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Le vagabond [PV Krag]

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Sélène
Message Sujet: Le vagabond [PV Krag] | Dim 29 Mar 2015 - 23:07


La stryge ouvrit brusquement les yeux.

Elle put distinguer un rayon de lumière se glisser à l'intérieur de sa bâtisse par une fenêtre mal barricadée. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes de se réveiller le jour. Mais ce n'est pas cette pensée qui lui traversa en premier l'esprit. Elle sentait quelque chose en elle qui la tenaillait et mettait tous ses sens en éveil. Comme si elle était menacée.

Même si elle ne voyait ni n'entendait la cause de son affolement, elle se glissa vers la sortie silencieusement, comme pour aller chasser. La lumière du soleil l'éblouit, mais elle put apercevoir une silhouette progresser vers la place centrale.

-"Un vagabond ? Je croyais que plus personne n'empruntait cette route ?"
Elle esquissa un sourire.
-"Et moi qui désespérait d'en revoir un jour..."

De longues semaines d'ennui avaient vite fait de bien entamer ses réserves de nourriture. C'était l'occasion rêvée de charger un de ses crochets de viande fraîche. Ou deux, suivant son humeur.

Son excitation du début s'était mue en une irresistible envie de reprendre sa carrière de tueuse là où elle l'avait laissée. Elle se faufila alors dans l'ombre des maisons et parvint à se cacher à quelques mètres de l'individu, qui entretemps s'était arrêté au beau milieu de la place.

L'homme semblait visiblement épuisé, comme s'il avait marché une bonne partie de la nuit. Son corps à la peau mâte, bien que musclé, semblait avoir mal vécu toutes ses heures d'effort. Ses vêtements en cuir étaient durement usés par le voyage. Il portait un foulard noir liseré or autour du cou comme Sélène n'en avait jamais vu auparavant. Son visage dur et carré était en sueur, ses yeux rouges balayaient les alentours à la recherche de quelconque âme qui vive.

La proie parfaite.

Et puis un détail retint l'attention de la stryge. L'homme avait de drôles d'oreilles. Elles ressemblaient à des oreilles humaines banales, mais quelque chose clochait au bout. Il fallait bien regarder, mais Sélène s'aperçut qu'elles étaient légèrement pointues. Comme celles d'un elfe.

Un elfe...

Comme ceux qui ont essayé de la tuer lorsqu'elle est arrivée.

Comme ceux qui se revendiquaient... de l'Equilibrium !

Sa respiration s'accélèra. Ses mains tremblèrent.
-"Ils... Ils m'ont retrouvée... Ils ont remonté les rumeurs et ils m'ont retrouvée !"

Ce n'était probablement pas un vrai vagabond. C'était forcément un piège : celui-là était un appât, et les traqueurs étaient déjà cachés dans le village, prêts à la trucider.

Sélène sentit ses crocs prendre de la place dans sa bouche. Ses doigts se crispèrent et s'allongèrent. Elle commençait à paniquer.
C'est alors que le regard du visiteur s'arrêta sur sa cachette.


Quand on les ouvre, il s'en échappe une si belle couleur !
Chaque goutte qui atteint mes lèvres me donne envie d'en avoir plus !
C'est si rouge... si rouge et si doux... j'en tremble ! C'est si bon !
J'en veux plus ! Tellement plus ! Je ne peux plus attendre !!!


...
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Kragh
Message Sujet: Re: Le vagabond [PV Krag] | Lun 30 Mar 2015 - 11:45


« Saleté...comment font les gens pour monter ces cauchemars ?... »

