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Un Chant d'Acier et de Feu

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GreyMalkin
Message Sujet: Re: Un Chant d'Acier et de Feu | Lun 2 Mar 2015 - 19:40


Korann ignorait tout autant qu'Espérance ce que pouvait bien être cette substance rose – quoique, la jeune femme le savait sûrement, mais elle ignorait qu'elle le savait. Et pour une fois dans sa vie, elle fit quelque chose de complètement contraire à son caractère : elle ne céda pas aux sirènes de la curiosité. Non, au lieu de se précipiter à l'étage pour voir ce qui pouvait bien produire cette mélasse, elle se contenta d'approuver d'un hochement de tête le plan du Jeger et repoussa doucement la porte.

Une surprise en cachant souvent une autre, des voix provenant de l'écurie se firent entendre quelques minutes plus tard. Deux hommes discutaient vivement.

« D'après toi, ils sont à qui ces chevaux ? »

« Aucune idée. Ils ont peut-être désarçonnées leurs cavaliers. Avec ce foutu orage, n'importe lequel prendrait peur.»

« T'as qu'à les mettre au fond, alors. Ce truc a pas coulé là-bas.»

« On aurait du faire plus attention avec Jang Mi. Ca va pas être du gateau de le retrouver…»

La porte s'ouvrit alors, et les deux hommes entrèrent dans la pièce, tout en continuant leur discussion. Ils s'arrêtèrent brusquement, surpris de trouver un bon feu et des gens ici. L'eau dégoulinait de leur ciré et formait petit à petit une flaque sur le sol.

« Qu'est ce que vous faites là ?» demanda d'un air suspicieux le premier, un grand gaillard solidement bâti. « Vous avez été surpris par l'orage ? »

Le second, un homme chafouin, donna un coup de coude à son acolyte tout en désignant de la tête la porte de l'écurie par laquelle on distinguait encore la mélasse rose tombant du plafond. Le gaillard blêmit.

« Ah, vous avez vu ça.» Il rit nerveusement. « Ecoutez, ça peut paraitre louche, mais ce n'est pas du tout ce que vous croyez. C'est…euh…»

« Du sucre rose » intervint le deuxième. « Avec la pluie, ça c'est infiltré dans le grenier et ça a fait ce truc pas ragoutant. Mais c'est comestible, hein !»

Une association d'idée se forma dans l'esprit d'Espérance. Cela se traduisit en une simple question.

« De la Kham ?»

Les deux hommes la regardèrent sans comprendre. Après quelques secondes de flottement, le gaillard reprit :

« Enfin, ce sont vos chevaux qu'on a rattrapé, non ? Vous pouvez rester ici cette nuit, et puis vous repartirez vers Dras demain, hein ?»

Une curieuse sensation de déjà vu devait titiller Korann. Celle peu flatteuse de n'être pas désirer à un endroit. Rambert aurait été fier des deux gardiens du relais.










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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: Un Chant d'Acier et de Feu | Jeu 12 Mar 2015 - 19:55


Deux gars rentrent dans le relais. Apparemment, c’est eux qui tiennent la boutique.

- Qu'est ce que vous faites là ? Vous avez été surpris par l'orage ? (demande le premier, un brun aux épaule large)
- C’est exact. L’orage à effrayé nos chevaux. On a trouvé refuge ici.

Je réponds calmement. Ces deux lascars sont louches, ils ont l’air suspicieux et cachent visiblement quelque chose. Le second file un coup de coude au premier.

- Ah, vous avez vu ça.[/b] (Il rit nerveusement, il planque un truc) Ecoutez, ça peut paraître louche, mais ce n'est pas du tout ce que vous croyez. C'est…euh…
- C’est…

Le premier commence à blémir en voyant posant le regard sur cette substance rose dans l’écurie. La situation commence vraiment à me taper sur les nerfs. Outre que je sens bien qu’on n’est pas les bienvenus, ces deux là

- Du sucre rose  (intervient le deuxième.) Avec la pluie, ça c'est infiltré dans le grenier et ça a fait ce truc pas ragoutant. Mais c'est comestible, hein !
- De la Kham ?
- C’est légal ce truc ?

