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L'ombre et la lumière

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Asiendy
Message Sujet: L'ombre et la lumière | Dim 19 Fév 2017 - 1:03


"Parfois, c'est en souhaitant combattre le mal que l'on devient plus nuisible encore. Guerre et violence ne font qu'engendrer guerre et violence, je devrais le savoir mieux qui quiconque ...

La journée s'était écoulée d'une manière tout à fait banale, je voyageais en direction de Dras Léona, mais à quelques heures de la tombée de la nuit, et avec encore une bonne distance avant d'arriver aux portes de la grande ville, je décida de faire une halte dans une bourgade en périphérie.

Un coin paisible, peuplé majoritairement de fermiers et d'éleveurs, normalement pas le coin à ennuis, juste ce qu'il me faut pour passer le nuit, et surtout me faire couler un bain d'eau chaude. Au fil de mes vadrouilles j'ai eue quelques dépenses mais aucune rentré d'argent. J'ai honte pour ce que je m'apprête à faire, mais je n'ai vraiment plus rien sur moi. Ça va devenir une urgence que de retrouver l'héritage qui m'est dû. Je suis riche en réalité, c'est juste que je n'ai pas encore eu le temps de m'occuper de prendre en main mes affaires.

On y viendra, en attendant, je ramasse quelques petits cailloux avant d'entrer dans l'auberge et de me diriger vers le comptoir."


- Bonsoir, une chambre s'il vous plaît.
- Mais bien sûr ma bonne dame ! Est-ce qu'elle a de quoi payer ?
- Oui, voilà l'argent requis. elle donne les pierres ramassées tantôt, qui apparaissent comme des pièces aux yeux du tenancier.

"Je déteste être une voleuse, mais je ne me sens pas d'aller dormir dans une botte de foin cette nuit, désolée. J'arrive dans une chambre qui est au rez de chaussé et ... c'est pauvre, mais bon, je ne vais pas faire la fine bouche, j'espère juste qu'il n'y a pas de rats."


Asiendy commença une nuit paisible, jusqu'à ce que des petits bruit la dérange, pas grand chose, mais suffisamment pour titiller ses oreilles en pointes et la tirer du sommeil. Elle ouvrit les yeux et aperçu deux silhouettes dans l'obscurité en train de fouiner dans ses affaires. Elle se releva en sursaut et sortit sa dague.

- Hey vous !

Les deux individus se ruèrent vers la porte, emportant le peu qu'elle avait, y compris un petit coffret dans lequel se trouvait un objet dangereux, et d'une grande valeur. Clairement, elle ne pouvait pas les laisser filer.

- Holta-fenna *
* Porte close / verrouillée en elfique

Les cambrioleurs tentèrent de toutes leur forces à ouvrir cette porte mais il n'y avait rien à faire, très vite ils changèrent de stratégie et l'un d'eux sauta à travers la fenêtre, faisant voler des éclats de verre en dehors de la chambre. Le deuxième, qui semblait être une femme, s'empressa de le suivre mais Asiendy la ratrappa avant qu'elle n'y parvienne. C'est cette femme qui s'était emparée du coffret, il avait bien trop de valeur pour prendre des risques. La jeune elfe l'empoigna par sa tunique, la plaqua au mur et d'un coup de dague, lui trancha net les tendons au niveau du genoux. C'est alors qu'elle vit dans son regard le néant profond, des yeux totalement noirs et sans âme. De plus, cette ... "femme" avait des dents taillées en pointes. Sans la moindre hésitation, Asiendy lui trancha la gorge.


"Stryges ... probablement attiré par mes échantillons de la forêt corrompu ... j'aurais dû m'en douter, je dois absolument poursuivre l'autre."


Elle récupéra le si précieux coffret avant de passer à son tout par la fenêtre et d'entamer sa course. Les morceaux de verre lui avaient entaillé superficiellement la cuisse gauche mais ça ne l'empêcherait pas de sprinter comme jamais aux trousses du voleur. Celui-ci avait déjà une avance considérable et il ne serait pas aisé de réduire l'écart. Il court sans se retourner, à toute vitesse, et ne semble pas s'épuiser. La cavalcade continuait et le fuyard dépassa le grand moulin du village et traça à travers les champs pour semer la semi-elfe.


