomacs. Mais il ne fallait pas être exigeant. Voire même fermer les yeux à chaque boucher, surtout si vous arriviez après les grosses commandes. Vous vous retrouviez alors avec les restes, ou ce qui avait brûlé lors de la cuisson. L’estomac devait donc dépendre de l’argent que l’on détenait. Et si lui-même ne tenait pas face à cette nourriture indigeste, il fallait connaître de bons remèdes.

C’était au moins un avantage de la semi-elfe. A vivre dans la forêt la plupart du temps, elle avait fini par reconnaître certaines plantes bienfaitrices. Les vagues souvenirs de sa mère et des mixtures qu’elle préparait aidait également Lina lors de ses recherches. Aussi avait-elle toujours quelques échantillons de ces herbes sur elle, dans sa besace, soigneusement enroulé dans un chiffon.

Touillant sa tisane, elle se maudit de sa récente chasse. Rien donc. Juste quelques lapins attrapés… Leur viande avait servi aux repas de la jeune fille, les peaux avaient été vendues. Mais pour si peu ! Elle avait accepté l’offre du tanneur parce qu’elle avait besoin d’un toit pour la nuit, et pas d’argent. Mais tout de même, elle ne se rappelait pas que les affaires étaient tellement dures de ce côté de l’Alagaësia. Ni que les animaux sauvages étaient si rares et durs à pister. Pourtant la Crête était noyée dans la forêt ! A moins que cela ne vienne des températures si basses ? Il était vrai que de nombreux nuages avaient envahi le ciel, et qu’un grondement retentissé au loin. Mais avec le vent qui s’était levé, l’orage ferait loi cette nuit. Lina avait au moins anticipé ça…

Au milieu des conversations et du remue-ménage de la taverne, un homme entra brusquement. Il manqua de faire demi-tour, peu sûr de l’endroit où il se trouvait. La bourrasque de vent qui s’était engouffré à son entrée fit s’élever une clameur de protestation : qu’on ferme la porte, et vite ! Sa tenue – bien que modeste – le plaçait plus riche que la plupart des occupants de la taverne. Autant que du dégoût, la crainte marquait ses traits. Il gardait une main sur sa garde, gardant sûrement une épée sous sa longue veste.

Une personne se leva rapidement de son banc pour lui faire signe. Ce fut si rapide que Lina eu du mal à savoir s’il s’était réellement redressé ou non. Cet homme cherchait à se faire discret, voir invisible. La preuve demeurant par le fait qu’elle venait tout juste de se rendre compte de sa présence, alors qu’il était pourtant assis sur une des tables proche d’elle. Peut-être une amulette aidait-elle à cette discrétion…

Les premiers mots qu’il échangea avec l’arrivant furent secs et réprobateurs. Portant – malgré elle – ses lèvres à sa tasse, la curiosité et l’ennui aidants, elle suivit l’échange entres les deux hommes.

Vous êtes en retard.

Comme si votre foutue taverne était facilement trouvable !

C’est justement le but : qu’on ne la trouve pas aisément. Avez-vous été suivi ?

Je ne pense p…

.. Arrêtez de « penser ». Avez-vous été suivi ou non ?

L’autre paru réfléchir. Un mélange d’effroi soudain s’empara de lui à la pensée de ne pas avoir constamment effacé ses traces, puis un soupir de soulagement s’ensuivit en songeant à l’orage qui effacerait jusqu’à la moindre marque de son passage.

Non, c’est bon. Et vous, vous l’avez ?

Bien entendu.

L’homme sorti un parchemin de son manteau qu’il voulu poser sur la table. L’autre arrêta son geste, un fantôme passant devant ses yeux.

Êtes-vous donc inconsci…

… le seul à attirer l’attention ici c’est vous !

Il avait murmuré ses mots avec colère, les crachant presque à son interlocuteur.

Et quel est cet accoutrement ?! Par les Anciens ! Quel sot !

L’autre analysa rapidement sa tenue, cherchant ce qui dérangeait tant. Il observa alors celle de son acolyte et pâli. En effet, sa tenue attirait beaucoup trop l’attention, avec la riche fourrure qui garnissait son col.

