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Courage ou stupidité ? [Aronmath]

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Mélusine Personne
Message Sujet: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Jeu 18 Déc 2014 - 2:36


Uru Baen. Son ancien chez elle gisait quelque part, réduit en cendres au milieu de ces murailles éventrées. Debout entre les rangées de stèles marquant les sépultures des anciens habitant qui avaient envahis les champs délaissés comme des mauvaises herbes, elle ne pouvait qu'observer. Incapable de se décider à avancer. Pourtant il est peu prudent de rester à vue en ces lieues aussi sinistres que dangereux. Mais elle ne pouvait simplement pas avancer. Son armure la plombait plus que jamais mais ce n'était rien par rapport au poids qui appuyait sur son estomac. Une sourde angoisse qui n'était que du bon sens, elle le savait. Après de longues secondes qui semblaient s'étirer à l'infini elle se remit en marche avec une pensée pour son parcours. Il avait débuté ici et pourtant rien n'était comme dans ses souvenirs. Uru' Baen n'avait pas connu Mélusine, la ville avait abrité Aron, une autre version d'elle. C'était d'une ironie sans nom, son père avait tout fait pour l'élever comme un garçon au point de faire croire à tous que c'est d'un fils que sa défunte épouse avait accouché. Tout ça pour une stupide prophétie. Il devait être un con fini, un con qui s'engorgerait de savoir sa descendance devenue dragonnière alors qu'il était convaincu que s'est en se faisant passer pour un homme qu'elle accomplirait ''de grandes choses''.

Bizarrement elle était incapable de lui donner tort. S'il ne lui avait pas emplit la tête d'héroïsme et de grandeur, jamais elle n'aurait choisit de se battre. Elle sourit en pensant que ce n'est pas pour autant en tant qu'homme mais parmi les Premiers Hommes qu'elle avait rencontré Yasiphraël son tout nouveau lien avec la créature dorée la troublait encore par moment. Son intimité était morte en même temps que sa paix spirituelle ; il à ses côté, il était marqué sur sa paume, il était dans sa tête. C'était comme une greffe inattendu ; elle avait toujours vécu sans et maintenant elle devait apprendre à vivre avec à tout instant. Mais ce n'était pas la greffe d'un corps étranger, non. Il était infiniment plus précieux. Oui, indéniablement, elle l'aimait. Sans trop comprendre pourquoi d'ailleurs tant il pouvait se montrer insupportable. Il était entré dans sa vie sans crier gare et elle lui avait reproché, intérieurement comme de vive voix, d'avoir détruit tout ce qu'elle avait construit. Elle avait beau par là déclarer haut et fort qu'il avait mis un terme à sa mission d'infiltration, elle regrettait aussi secrètement les compagnons qu'elle avait perdus et qui ne la considéreraient plus jamais comme une des leurs. C'était aussi épuisant que fascinant et exaltant et même si avec le temps ils apprenaient à mettre de la distance aussi bien qu'à mieux se comprendre, l’opération était laborieuse et jamais ce nouveau cordon ombilical ne serait coupé. À moins que l'un d'eux ne meurt, mais elle préférait éviter d'y penser.

Le dragon sans être très loin l'avait déposée à une distance respectueuse de la ville. C'était d'un accord commun ; elle avait besoin d'être discrète et l'idée que son compagnon reptilien ne s'approche trop de la corruption ne l'enchantait. Elle franchirait donc les murailles de la ville seule, avec la promesse d'être prudente et la garantie qu'il était prêt à intervenir même s'il devait probablement chasser pour se remplir l'estomac.
Il lui fallut pas mal de temps pour trouver une brèche dans la muraille brisée lui permettant d'entrer et même comme cela il lui fallut faire preuve de suffisamment de force pour grimper avec sa carapace métallique. Si elle avait pris soin de la huiler aux articulation de telle sorte qu'elle puisse marcher sans faire un bruit de porte rouillée, elle ne pouvait amenuiser le son du choc de l'acier contre la roche. Et c'était bien dommage parce que pour une fois elle se serait bien passée d'une entrée spectaculaire. Par elle ne savait quel miracle, aucune forme de vie agressive ne vint à sa rencontre. Elle devait se trouver dans la partie la moins peuplée en faille de la ville. Un jour elle devrait remercier les dieux pour la chance éhontée qui l'accompagnait. Elle promit aussi de se mettre aux jeux d'argent si jamais elle sortait de là facilement. C'était ridiculement sentimental d'être venu ici et complètement idiot si on considérait en plus le danger. Mais il fallait qu'elle la trouve. Il fallait en avoir le cœur net. Elle ne pouvait pourtant pas ramener les morts à la vie ni même lui offrir une sépulture digne de ce nom mais il fallait qu'elle le fasse. Aussi discrètement que possible elle se dirigea vers la quartier ou avait vécu sa petite cousine, priant pour ne pas se perdre à la faveur de la transformation de la ville. Ce n'était pas la première fois qu'elle y revenait mais elle ne s'y était plus enfoncé depuis sa destruction. Puis elle avait appris que alors qu'elle croyait les siens saufs, seule sa cousine manquait à l'appel. Elle avait ruminé les faits, recherché en vain sa tombe, questionné ; le fait était qu'Isis reposait toujours dans les décombres de la cité.

Mais pourquoi diable est-ce qu'elle avait besoin d'aller la voir ? Qu'est-ce que cela changerait ? Encore une fois elle ne pourrait rien faire pour elle. Jadis la guerrière s'en était voulu d'être partie sans la prévenir, la laissant seule dans cet univers de brute, mais avec le temps elle avait réalisé que c'était la seule solution même si parfois elle lui manquait. Elle était la seule avec laquelle elle pouvait se permettre de ne pas être LE meilleur, le garçon le plus talentueux. Sans rien connaître de son travestissement elle acceptait sa dualité, tout simplement. C'était niais à en crever et elle détestait cela mais c'était plus fort qu'elle.

Du coin de l’œil elle vit une liane corrompue ramper jusqu'à elle et d'un coup d'espadon contrarié elle la trancha net avant qu'elle ne tente de la saisir. Mais la liane hurla un cris déchirant de douleur et de folie, il lui semblait entendre la voix d'une femme torturée. Un frisson dressa immédiatement chacun de ses poils alors que les échos du cri mouraient après avoir rebondit sur les façades en ruine. Pire encore que ce son, un silence surnaturel s'installa. Elle n'osait plus bouger, à peine respirer. Et soudain le monde entier sembla éclater. Dans des projections rocheuses la flore corrompue se tendit vers elle à une vitesse surprenante dans un sifflement entre la rage et la douleur. Une seconde elle resta figée avant de comprendre que si une seule de ces plantes la touchait, elle était morte. Prenant ses jambes à son coup, elle couru à en perdre haleine sans plus se soucier de la discrétion. La corruption semblait sortir de son sommeil à son passage et aux chlorophylliens vinrent s'ajouter des monstres difformes dont elle n'aurait pu voir l'immondice même en cauchemar. Elle ne voulait pas les voir. Il ne fallait surtout pas les regarder ou la panique s'emparerait d'elle. Sa lame massive s'abattait impitoyablement, provoquant toujours ce hurlement venu du plus profond des enfers. Aux sifflements et grognements en tout genre semblaient s'ajouter des voies démentes. Il lui parlaient. La suppliaient. La maudissaient. Susurraient son nom. À chacune de ces voix il lui semblait sentir un être aux mains griffue s’emparer de son cœur et y promener doucement son souffle fétide pour e regarder lentement virer au noir. Au noir des failles, au noir de la corruption. C'était la folie qui régnait entre ces murs, la folie et la douleur. Les poumons en feu, elle découpa d'un geste un monstre qui s'était jeté sur son flanc droit. Quelques mètres plus loin à peine elle aperçu une maison en étrangement bon état. En pierre massive, c'était une maison de pauvre et donc presque dépourvue de fenêtre ; si elle parvenait à la gagner, ce serait un refuge précieux.

Redoublant d'effort elle déboula et referma derrière elle, pesant de tout son poids sur la porte pour la maintenir close. Si elle n'avait pas tant peiné à reprendre son souffle elle aurait soupiré de soulagement en sentant l’intensité des impacts contre le bois diminuer progressivement. Lorsque le temps passé depuis les derniers assauts lui sembla suffisant, elle se laissa glisser le long de la porte pour s’asseoir dos à elle en laissant basculer sa tête en arrière. Elle venait pour trouver un cadavre et risquait fort d'en devenir un à son tour si les choses ne se passaient pas mieux dans un avenir proche. Observant enfin son environnement, elle réalisa qu'elle se trouvait dans une ancienne boutique. Après un instant de vide où cette information la laissa parfaitement de marbre, elle réalisa que si boutique il était, deuxième sortie il y avait. Le plus silencieusement possible elle se mit en quête de cette ''entrée de service'' qui ne se fit pas prier. Nulle porte cette fois, elle avait disparu ne laissant que des éclats grossiers et des gonds nus. Ce constat lui glaça le sang, pas un instant elle n'avait pensé à cette possibilité en gardant l'autre porte. Et dire qu'elle s'était cru prévoyante en songeant aux fenêtres trop étriquées pour permettre un quelconque passage ! Plus prudente que jamais elle sorti malgré tout de son abris, consciente que rester statique ne pouvait que lui apporter plus d'ennuis. Elle dû se résigner malgré son hésitation à arpenter de nouveau les ruelles, terrifiée à l'idée de croiser un stryge. Elle aurait dû écouter Yasiphraël. Soudain une petite voix l’interpellant le plus bassement possible la fit bondir plus haut qu'elle ne s'en serait cru capable et un instant elle redouta l'arrêt cardiaque. Elle n'était pas seule dans les ruines. Il y avait au moins cet homme. Il devait être aussi fêlé qu'elle.
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Aronmath
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Jeu 18 Déc 2014 - 23:14


Voila plusieurs jours qu'Aronmath et Isandrass étaient partis d'Aberon en direction d'Uru Baen. Le voyage fut long et parfois difficile mais c'était l'occasion de traverser et de voir ce monde. Et finalement, finalement, ils arrivèrent aux abords de la cité. Isandrass se posa sur une petite colline Aronmath n'avait qu'une envie: se dégourdir les jambes et faire quelques étirements.