Haletant, assis à même le sol, le jeune homme se remémorait son épopée solitaire. Les chemins de boues, les pluies froides, les forêts vertes. Les yeux de Kragh découvrait de nouvelles nuances à chaque villes et hameaux parcourut. Ici, le soleil était mort. La grisaille couvait au dessus de tout, et cela lui plaisait bien. Les gens avait l'air austère, et ne s'intéressait guère à ce que vous faisiez, et encore moins à ce que vous étiez. Cela lui plaisait également.
Divers conflits déchirais l'Alagaesia. S'en tenant le plus à l'écart possible, il avait tracé sa route aux hasards de ses envies, avec en tête le vague mais persistant souvenir de sa volonté à trouver ses ancêtres Drows…
Somme toute, il adorait sa vie de vagabond solitaire. Il était libre de faire ce qu'il voulait, où il voulait, quand il voulait. Le prix de cette liberté étant la responsabilité de ses actes et besoins, avec lesquels il ne s'en sortait pas trop mal. Mêlant vol hasardeux et travail d'une journée, dormant dans les écuries, et se lavant dans les innombrables oasis (qu'on appelait ici « rivière ») parsemant la région, il arrivait à vivre. Dans le désert aux paysages mélancoliques et monotones, jamais cette sensations ne lui avait été donné à ressentir
Enfin, tout allait un peu près bien, jusqu'à aujourd'hui. Car aux dernières nouvelles, il avait brillé par un coup d'éclat dont il ne savait pas vraiment quoi penser.
Il se connaissait aussi mauvais voleur que cavalier. Naturellement, ce fût sans grande surprise que lui vint l'envie de chaparder un alezan dans une écurie au sortir d''un patelin perdus, le jugeant beau et docile. Tout harnachée et huilée, la selle semblait l'appeler. Lui, qui n'avait jamais réussi à monter quoique se soit.
Au paroxysme de son délire, l'étalon sous lui, un propriétaire rouge de colère loin derrière, il avait galopé des longues minutes durant vers l'inconnue. Le souffle du vent submergeait ses sens, et faisait virevolter allègrement la crinière de sa monture. Une euphorie toute gratuite le gagnait dans sa folle chevauchée dépourvue de destination. Jusqu'à ce qu'il se mit à voler. Littéralement. La réalité de ses compétences équestres l'ayant simplement rattrapé.
S’estimant tout de même heureux d'être entier malgré quelques bleus, c'est avec une horreur certaine qu'il vit le traître équidé l'abandonner là, et réemprunter au trot le chemin inverse.
Éclatant d'un rire solitaire dans la forêt, il hésitait entre se ressaisir et veiller à ne pas finir ici durant la nuit, où rester encore un peu à savourer sa liberté. Au fond de lui, son peuple et le sable lui manquait, il devait l'avouer, mais c'était une douleur qu'il conserverait toute sa vie durant. Pourquoi la ressasser ?
Les minutes passèrent, l’allégresse tomba, et l'adulte reprit place dans son esprit.  
« Je suis seul, dans un milieu que je ne connaît pas. Il va bientôt faire nuit, et je ne connaît pas non plus le chemin pour rentrer. D'ailleurs, je suis à pied. »
Dans le désert, il avait été emprisonné. Ici, il s'était perdus de lui même. Inutile de préciser la rancune extrême qu'il se porta  en cette instant.

Trois heures de marche sur des feuilles mortes avait achever de le démoraliser entièrement. La même sensation que durant sa fuite s’insinua en lui. Cette impression que sa survit ne dépendait que de sa volonté à repousser le monde durant chacun de ses pas.
Toutefois, les conditions n'était pas aussi extrêmes que sur le sable. Seulement, depuis quelques instants déjà, la lumière du soleil déclinais, et la visibilité se faisait moindre.
Plus inquiétant, la forêt semblait se réveiller, s'activer. Ici et là, des bruits de pas rapide, des jappements, des hululements, des…
Des rugissements.
Une masse colossale était dans les environs. Kragh n'avait aucune connaissance en ce qui était de la faune et flore de cette région, et cela ne fit qu'accentuer son angoisse. Il pressa le pas, le crépuscule était à présent rougeoyant, dernière éclat avant le noir total.

« Pas d'inquiétude. Un noir dans le noir, c'est le camouflage parfait ! »
 Un souffle beaucoup trop proche à son goût lui retira immédiatement tout envie de rire.
En fait, il lui donna envie de courir du plus vite qu'il pouvait, et il ne se fit pas prier.
Le soleil rouge baissait au fil de son sprint dans les bois. Il était à peu près sûr qu'il n'était pas suivit, mais il ne s'arrêta pas pour autant.
A sa grande surprise, la forêt commençais à disparaître. La végétation se faisait de moins en moins dense, et des ruines, anciens puits et autres signes d'activités humaines croisais sa course.
Presque à bout de force, il vit avec reconnaissance la lisière de ces bois. Ralentissant un peu, il jeta un dernier coup d’œil derrière lui. Ce qu'il y vit, c'est à dire rien du tout, le pressa davantage à quitter les lieux.
Il trottina quelques mètres dans un hameau exigu que bordait l'orée, et s'écroula contre un mur de pierre, hors d'haleine.
Voyant qu'il avait pénétrer un village fantôme, reprenant son souffle, il jeta sur le sol son long manteau et sa chemise, laissant les vents frais du soir apaiser son corps brûlant.

« Une chance que j'ai trouvé ce lieu, au moins, j'ai un endroit pour la nuit »
Rafraîchis, il remis ses vêtements, et entreprit d'explorer les lieux. Il ne faisait pas encore tout à fait nuit, et ses yeux rouges captait encore bien la lumière. Il remerciait son sang drow pour cette semi-nyctalopie qui l'avait aidé dans bien des situations. Très notamment celles concernant la recherche d'affaires.
Puis il s'arrêta net, jeta un coup d’œil à un endroit sombre, et continua calmement vers les bâtisses.
Le village n'était pas désert.