Parlons de cela dans ma chambre. Rejoignez-moi lorsque vous aurez fini votre verre.

Mais je n’ai pas de…

Commandez-en un bougre d’idiot ! Fondez-vous dans le décor bon sang !

A ces mots, il se leva et pris les escaliers montant à l’étage. Il n’avait pas eu besoin de traverser la taverne, les escaliers se trouvant non loin du fond de l’établissement. Lina le suivit du regard. Il fallait qu’elle sache de quoi ces deux hommes parlaient. Restait à attendre que le second monte également, et de les épier du mieux qu’elle pourrait.


Dernière édition par Zayth le Mer 28 Juin 2017 - 10:49, édité 1 fois
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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: [Aventure] Une opportunité fortuite | Ven 16 Juin 2017 - 20:21


Quand j'avais aperçu la ville au détour d'une colline, j'en aurais presque couru de joie, si je n'avais pas été si épuisé, les derrieres semaines avaient été compliquées. Les ruines dans le DuWeldenvarden m'avait appris bien des choses sur la corruption et j'avais besoin de m'en ouvrir à Ellenwen, mais avant cela, j'avais sérieusement besoin de reprendre figure humaine, autant que possible ...

Le soleil m'éblouissait et faisait briller les toits encore humides de la ville que je voyais à l'horizon. La marche promettait d'être longue mais la perspective d'un repas chaud, d'un bain et d'un lit, me faisait presque courir. Je croisais sur la route principalement des paysans et des marchands, chacun allait de son regard surpris, inquiet ou méfiant à mon passage.

C'est en arrivant aux porte de la ville en milieu de journée que je compris le soucis, je m'attendais à ce que ma tête ne leur revienne pas, mais entre les branchages accrochés à mon armure, les tâches qui maculait armures et tuniques et la bouse qui s'accrochait à mes basques, j'aurais pu passer pour une bête fauve. Cependant, mes meilleures manières eurent raison de la réticence des miliciens de la petite ville et on me recommanda une petite auberge, où pour les quelques sous qui me restait, j'aurais de quoi à grailler, un lit et un bac d'eau.

Les rues de la petite ville était encore boueuse de la pluie de la veille et des ornières longeait la grand rue, je suivait à la lettre les consignes des miliciens jusqu'à l'enseigne passablement défraîchi et si ma bourse avait été plus remplie, j'aurais de suite chercher une auberge mieux tenu. La devanture était branlante, la peinture de l'enseigne s'écaillait et si la porte tenait d'un seul tenant cela tenait du miracle, j'ouvrais la porte et courbait afin d'entrer dans l'auberge. Le soleil qui m'accompagna fut le seul rayon qui illumina l'intérieur, les rares ouvertures ne donnait que peu de lumière à l'intérieur. Je pataugeait dans la boue à l'entrée, le sol jonché de roseaux séché n'avait pas dû être changé depuis des lustres et le nettoyage ne devait pas être monnaie courante. Je relevais les yeux pour tomber sur le tenancier qui m'observait avec un air dégoûté, pour sûr je ne devais pas dépareiller de sa clientèle et au vu de son air, il n'espérait plus rien.

Je lui demandais ses tarifs et après d'âpre négociations où mon apparence joua un rôle non négligeable j'obtins du propriétaire de passer une nuit sur un matelas dans une chambre commune, un repas chaud et un bac d'eau usagé pour y faire ma toilette.

C'est par cette dernière que je commençais trop fatigué par la route, je m'arrêtais devant le bac, l'eau n'était pas noire, mais la couleur était inconnu et je me maudis encore une fois de ne pas avoir le moindre sous.

Nimrod profita de mon air dépité pour me projeter sa pensée :

*- Eh bien, c'est pas avec cet eau là que tu vas sentir moins ... *

Je sentais mon tatouage bougé et je m'imaginais sans peine le dragon reniflé de dégoût.