"-Tas de ruines lugubres. On dirait que la corruption est également à l'oeuvre ici." déclara la dragonne les yeux sur la cité en ruines.

"- Il faut croire, et moi qui espérait échapper encore un petit moment à cette cochonnerie. J'ai gagné un deuxième tour." dit Aronmath en se rapprochant de sa dragonne et en lui posant une main sur le cou.

Plus il regardait ce qui restait de la ville, il ne pouvait pas s'empêcher de penser aux descriptions de Torondor: le temps de la grande Ilirea et de la puissante forteresse d'Uru Baen était bien fini, place un vulguire tas de caillou. Aronmath sentait l'inquiétude de sa dragonne presque tremblante:

"- Tu t'es transformée en lapin de garenne violet?" Aronmath tentait de dédramatiser la situation.

"- Ce n'est pas drôle du tout! Tu dois entrer là dedans et vu l'ambiance j'ai le droit d'être inquiéte!"

"- Le contraire m'aurai attristé." répliqua calmement Aronmath "Nous savons pertinemment que tu n'arriveras pas à vivre sans l'information que tu recherche. Et si tu n'arrives pas à vivre, je ne pourrais pas vivre! De plus, je ne serais pas seul." il se planta devant Isandrass " Tu seras toujours à mes côtés!"

La peur de la dragonne se mélangea à de la gratitude dans un torrent d'émotions, elle vint poser sa tête sur l'épaule de son dragonnier.

"- Tu voleras haut dans le ciel pour m'indiquer le chemin jusqu'à la bibliothèque, je trouve les archives et on repars vers d'autre lieux. Tu n'interviens que sur mon ordre! Une créature magique dans une zone de magie perturbée n'est pas une bonne chose." planifia Aronmath en enlevant son manteau, vérifiant si sa lame violette était bien attacher dans son dos. Sa cotte de maille était bien ajustée sous le cuir parfaitement travaillé.

"- Aronmath, reviens moi vite, élu de mon cœur." dit Isandrass en Ancien Langage.

Le dragonnier répondit par un clin d’œil et se lança vers les murs d'Uru Baen, grappin en main. Une fois au pied de la muraille, il ne perdit pas de temps, lança son grappin et escalada jusqu'en haut. Au plus prés de ses yeux se dressaient le ruines maudites. Il n'avait que peu de temps, les zones corrompues sont dangereuses et il ne le savaient que trop bien. Il s'enfonça dans les tas de pierres et de roches, restes d'une sanglante bataille.

Aronmath était le plus discret possible dans ce décor pesant et abominable: tout paraissait si sombre et morbide, le moindre bruit, même le plus infime, vous stoppez sur place, paralysé par la peur. La progression était lente, il attendait l'itinéraire proposé par Isandrass. Après plusieurs ruelles, il entendit des sons bien étranges et intrigants. Le dragonnier tira Ascalon de son fourreau et avança encore plus prudemment. Rien n'y personne, pas une âme, tout semblait désert mais ces bruits n'étaient pas le fruit de son imagination.

"- Je n'ai pas encore vu notre objectif, difficile de voir de si haut. J'ai un mauvais pressentiment."

"- Moi aussi, je coupe pour me concentrer, appel moi si tu as quelque chose d'urgent."

Décidant de prendre de la hauteur, il remarqua une demeure encore debout, mais ce qui l'intéressa c'était les mouvements: il vit une personne entrer dans la bâtisse poursuivie par...par.....Une créature bien étrange et visiblement pas amicale. Aronmath se mit à courir pour voir ça de plus prés. Arrivant presque sur les lieux il perçut des cliquetis. Il se colla à un à moitié détruit et observa discrètement. Une jeune femme, très jolie jeune femme, en armure passa devant lui. Visiblement humaine et parfaitement saine d'esprit. Aronmath se plaça derrière elle, debout sur rocher, s'appuyant sur sa lame de 90cm et l'interpella:

- Je ne m'attendais pas à rencontrer une si jolie femme dans un tel endroit....

"- Aronmath il y a un autre dragon dans le ciel, il ne m'a pas encore vu, mais je n'aime pas ça." l'interrompit Isandrass. Cette nouvelle perturba Aronmath qui ne laissa rien apparaître.

- Mon nom est Aronmath et qui toi qui es tu? Et que fais tu ici toute seule? Il s'adressa aussitôt à Isandrass "Cache toi dans les nuages et analyse le."

"- Je n'ai pas l'intention de me cacher alors que tu prend des risques!" répliqua sèchement Isandrass prête à en découdre avec son homologue.

"- Justement si tu es en plein combat comment veux tu me récupérer en cas de complication? Fais ce que je te dis."

Isandrass s’exécuta à contre-cœur alors qu'Aronmath attendait une réaction de sa première rencontre de la journée qui promet d'être longue.
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Mélusine Personne
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Sam 20 Déc 2014 - 10:22


Son rythme cardiaque se calmait progressivement sans réellement redevenir serein (c'était chose impossible en ces lieux) tandis qu'elle évaluait du regard son interlocuteur. Il n'avait pas l'air fou ni agressif alors que foutait-il là ? Arquant un sourcil étonné par le salut qui avait un côté comique tant il était en inadéquation avec le contexte, elle répondit avec son habituel petit sourire moqueur :

''Et moi encore moins à me faire interpeller comme dans un bar dans un lieu pareil. ''

Les stryges pouvaient adopter des apparences parfaitement humaines, elle le savait pour en avoir combattu plus d'un et chaque fois elle avait faillit y passer alors qu'elle ne s'était pas battue seule. Ces êtres étaient des manipulateurs pervers en plus d'être forts, il n'y avait aucun doute quant au fait que se faire passer pour un bien heureux allié pour mieux trahir devait être un plan jouissif pour bien d'entre eux. Jetant des coups d'oeil inquiets aux alentours pour s'assurer qu'ils étaient bien seuls, elle soupira de soulagement. En signe d'approche pacifique elle abaissa son espadon pour pouvoir rejoindre l'homme dans l'ombre de sa cachette sans qu'il ne se sente agressé ; il était hors de question de rester plantée en plein milieu du passage et de devenir une cible facile, ce pouvait aussi bien être un piège visant à détourner son attention qu'une réelle distraction qui n'en était pas moins dangereuse et que cet homme soit une menace directe ou non, elle ne pouvait l'ignorer. En réponse à sa curiosité Yasiphraël lui envoya une vague de parfaite neutralité, un peu comme un haussement d'épaules mental ; il ne pouvait absolument pas l'aider de là où il était et ne pouvait pas non plus juger la situation à sa place.

Une fois suffisamment éloignée du centre de la rue elle se permit un examen plus prononcé. Semblable à n'importe quel humain quoiqu'un peu plus grand que la moyenne puisqu'il avait l'air de faire sa taille, il avait ce type de dégaine qui met plutôt en confiance en plus de ne pas être désagréable à regarder. Il n'y avait absolument rien dans sa personne qui pouvait être associé à de la corruption où à quoique ce soit de dérangeant et très paradoxalement, cela la dérangeait ; il pouvait aussi bien être quelqu'un de très propre sur lui qu'une abomination corrompue se cachant sous un regard affable. Lui trancher la gorge par principe de précaution était exclu tout comme le fait de lui tourner le dos un seul instant où de le laisser partir si il était réellement une menace.

''Mon nom est Aronmath et qui toi qui es tu ? Et que fais tu ici toute seule ?
- Je suis Circé. Et je cherche un cadavre même si une partie de mon subconscient me souffle que je dois avoir des envies suicidaires pour être ici. Mais je te retourne la question ; que fais-tu ici, tout seul ? ''

Dévoiler son but ne la gênait pas, stryge ou pas cela ne donnait en rien suffisamment d'éléments pour la mettre en danger. Concernant son nom, elle avait en revanche conserver ses vieux réflexes consistant à ne jamais se dévoiler avant d'être certaine que son interlocuteur était digne de confiance. Se présenter comme étant Sibylle eut été de la folie ; sa trahison au sein des Premiers Hommes avait dû faire du bruit aussi bien parmi eux que leurs alliés. La façon qu'il avait de pointer sa solitude quand lui même n'était pas plus accompagné l'agaçait même si elle n'en montrait rien, la croyait-il incapable de se défendre ? Une femme seule était ue inconsciente ? Bon, en l’occurrence c'était vrai, elle était une parfaite inconsciente, mais la généralité ne l'était pas. Elle avait répondu sur un ton aimable quoique sans dissimuler une part de méfiance ; se montrer trop aimable aurait sonné faux vu le décor de la scène mais elle ne se montrait pas non plus hostile. Jusqu'à maintenant. D'un coup d’œil à l'épée du jeune homme elle s'assura que celle-ci n'avait à première vue rien de particulier, hormis sa couleur. Se mouvant avec toute la vitesse dont elle était capable et profitant du fait qu'en étant appuyé sur son épée il mettrait forcément quelques secondes de trop à réagir, exécutant un moulinet violent, elle pointa la lame de son espadon tout prêt de la gorge du dénommé Aronmath. C'était un nom curieux soit dit en passant, il lui faisait penser à ''aromates'', mais elle s’égarait. Son espadon doré qu'elle tenait à titre exceptionnel d'une seule main pour pouvoir se tenir de profil lui assurait un avantage indéniable au niveau de l'allonge. Ses yeux bleus plus froids que la glace tout comme ses lèvres étaient étrécis en signe de méfiance. Il n'était plus utile de jouer à cache-cache.