« Et qu'est-ce que ça va être cette fois ? Un mercenaire qui s'ennuie ? Un psychopathe en mal de compagnie ? Oh non, je sait, une belle nymphe qui me laisserait dîner et dormir chez elle. »
Il n'y croyait pas vraiment, et il se questionna sérieusement sur la nature d'une personne vivant seul dans ce genre d'endroit.
Kragh l'avait dans sa vision périphérique. Il ne voulait pas vraiment savoir qui s'était, mais il le fallait. Voir au moins si cette personne était potentiellement dangereuse, ou utile.
Il se retourna vivement vers elle. Il ne voyait qu'une silhouette qui essayait de se cacher de lui. Mauvais point.

« Je te vois, tu sait. »
Alerte comme un fauve rencontrant une nouvelle espèce, il s'approcha d'une démarche infiniment prudente. Avançant juste assez pour la voir distinctement. C'est alors qu'il vit avec étonnement une jeune femme blonde, plutôt petite, vêtue d'ample tissues noirs qui rameutais à elle toutes les ombres.
Très différente de celles qu'il avait pût côtoyer durant sa vie, ses cheveux, qui paraissait blanc avec la basse luminosité, encadrait un visage emprunt d'une innocente beauté. Des yeux clairs miroitais un mystère tangible, et sa  peau était délicieusement lactée. Une personne physiquement à l'opposé de ce qu'il était.
Mais le plus frappant était cette impression lorsqu'on la regardait. Cette intrigante aura malsaine qu'elle dégageait, et qui ne faisait que la rendre plus séduisante encore.
Cessant la contemplation et baissant toute garde, Kragh sauta sur l'occasion. La belle ne devait sûrement pas habiter ici, non ? Peut-être la laisserait il l'accompagner jusqu'à son habitation, où au moins son village. Peut-être trouverait elle la demande cavalière, mais il n'allait sûrement pas dormir ici alors qu'il y avait possibilité d'un toit.
Contrôlant son accent pour le rendre le plus charmeur possible, il dit d'une voix calme et onctueuse :

-Bonsoir, excusez moi, mais je suis un peu perdus, j'aurais aimé savoir si vous connaissiez un endroit où passer la nuit...  C'est que, voyez vous, je ne connais pas ces lieux...et j'ai bien crût échapper à une bête sauvage il y à un instant, dans les bois. Vous savez, ma chance et mon expérience personnelle me hurlait que vous étiez vous aussi de cette acabit. Je suis heureux de constater qu'il n'en es rien. Appuya t-il d'un léger sourire.
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Sélène
Message Sujet: Re: Le vagabond [PV Krag] | Ven 10 Avr 2015 - 17:02


Sélène resta un instant sans rien dire. Et c'est alors qu'elle se rappela de ce qu'elle était venue chercher dans l'Alagaësia. La raison pour laquelle elle avait décidé de faire le grand saut en enjambant la faille.

Trouver quelqu'un qui ne la craint pas.

Ce garçon avait tout l'air d'ignorer ses méfaits. Il avait baissé sa garde, il n'exprimait aucune gène en la regardant, comme si le fardeau qu'était son pouvoir n'avait aucune emprise sur lui. Et ce n'était pas un Stryge, sinon elle l'aurait ressenti.
Mais ça faisait peut-être partie du piège, il voulait peut-être la mettre en confiance pour la rendre vulnérable.
Non, ce n'était pas ça. Sinon elle aurait lu le malaise sur son visage.

Ses crocs rétrécirent, ses mains qu'elle avait caché dans l'ombre reprirent une forme décente. Elle ne put s'empêcher de sourire à l'idée d'avoir rencontré ce vagabond.

Elle bafouilla :

- "Non, non... Ne vous en faites pas, je vais bien. Mais je vous remercie de... vous préoccuper de moi."

L'homme reprit aussitôt, toujours avec le sourire :

- "Mais avec toutes ces histoires, j'ai failli oublier l'essentiel : je me nomme Kragh. À qui ai-je l'honneur ?"

- "Je m'appele Sélène. Je suis..."

Elle ne pouvait pas se permettre de lui dire qui elle était vraiment, sinon il prendrait ses jambes à son cou, comme tout le monde l'aurait fait à sa place. Il fallait qu'elle invente quelque chose pour ne pas éveiller en lui des soupçons. Il le fallait pour contineur de l'observer et voir s'il ne cachait vraiment rien. Pour pouvoir lui parler avant qu'il ne décide de partir. Pour qu'il reste un peu.