*- Tu me ferais le plaisir de te trouver un boulot, pas moyen que je disparaisse sous une couche de crasse.
*

Je grimaçais à la dernière pique de mon dragon, je lui répondis vertement :

*- Heureusement que l'un de nous deux travaille, sinon on pourrait dire aurevoir à la civilisation.
*

Nimrod répondit du tac au tac :

*- Rien a carer de ta civilisation, un plongeon dans un lac suffit.*

Je sentais déjà ma colère monter et au lieu de lâcher bride et de partir dans un débat sans queue ni tête et sans fin, j'entrais dans l'eau et si la couleur laissait à désirer, la température n'était pas froide.

Un savon et un brosse me permirent de m'étriller et de récurer le plus gros. Je ne restais pas bien longtemps la fatigue menaçait à tout moment de me submerger.

Rhabillé et plus frais je faisais une sieste en attendant le repas du soir et c'est au couché de soleil que je me réveillais, plus frais et plus dispo, une faim de loup me tenaillant l'estomac. Je descendis quatre à quatre les escaliers bousculant au passage un homme en tenu modeste qui m’apostrophai copieusement alors que j'arrivais en bas attiré par les odeurs de nourriture. Je cherchais une table libre et devant l'occupation complète de l'établissement, je m'assis à la table d'une jeune femme je me calais à l'opposé de celle-ci alors que j'hélais la serveuse pour commander mon repas.


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Zayth
Message Sujet: Re: [Aventure] Une opportunité fortuite | Mer 28 Juin 2017 - 14:16


L’attention de Lina était rivée sur le Second homme. Il n’était pas habitué à ce genre d’endroit, cela se voyait de plus en plus. Il essaya plusieurs fois de héler la serveuse, mais sa voix portait si peu et paraissait si faible que le brouhaha l’engloutit. Découragé, il s’était décidé à aller jusqu’au comptoir. Un autre homme le devançait. Crasseux mais immense, il passa tellement de temps à parler au patron que ce ne pouvait être que de la négociation. Un habitué sans doute, qui se fondait sans mal avec la testostérone ambiante.
Il finit par quitter le comptoir, lâchant quelques pièces avant de monter à l’étage. Ici aucun crédit n’était fait, on payait à la commande. Le géant passa près d’elle sans la voir : elle ne devait sans doute pas dépareiller non plus…

Le Second homme commanda enfin et se retrouva avec une énorme pinte. A en juger la couleur, cela devait sans doute être de l’hydromel. Mais en observant bien les pièces qu’il avait donné en échange de celle-ci, Lina se rendit compte sans mal qu’il s’était fait abusé. On ne donnait pas cinq pièces pour une boisson pareille, et pas dans de tel lieu ! Ce qui confirmait ses soupçons : cet homme n’avait jamais mis les pieds dans un taudis de toute sa vie. Cette constatation l’a rassurée autant que l’inverse. Il serait facile à suivre et sans doute lâcherait-il quelques informations si elle l’accostait directement. Mais il était trop visible et bien trop prévisible… N’importe quel saoulard avait dû le remarquer. Lui, son écharpe en renard et son fourreau qui cliquetait à chaque pas maladroit. Il faudrait qu’elle soit vraiment discrète… Voire même qu’elle le protège s’il s’avérait en danger. Elle soupira, d’avance fatiguée de toute cette entreprise. Mais sa curiosité avait été piquée au vif, et elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer les mille trésors que cachait la discrétion accrue des deux hommes. Aussi ne vit-elle dans ces aléas qu’un nouveau moyen d’aiguiser ses sens.