''Prouve moi que tu n'es pas un stryge si tu tiens à ta tête, mais commence par lâcher ton arme. ''
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Aronmath
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Lun 22 Déc 2014 - 23:11


Aronmath n'était pas surpris de la réaction de Circé, il s'y attendais. Mais il avait encore une carte à jouer.

"-Bravo!! Quelle idée de génie!!" cria Isandrass.

"- Elle a une bonne technique, bon équilibre, bref ce n'est pas une comique et tu as vu comme moi..."

"- Oui je suis pas idiote! Bon je descends te chercher."

"- J'ai un autre projet."

Aronmath lui expliqua son plan et la réaction de dragonne était prévisible:

"- Et bien sur tu n'as pas trouvé un meilleur moment pour essayer ce stratagème."

"- Tu veux ce livre oui ou merde?"

"- Dois tu jouer ta vie pour cela?" demanda Isandrass

"-A toi de me le dire." rétorqua Aronmath.

Isandrass réfléchie un instant avant de soupirer et de dire:

"- Ok....Vu que les possibilités sont minces mais je vais changer le timing. J’espère juste que...."

"- Nous serons encore là dans cinq minutes." coupa Aronmath.

Aronmath revint sur terre et reporta son attention sur Circé. Le dragonnier aurai préféré la rencontrer en un autre lieu et en d'autre circonstance, il se serait surement entendu mais on était loin de ce cas de figure. Circé était toujours méfiante et visiblement tendue.
La situation était donc toujours au si complexe, il n'est jamais agréable d'avoir une lame juste sous la gorge. Il se décida à répondre à son interlocutrice:

- Un stryge, c'est charmant comme comparaison, je n'en espérais pas tant. Je ne suis pas ce genre de créature. Je suis plus un...

Il marqua une légère pause pour lui montrer sa paume gauche et son Gedwëy Ignasia et de reprendre:

- Un dragonnier à ce moment là Isandrass commença une descente en piquet à grande vitesse mais tu dois savoir ce que cela fait 'avoir quelqu'un dans sa tête en permanence n'est ce pas? Argetlam!

Isandrass, une fois à bonne hauteur, poussa un terrible rugissement juste au dessus du duo. Aronmath profita de cette distraction pour lancer son épée: depuis le début il avait coincé la pointe de son épée entre deux orteils de son pied droit, le pommeau d'Ascalon repoussa l'épée dorée de Circé. Aronmath rattrapa sa lame en vol et recula de trois bon mètres face à Circé.

"-Parfait!" dit Aronmath content du déroulement de l'opération.

"- Stupide mais tu es en meilleur posture." dit Isandrass soulagée en reprenant de l'altitude "Attends voir! Regarde!"

Isandrass envoya une image à son dragonnier.

"- La bibliothèque! C'est bon décroche de la ville, la zone n'est pas bonne pour toi!"

Après un moment d'hésitation, Isandrass se plia à la volonté d'Aronmath: "Très bien mais je ne reste pas loin et au moindre souci j'interviens." Et elle prit la route pour s'éloigner de la zone corrompue.

Au même moment, Aronmath s'adressa à Circé qui devait calculer son prochain coup, l'épée dans la main droite:

- Maintenant, tu sais qui je suis, pour mon arme si tu la veux il faudra venir la chercher! Je ne pense pas que tu prennes ce risque pour toi et.......ton dragon! Même si venir ici pour un macabé est un risque stupide en soit.

Aronmath avait fait la relation entre l'épée de Circé et le dragon aperçu par Isandrass.

- On fait quoi alors: on se calme ou l'on se met sur la tronche? demanda Aronmath sans détour, en prenant  calmement son épée à deux mains, la pointe vers le bas, regardant Circé dans les yeux, concentré sur le moindre mouvement et la moindre réaction. Qu'aller donner la rencontre de deux dragonniers dans ce lieu.


Dernière édition par Aronmath le Jeu 25 Déc 2014 - 22:56, édité 1 fois
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Mélusine Personne
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Mar 23 Déc 2014 - 2:56


La jeune femme suivit prudemment le regard d'Aronmath sans pour autant cesser de guetter le plus petit mouvement. Qu'il bouge et elle réagirait. Et soudain ses yeux s'écarquillèrent. La Gedwëy Ignasia. Elle la reconnaissait pour en avoir l'exacte réplique depuis environ un mois maintenant. Cette marque lui faisait exactement le même effet que l'Ægishjálmur posée sur son cœur. Initialement elle les avait détestées ; elles étaient le symboles de deux brûlures aussi bien physiques que mentales. Elle n’oublierait jamais le fer rouge s'approchant de sa poitrine pour ronger la peau, pas plus que le regard de ses compagnons quand ils avaient compris sa trahison. Deux tournant majeurs qu'elle avait appréhendé dans un premier temps pour ensuite ne pas les regretter. Curieux n'est-ce pas ?
Un instant elle faillit abaisser son espadon et s'excuser pour sa brusquerie mais elle se ravisa en fronçant les sourcils. La Gedwëy Ignasia avait beau être une marque ancestrale puisant probablement son origine dans le premier langage et donc ne permettant pas le mensonge, celle ne voulait en rien dire que les stryges ne pouvaient la contrefaire. Elle ignorait jusqu'où allaient leurs pouvoirs de transformation mais imiter une cicatrice devait être ridiculement aisé par rapport à leurs capacités à changer la résistance même de leur peau. Elle refocalisa immédiatement son attention sur le jeune homme au moment où il reprit la parole, la désignant elle aussi comme une dragonnière. Comment.. ? Alors qu'elle allait se montrer plus vindicative encore, un hurlement à réveiller les morts déchira le ciel et instinctivement elle fouilla fébrilement la source de ce nouveau danger. Une seconde à peine elle crut que les plantes hurlaient à nouveau leur folie avant de reconnaître le cris d'un dragon. Yasi.. ? Non, ce n'était pas lui. Il n'avait donc pas menti !

Profitant de sa distraction, le dragonnier avait fait sauter sa lame mauve de manière à écarter sa propre lame et à s'écarter suffisamment pour pouvoir se mettre en position de défense. Par pur esprit guerrier elle grinça des dents, partagée entre le ravissement face à l'originalité de l'astuce et le mouvement et l'amertume de s'être faite avoir. Un point positif était indéniable ; il n'avait pas menti. Son orgueil était cependant trop froissé pour qu'elle lui décoche un sourire ravi. Mentalement elle demanda au dragon doré de surveiller le deuxième reptile volant ; il avait beau ne pas se présenter comme hostile, sa propre méfiance avait visiblement refroidit ses envies de badinerie mais si les choses tournaient mal elle préférais encore savoir si le dragon accompagnant cet homme était plus ou moins grand Yasiphraël.

''Maintenant, tu sais qui je suis, pour mon arme si tu la veux il faudra venir la chercher! Je ne pense pas que tu prennes ce risque pour toi et.......ton dragon! Même si venir ici pour un macabé est un risque stupide en soit. On fait quoi alors: on se calme ou l'on se met sur la tronche ? ''

Rien que pour son ton suffisant elle avait envie de lui mettre sur la tronche, stryge ou pas. D'autant plus qu'il avait l'air prêt à se battre. Pas fou, il avait l'air de se montrer méfiant à son tour, elle n'avait pourtant pas de raison rationnelle de poursuivre son agression puisqu'il avait prouvé sa nature. Bon, certes, pas d'autre raison que sa patience des plus ridicule et sa forte capacité à s'emporter.

''Je me passerait de ton épée, le violet n'est pas tellement à mon goût. Et soit lucide ; quel que soit le motif qui t'a poussé à venir ici, il est stupide. Cadavre, trésor, mission ou quoique ce soit d'autre. ''

Un sourire narquois étiré ses lèvres, ce même sourire que ses anciens compagnon disaient insupportable. Malgré tout elle fit un effort de bienséance et reprit une expression plus amicale en rangeant son espadon puis lui tendit la main avant d'avancer d'un pas seulement.