Je demande inquisiteur. Les deux gaillard se regardent un moment mais ne répondent pas. Bon… va falloir aller fouiller. Comme si j’étais en état…

- Enfin, ce sont vos chevaux qu'on a rattrapé, non ? Vous pouvez rester ici cette nuit,
- Pas de refus. C’est combien la nuit ?
- et puis vous repartirez vers Dras demain, hein ?
- C’est ce qui est prévu.

Je réponds toujours calmement. Ça à l’air de les soualger mais je pense qu’il faudra que je vérifie deux trois truc dans leur écurie parce que dans le genre « dégagez le plus vite possible »… ça se pose là, mais bon, maintenant la situation est déjà plus détendue, et on aura pas à stresser avec cette histoire de guimauve… s’ils ont pas mentit…


J'ai résolu de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible...
Ce n'est pas une aventure. C'est une Cause, une épreuve de tous les jours…
Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

(adapté du monologue de Créon, Antigone d'Anouilh)

       
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GreyMalkin
Message Sujet: Re: Un Chant d'Acier et de Feu | Sam 14 Mar 2015 - 0:59


Les deux tenanciers ne firent pas de chichis et invitèrent gracieusement leur deux hôtes à passer la nuit dans leur modeste relais gratuitement. Le plus maigre des deux avait hésité, mais sous le regard insistant de l'autre, il avait finalement cédé.

Korann et Espérance passèrent une nuit relativement calme, malgré l'orage qui faisait rage au dehors et l'étrange substance dans l'écuire. La jeune femme avait briévement expliqué au Jeger que la Kham était une drague de couleur rosé, obtenu par magie et qui faisait fureur parmi la jeunesse d'Urû'baen avant l'arrivée des Premiers Hommes. Depuis, le trafic s'était fait beaucoup plus discret.

Les deux rescapés repartirent au petit matin. Le soleil avait repris ses droits, et, bien que boueux, le chemin menant à Dras Léona était empruntable. Les deux tenanciers virent avec bonheur partir les "invités". Ils avaient permis en toute bonne foi au Jeger de fouiller leur modeste établissement, mais à part de la paille aplatie au dessus de l'écurie – et toujours la fameuse substance rose, qui se révéla bien avoir un goût délicieusement sucrée – il n'y avait rien.

En fin de matinée, ils arrivèrent enfin en vue de la capitale, siège actuel du pouvoir exercé par la Première Epée de Mastaï.


« Sire ? »

Rambert contemplait sans vraiment les voir les gardes qui s'entrainaient en contrebas. Pensif, il passait de temps en temps sa main sur sa barbe rousse.

« Sire ? »

Que de difficultés il avait rencontré ces dernières semaines ! D'abord la Bête, puis les Jegers, la mort de l'un d'eux et la survie de l'autre. Et Winitran qui était parti si brusquement, sans même un au revoir, alors qu'il avait fourni de biens meilleurs résultats que ses meilleurs gardes, malgré sa cécité. La belle donzelle était partie avec le Jeger à Dras Léona. Rambert n'avait même pas pu profiter de ses charmes attrayants – ceux de la donzelle, comprenons nous bien !

Et voilà que ses cousins commençaient à lui chercher des noises. Un jour, il arriverait à s'en débarasser pour de bon.

« Sire ! Votre rendez vous avec le guerrier…»

Rambert se retourna, enfin conscient que son trésorier lui parlait. Les caisses n'étaient pas bien remplies, mais le nobliau tenait à honorer ses dettes. Il s'empara de la bourse que lui tendait l'homme et quitta la salle.

Ses pas le conduisirent à l'extérieur. Il préférait rencontrer le guerrier en privé, loin du regard indiscret de ses hommes. La teneur de ses propos aurait pu en étonner certains. L'air était frais, encore humide des orages de la veille. Rambert s'emmitoufla dans son manteau alors qu'il passait derrière les baraquements des gardes. Il arriva enfin à destination.

«Ah, Winitran. Désolé de vous avoir fait attendre, mon ami, mais des affaires urgentes retenaient toute mon attention. Non pas que je ne vous considère pas comme une affaire urgente,non, non, loin de là. Je dois même dire que je vous admire. Ce combat héroïque contre ce dragon, malgré le danger et la récompense je dois bien vous l'avouer assez faible. Et malgré votre handicap, surtout.  Vous avez pris des risques que certains des héros n'auraient jamais pris. Et même si je suis certain que ce Jeger s'accordera tout le mérite, ici, nous n'oublierons jamais ce que vous avez fait pour nous. Enfin, ce n'est pas ce qui vous intéresse, non ?