- "...Je suis un peu perdue, moi aussi. Je voyagais seule avant de tomber sur cet endroit étrange. Puis vous êtes arrivé, et je me suis cachée là par prudence."

Le drow semblait un peu déçu d'apprendre qu'il n'allait pas pouvoir être ramené jusqu'à un endroit un peu moins désert, mais ça voulait dire que le mensonge marchait bien.

- "Mais si vous voulez un toit pour passer la nuit, on pourrait s'installer dans une de ces maisons. Il n'y a l'air d'avoir personne dans les parages, autant en profiter !"

- "Belle initiative. Je vous suis."

Sélène se leva doucement et entraîna le nouveau venu avec elle vers l'habitation la plus proche. La porte était ouverte. Lorsqu'il entra, Kragh eut la surprise de découvrir un intérieur propre et rangé, comme si quelqu'un occupait encore la maison.

- "C'est vraiment étrange que tout soit aussi bien présenté. C'est comme si tout avait été préparé pour nous recevoir."

- "C'est peut-être un signe du destin. Le village n'a peut-être pas été abandonné il y a si longtemps, qui sait ?", répondit-elle gaiement.

Sélène venait de se rendre compte que son mensonge était passé à deux doigts de tomber à l'eau. Il fallait maintenant faire mine de ne pas connaître cet endroit pour minimiser cette erreur de calcul.

De son côté, Kragh ne regrettait plus d'être tombé sur ce village. Il venait de faire la connaissance d'une belle inconnue qui avait accepté de l'aider, et ensemble ils avaient trouvé l'endroit parfait pour passer une nuit paisible. Ça changait des tavernes miteuses et de la belle étoile, et ce n'était pas plus mal.

Le dîner du soir se composa essentiellement de plantes de la forêt que Sélène avait appris à reconnaître en épiant les anciens occupants des lieux. Chacun apprit à connaître l'autre au détour de discussions sur tout et rien que Sélène millimétra pour se donner une couverture efficace et convaincante. La nuit tomba vite. Il fallait dormir.

Ce n'était pas par hasard que Sélène insista pour faire chambre à part avec son invité. Elle n'était pas particulièrement gênée par sa présence auprès d'elle, mais elle sentait qu'elle aurait besoin de se lever la nuit discrètement.
Son repas n'était pas complet sans une bouchée de chair, et il fallait qu'elle soit rasasiée pour ne pas risquer la vie de Kragh. Et leur bonne entente par-dessus le marché.

Elle se retint donc de dormir le plus longtemps possible, afin de s'assurer que le drow sommeillait profondément. Le moment venu, elle se leva et s'engouffra hors de la maison sans faire de bruit. Elle savait où aller pour se nourrir, et quoi faire pour effacer toutes les traces qu'elle allait laisser sur elle.

Ce qu'elle ne savait pas, c'est que Kragh avait le sommeil léger.


Quand on les ouvre, il s'en échappe une si belle couleur !
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Kragh
Message Sujet: Re: Le vagabond [PV Krag] | Ven 10 Avr 2015 - 22:49


« Les dunes.
Sombres comme l'or, elles l'appellent :
Paria...
Les ombres voilées,
de ses frères.
Les hyènes qui hurlent,
à la lune.
Le somme de partir,
et venir.
Maudits sont les songes d'un vagabond solitaire,
derniers foyers de sables et de poussières... »


Comme toujours, ses rêves se chargeait de lui rappeler ce qu'il voulait oublier. Comme toujours, il se réveillait avec le goût de la tristesse en bouche.
L'esprit embrumé, il effaça vite le fantôme d'une larme. Il s'était éveillé à une heure encore fraîche de la nuit. Toutefois, il entendit le pas léger de Sélène s’éloigner dehors.
Il resta allongé. Sélène...Bien étrange femme. Du peu qu'il savait d'elle, son passée était tout à fait ordinaire. Beaucoup trop ordinaire. Que lui cachait elle ? La veille, il avait préféré garder ses questions pour lui, de peur d'être discourtois. Aussi, avait-il également omis les détails de son (proche) passé d’exilé.
Mais qu'importe, il l'appréciait. Elle semblait tout droit sortit d'une autre planète, et s'était en soit plutôt drôle. Sa liberté lui avait fait oublier la douceur d'une compagnie agréable, la soirée avait été sereine.
Enfin, jusqu'à ce qu'il se rende compte que la femme avait réellement quelque chose d'étrange. Au début, il avait mis ça sur le compte de sa très longue période dépourvue de conversation amicale. Mais s'était bien autre chose. Ce poids aussi agréable que gênant à la poitrine, lorsqu'elle fixait un point au hasard. Cette brûlure sensuelle qui le submergeait, lorsqu'elle expiait ses mots. Ces pensées destructrice qui l’asseyait, quand elle le regardait.