''Je présume que nous sommes partis sur de mauvaises bases, malgré tout je ne m'en excuse pas ; c'était nécessaire. Mélusine, dragonnière de Yasiphraël. ''

C'était une sorte de gage de paix. Soudain elle senti comme une forme de malaise s'insinuer en elle. C'était une espèce de peur sourde accompagnée de la sensation d'être nauséause. Elle allait mettre ça sur le compte de l'angoisse quand des souvenirs de son nouveau compagnon d'âme lui revinrent. C'était exactement comme ça qu'il lui arrivait de ressentir l'approche de la corruption. D'abord ce malaise qui deviendrait du mal-être, de la peur, de la terreur et enfin de la folie. Le simple fait de comprendre ce qui se passait noua son estomac et elle sentit la corruption se réjouir de sa peur, comme une mâchoire perverse ravie de voir qu'elle pouvait laisser des traces.

''Il faut bouger de là, vite.''

Jetant un coup d'oeil en dehors de leur cachette elle ne repéra rien mais n'en tira nulle réelle satisfaction. Déjà elle se mettait en marche, partant du postulat qu'il allait la suivre. Il y avait plusieurs possibilités ; et elle priait pour que cette corruption soit presque ''inconsciente''. En effet, elle avait parfois l'impression que la corruption était dotée d'une aura qui tendait à souiller tout ce qu'elle touchait. C'était presque passif, involontaire et naturel. C'était différent de la forme de corruption ''volontaire'' qui semblait émaner de certains êtres. Malgré tout si c'était seulement une histoire d'aura ils feraient mieux de se dépêcher et d'éviter à tout prix de rester statiques trop longtemps ; plus de temps ils passeraient entre ces murs plus ils pouvaient se faire attaquer tout comme sombrer dans la folie.

''J'imagine que tu préfères tout comme moi que ton dragon reste loin de la corruption et tu dois aussi savoir que moins on reste mieux c'est. Je te propose un marché ; tu m'aides je t'aide. Ça ira plus vite pour tout les deux et en cas de danger on a plus de chance de réussir de se passer d'une intervention aérienne. Conclu ?''

C'était presque rhétorique, pas une seconde elle ne s'imaginait qu'il puisse dire non ; elle regrettait d'avoir mis les pattes dans cette foutue citée mais maintenant elle y était et ni l'un ni l'autre n'était en position de refuser de l'aide ; près des faille la magie était instable voire dangereuse pour son utilisateur et se battre au corps à corps à un contre un face à la corruption n'était pas le plan du siècle.
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Aronmath
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Ven 26 Déc 2014 - 10:42


- Je me passerait de ton épée, le violet n'est pas tellement à mon goût. Et soit lucide ; quel que soit le motif qui t'a poussé à venir ici, il est stupide. Cadavre, trésor, mission ou quoique ce soit d'autre.

Aronmath se mit à rire avec un rire clair et sobre. Elle n'avait pas tort. Il pouvait lire la fierté sur son visage mais être fiére pour ce genre de boutade cela en était presque ridicule.

- Je présume que nous sommes partis sur de mauvaises bases, malgré tout je ne m'en excuse pas ; c'était nécessaire. Mélusine, dragonnière de Yasiphraël. 

Aronmath s'inclina légérement en signe de respect. " Maintenant on connait leurs noms."

" Oui. Son dragon semble plus grand que moi d'ailleurs, mais bon je suis plus fine que la moyenne."

" Le fait que je sois également un dragonnier a sûrement calmé ses ardeurs de combat."

- Il faut bouger de là vite.

Aronmath n'avait pas remarqué le changement sur le visage de Mélusine: elle semblait plus inquiète, avait elle vu quelque chose ou entendu un bruit étrange. Aronmath n'avait rien perçu mais il étendit son esprit aux environs même si les créatures sont difficiles à percevoir de la sorte sauf à courte distance. Rengainant son épée, il suivit Mélusine à travers Uru Baen. Ils empruntèrent une succession de petites ruelles, tout du moins ce qui en restaient. Le dragonnier ne ressentait  toujours rien si ce n'est l'esprit de sa dragonne, qui s'éloignée, et celui de Mélusine ,qu'il ne faisait qu'effleurer par respect.
Ils arrivèrent ur une mini place quasiment rasée quand la dragonniére brisa le silence et la réponse à sa proposition semblait évidente pour Aronmath. Avant de répondre, Isandrass l'interpella:

" Demande lui si avec son dragon on intervient ensemble ou si on se relaie dans le ciel. Je suis toujours au dessus de vous, hors de la corruption avant que tu t'énerve."

Aronmath n'émit aucune protestation mais si ce n’était pas l'envie qui lui manquait. Aronmath répondit à son guide:

- Marché conclu. Je propose de commencer par moi: un livre est moins encombrant qu'un corps. Ma dragonne, Isandrass, veut savoir une chose, comment elle et ton...

Au même moment, il entendit deux sifflements qu'il connaissait que trop bien.  Aronmath attrapa Mélusine  par le col avec sa main gauche et la tira vers lui, deux flèches passèrent devant eux. En même temps, il tira Ascalon de son fourreau de sa main droite, en gardant Mélusine contre lui, il se tourna vers les deux archers et appela sa magie avec l'Ancien Langage:

- Balle d'air forme toi et frappe comme le vent!

Une petite boule d'air se forma au bout de sa lame et partie à toute vitesse transpercer la tête d'un archer. Il relança le sort une seconde fois pour le son qui finit décapité par la force de l'impact. Il lâcha sa compagne et se sentit plus fatigué que d'habitude avec ces deux sorts: l'endroit devait pompé plus d'énergie que les zones saines.
" Méfie toi, la magie est différente ici, son utilisation peut être dangereuse." rappela Isandrass inquiète de l'action de son dragonnier.
" Je m'en souviendrais!"

Aronmath sentit surtout une vingtaine d'esprits qui émergèrent autour d'eux et les encerclèrent. Des hommes corrompus, il n'y avait aucun doute: les visages déformaient, certains avaient plusieurs énormes pustules violacés, les esprits broyés, ils n'étaient plus humains mais justes des créatures repoussantes avides de sang:

-On en a environ dix chacun alors amuse toi bien! cria Aronmath en faisant deux grands moulinets  et se mettant dos à Mélusine.

Les corrompus se lancèrent en même temps sur eux dans un même hurlement ignoble et indescriptible. Aronmath prit Ascalon à deux mains et se rua vers ses adversaires. Juste avant le contact il sauta en tournant et décapita le premier venu. Leurs équipements étaient vétustes avec des lames ébréchées et leurs tenues en lambeaux mais leurs nombres les rendaient dangereux.
Aronmath envoya sa lame dans tout les sens pour sortir de la mêlée, une fois plus libre de ses mouvements, il laissa parler sa technique et la fluidité de sa lame. Il para une attaque et embrocha deux adversaires pour le prix d'un.
Il n'eut pas le loisir de s'arrêter, il se commença un duel furieux avec deux autres adversaires avant de sentir une lance derrière lui. Il  esquiva cette dernière de peu qui alla se plantait sur un autre corrompu, le dragonnier tua le lancier juste avant d'éviter un jet de hache qu'il attrapa en vol pour la rendre à la tête de son propriétaire.
L'une de ce créatures se rua tête baissée sur lui, Aronmath l'esquiva mais un corrompu se servit de son ami "bélier" comme tremplin pour sauter sur le dragonnier. Ce dernier, avant toute riposte, vit du coin de l’œil un autre attaquer sur sa gauche. Il opta pour une esquive d'urgence mais un peu trop lente ce qui lui valu une entaille sur la cuisse gauche tout en élimina l'auteur de la blessure d'un coup d'épée rageur. La douleur était présente mais pas insurmontable. Encore trois adversaires, après deux-trois coups visant le bas du corps, il élimina l'un des trois en l'égorgeant avec la pointe d'Ascalon. Les deux derniers coururent vers lui l'un dernier l'autre. Aronamth lança sa lame violette dans les airs, sortit sa dague, esquiva l'épée du premier et lui planta la lame orangée dans la tête. Il rattrapa son épée à deux mains et d'un coup surpuissant en diagonale brisa l'épée du dernier corrompu tout en l'éventrant.

A cette instant plus un bruit, visiblement Mélusine aussi en avait fini, elle était encore debout.

" Jolie blessure!" constata Isandrass qui avait hésité à intervenir et qui avait lutté contre tout ses instincts.

" Merci, j'ai oublié le sac tu peux me l'envoyer." fit Aronmath en ignorant son commentaire.