Elle attendit donc et, patiente, laissa l’homme siroter sa boisson.  Il but d’abord à petites gorges puis sembla y prendre goût. La boisson le rendit téméraire et l’engourdit. Il injuria plusieurs fois quelques hommes, puis les invita à boire avec lui. Plus les heures passaient, plus il buvait, plus il semblait vacillant. Il recommanda plusieurs fois de l’hydromel, se faisant encore plus escroquer à chaque pinte. Mais comment pouvait-il s’en rendre compte ? Il se mit à pouffer de rire tout seul, à regarder autour de lui puis à pouffer encore, dissimulant sa bouche derrière ses mains. Quelques hommes s’assirent autour de lui, trinquant et riant de même. Saouls. Ils étaient tous saouls. Et la nuit n’était tombée que depuis peu…

Elle observa alors un curieux manège. Le patron discutait discrètement avec un autre homme, tous deux appuyés sur le comptoir afin de ne laisser aucun murmure aux oreilles indiscrètes. Impossible donc de savoir de quoi ils parlaient, ni même de lire sur leurs lèvres tant ils étaient baignés dans l’obscurité. Le patron tourna alors la tête vers l’homme au col de renard. Lina cru voir une étincelle apparaître soudain dans son regard. Elle avait déjà vu ça avant. L’envie de meurtre. L’envie d’argent. Ils prévoyaient sans doute tous les deux de faire disparaître cet idiot, de lui prendre ses biens – s’il lui restait seulement une pièce après ses récents rackets – et de revendre ce qu’il pourrait.

Adieu son indic’ donc.

Elle se mouva légèrement de sa chaise, la déplaçant afin de pouvoir mieux observer le complice du patron. De taille moyenne, fin et élancé. Elle remarqua ses bras musclés, sans doute capable de l’étrangler d’une seule main. Ses vêtements étaient discrets, il portait une capuche. Aucune partie de sa peau n’était visible mise à part son visage. Mais, ainsi dans l’obscurité, impossible d’en distinguer les traits. Elle le vit alors tourner brusquement le tête vers elle, sentit son regard comme un brasier sur sa peau. Une grande frayeur s’empara d’elle, écarquillant ses yeux, rendait sa peau moite. Elle n’aurait su expliquer le malaise soudain qui la prenait, ni pourquoi ses membres étaient soudain figés, incapable de bouger. Elle commença réellement à paniquer lorsqu’elle le vit se déplacer, avançant doucement dans sa direction. Elle put distinguer un sourire sous la capuche. Un rictus horrible.

Un homme s’affala alors sur la chaise à côté d’elle. Le contact se rompit directement, le calme revint. De quelle magie s’agissait-il ? Quel sort lui avait-on lancé ? Elle n’avait jamais été victime de pareil sortilège et hésita un court instant à fuir hors de cette taverne.

Un bref regard vers l’homme à capuche lui fit comprendre qu’il avait changé de direction, maintenant assis à la table de l’homme au renard. Il n’en aurait pas pour longtemps à faire son office, surtout avec de telles capacités.

Et elle ? N’était-elle pas non plus en danger ?

Elle tourna le regard vers l’homme qui venait de la tirer d’affaire, temporairement du moins. Il s’agissait du même homme que celui qui avait négocié les prix. Avait-il un lien avec le patron ? Et donc avec l’assassin ? Elle resta sur ses gardes, peut-être s’étaient-ils partagés les victimes… Donc, après s’être occupé du Premier homme monté plus haut, ils décidaient de tuer le Second, et elle car elle s’était montrée trop curieuse.

Ou alors il n’avait aucun lien avec eux, et il s’agissait sans doute d’un heureux hasard qu’il décide de s’assoir auprès d’elle. Sa carrure était impressionnante, l’autre n’avait sans doute pas voulu s’occuper des deux, pensant qu’ils voyageaient ensembles. A présent cet homme se trouvait tout aussi en danger qu’elle. Elle remarqua alors ses oreilles, pointus comme les siennes, mais poilues en sus. C’était de ça qu’était sans doute venue la conclusion du tueur. Des oreilles pointues, une démarche souple pour cet homme et une allure fine pour elle, et voilà un duo d’elfes. Des conclusions hâtives donc, car elle n’avait jamais vu d’elfe avec des crocs à la place des canines.

Il allait commander et, même si sa présence ne la rassurait pas complètement, elle voulait que l’illusion perdure. Qu’ils semblent se connaître. Il faudrait ruser.

Je déconseille de manger ici, c’est à choper des vers.