« Qui es-tu… ? » Pensa t-il en fixant le plafond fissuré au dessus de sa tête.
Les pas s'était tût. Lentement, il se leva et sortit de la bâtisse. La nature exerçait ça mélodie onirique, propre à la forêt nocturne, et l'air frais embaumais les lieux.
Suivant son instinct, il se dirigea vers la vraisemblable direction qu'avait prise Sélène.
Un petit quart-d'heure s'écoula avant qu'il ne la rejoint aux abords d'un ruisseau, dos à lui. Kragh ne voulut pas s'approcher plus que ça, car elle semblait dans un état de tension palpable lorsqu'il l'entendit dire d'une voix monotone:

-Pourquoi...m'a tu suivit…
- Je vais où je veux quand l'envie m'en prend, c'est dans ma nature, navré. Dit il d'un ton jovial.
-Tu n'aurait pas dû…
Il pouvait sentir ses poings serrée à travers sa voix. Qu'avait elle ? C'était comme si elle luttait...
-Et bien oui, je le voit à présent. Je vais te laisser à ta solitude, tache de ne pas mourir de froid.
Il s'était presque retourné quand il entendis quelque chose, comme une plainte, pas vraiment animale, et encore moins Humaine...
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Sélène
Message Sujet: Re: Le vagabond [PV Krag] | Jeu 16 Avr 2015 - 13:05


Il n'aurait pas dû... Oh non, il n'aurait pas dû...

Kragh venait de surprendre Sélène en train de se débarasser des tâches de sang qui recouvrait ses vêtements et son visage. L'obscurité n'y changeait rien. S'il l'avait suivi, c'est qu'il était capable de la voir dans cet état, il n'y avait pas de doute possible selon elle.

Ce n'était peut-être pas un piège de l'Equilibrium, mais elle s'était tout de même bien faite rouler : ce garçon n'était pas aussi naïf et perdu qu'il le prétendait. Sinon il aurait tout gobé sans discuter. Il faisait semblant de n'avoir rien vu pour partir comme si de rien n'était.

Il venait de tout gâcher. Il allait fuir à présent.

Elle ne devait pas le laisser partir. Elle ne pouvait plus mentir. Autant elle aimait les rumeurs macabres qui circulaient sur elle, autant elle aurait préféré que celui-là n'en sache rien.

Elle était submergée par la tristesse. Elle venait de perdre l'occasion de sortir de ce trou à rats aux côtés de quelqu'un d'amical. Elle ne savait plus quoi faire pour le retenir.

Mais si elle le tuait maintenant, il n'aurait jamais l'occasion d'en apprendre davantage. Il mourrait avec gravé dans son esprit cette image de jeune fille innocente qu'elle avait laissé transparaître durant la soirée qu'ils ont passé ensemble dans cette chaumière.

Elle ne put se retenir davantage.

La tristesse se mua alors en désespoir. Il fallait faire vite. Elle se rua sur le drow alors qu'il venait à peine de se retourner, s'abandonnant à ses instincts de prédation.

Kragh se retourna, surpris par le râle de Sélène. Il eut juste le temps d'entrevoir une masse sans vie qui avait échappé à son regard couler lentement dans la rivière avant de sentir que sa belle nymphe venait de le plaquer au sol. En voyant le visage déformé de Sélène à quelques centimètres du sien, il eut d'abord du mal à croire qu'il s'agissait de la même personne. Il aurait aimé que ce soit un de ses cauchemars, que tout ça ne soit pas réel. Mais tout était là pour lui rappeler le contraire : les griffes qui se resserraient sur ses épaules, l'odeur fétide qui emplissait ses narines et cette vision d'horreur trop nette et trop saisissante pour n'être que le fruit de son imagination.

L'aura malsaine de la jeune femme qui l'avait attiré tout à l'heure était en train de le paralyser. Pendant un instant, il ne sût plus quoi faire.

- "Qu'est-ce qui t'a pris ?! Si seulement tu n'étais pas venu, on aurait pu continuer à bien s'entendre !"

La voix pleine de reproches et de larmes de la jeune femme le tira de cet état second.

- "Pourquoi est-ce que tu m'obliges à faire ça ?! Pourquoi toi ?!"

- "T'obliger à faire quoi ? À me tuer ? C'est à toi de te poser la question ! Je ne t'ai rien fait de mal, alors pourquoi ?!"

- "Je ne peux pas te laisser partir avec ce que tu viens de voir !"

- "Crois-moi, j'ai vu pire avant d'arriver ici !"

- "TU MENS !!!"