Isandrass redescendit à basse altitude et lui lâcha un sac avec vivre et kit pour les soins. Aronmath la remercia et se dirigea vers un mont de gravas. Il se posa dessus, planta son épée dans le sol, retira son pantalon et observa sa blessure. Il ne pouvait pas utiliser la magie, mais la blessure était plus longue que profonde, un simple bandage allait suffire ici. Pendant qu'il s'affairait à ce bandage, il s'adressa à Mélusine:

- Ça va? Rien de casser?
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Mélusine Personne
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Mar 30 Déc 2014 - 4:02


Concentrée sur leur environnement elle faillit lui grogner dessus de parler moins fort mais elle se contentait d'analyser un maximum d'information en peu de temps. Les données s'accumulaient dans sa tête construisant une toile plutôt bordélique ; il venait de donner le nom de son dragon, ou plutôt sa dragonne, Isandrass, la ruelle plus à gauche donnait sur une impasse, tout droit l'écriteau était trop rongé de mousse pour qu'elle le sache, en revanche si sa mémoire ne la trompait pas, en allant sur la droite ils devraient finir par tomber sur une place. Celle des huiles ou le carrefour des artisans ? Si c'était celle des huiles les bâtiments gagneraient en hauteur fournissant bien trop d’opportunités à leurs assaillant qui pouvaient surgir de n'importe où. Il voulait un livre, soit. Il visait donc la bibliothèque ou la maison d'un haut fonctionnaire ou collectionneur, dans tout les cas il fallait se diriger vers les quartiers riches, inutile donc d'aller vers la place.. à moins qu'elle ne se trompe sur le lieux où ils se trouvaient ; elle avait beau avoir arpenté la ville des années entière, ces temps là remontaient à loin et la ville avaient tellement changée. Elle avait déjà vu cette façade moche ou pas ? Elle entendit très distinctement le sifflement d'une flèche, mettant fin à ses tribulations. Incapable de déterminer la provenance du son, elle allait se jeter à terre dans n'importe quel sens quand une main interrompit son mouvement, la tirant violemment sur le côté. Elle sentit le tissu de son col presser sur sa trachée et elle se réjouit de ne pas avoir mis de plastron sans quoi elle se serait retrouvée aphone durant quelques minutes. L'orgueil n'était pas de mise sur un champ de bataille et si elle avait bien appris une chose de tout ce temps passés parmi les mercenaires puis les premiers hommes c'était bien qu'il n'y a nulle honte à recevoir de l'aide et que ceux qui se glorifient d'en dispenser sont des idiots.

Gargouillant un merci, elle essaya de se dégager pour se camper à nouveau sur ses deux jambes et faire face à leurs adversaires mais Aronmath ne l'avait pas lâchée. Roulant des yeux d'exaspération elle faillit lui mettre un coup de coude dans les côtes pour le faire lâcher quand elle le vit incanter en ancien langage. Cela lui faisait toujours bizarre ; elle n'avait pas revu un mage utiliser l'ancien langage depuis que la corruption avait envahit une partie de l'Alagaësia et c'était encore moins étonnant avec la progression des Premiers Hommes et des Umettelig Jeger. Une seconde à peine elle se demanda si son nouvel équipier n'avait pas une seule seconde qu'elle puisse être une des contemptrice de l'ancien langage ; elle avait nettement conscience que son apparence pouvait aussi inciter à la prudence dans ce domaine. Pour la seconde fois elle se demanda si c'était les circonstances qui poussaient Aronmath à agir imprudemment ou s'il était simplement un peu naïf. Les circonstances étant relativement extrême et nécessitant un passage à l'acte, impossible de trancher. Il la lâcha finalement et elle émit un claquement réprobateur concernant à la fois l'utilisation de la magie en terrain corrompu aussi bien que son attitude surprotectrice.

C'est alors que le malaise qu'elle avait ressenti plus tôt lui retourna les entrailles. Yasiphraël le sentit lui aussi et lui envoya un message d'alerte. Ils étaient nombreux et malveillant. En un coup d’œil elle sut cependant que son cauchemar n'était pas là ; aucun d'eux n'avait l'allure fauve des stryges ni leur côté profondément manipulateur et malsain parce que les stryges ressemblaient à la fois à des hommes et de bêtes de ce qu'elle avait vu. Ces choses là n'avaient d'homme que les carcasses. Ce qui en ne signifiait nullement que ce seraient des adversaires faciles. Un instant elle se figea d'horreur : elle savait que la corruption pouvait envahir les êtres vivants et les transformer mais elle avait toujours évité les lieux à risque si bien qu'elle n'avait jamais rien vu de telle. La corruption et les failles avaient fait d'eux des monstres à demi-conscients seulement. Mélusine se demanda alors si les hommes et femmes qui avaient jadis été dans ces corps étaient morts avant que leurs corps ne soient ''possédés'' ou s'ils étaient simplement devenus fous, leurs esprits ayant été consumés petit à petit par un brasier impitoyable et cruel. La cause de l'Equilibrium était aussi sensée que celle de la Cam Serarna et elle frissonna à l'idée de ne pas quitter immédiatement les lieux. Il fallait se remettre en route. Les mettre hors d'état de nuire puis se remettre en route. Et s'il y avait encore des hommes là dessous, ce n'était que clémence de mettre un terme à leur existence.

'' On en a environ dix chacun alors amuse toi bien  ''

Un instant elle le regarda de travers puis un rictus presque cruel déforma ses traits. Ça ne valait pas une bonne baston dans les rangs armés mais voilà qui promettait. Convaincue que son armure ferait la majorité du boulot, elle taillada sans assurer sa protection au-delà de ses point vitaux et toutes les failles que pouvait comporter n'importe quelle protection ; les articulations, le cou et la tête. Son espadon décrivait des moulinets violents et meurtrier ; elle hachait plus qu'elle ne tuait nettement et proprement quitte à revenir les secondes d'après sur les victimes mutilées pour les achever. La lame d'une de ces abomination parvint à s'approcher d'elle et ripa sur sa propre arme jusqu'à être bloquée par les quillons. S'entama alors un bras de fer qui penchait doucement en sa défaveur. Son visage n'était qu'à quelques centimètres de celui de son adversaire ; toute joie avait alors disparu. Elle avait la nausée et l'envie de fuir et la vision de ces yeux fous roulant spasmodiquement dans leurs orbites manqua de la faire hurler. La folie, la folie était devant elle. Refusant de céder à la panique elle mit un méchant coup de tête au combattant, juste assez fort pour le faire chanceler et s'en prendre à ses appuis. D'un coup d'une violence rare dans le genoux elle le fit tomber à terre avant de lui trancher la tête. Mais d'un coup net comme elle aurait dû pouvoir le faire, la panique et la vision d'un autre adversaire qui se ruait sur elle la fit manquer son coup, si bien qu'elle condamna l'ancien être humain à mourir lentement en se vidant de son sang.

C'était cruel et en aucun cas volontaire ; elle n'irait pas prétendre que nul ne méritait ce sort, elle l'avait déjà infligé en toute conscience mais là la situation était différente, il s'agissait d'un innocent. Refusant cependant de s’apitoyer inutilement sur ce qui était fait et faisait partie de ce qu'elle nommait ''les dommages collatéraux '', elle s’immergea dans le combat et s'assura de faire place net tout en surveillant le dragonnier du coin de l’œil. Elle s’imaginait presque un rôle de purificatrice. En parlant du dragonnier il se battait bien. Beaucoup de cabrioles et mouvements sophistiqués qu'elle même réservait généralement aux fois où elle n'était pas alourdie de métal. Un autre de ces monstres lui posa problème en saisissant sa chevelure et la faisant choir. Celui-là avait dû connaître la rue dans son ancienne vie ; il ne se battait pas comme un mercenaire mais nettement mieux qu'un simple ivrogne habitué aux rixes de tavernes. Il menaça de la coincer à terre en écrasant son plastron de son pied, l'obligeant à rouler sur elle-même pour esquiver. Plutôt inspirée, elle balaya ses jambes pour qu'il la rejoigne au sol. Tout deux avaient lâché leurs armes si bien qu'elle ne put qu'assener et recevoir des séries de coups de poings et de genoux à lui en faire tourner la tête, jusqu'au moment où enfin elle parvint à l'écraser sous son poids. Saisissant la tête de son adversaire de ses deux mains, elle l'abattit sur le sol dans un craquement immonde et ce fut finit.

Elle se releva tout en faisant craquer sa mâchoire pour la remettre en place. Déjà la douleur diffusait et elle savait pertinemment qu'elle aurait un vilain bleu qui allait gonfler sur l'arrête de son visage et elle sentait le goût du sang dans sa bouche. L'intérieur de sa joue était déchiqueté mais tout comme pour sa mâchoire c'était sans importance, elle s'en sortait bien. Aronmath avait eut un peu moins de chance dans les adversaire qui lui était tombés dessus et avait récolté une vilaine entaille. Mélusine fronça le nez de mécontentement. C'était précisément le genre de plaie qui pouvait leur faire perdre un temps précieux en cas de fuite. Elle récupéra son espadon luisant comme une flac d'or parmi les gravas et la poussière avant de sursauter en voyant un sac s'écraser au sol près d'eux. En une seconde elle releva son arme avant de soupirer en comprenant que c'était une sorte de colis.

''Ça va? Rien de cassé ? Elle cracha un peu du sang provenant de sa joue dans un geste des moins féminins avant de répondre.
- Plus de peur que de mal : ma mâchoire risque de faire des sons bizarres pendant un moment mais je devrais survivre.''

Elle faillit ajouter quelque chose à propos de la nécessité de nettoyer la plaie mais n'en fit rien. Un type se baladant avec de quoi bander ses plaies devait parfaitement savoir qu'il faudrait tôt ou tard laver cette cochonnerie, surtout vu l'état des armes qu'avaient ces espèces de morts-vivants. Pas pudique pour un sous, elle ne pensa pas une seconde à détourner le regard alors qu'il pansait ses plaies, elle se contenta d'attendre sagement, reprenant son souffle. Elle pensa enfin à lui demander s'il visait la bibliothèque ou un bâtiment privé et ils purent se remettre en route. Le chemin se fit en silence, l'attaque précédente ayant créé une tension certaine. Mélusine se sentait les nerfs à vif et chaque pierre roulant sur les pavés empoussiérés lui faisait tourner la tête à toute allure. On aurait dit un fauve en milieu hostile.