Elle avait tourné la tête vers lui, naturellement, comme si le malaise ressentit plus tôt n’avait jamais eu lieu. Son sourire se voulait amical, mais on lisait tout de même l’inquiétude dans son regard. Elle était chasseuse, pas comédienne…

D’ailleurs, je déconseille de rester ici tout court.

Elle s’était penchée vers l’homme pour murmurer ces derniers mots et, malgré elle, son regard se tourna vers l’homme à la capuche.

Il était toujours assis à côté du Second homme, lequel riait et mettait des accolades aux autres à sa table. Mais l’assassin lui, ne participait pas. Il se tenait droit, les mains jointes, et avait toujours la tête tournée en direction de la jeune femme.
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Akkan
Dirigeant de l'Equilibrium
Message Sujet: Re: [Aventure] Une opportunité fortuite | Mar 4 Juil 2017 - 22:03


Je cherchais des yeux cette damnée serveuse quand la femme à ma table m'interpella de manière familière me déconseillant la nourriture de l'établissement, à cette intervention, je me retournais vers elle plongeant mon regard dans le sien avant de lui répondre :

- J'ai pas mangé depuis 24 heures, je préférerais manger à la table de n'importe quel bourgeois, mais comme vous pouvez le voir, je n'en ai pas les moyens. Que me proposez-vous dans ce cas pour 3 cuivres ?

Alors qu'il la questionnait il détaillait son visage s'attardant sur ses cheveux blonds, ses yeux et son visage allant même jusqu'à s'attarder sur son tatouage juste sous son oreille gauche. Il remarqua des petits signaux qui lui indiquait que la femme était tout sauf détendue et il ne put s'empêcher un regard dans la même direction qu'elle. Il lui avait fallut qu'un court moment pour identifier l'auteur de son malaise.

Ce fut sa deuxième remarque qui l'aiguilla à lui répondre ceci :

- Cet homme que vous regardez, vous menace-t'il ? Vous semblez mal à l'aise, je peux vous aider ?


Je suivais à nouveau son regard, jaugeant la situation, un homme buvait plus que de raison, habillé bien trop richement pour l'établissement, il se faisait remarqué. Les gens assis à sa table était pour la plupart inoffensif, cherchant juste un bon couillon pour boire. Seulement, celui qui semblait inquiété la semi-elfe face à moi était pour sa part taciturne, ne parlant pas avec le premier et ne buvant pas. On aurait pu se demander ce qu'il faisait à la table, son regard oscillait entre notre table et la personne bourré.

Je sentais encore la soirée sale, moi qui venait de passer une journée exténuante, je rêvais simplement de m'endormir pour quelques heures de plus, mais pour cela il aurait fallu quelques pièces supplémentaire pour éviter ce bouge immonde. Je n'aimais guère le personnage qui nous regardait, sans être aggressif, je sentais qu'il surveillait sa poule aux oeufs d'or. Je voyais d'ici l'homme mort dans une ruelle à quelques mètres d'ici, la gorge tranché et ce qui avait de la valeur disparu ...

*Toi tu vas faire une connerie ...*

*Oh ta gueule Nimrod ! Je vais pas laisser un homme se faire tuer à cause de sa stupidité. Et ne m'assène pas encore un de tes discours sur la vie des dragons, la nature etc ... On est pas chez les elfes ici.*


Je me levais d'un bloc et me dirigeait vers la table gardant à l'oeil l'encapuchonné, j'hélais l'ivrogne et lui décochait un sourire mielleux :

-Mon gars, tu m'as l'air bien sympathique et de bonne humeur, viens donc partager une bière avec nous !

Joignant le geste à la parole, je faisais signe à la vendeuse de nous resservir 2 pintes sur l'ardoise de monsieur - fallait pas déconner ! - alors que je saisissais l'homme par le bras pour l'aider à se relever, me plaçant subtilement entre l'homme encapuchonné et l'ivrogne. Je lui adressais un clin d'oeil en le laissant avec la troupe de vide poche qui tentait de l'inclure dans leurs beuverie.


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