La main droite de Sélène lâcha Kragh pour s'élever au-dessus sa tête. Ses doigts crochus allaient s'abattre sur le visage du drow lorsque celui parvint à saisir son poignet de sa main gauche.

- "Comment peux-tu oser dire ça ? Tu ne sais même pas d'où je viens."

La stryge laissa échapper un rictus empli de désespoir.

- "Tu ne veux pas me croire ...? Alors autant aller au bout de mon malheur."

Ses joues se déchirèrent brusquement, laissant apparaître des dents démesurés. Sa mâchoire tomba si bas qu'on aurait dit qu'elle allait se décrocher. Elle tenta alors de viser la gorge de sa proie en rugissant. Mais Kragh libéra aussitôt son bras droit et agrippa le visage du monstre.

- "Pour quelqu'un qui ne voulait pas que j'en vois trop, tu te débrouilles extrêmement mal."


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Dernière édition par Sélène le Jeu 16 Avr 2015 - 21:33, édité 1 fois
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Kragh
Message Sujet: Re: Le vagabond [PV Krag] | Jeu 16 Avr 2015 - 18:50


Raisonner un assaillant, trouver ses envies et besoins puis composer avec, ça restait dans ses cordes. Mais ça…
ça, bordel.
La peur le tenaillait presque aussi fort que la bête. Son esprit était si paralysé qu'il lui fournissait des choses à dire par automatisme, avec le ton cynique qu'il adoptait en cas de danger.
Mais difficile de trouver les bons mots avec ses griffes et ses crocs luisants à quelques centimètres de son visage. Il voulait partir loin d'eux.
Tenant fermement le poignet de « Sélène », il savait pertinemment qu'elle n'en était nullement affectée. Il sentait sa force primaire, sa rage démente. Oui, elle aurait pût l'embrocher quand elle le voulait. Le dévorer, expier la colère qu'elle avait d'être ce qu'elle était.
Mais elle ne l'avait pas fait, ne le voulait pas.
Il tenta quelque chose.
Il lâcha tout, et les griffes informes s'écroulèrent à ses côtés. La mâchoire désaxées aux joues trouées tomba avant de claquer juste devant ses yeux. Les relents âcres de la gueule béante enserrait son cœur. Il avait l'impression d'être une de ses proies qu'il voyait mourir lorsqu'il était enfant. Celles s'étouffant sous le baiser de la mort d'un félin. Combien de fois avait-t-il cauchemardé d'être à leur place un jour… ?
Le temps se figea un instant.
Comme il s'y attendait, elle ne le tua pas immédiatement.

-Et bien, un peu de nerf gente dame. Tue moi. Je ne suis sûrement pas le premier, non ?
-Loin de là. Dit-elle amèrement avant de réarmer son bras.
-Enfin, si. Le premier qui aurait pu être un amis.
Là, elle stoppa net son geste. Puis après avoir laissé passer un instant, souffla :
-Cesse d'être hypocrite... Regarde la situation dans laquelle nous sommes par ta faute! Seras-tu toujours dans les environs si je te relâche !?
Tout en prononçant ses mots, elle avait inconsciemment plantée ses griffes dans son torse, comme pour s'assurer maladivement qu'il ne s'en irait pas.
La douleur fut instantanée. Le sang rouge glissa sur sa peau noir.

« Contrôle, respire, parle, contrôle, respire, parle... »
-Comme je te le disais, j'ai dû faire face à bien des choses là d’où je viens. Assurément pas aussi affectueuses que toi, mais tout aussi enjouées à vouloir m'arracher les tripes. Donc ne t'inquiètes pas, je ne me formalise pas de ce genre de choses à présent.

Elle le scruta, silencieuse, ses yeux froids fixés sur les siens, écarlates.
-Si tu me laisse la vie, je te promet de ne pas te laisser seule. Jamais. J'ai bien peu de doutes quand à la réputation qui doit être la tienne par ici... Je sais ce que c'est que d'être paria.
Avec surprise, il se rendit compte qu'aucune de ses paroles n'avaient d’arrières pensées mensongères.
-Sache que je t'apprécie. Enfin, là je t'avouerai, je ne suis pas à mon aise. Mais si tu te calmes, et que tu évites de me réveiller sous cette forme, ce serai avec plaisir que je resterai quelques temps avec toi. Toutefois, je suis un nomade dans l'âme... Je repartirai.
Un coup de poker très osé. Il n'était pas sûr de ce qu'il avançait, ni si cela toucherait au cœur de la furie. Mais son seul moyen de défense, c'était d'utiliser sa démence contre elle. Elle voulait un amis ? Et bien elle l'aurait.
D'ailleurs, il fut profondément troublé de retrouver ce sentiment si humain chez un tel monstre. Son désarroi se renforçait au fur et à mesure qu'ils se fixaient tout deux du regard, les yeux bleus de Sélène n'ayant aucunement changé d'allure.
Mais, malgré tout, sous cette menace instable, violente et terrifiante, il n'arrivait pas avoir totalement peur. Pas maintenant qu'il avait réfléchit au schéma mental de Sélène. A présent, il attendait sa réaction, partagé entre curiosité, horreur et empathie.
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Sélène
Message Sujet: Re: Le vagabond [PV Krag] | Mar 28 Avr 2015 - 14:04