''On va chercher quel type de livre précisément ? J'ai toujours entendu dire que dans la majorité des cas les dragons possédaient une forme de mémoire atavique : que veut savoir ta dragonne ? ''

Le cas de Yasiphraël était encore différent, la corruption semblait avoir brouillé certains de ses souvenirs quand d'autres restaient intacts. Si les dragons sont un mystère, le cas du sien est plus profond encore. La jeune femme se figea en découvrant les lieux : ils étaient arrivés.
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Aronmath
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Mar 30 Déc 2014 - 18:53


Reprendre la marche avec une blessure n'est pas chose agréable et ça Aronmath allait le comprendre. Sa blessure à sa cuisse gauche le lançait à chaque pas effectué, un véritable calvaire. Fort heureusement pour lui Mélusine ne progressait pas vite et semblait un tantinet....excitée. A chaque bruit, elle semblait prête à sauter sur n'importe quoi, ce qui avait d'agaçer légèrement Aronmath qui levait les yeux au ciel à chaque fois.

" Je vais me reposer, plusieurs mois de vol, ça épuise." déclara soudainement Isandrass "Même si je voudrais bien rester avec ta blessure..."

" Ne t'en fais pas! Je ne suis pas infirme et j'ai une dragonniére en armure sur les nerfs comme partenaire."

" Tu devrais être comme elle, sur tes gardes!" réprima Isandrass.

" Je le suis mais je le fais calmement: la corruption se nourrit de nos peurs et de nos craintes. Va te poser et on se revoit dans quelques heures."

" Très bien, évite les ennuyeux et reste entier jusqu'à mon retour. Sinon, c'est moi qui te tue!"

Cette dernière réflexion fit sourire le dragonnier qui perdit le contact avec sa dragonne au moment de l'atterrissage: leur relation n'était pas encore assez forte pour de telle distance de communication et le vide laissé était insupportable pour Aronmath.
" Y a pas à dire, elle est très très loin la grande cité de mon ancêtre." pensa le dragonnier en observant les ruines. Dans les gravas de ce qui devait être une ancienne boutique, son regard s'arrêta sur deux corps calcinés. Cette vision l'horrifia, il n'y a pas pire mort que de brûlé vif. Mélusine rompit le silence en ces mots:

-On va chercher quel type de livre précisément ? J'ai toujours entendu dire que dans la majorité des cas les dragons possédaient une forme de mémoire atavique : que veut savoir ta dragonne ?

- Je dois me rendre dans les archives de la bibliothèque, je pense que c'est le dernier endroit où je peux trouver un registre des naissances draconniques. Ma dragonne veux savoir qui était ses parents. Cela la tue de ne pas savoir et cela m'attriste. Enfin, tu dois savoir ce que cela fait après tout en tant que dragonniére.

En regardant le ciel, celui ci commençait changer de couleur et à tourner au rouge. La dernière fois qu'il avait vu ce phénomène c'était pour l'apparition....L'expression de son visage était devenu sérieux, tout en gardant son calme il tira Ascalon pour la poser sur son épaule et il se mit à ignorer la douleur. Il ne dit rien à Mélusine, après tout ce n'était peut être qu'un point commun entre les zones corrompues et non pas le signe de l'approche de cette saloperie comme l'appel Aronmath. Il demanda à sa guide:

- Et toi, pourquoi cherche tu un cadavre? C'est plus qu'inhabituel comme quête. Nécromancie ou juste pour un deuil?

A cet instant, les restes d'une cheminée s'effondrérent, les deux dragonniers s’arrêtèrent net mais rien ne se passer. Aronmath attendit que Mélusine bouge, c'est alors qu'il perçut comme une sorte de grognement provenant de derrière le dernier mur encore debout d'une maison. Voulant interpeller la dragronniére discrètement en lui touchant l'épaule, il n'avait pas vu qu'elle avait bougé et il lui mit la main sur ses fesses. En s'en rendant compte, il était gêné, il avait tourné la tête une demi-seconde et le mur avait disparu. Surprit au départ, il comprit ce qui se passait. Il rengaina Ascalon: " Illusion de corruption! J'aurai dû y penser!" s'en voulu le dragonnier.
Voulant reprendre sa route, il se heurta à Mélusine qui n'avait pas bougé: "Aïe! C'est pas bon pour moi tout ça!"


Dernière édition par Aronmath le Mer 13 Mai 2015 - 10:48, édité 1 fois
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Mélusine Personne
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Sam 17 Jan 2015 - 17:20


Chercher des parents ? Quelle drôle d'idée. Son père ne lui avait jamais apporté que des coups, des mensonges et de faux espoirs. Indéniablement il lui avait aussi apporté de l'amour. Mais pas directement pour elle. La fierté, les récompenses, l'admiration, tout ça c'était pour Aron, celui qu'il aurait voulu qu'elle soit et non celle qu'elle était. Tantôt elle avait réussi à s'approprier tout cela et tantôt elle les avait reniés. Mieux valait des amis que des parents et mieux encore des compagnons que des amis. Les amis n'avait aucun sentiment de devoir dû au sang et les compagnons d'un jour peuvent difficilement trahir. Elle eut comme un rictus mental devant tant de cynisme. En vérité c'était elle la traîtresse, elle en avait conscience. Comment pouvait elle penser ainsi et toujours conserver une certaine tendresse pour le genre humain ? Autrefois elle avait décrété qu'elle ne fonderait pas de famille : elle voulait vivre intensément, ne pas être coincée par un mouflet ou une maison. Mais les choses étaient différentes maintenant, Yasiphraël lui avait ouvert les portes de l'éternité, bouleversant sa perception du monde et même sa philosophie de vie. Jamais elle n'avait rechigné aux prises de risques : elle était partie du principe que le danger et la mort prématurée faisait partie de sa voie de mercenaire. Et même sans cela, que pouvait-elle espérer ? 60 ans tout au plus ? Les risques étaient acceptables : quand on n'a que si peu de temps pour changer la donne, il faut être prêt. Aujourd'hui tout était différent. Elle avait des siècles devant elle. Son corps changerait pour devenir plus fort et Yasiphraël n'aurait de cesse de grandir et de devenir plus puissant. Tout cela nécessitait des réflexions sur lesquelles elle allait devoir se pencher et c'était aussi effrayant que grisant. Tendant son esprit vers se dernier, elle entreprit de le questionner sur un tout autre sujet que le temps :

"Sa dragonne cherche qui sont ses parents, on va fouiller les registres de la bibliothéque. Tu ne m'as jamais dit si tu savais quelque chose des tiens ou même si tu voulais savoir."
- Je le savais, mais ces souvenirs m'ont été ôtés depuis." La corruption du stryge.
- Un moyen de les récupérer ?
- Sans doute. Dans tous les cas connaître l'identité de mes parents n'est pas ce que je souhaite faire dans l'immédiat.
- Voilà qui m'arrange, une chose en moins à faire dans cette maudite ville. "

S'il avait tenu à ce qu'elle cherche elle aurait probablement renoncé à chercher le corps de sa cousine. Elle aurait alors dû revenir plus tard ce qui n'était pas dans ses plans. Elle fut plutôt ravie qu'Aronmath se montre assez bavard : elle était tendue comme la corde d'un arc et si discuter ne la distrayait en rien de sa surveillance, cela la dégageait au moins d'un silence pesant tout en l'obligeant à ne pas oublier ses objectifs.

'' Et toi, pourquoi cherche tu un cadavre? C'est plus qu'inhabituel comme quête. Nécromancie ou juste pour un deuil?
- En fait je cherche ma cousine. Ou ce qu'il en reste. J'ignore si elle est réellement morte, d'après les rumeurs oui mais elle a toujours détesté sa famille et : je veux savoir si c'est vrai ou si elle l'a fait croire pour mieux s'enfuir. "

En fait elle n'y avait pas pensé immédiatement, ce n'est que des semaines après avoir eut vent de cette mort qu'elle y avait pensé. Elle savait que les chances étaient minces et intérieurement elle se préparait déjà à faire son deuil. Dans tout les cas elle ne la reverrait jamais : si elle avait disparut, Mélusine ne tenterait pas de la retrouver. Ce serait une quête vaine et elle n'en avait simplement pas le droit puisqu'elle même avait tout fait pour qu'on ne la retrouve jamais. Mais elle voulait savoir. C'était un impérieux caprice. Elle ne comptait que sur deux choses pour reconnaître le corps : le lieu et le fait qu'elle ait eut l'arrière du crâne curieusement plat, chose dont elles avaient rit petites, alors que sa cousine la prenait vraiment pour Aron. Soudain l'inactivité des lieux pris fin. Les restes d'une cheminé s'écroulèrent sur eux même et un grondement monta d'une autre direction. Bougeant lentement de sorte à ne pas faire crisser son armure, elle fit un pas vers le bruit et tendant l'oreille pour tenter d'en déterminer la provenance. Elle senti Aronmath la toucher et n'interpréta pas même le geste comme autre chose que de la maladresse mais elle sourit moqueusement en le sentant gêné. Ce fut alors que ses yeux lui jouèrent des tours. Elle n'aurait ni su dire ce qu'elle avait vu ni ce qui était incohérent mais il y avait un problème, c'était certain. Ce fut Yasiphraël qui lui apporta une réponse. Illusion. Aronmath la percuta en essayant de fuir et elle émit un claquement de langue réprobateur. Partir en sens inverse c'était précisément ce qu'il ne fallait pas faire parce que précisément ce qui était attendu. Mais alors quoi ? Elle saisit l'avant bras d'Aronmath et le tint fermement :

"Ne me lâche pas. S'il y a une chose en laquelle tu ne dois pas douter c'est que la main que tu tiens est la mienne. Les dragons vont nous guider, on court ! "Ça au moins ils pouvaient s'y rattacher. S'ils se lâchaient, se perdaient de vu une seule seconde, ils pouvaient très bien finir par s’entre-tuer en jurant lapider l'ennemi. " Yasi, aide moi depuis le ciel ! MAIS N'APPROCHE PAS."