"... Je n'arrive pas à percer son esprit ... impossible de le dominer ... ha ... je vais le perdre à ce rythme ... je n'ai plus le choix ... tant pis pour les échantillons ... mais je ne peux pas te laisser partir avec. Il y a dans ce sac des racines provenant des arbres malade du Du Weldenvarden ... je n'ose imaginer ce qui pourrait se produire si l'idée lui venait de les mettre en terre ... Ton esprit me résiste ... mais pas tes vêtements ..."

- Urya-ruivë ! *
* Embraser / incinérer en elfique


Le voleur s'enflamma comme une torche humaine dans des râles d'agonies terrifiants. Essoufflée, Asiendy avait lancer tout ce qu'il lui restait pour être sûr du résultat ... ce qui incendia aussi le champ, et rapidement le moulin aussi fut assailli de flammes. L'espace d'un instant, un flot de magie destructrice menaçait de se manifester et Asiendy s'efforça de le contenir, pour ne pas aggraver le désastre.


"Ce moulin était probablement le seul gagne-pain pour des dizaines de gens ... mais définitivement, je ne devait pas laisser ces racines en liberté ... un mal pour un bien ... je suis exténuée ... je ferais bien de partir avant que-"

Elle reçu un grand coup derrière le crâne et s'écroula au sol, assommée. Lors qu'elle reprit conscience, très péniblement, elle se sentait mal, très mal, sa tête tournait et elle avait envie de vomir. Ses petits yeux s'ouvraient pour entre-apercevoir les roches humides qui composaient le sol, les murs et le plafond, avec de lourdes grilles de fer. Elle n'avait plus rien d'autre que ses vêtements et sa vue trouble n'était pas vraiment capable de lui en dire d'avantage sur le cachot où elle avait atterrie.


- Où ... où suis-je ? ...


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Pavé César ! Ceux qui vont écrire te saluent !
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Kheerash'Alzn Resh
Message Sujet: Re: L'ombre et la lumière | Mar 11 Juil 2017 - 22:24


L'ombre et la lumière

Kheerash'Alzn & Asiendy

Quand le Stryge s’éveilla les premières choses qui le frappèrent furent qu’il était au sec, entre des murs et que ses mains n’étaient plus attachées. Par mesure de précaution il se concentra et tenta de sonder les alentours à l’aide de sa corruption latente, mais, comme il s’y attendait, cette dernière ne lui apprit rien sur l’endroit où il se trouvait. Il papillonna des paupières, résistant comme il pouvait à la sourde douleur qui pulsait sous son crâne. Ses pensées étaient confuses, des images sans queue ni tête traversaient son esprit embrumé. Du sang séché se craquela sur son visage quand il remua pour se redresser et il dût renifler un moment avant de comprendre qu’il ne s’agissait pas du sien.
Son regard parcourut rapidement la pièce dans laquelle il se trouvait. Il était assis sur une couchette étroite et branlante, recouverte par une sorte de linge rêche qui puait autant que dix ânes morts et agressait son nez sensible. Autour de lui se dressaient des murs de pierre, dont un, percé tout en haut par une ouverture étroite fermée par des barreaux de fer laissait filtrer une lumière vive. La porte de sa cellule -puisque visiblement il s’agissait bien là de ce qu’on appelait couramment une prison- n’était constitué que de lourdes grilles de fer. Le Stryge fit une tentative pour se lever en grognant mais ne put que chanceler quelques secondes sur ses jambes avant de devoir à nouveau se rasseoir. Les yeux éteints, perdus dans le vide, il repensa à un jeune poulain qui était sorti de sa mère au moment où il l’avait tuée. L’étincelle de vie qu’il avait ressentie dans le bébé aux pattes frêles l’avait baigné d’une certaine euphorie… Mais ce dernier, malgré son envie palpable de vivre n’avait pas fait long feu. Etait-il dans le même cas dans cette prison ? Que c’était-il passé pour qu’il en arrive là ?
Sa tête tournait, il se sentait sans grande force. Point plus important maintenant que Kheerash prenait la peine d’y penser… Il se trouvait seul. Qu’avait-il fait pour qu’on prenne la peine de l’isoler et de le droguer ? Passant rapidement les mains sur son visage sale, il vérifia que son apparence n’avait pas changé pendant son sommeil. Lui-même n’en avait cure quand il vivait dans les Beors, mais il avait vite compris que c’était un phénomène assez particulier et étrange pour effrayer les bipèdes autour de lui au point de lui causer de nombreux ennuis s’il était découvert. Heureusement, il reconnut le carré de sa mâchoire. Rien n’avait changé à son insu.
C’était la première fois qu’il se sentait comme ça, vide de toute soif de sang. Ça l’intriguait particulièrement… Mais sa curiosité se dissipa dans le brouillard de son esprit. Quelques instants plus tard, le Stryge dormait profondément.