Il... Il est sérieux ? J'arrive pas à y croire... C'est un rêve ! Je vais me réveiller au milieu de mon antre en pleine nuit et... C'est trop réel ! Alors peut-être qu'il ment pour gagner du temps. Non, c'est pas ça non plus, sinon je l'aurai remarqué. Il me propose même de rester encore malgré tout ce que je lui ai fais ! Je croyais...

Elle brisa le silence.

-"Je croyais que les gens comme toi n'existaient pas."

Sa voix était redevenue calme, mais était emplie de mélancolie. Son visage s'était détendu, sa bouche reprit une forme décente, ses yeux terrifiants se fermèrent alors qu'elle prononçait ces quelques mots. Cela lui permit de reprendre le dessus sur ses pulsions. Elle put à nouveau respirer calmement. Et puis elle sentit une chaleur familière sur sa main. Et elle réalisa pleinement ce qu'elle avait fait.

Elle rouvrit brusquement les yeux, et put voir que ses doigts vorpales s'étaient logés dans le corps du jeune drow. Et à la grande surprise de celui-ci, elle commenca à paniquer, comme si elle venait de quitter un état de transe pour revenir à la réalité.

-"C'est pas possible ! Tu m'acceptes comme je suis et je ne trouve rien de mieux à faire que de te blesser ! Qu'est-ce que j'ai fait ?!"

Elle ne cessa de répéter cette dernière phrase tout en retirant brusquement ses griffes et en tentant d'empêcher le sang de couler avec ses mains. Kragh reprit alors la parole d'une voix rassurante, malgré la douleur qui l'assaillait :

-"Laisses, ça va aller. Il faudrait juste que tu m'aides à me relever, s'il te plaît."

Elle s'exécuta immédiatement en y mettant le plus de délicatesse possible et le soutint pendant qu'ils parcouraient en silence le chemin qui les ramenaient au village, non sans tacher de sang les vêtements du drow. Elle savait où trouver de quoi le soigner. En rentrant dans la maison où il avaient passé la soirée, elle le laissa seul dans sa chambre le temps qu'elle aille chercher des bandages. Elle put alors panser ses plaies.
Kragh n'avait plus peur : les regrets du monstre étaient sans conteste la preuve qu'il avait gagné son pari. Malgré tout, la douleur l'empêcha de fermer l'oeil de la nuit. Il n'entendit pas Sélène sortir à nouveau de la maison, ni les voix qui hantaient ses cauchemars. Il devait juste supporter la douleur lancinante qui venait de sa poitrine.


Après quelques heures, le jour se leva enfin. Le drow se leva péniblement, mais lorsqu'il ouvrit la porte de la chambre, il fut surpris de trouver la table dressée. Sélène était déjà assise, et semblait l'attendre avec impatience. Elle l'invita à prendre place devant une assiette de ce qu'ils avaient mangé le soir précédent.

-"En voilà un monstre étrange. Ça cherche à t'éviscérer et puis ensuite ça te fait le petit-déjeuner.", pensa-t-il, à la fois intrigué et amusé. Il accepta l'invitation en souriant.

-"J'ai bien réfléchi à ce que tu m'as dit, hier soir. Le fait que tu sois un nomade te forcera à partir, et moi j'aurais bien voulu rester. Alors pour rester ensemble, il va falloir choisir qui suivra qui."

-"Tu sais, rien ne m'empêche de prendre une petite pause. La vie de vagabond est quelque chose de plutôt épuisant par moments."

-"Ce n'est pas ça qui t'empêchera de repartir. Tu as ça dans le sang."

-"Comme tu as sans doute pu le constater hier soir quand tu y a goûté. Et y aurais-tu senti autre chose à tout hasard ?"

La stryge grimaça légèrement, comme pour se retenir de lui faire une remarque.

-"De mon côté, je trouve que cet endroit réveille en moi trop de souvenirs douloureux dont il faut que je me détache pendant un temps. Alors... je crois qu'il serait mieux que ce soit moi qui te suive. Enfin, si tu n'y vois pas de problème."