Les illusions ne devraient pas atteindre le dragon, tant qu'il resterait loin. Qu'il s'approche trop et lui aussi serait perdu. Elle avait peur de foncer dans un mur ou droit dans un piège, d'ignorer un monstre ou de . Refusant toujours de faire simplement demi tour elle obliqua sur leur gauche, suivant les conseils du dragon doré. Ils ne pouvaient pas fuir éternellement, la ville était remplie de corruption et il valait mieux détruire la menace maintenant plutôt que de la laisser récupérer des alliés au fil des ruelles. Mais comment se battre contre quelque chose que l'on ne voit pas ? Ils ne pouvaient que fuir en espérant les semer. Depuis les cieux le dragon lui indiqua un bâtiment en bon état qui devrait pourvoir tenir lieu de place forte. Instantanément elle se décida pour ce site et suivit les directives de son compagnon d'âme. Son cœur battait à tout rompre et comme précédemment son armure devenait lourde à porter et ses muscles l'invectivait de ralentir. Mais elle avait toujours l'avant-bras d'Aronmath entre ses doigts et elle s'y raccrochait comme une naufragée. Très vite elle le sentit fatiguer lui aussi et elle faillit lui hurler dessus avant de se souvenir qu'il avait été blessé. Comment avait-il réussi à courir rapidement jusque là ? Redoublant d'effort elle tenta d'accélérer, le tirant plus violemment que précédemment. Elle avait l'impression d'avoir du plomb dans les jambes et se sentait de plus en plus lourde. Les mailles sous son armure devaient faire à elle seules à peine moins d'une dizaine de kilos et à chaque pas elles pesaient plus sur ses épaules et ses jambes. Enfin leur refuge se dressa devant eux et la guerrière s'y précipita avec l'énergie du désespoir. La pénombre de l'intérieur les accueillit dans son bienveillant camouflage malgré l'odeur pestilentielle, alors que tout deux refermaient précipitamment la lourde porte. C'était la deuxième fois en une journée qu'elle courait à s'en déchirer les poumons  avant de se réfugier dans un vieux bâtiment. Son estomac se révulsait suite à l'effort trop conséquent et elle devait lutter pour ne pas vomir tandis qu'elle reprenait son souffle. Une faible lumière filtrait des morceaux du toit qui s'était fait la malle. Ses yeux habitués à ce faible éclairage, elle put enfin scruter leur refuge. Et cette fois ce fut plus fort qu'elle, Mélusine vomit tout le contenu de son estomac.
La pièce immense qui jadis avait dû être une salle de réception luxueuse était jonchée d'ossements rongés et brisés pour en aspirer la moelle. Un véritable océan mortuaire, une fosse commune. Et si la majorité des squelettes étaient nus et blanchis, un ou deux lui semblaient plus récents, parsemés de lambeaux de chaires pourries. Des squelettes difformes n'appartenant à aucune espèce qu'elle ait jamais connu. Des espèces nées de la corruption. Pourquoi était-elle étonnée par cette marque de cannibalisme ? Si la corruption était le pire présent en chaque être vivant, c'était un trait qu'il fallait s'attendre à croiser. Elle aurait juste préféré l'ignorer. Se posaient plusieurs question : où était leur "hôte" et étaient-ils en mesure de le combattre ?
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Aronmath
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Jeu 22 Jan 2015 - 23:54


- Ne me lâche pas. S'il y a une chose en laquelle tu ne dois pas douter c'est que la main que tu tiens est la mienne. Les dragons vont nous guider, on court ! 
-Quoi? c'est le seul mot qu' Aronmath eu le temps de lâcher avant que Mélusine ne l'entraîne dans une cour se folle à travers Uru Baen, sans réellement savoir pourquoi.

Aronmath ne comprend pas trop ce qui se passez, il se demanda même si Mélusine n'était pas devenu totalement dingue mais il s'accrocha tant bien que mal. Malgré la douleur de sa jambe, qui a vu sa plaie se rouvrir et saigner abondamment, et la fatigue qui se faisait sentir à force de parcourir ces foutues ruines. Le dragonnier s'accrocha lorsque sa partenaire accéléra la course jusqu'à arriver dans ce qui devait être un grand manoir autrefois.
Une fois à l'intérieur, ils dépêchèrent pour refermer la porte dans un grincement de gond rouillé par le temps, Aronmath en profita pour mettre un poutre en travers et bloquer la porte. La chose qui les poursuivait tenta d’enfoncer la porte ce qui projeta Aronmath au sol, mais la porte résista aux assauts. Le dragonnier tenta de se relever mais sa jambe gauche refusa de bouger, paralysée par une douleur atroce. Comprenant que cela allait devenir un handicap trop lourd,il se résigna à utiliser la magie. Il posa sa main gauche sur sa blessure, déclenchant une vague de souffrance, et prononça les mots le souffle court:

-Waise Heill

L'effet de la magie se fit sentir: la douleur s’apaisa et la plaie se referma, pour le plus grand bonheur du jeune Semi-Elfe. Mais la magie avait un coût et mêlé à la fatigue de son dernier effort, il était exténué, si bien qu'il se releva avec difficulté et les jambes tremblantes. Il se tourna vers Mélusine qui visiblement n'était pas un meilleur état que lui, ce qui était compréhensible après son exploit physique. Le dragonnier tapota sur l'épaule de sa partenaire en lui proposant sa gourde. Il lui dit avec une respiration rapide mais en souriant:

-Après ce que tu viens de faire tu le mérite bien je pense et puis le goût du vomie n'est pas agréable.

Il but également après elle en observant les lieux. Une grande pièce qui servait de hall d'entrée, mais cela ressemblait plus à une scène de massacre, des ossements dans tous les coins.  Ils étaient ancien pour la plupart, mais quoi donc avait réalisé ce carnage? En traversant la pièce, en direction de l'escalier massif. Aronmath, le regard et l’esprit aux aguets, monta les marches les unes après les autres suivit de Mélusine. Quand tout à coup, ils entendirent un énorme "boum", ils se retournèrent: la chose qui les poursuivaient retenta sa chance contre la porte mais sans sucés.

-Plus je passe de temps dans les zones corrompues, plus je me dis que la corruption est..."vivante", que cette chose est une boule de magie instable qui agis dans un but précis. dit Aronmath avec une voix calme et douce.

Après plusieurs tentatives, la créature inconnue abandonna, au grand soulagement du duo de dragonniers qui reprirent leur exploration. Ils entrèrent dans un grand couloir et passèrent devant plusieurs pièces dont la plupart étaient détruites ou inintéressantes sauf la dernière.
Une sorte de bureau, totalement éclairé par d'anciens vitraux qui devaient être splendide et remplis de couleurs. Des parchemins et des livres carbonisés et illisibles jonchés le sol. Aronmath regarda le paysage, toujours ce même paysage de ruine et de désolation, mais un bâtiment retint son attention: la bibliothèque. Mais le grand dôme de cette dernière était loin et le jour avançait, ils ne seraient pas à la bibliothèque avant le lendemain, midi était passé depuis un petit moment. Une maison tenait également debout, cela semblait être sure de loin et plus facile à défendre que cette immense battisse. Il proposa son idée à Mélusine:

-Que penses tu de rejoindre la maison là-bas? Vu l'heure on ne sera jamais à la bibliothèque avant la nuit.


Dernière édition par Aronmath le Mer 13 Mai 2015 - 10:29, édité 1 fois
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Mélusine Personne
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Dim 3 Mai 2015 - 21:14


Elle accepta avec gratitude l'eau de son compagnon et se rinça la bouche pour cracher par terre avant de boire une gorger et remercier le jeune homme. Son souffle était encore court mais elle n'avait nulle envie de prendre tout le temps nécessaire à sa récupération. Cet avis était visiblement partagé puisqu'ils se mirent presque immédiatement en marche vers un escalier, seule sortie possible de cet étrange cimetière. BOUM. Son coeur manqua un battement mais elle ne se retourna pas, sachant pertinemment que si la porte avait cédée sous l'impact, le bruit du bois qui se fissure l'aurait alerté.  

Un frisson dévala son échine comme une immonde créature froide et écœurante. Elle entendait les assauts répétés contre la porte et, sans le voir, elle imaginait très bien le bois luter contre cette invasion. Quelque part, le son était rassurant malgré le dégoût que son origine lui inspirait ; si leur(s?) poursuivant(s ?) avait renoncé si tôt qu'elle et Aronmath étaient entrés, cela aurait pu vouloir dire qu'ils ne voulaient en aucun cas pénétrer cette bâtisse. Elle aurait été tel la grotte du dragon dans lequel l'ours n'ose pas s'immiscer. Ce n'était cependant le cas ; l'extérieur et ses monstruosités ne fuyaient pas particulièrement ce qui se terrait ici. C'était presque une bonne chose. La quantité d'ossement était-elle trompeuse ? Ou alors il n'y avait actuellement personne. Que ce soit une perpétuelle non crainte ou qu'ils profitent d'une absence, tout lui convenait pourvu que ça aille en ce sens.