***

A peine avait-il ouvert les yeux qu’il sut que quelque chose avait changé en lui. Il lui était plus facile de réfléchir. D’un rapide coup d’œil il remarqua un pichet d’eau laissé près de l’ouverture des grilles. Cette fois il n’eut pas de mal à se lever pour le prendre, mais la gorgée qu’il y prit l’intrigua étrangement… Il y flottait comme un étrange parfum de vieilles fleurs… Sceptique, il préféra le poser prudemment. Si une drogue s’y trouvait, il pourrait bien voir si son effet se dissipait s’il s’abstenait d’y boire, tant que ça ne lui prenait pas des jours pour en dissiper l’emprise du moins. Mais si ce pichet avait été laissé pendant qu'il dormait et possiblement drogué à son intention, Kheerash avait toutes les raisons de penser que l'effet était assez faible pour se dissiper en moins de deux jours. Lui-même se servait parfois de certaines plantes des Beors comme sédatif... L'efficacité de tels poisons variait en général d'un animal à l'autre, mais il ne s'était jamais véritablement penché sur la question.
Plus réveillé qu’auparavant, il ressentit bien plus intensément cette ignoble sensation d’enfermement… Bon sang qu’il l’avait en horreur ! Il fallait qu’il sorte d’ici rapidement avant de devenir complètement fou. S’avançant d’un pas mal assuré vers la petite ouverture qui dispensait un peu de lumière, il se hissa sur la pointe des pieds en espérant pouvoir ne serait-ce qu’apercevoir l’extérieur. Il lui fallut se redresser de toute sa hauteur pour y accéder et encore… Juste pour se rendre compte qu’elle se trouvait à peine au-dessus du sol. La cellule se trouvait donc sous terre.
Un frisson horrifié lui parcourut l’échine alors que cette constatation se frayait peu à peu un chemin à travers son esprit toujours un peu embrumé. Sous terre ?! Lui qui était habitué à vivre en plein air, l’idée le répugnait au plus haut point !
De plus en plus nerveux, il se mit à tourner en rond à grandes enjambées comme un ours en cage. Jusqu’à ce qu’un bruit le tire de son cauchemar vivant. Des pas approchaient ? Le Stryge vint se coller aux grilles, à peine assez écartées pour qu’il puisse y passer le poignet et jeta un coup d’œil au dehors de sa cellule pour regarder ce qui s’approchait. La prison était constituée d’un vestibule large d’une dizaine de mètres à peine et des cellules semblables à la sienne, bien que vides, s’étalaient sur toute la longueur du couloir humide.
Une colonne de soldats s’approchait, prudents, entourant deux hommes à la musculature presque animale qui portaient un bipède bien plus frêle. Bien qu’il ne s’agisse pas là d’animaux, Kheerash trouva le spectacle digne de son intérêt et observa le cortège d’un œil attentif. Les armures des soldats l’impressionnèrent vaguement, mais ce qui l’intrigua le plus était ce nouveau prisonnier que les mastodontes amenaient à la cellule en face de la sienne.


« Pas un homme, ça. Une femme ? Non… Une adolescente tout au plus. Trop frêle. »



La jeune femme venait d’être déposée dans la cellule, ses cheveux blonds et souples tombant délicatement derrière elle, révélant le très léger pointu de ses oreilles, que Kheerash ne sut analyser. Peu familier qu’il était avec les races bipèdes, il avait rarement eu l’occasion d’observer des elfes exception faite de Cirryë. Et même si ça avait été le cas, ces derniers n’avaient sans doute fait qu’effleurer son intérêt.


***


Les heures passaient et son esprit se libérait peu à peu des dernières brumes qui l’obscurcissaient auparavant. Ce qu’il avait fait pour atterrir là avait par moment occupé ses pensées, mais il préférait s’en tenir éloigné. Non pas qu’il se sente coupable de quoi que ce soit, au contraire, mais il avait intérêt à se focaliser sur une manière de sortir de ce piège mortel plutôt que de réfléchir dans le vide à ses actions passées.
Le sang dont il était couvert avait commencé à craqueler, le démangeant d’une manière fort peu agréable et il avait fini par se débarrasser de sa chemise tâchée pour mieux enlever ce qui lui couvrait le visage sans pour autant réussir à ôter l’hémoglobine désormais brune entièrement. Autant le sang était beau et amusant quand il était encore frais autant la substance avait tendance à très mal vieillir laissée à l’air libre.