Vous nous avez quitté plutôt rapidement, la dernière fois. Je n'ai même pas eu le temps de vous dire au revoir. Quant à votre demoiselle…Espérance, je crois ? La laisser comme ça sans prévenir, ce n'était pas très chevaleresque. Vous allez me dire, parler de chevalerie à un simple mercenaire. Mais j'ai cru comprendre qu'il y avait plus en vous, un passé lourd que vous auriez souhaité oublier, n'est ce pas ? Cela titille ma curiosité, je dois bien le dire.

Mais vous avez laissé cette pauvre fille sans protecteur, et elle n'a eu d'autre choix que de repartir avec le Jeger. Elle ne vous a pas attendu, cela doit vous décevoir un peu, non ? On s'attache à des gens, on s'en occupe, on les protège des dangers, et quand on a besoin d'eux, quand on aimerait qu'ils restent encore un peu plus longtemps à ses côtés, au mieux ils vous laissent, au pire ils vous plantent un couteau dans le dos. J'ai connu ça, moi aussi.

Si cela peut vous rassurer, elle doit être à Dras Léona, en ce moment même. Je n'ai aucun doute qu'une fille comme elle puisse se débrouiller seule. Et peut-être qu'un jour, vous vous retrouverez, loin de toutes ces guerres perpétuelles, de ce merdier en somme.

Maintenant, j'espère que vous ne m'en voudrez pas de ne pas pouvoir discuter plus longtemps avec vous, mais je dois régler quelques difficultés avec mes cousins. Au fait, voilà votre paiement. Ce n'est pas beaucoup, comme je vous l'ai déjà dit, mais vous avez aussi toute notre reconnaissance. Nous ne nous sommes pas connus pendant longtemps, et je ne suis pas certain que vous m'appréciez vraiment, mais j'espère sincèrement que vous trouverez le calme, loin de tout ça. »

Rambert s'éloigna, le cœur allégé du devoir accompli. Seul gardien de ses confidences et de la récompense si durement acquise, un cairn de pierre anonyme.

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Korann
Purgateur de l'Umettelig Jeger
Message Sujet: Re: Un Chant d'Acier et de Feu | Dim 15 Mar 2015 - 23:12


Une fois le stress et la tension redescendu, il se passe toujours quelque chose d’étrange, un moment bizarre ou tout est possible ou presque…

Espérance dort encore, allongée, nue, à côté de moi. J’émerge, lentement. C’est le petit matin. On n’a pas beaucoup dormi au final, enfin… je pense qu’elle en a eu besoin au final. Elle avait déjà l’air bien secouée quand Winitran à disparu et ça ne s’est pas amélioré pendant ma convalescence, avec en plus Rambert qui avait l’œil aussi lubrique qu’un chien en chaleur… Bref…
La réflexion sur ce proche passé ne mènent à rien… il va falloir partir de toute façon… j’ai mon rapport à faire et vu comment nous somme les bienvenues ici…au moins la nuit à été gratuite. Je réveille doucement la belle endormie.

Le temps qu’Espérance se toilette, j’ai fouillé le grenier de la grange. Rien mis à part de la paille aplatie. Y’a eu un locataire dans ce renier et ce n’était pas humain…

Une fois lavés, habillés et restaurés, nous avons repris la route. Nous avons parlé, discuté, plaisanté. J’ai aussi découvert qu’elle avait pas mal roulé sa bosse sur les routes et une bonne partie de ses récits ferait de très bonne balade.

Trouver un travail à Espérance n’as pas été difficile. Elle est loin d'être conne et sait se débrouiller. Une fois les au-revoir échangés, je pars vers Gull Borg. Bon voyage sur les routes de la vie Espérance, puissent-elles te mener sur des chemins paisible.


THE END

Spoiler:
 


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Ça va impliquer que je tue, que je torture. Ça va impliquer que je me salisse les mains…
Puisqu'il y'a un travail à faire, je vais le faire...

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