''Plus je passe de temps dans les zones corrompues, plus je me dis que la corruption est..."vivante", que cette chose est une boule de magie instable qui agis dans un but précis.''

Elle y réfléchit une seconde seulement avant d'opiner du chef.

''Comme si les créatures corrompues faisaient presque partie d'une intelligence commune ? J'aimerai pouvoir te contredire, si tu as raison cela n'augure rien de bon. À un détail près ; ce qui est vivant peut mourir. Que la corruption ait un cœur et on pourra le lui arracher. ''

Un sourire à la limite de la cruauté orna son visage. Aronmath avait raison, la corruption ne ressemblait pas vraiment à une épidémie, aussi tordue soit elle. Elle semblait plus que cela mais l'était-elle réellement ? L'idée que le mal avait une origine palpable lui plaisait énormément mais il ne fallait pas non plus prendre ses rêves pour la réalité. Lorsque les coups cessèrent, Yasi lui confirma que les alentours s'étaient calmés. Les étages leur offrirent une vue presque panoramique sur la ville en ruine. Avec une grimace elle constata que le déclin du jour était proche. Ils n'auraient jamais le temps d'aller à cette bibliothèque ou même de ressortir. Ils s'étaient enfoncé trop profondément entre les murailles pour abandonner  et faire demi-tour. Si proche du crépuscule, l'importance de son deuil lui semblait bien ridicule. Elle n'avait que trop sous-estimé le danger : la ville était terriblement vaste et la corruption leur mettait trop de bâtons dans les roues.

''-Que penses tu de rejoindre la maison là-bas? Vu l'heure on ne sera jamais à la bibliothèque avant la nuit.
- Bonne idée. Cet endroit ne me plaît pas et est bien trop massif et endommagé pour être correctement gardé jusqu'à l'aube. Tout à l'heure, nous étions suivis par des.. choses capables de créer des illusions. J'ignore leur puissance mais ils pourraient nous faire croire que nous sommes ennemis ou n'importe quoi d'autre, c'est pour ça que j'ai préféré fuir. Si ça se représente, tu crois que ton ancien langage serait capable de nous aider ? ''

Si elle aurait aimé prendre plus de temps pour récupérer, la perspective de devoir se déplacer de nuit parmi la corruption la convainquit de se remettre sans tarder en route. Les dragons leur indiquèrent un détour à faire pour éviter ne zone qui leur semblait dangereuse mais les alentours immédiat ne semblaient pas menaçant, si bien qu'ils se résolurent à quitter leur abris de fortune. Il leur fallut presque une heure de détours, de cache-cache pour rejoindre leur objectif en n'ayant à déplorer qu'une escarmouche isolée. Le soleil n'était pas encore à ras et ils auraient pu continuer à avancer si  le risque n'avait pas été si grand.

De près la maison qu'ils avaient visée lui semblait plus petite si bien qu'elle se demanda s'ils ne s'étaient trompés avant de réaliser que c'est son bon état qui l'avait fait paraître grande de loin. Les lieux faisaient simplement abandonnés quand tout autour était en ruine. Qu'en auraient pensé les anciens habitants ? Si ça avait été son cas elle aurait probablement rit jaune d'une si mauvaise farce, le voisinage nuisant cruellement à l'habitabilité des lieux. À l'intérieur les dégâts étaient plus visibles : une table et divers meubles réduits en petit bois côtoyait les débris d'une cheminée. Ce qui avait dû être un rocking-chair n'était pas en meilleur état. L'air sentait la paille moisie et une épaisse couche de poussière couvrait toute la pièce hormis en quelques endroits ou d'indistinctes traces de pas se dessinaient. Avec un respect emprunt de timidité, elle poussa plus la porte pour pénétrer dans la pièce principale de la maisonnée.

#Les lieux sont surs Yasi, tu devrais aller te poser, j'aurais besoin de toi demain ! #

Ses pas raisonnèrent curieusement dans le silence mais elle avança encore et entreprit de déplacer quelques morceaux de meuble pour leur dégager suffisamment d'espace. Elle se mordilla la lèvre inférieure en réfléchissant : devait-elle ou non enlever son armure ? La quitter c'était prendre le risque de devoir partir sans en cas d'urgence et se retrouver sans protection face à la corruption. Elle se déplacerait plus vite, avantage non négligeable face à un ou deux adversaire mais qui perdait vite de son intérêt face à un trop grand nombre d'adversaire et ils en étaient cernés. D'un autre côté elle ne parviendrait jamais à dormir avec. Avec un soupir de résignation elle choisit finalement de l’ôter. Malgré ses gants épais, ses doigts défirent avec agilité les attaches qu'ils connaissaient par cœur après les avoir nouées et dénouées des centaines de fois. La prochaine fois elle prendrait sa protection de cuir bouillit, moins efficace mais bien plus pratique. Avec une délicatesse curieuse pour des bouts de métaux capables de s'opposer à l'acier, elle déposa chaque pièce au sol. Comme à chaque fois elle se sentit incroyablement légère et svelte et elle sautilla joyeusement pour s'y habituer autant qu'en savourer la sensation.

''Il faudra que tu m'aides à remettre mon armure pour gagner du temps demain matin. La nuit va être fraîche et hors de question de faire du feu, je monte voir ce qui pourrait compenser. ''

Avec satisfaction elle y dégotta plusieurs couvertures qui, malgré leur puissante odeur de moisissure, leur seraient des plus utiles mais rien de plus. Le seul et unique étage qui contenait les chambres était dans le même état que tout le reste. Elle ne chercha rien de comestible, sachant pertinemment que c'était vain. Avec un petit sourire elle lança ses trouvailles à Aronmath pour qu'il les rattrape au vol.

''Cadeau ! Je te laisserais le premier tour de garde la nuit venue, ça me permettra de remettre mon armure au plus vite. Après s'être assise en tailleur elle reprit : Raconte-moi, comment as-tu rencontré ta dragonne ?''





Spoiler:
 
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Aronmath
Message Sujet: Re: Courage ou stupidité ? [Aronmath] | Ven 12 Juin 2015 - 9:55


- Bonne idée. Cet endroit ne me plaît pas et est bien trop massif et endommagé pour être correctement gardé jusqu'à l'aube. Tout à l'heure, nous étions suivis par des.. choses capables de créer des illusions. J'ignore leur puissance mais ils pourraient nous faire croire que nous sommes ennemis ou n'importe quoi d'autre, c'est pour ça que j'ai préféré fuir. Si ça se représente, tu crois que ton Ancien langage serait capable de nous aider ?

Ils descendirent à nouveau dans les ruines, guidaient par Yasiraphael. Ils réalisèrent plusieurs détours, ce qui agaça Aronmath, même si la prudence devait être de mise. L'absence de vie et le silence rendaient l’atmosphère pesante. Sur le chemin Aronmath repensa à certains mots de Mélusine, notamment le "ton Ancien Langage" qui l'intriguait. Une fois arrivait au lieu convoité, la demeure ressemblé à une île entouré d'un océan de gravats et de roches fragmentés. Ils entrèrent discrètement dans la demeure, histoire de ne pas réveiller d'éventuelles bestioles, mais tout était vide de vie et silencieux. A l'intérieur rien de bien extraordinaire, quelques meubles encore debout, les fenêtres explosaient, bref un endroit peu accueillant mais suffisant pour les aventuriers. Après avoir observé les lieux, il se posa dans la pièce la plus grande du rez-de-chaussé, retirant son manteau et Ascalon, qu'il déposa contre le mur. Pendant ce temps là, Mélusine retira son armure, Aronmath regarda ailleurs pour éviter de la gêner. Une fois fini, elle semblait ravie et déclara:

-Il faudra que tu m'aides à remettre mon armure pour gagner du temps demain matin. La nuit va être fraîche et hors de question de faire du feu, je monte voir ce qui pourrait compenser.

Aronmath acquiesça et la laissa à ses investigations qui furent rapides:

-Cadeau !

Le dragonnier eu à peine le temps de tourner la tête qu'il se prit un drap en pleine figure. Elle s'installa face à lui et reprit:

-Je te laisserais le premier tour de garde la nuit venue, ça me permettra de remettre mon armure au plus vite. Raconte-moi, comment as-tu rencontré ta dragonne ?

-Comment j'ai rencontré ma dragonne? Pour faire simple, disons qu'il s'agit d'une sorte de cadeau laissé par l'un de mes ancêtres elfique, lui même dragonnier. Et grâce aux indications de ce dernier, j'ai trouvé l'oeuf de ce qui est devenu ma dragonne, mais pour cela on peut dire que j'en ai bavé: j'ai traversé le Hadarac et sa corruption ignoble. Maintenant, on parcourt l'Alagaësia en quête de réponse sur la corruption.

Il laissa un petit blanc avant de reprendre:

-A moi de poser les questions: je te retourne également ta question, comment es tu devenue dragonniére? Car je sens que tu n'es pas une dragonniére ordinaire, je ne ressens aucune magie en toi. Alors soit tu cache ton pouvoir, soit tu n'es pas magicienne, ce qui est rare pour une dragonniére.
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Courage ou stupidité ? [Aronmath]

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