- Où ... où suis-je ? ...


La voix claire de l’autre prisonnière attira son oreille et rompit le cours de ses pensées. Décidé tout d’abord à l’ignorer, le Stryge s’approcha néanmoins des barreaux de sa cellule et s’accroupit pour la regarder tout d’abord en silence.


« Dras Leona. Quoi d’autre ? En prison, je crois bien.»



L’étrange croassement de sa voix privée d’eau le surprit au moins autant que sa décision de parler à l'inconnue captive et il toussa légèrement pour qu’elle regagne son timbre grave habituel. Les phrases, courtes et prononcées avec toujours cette pointe reconnaissable d'ironie, étaient un bon pas que l'éleveur n'était pas habitué à franchir.


« Nous sommes enfermés sous terre. Ce serait plus exact de dire ça, je suppose. »


L’information lui tenait à cœur. Peut-être que cette femme aussi avait peur d’être enfermée ? C’était une étrange sensation pour lui d’engager de plein gré une discussion. Que disaient les humains d’habitude quand quelqu’un arrivait dans un lieu nouveau ? Que disaient-ils tout court...


« Les prisons ne sont pas un endroit pour les êtres aussi jeunes... »


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Asiendy
Message Sujet: Re: L'ombre et la lumière | Ven 28 Juil 2017 - 21:46


"Hmmm ma tête ... j'ai l'impression d'avoir été piétiné par un cheval ... Tout semble se déformer autour de moi, ma vue est trouble et il fait sombre ... je peine à me lever pour finalement me résoudre à m'asseoir dos à un mur. Une voix vint faire écho à la mienne, me répondant simplement par des évidences que j'aurais facilement pu deviner même dans mon état. Il termine par une phrase qui malgré notre situation m'arracha un petit sourire."

« Les prisons ne sont pas un endroit pour les êtres aussi jeunes... »

"Là dessus, on est bien d'accord, pas question de rester ici, petit bémol : ma prison est de toute évidence différente des autres, elle est cerclé de runes anti-magiques, tout naturellement ... voilà qui complique considérablement mon affaire. Je tente malgré tout d'ouvrir la porte. J'ai tellement mal au crâne. Je m'y efforce mais rien à y faire, je suis impuissante dans cette cellule, je dois en sortir ... hmf, plus facile à dire qu'à faire. Je reste effondrée au fond de la pièce, luttant dans un état semi-comateux. Mon temps est compté ici, actuellement ils doivent déjà être en train de décider de mon sort, et je suis prête à parier que des tueurs de mage ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez ... quelle merde ...

Je reste un moment assise à me tenir la tête, n'arrivant pas à réfléchir d'avantage, jusqu'à ce qu'au bout d'un moment, je me rappelle cette voix qui m'avait répondue, et que je remarque son regard curieux posé sur moi. J'ai du mal à le distinguer clairement, il fait si sombre, et mon esprit est si embrumé, mais je vois ses yeux rivés sur moi malgré tout."



- Qu'est-ce que tu regardes ?

"En espérant sincèrement pourvoir échapper à une autre évidence du style "bah, toi", je m'y attend tellement. D'une certaine manière, les prisons sont rarement peuplée de femmes, ça peut aussi expliquer des choses, mais ce qui importe est de trouver une échappatoire ... Après avoir pris quelques temps pour me reposer, je me lève et fouille ma pièce, il n'y a rien d'autre qu'un lit dur comme de la pierre, et une gamelle d'eau semblable à celle d'un chien, je n'ai aucune envie d'y goûter, même si la soif m'y obligera bien tôt ou tard. Je tends le cou et essaye de regarder ce qu'il y a en dehors, mais là encore, il n'y a rien d'autre qu'un couloir vide, et cette personne qui m'observe depuis la cellule d'en face. Et c'est seulement maintenant que je me dis "ho-oh ...", j'espère vraiment que personne n'aura à l'esprit d'ouvrir le petit coffret que je trimbalais, il risque d'avoir une très désagréable surprise .... définitivement, il faut que je sorte de là.

Par désespoir, j'essaie même de jouer sur chacun des barreaux de ma cage, espérant en trouver un qui soit usé ou mal riveté, mais bien évidemment ce n'est pas le cas. Je tourne comme un lion en cage, me laissant peu à peu gagner par la panique ... il doit y avoir une solution, il le faut !"


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