Quand on les ouvre, il s'en échappe une si belle couleur !
Chaque goutte qui atteint mes lèvres me donne envie d'en avoir plus !
C'est si rouge... si rouge et si doux... j'en tremble ! C'est si bon !
J'en veux plus ! Tellement plus ! Je ne peux plus attendre !!!


...
Trois bouteilles de grenadine, s'il vous plaît.


So close...

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Kragh
Message Sujet: Re: Le vagabond [PV Krag] | Mer 6 Mai 2015 - 10:58


-"De mon côté, je trouve que cet endroit réveille en moi trop de souvenirs douloureux dont il faut que je me détache pendant un temps. Alors... je crois qu'il serait mieux que ce soit moi qui te suive. Enfin, si tu n'y vois pas de problème."

C'était le moment de peser le pour et le contre.

Kragh ne voulait pas cheminer avec une inconnue. Car c'était ce qu'elle était, une inconnue. Qui plus est,  instable et dangereuse pour lui. Même si ce n'était pas pour lui déplaire...
Il lui demanda alors qu'elle était sa réelle histoire, et surtout, ce qu'elle était. Lorsqu'elle lui donna des explications, il comprit d'où lui venait cette sensation qui le gagnait lorsqu'il était proche d'elle. La corruption venait donc des stryges, et déformais forme de vie et environnement. Il sût que cela croissait au fil du temps, et la nécessité de ne pas rester trop longtemps à ses côté ce fit claire. Il ne voulait pas subir son aura.
 Ça, c'est ce qu'il lui dit. Car en réalité, il se sentais déjà adicte à sa corruption. C'était comme une drogue, un poison qui filait chacune de ses veines, et propageais en lui les plus sombres noirceurs de son âme. Il devait constamment gérer ses pulsions destructrices, envers elle, et lui-même. Elles brouillait tout sentiment à son égards. L'appréciait-il?La désirait-il ? La haïssait-il ? Il était bien incapable de répondre à toutes c'est questions, tant son cœur était transpercé par milles émotions contradictoires, dont il ne savait pas s'il venait de lui, ou des germes de la corruption.
-Je comprendrait que tu ne veuille plus m'avoir à tes côtés...
Bien sûr qu'il la voulait à ses côtés. Mais trop de chose se produisait en lui pour qu'il ne ferme les yeux dessus. La raison aurait déjà voulut qu'il s'en aille, s'éloigne de cette prédatrice qui, malgré elle, dénaturait son esprit encore parfaitement modulable et exacerbé par la jeunesse.
Mais enfin, lui et la raison...

-Non. On s'en va dès demain, j’espère juste que tu ne  m'aura pas croquée d'ici là...Ponctua t-il d'un sourire moqueur.
Elle fit la moue.
-Il faudrait accepté que je me nourris des tiens.
-A ta guise, je ne juge pas. Tant que c'est pas moi, je te souhaite bon appétit.
Elle resta un moment dans la lune, pensive.
-Comment se fait-il que tu t'en fiche ?
-Comme toi, je n'apprécie pas vraiment mon espèce.
« Arrête toi là. Tu n'as aucun point commun avec elle. C'est un monstre complètement tarrée qui mange les gens...Mais un monstre sacrément sexy »
Là, il se souvint de la veille, et de ses mâchoires désarticulées. Clairement dans c'est phases là, elle l'était beaucoup moins.
Elle se leva brusquement, hystérique et joyeuse.

-Tu es super !
-Je sait.
-Je suis contente !
-Je sait.
-Tu me regarde un peu trop bizarrement.
-Je ssss...euh...
-Je vais préparer mes affaires.
Elle secoua vivement sa chevelure en tout sens avant de s'en aller dans la pièce d'à côté, comme un ouragan.
« Effectivement, ça promet »
Il caressa ses bandages. Il avait toujours voulue avoir des cicatrices, il s'ennorguillit déjà de pouvoir les exhiber au monde entier.
« Hehe, regarder bien les guerrier, c'est pas la guerre qui ma fait ça, c'est une femme ! Enfin, presque. »
Plus sérieusement, il regarda à l’extérieur. Le soleil froid du matin faisait miroiter la rosée.
A présent, il était confiant. Il avait une amie, sa vie devant lui, aucun objectif, aucun but, et des tas d'autres choses à apprendre. Vaguement, le mal du pays revint. Lorsqu'il auras assez galoper partout, qu'il aura eu la sensation d'avoir connue les personnes à connaître. Qu'il aurait mûrit, gagner en force et sagesse. Qu'il saurait qu'il es. Là, peut-être. Envisagerait-il la possibilité de pensé à l'éventualité de revenir chez les siens, et tenter de se faire pardonner...
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Le vagabond [PV Krag]

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